L' Histoire de Dunckercke..Dunkerque
Dunckercke..ou La légende de Dunkerque...
. https://fr.wikipedia.org/wiki/Belges..
L'histoire du Dunkerquois Morins est lié avec
l' histoire de la Belgique..
Préhistoire:
Allée couverte de Wéris (dolmen du Nord, Wéris I).
La plus ancienne trace de présence humaine dans les territoires qui forment actuellement la Belgique a été trouvée à Hallembaye, aux environs de la montagne Saint-Pierre (province de Liège),
et date d'environ 800 000 ans.
Ensuite, aux environs de 400 000 av. J.-C.,
des hommes s'installent au bord de la Meuse.
De 250 000 à 35 000 av. J.-C.,
ces territoires sont peuplés de Néandertaliens surtout dans la province de Liège (Grottes Schmerling aux Awirs) et dans la province de Namur (Homme de Spy).
Des traces de néandertaliens sont trouvées en 2014 en Flandre,
à Wavre-Sainte-Catherine..1,2.
À partir de 30 000 av. J.-C.,
l'homme de Néandertal fait place à l'homme moderne.
Il ne faut pas oublier qu'au cours des maximums glaciaires,
le niveau de la mer était beaucoup plus bas et on pouvait aller de la Gaule vers la Bretagne à pied sec.
La montée des eaux de la mer du Nord a possiblement déplacé les populations qui résidaient sur le Doggerland vers les rives du continent (dont la Belgique) et des îles britanniques.
Des vestiges de l'époque néolithique existent à Spiennes où se trouvait une mine préhistorique de silex.
Le Néolithique en Belgia ou Belgica,ou de nos jours la Belgique commence avec l'arrivée des groupes attribués au Rubané récent,
vers 5 300 avant notre ère,
venant de l'est par le couloir danubien.
Le Néolithique moyen est connu par une colonisation plus étendue et l'exploitation des mines de silex sur plusieurs gisements notamment à Spiennes (Hainaut).
De tels sites sont associés aux habitats Michelsberg sur le plateau lœssique nord de la Meuse, comprenant souvent des villages fortifiés avec des enceintes, des palissades et/ou des fossés.
Le Néolithique récent est représenté par des mégalithes
(par exemple, des dolmens de Wéris et près de Durbuy),
attribuées à la culture « Seine-Oise-Marne »..3.

La culture d'Hilversum;
datée entre 1 870 et 1 050 ans av. J.-C.,
qui est probablement l'héritière de la culture campaniforme,
ou mieux de la régionalisation du faciès appelé culture campaniforme à barbelures (2 100 - 1 800 av. J.-C.)
marque dans la région le passage à l'Âge du bronze ancien et moyen.
La culture des champs d'urnes est présente sur le territoire de la Belgique où 27 sites connus en 2007..4, principalement autour des vallées de la Lys et de l'Escaut à partir du xie siècle av. J.-C....5.
En 500 av. J.-C., habitées par des Celtes,
ces régions subissent les influences et commercent avec le monde méditerranéen.
Dès 150 av. J.-C.,
les premières monnaies celtes font leur apparition.
Les diverses tribus celtes vivant sur ces territoires à cette époque étaient: les Éburons,
les Aduatiques,
les Nerviens,
les Ménapiens,
les Morins, et
les Rèmes.
Les écrits de Jules César De Bello Gallico (I et II) forment le début de l'histoire écrite.
« De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».
Ainsi parlait Jules César des tribus qui ont donné tant de fil à retordre à ses légions.
Cette citation (légèrement amputée) est toujours présente dans les manuels scolaires actuels.
Jules César justifiait ainsi les cinq années (à compter de 57 av J.C.) dont il avait eu besoin pour faire plier ces féroces guerriers.
Les régions septentrionales de la Gaule peuplées par les Belgae seront divisées en tant que Provincia belgica
lors de sa réorganisation par l'empereur Auguste.
Chefs politiques et militaires :
Rome :Empereurs :
Septime Sévère (146 - 211), règne de 193 à 211.
Caracalla (188 - 217), règne de 211 à 217.
Héliogabale (203 - 222), règne de 218 à 222
Sévère Alexandre (208 - 235), règne de 222 à 235.
Maximin Ier le Thrace (173 - 238), règne de 235 à 238.
Gordien III (225 - 244), règne de 238 à 244.
Philippe l'Arabe (204 - 249), règne de 244 à 249.
Valérien (195 - 260), règne de 253 à 260.
Gallien (218 - 268), règne de 253 à 268.
Aurélien (214 - 275), règne de 270 à 275.
Probus (232 - 282), règne de 276 à 282.
Dioclétien (244 - 311), règne de 284 à 305.
Maximien Hercule (250 - 310), règne de 286 à 305.
Ier millénaire • IIe millénaire • IIIe millénaire
xie siècle • xiie siècle • xiiie siècle • xive siècle • xve siècle
xvie siècle • xviie siècle • xviiie siècle • xixe siècle • xxe siècle
Le premier siècle commence le 1er janvier 1 et finit le 31 décembre 100.
Europe:
27 av. J.-C.-476 : L'Empire romain domine tout le bassin méditerranéen.
Pax Romana.
Haut-Empire romain17.
27 av. J.-C.-68 : dynastie des Julio-Claudiens.
12 av. J.-C. :
occupation romaine de la Germanie sous Auguste.
Vers 1-400 : âge du fer romain en Scandinavie.
43-83 : conquête romaine de la Grande-Bretagne.
69-96 : dynastie des Flaviens.
À la fin du siècle, les Finnois d'Estonie s'établissent au sud de la Finlande.
Selon Jordanès, historien goth du vie siècle,
les Goths, originaires de Suède,
franchissent la mer Baltique pour s'installer sur les rives de la Vistule.
Des poèmes scandinaves, retranscrits tardivement (Sigurdr ou la parole donnée, La saga de Hervör et du roi Heidrekr, xiie et xiiie siècles ), attestent de la migration des Goths vers l'Est et de celle des Burgondes, venus de Norvège (Borgung) ou du Danemark (Bornholm, ancien Burgundarhólmr), vers le sud-ouest.
Au iiie siècle, les Goths migrent vers le sud et on les trouve dans l'estuaire du Danube sur les bords de la mer Noire.
Pline l'Ancien évoque le peuple des Vénètes qui peuplent la vallée de la Vistule « jusqu'au golfe des Vénètes » (la Baltique).
Tacite hésite s'il faut les considérer comme Germains ou Sarmates,
car leurs coutumes ressemblent à celles de ces deux peuples.
Une lampe à huile décorée du chandelier à sept branches découverte à Orgon, en Provence, témoigne de la présence juive en France pendant la seconde moitié du siècle.
Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ;
ils repoussent les Marcomans et les Quades sur le limes vers 167-180), puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 :
les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le iiie siècle (ou 3e siècle) commence le 1er janvier 201 et finit le 31 décembre 300.
Début de la transgression marine Dunkerque ..II. La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
Elle est suivie au viiie siècle par la régression carolingienne...
193-235 : dynastie des Sévères à Rome...
235-285 : crise de l'Empire romain ;
la période dite de l'anarchie militaire est marquée par:
les invasions barbares,
les guerres civiles,
les révoltes armées,
sécessions de provinces.
Chute du limes de Germanie.
Redressement à la fin du siècle (voir aussi tétrarchie).
238 : les Goths, partis des rives de la Vistule, atteignent la mer Noire...
249-250 : persécution de Dèce contre le christianisme.
267-269 : poussée des peuples germaniques sur les Balkans ;
Goths,
Gépides,
Hérules,
Bastarnes.
Premières mentions des Eruli (Hérules), grands experts en runes,
présent du Danemark (Jylland) à la mer Égée, par la Russie et la mer Noire.
Le Ier millénaire de notre ère a commencé le 1er janvier de l'année suivant la date conventionnelle de la naissance de Jésus
et s'est achevé le 31 décembre 1000 du calendrier julien.
Le Ier millénaire av. J.-C. a débuté le 1er janvier -1000 et s'est achevé le 31 décembre -1 dans le calendrier julien proleptique.
--
Il s'étend entre les jours juliens 1 721 423,5 à 2 086 672,5 inclus
Europe:
Vers 1-400 : âge du fer romain en Scandinavie.
Les Danes, venus de Suède du Sud,
s'installent au Danemark pendant l'âge du fer romain.
Les Scandinaves, par divers intermédiaires, nouent des liens commerciaux intermittents avec le monde romain
(objets d'origine romaine dans les tombes).
Les échanges portent aussi sur des esclaves des deux sexes et le cuir.
Il est probable que les Frisons aient joué un rôle important de relais par le Rhin, mais il existe d'autres itinéraires
par le Danube et la Bohême (Marcomans) ou au départ de Gotland par l'Elbe, l'Oder ou la Vistule.
Une voie mène déjà à la mer Noire par les fleuves et les lacs russes.
ier – ve siècle :
occupation du site frison de Feddersen Wierde dans l'estuaire de la Weser (terp)63.
ier siècle au iie siècle : paix romaine et apogée de l'Empire romain (Haut-Empire) ;
c'est la Pax romana, suivi de l'anarchie militaire et de la crise du troisième siècle (235).
64 : grand incendie de Rome sous le règne de Néron ;
79 : éruption du Vésuve, relatée par Pline le Jeune ;
Une voie mène déjà à la mer Noire par les fleuves et les lacs russes.
ier – ve siècle :
occupation du site frison de Feddersen Wierde dans l'estuaire de la Weser (terp)63.
ier siècle au iie siècle : paix romaine et apogée de l'Empire romain (Haut-Empire) ;
c'est la Pax romana, suivi de l'anarchie militaire et de la crise du troisième siècle (235).
64 : grand incendie de Rome sous le règne de Néron ;
79 : éruption du Vésuve, relatée par Pline le Jeune ;
105-115 : invasion de la Dacie et de la Mésopotamie par l'empereur Trajan,
plus grande extension de l'Empire romain.
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbb
La première transgression marine dunkerquienne s'est déroulée durant le VIe millénaire av. J.-C..
Elle conduit à l'occupation de la plaine flamande par les eaux.
Elle est suivie au ier siècle par une régression marine b 2.
iiie siècle : début de la deuxième transgression marine dunkerquienne.
La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
Elle est suivie au viiie siècle par la régression carolingienne.
A partir de l'an 250, c'est le début de la plus importante transgression dunkerquienne,
c'est à dire que la mer monte de 10 à 12 mètres, les salines, submergées, sont abandonnées.
http://sciences.gloubik.info/spip.php?article1020
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Flandre
284-476 : Bas-Empire romain.
Statue des quatre tétrarques, érigée par Constantin au Philadelphion de Constantinople.
293-324 : Tétrarchie ; l'Empire romain est divisé en quatre parties.
313 : Constantin et son collègue Licinius tiennent des conférences à Milan pour instaurer la paix sociale dans l'Empire romain.
Ce qui est improprement appelé « Édit de Milan » instaure la liberté de culte, marque la fin de la persécution des chrétiens dans la Rome antique et le début de la Paix de l'Église.
325 : concile de Nicée, premier concile œcuménique.
Le christianisme est adopté par les rois d'Arménie (301),
de Géorgie (334),
d'Aksoum (vers 341-346) ,
les Goths (à partir de 341).
En 380, l'Édit de Thessalonique fait du christianisme la seule religion de l'Empire romain.
330 : inauguration de Constantinople, la nouvelle capitale de l'Empire romain.
375 : début des Invasions barbares ou Grandes migrations jusqu'à la chute de Rome en 476.
375-455 : Empire hunnique.
395 : partage de l'Empire romain en empire d'Orient et d'Occident.
400-750 : maxima glaciaire attesté par la tourbière du glacier de Fernau (Tyrol).
400-600 : âge du fer germanique ancien en Scandinavie.
410 : sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric.
451 : défaite des Huns d'Attila aux champs Catalauniques.
476 : chute de l'Empire romain d'Occident.
Les Royaumes barbares se substituent à l'Empire en Occident,
mais la civilisation romaine perdure.
Les rois barbares sont eux-mêmes romanisés et se considèrent comme les héritiers de l'Empire,
faisant une allégeance théorique à l'Empire byzantin.
476-987 : Haut Moyen Âge en Occident.
496 : Remi, évêque de Reims, baptise Clovis Ier, évènement interprété au xviie siècle comme la naissance de la monarchie française.
500-800 : migration des tribus hongroises de l'Oural (Magna Hungaria) à la région de la mer Noire (Levédia, puis Etelköz).
527-565 : apogée de l'Empire byzantin sous le règne de Justinien Ier. Reconquête de l'Afrique (533-534),
de l'Italie (535-553),
de la Bétique (554).
529 : fondation d'une abbaye sur le mont Cassin par Benoît de Nursie, établissement de la règle de Saint-Benoît.
Cet évènement est considéré comme l'acte fondateur du grand mouvement monastique européen.
541-767 : peste de Justinien.
550 : des tribus slaves traversèrent le Danube ;
les Avars et les Slaves assiègent Thessalonique en 586.
En 626, alliés aux Perses, ils échouent à prendre Constantinople.
Les Slaves s'établissent à l'intérieur des terres,
en Macédoine et en Thessalie, puis dans le Péloponnèse.
550-800 : âge de Vendel en Scandinavie,
du nom d'un site archéologique suédois (tombes à navire, tumuli funéraires des sites de Valsgärde (550) et de Vendel (500).
La Getica, de l'historien goth Jordanès, mentionne les Finnois (Scretefennae, les « Finnois qui glissent ») et établit que les Danes,
venus de Scanie, ont expulsé définitivement les Hérules du Danemark.
vie siècle : colonisation forte des Frisons et des Saxons sur le littoral flamand.
viie siècle : évangélisation du Nord-Ouest de l'Europe, fondation de monastères et d'évêchés.
Vers 650-965 : le khaganat Khazar soumet les Slaves de la Russie méridionale au tribut.
viiie – xe siècle :
http://sciences.gloubik.info/spip.php?article1020
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Flandre
284-476 : Bas-Empire romain.
Statue des quatre tétrarques, érigée par Constantin au Philadelphion de Constantinople.
293-324 : Tétrarchie ; l'Empire romain est divisé en quatre parties.
313 : Constantin et son collègue Licinius tiennent des conférences à Milan pour instaurer la paix sociale dans l'Empire romain.
Ce qui est improprement appelé « Édit de Milan » instaure la liberté de culte, marque la fin de la persécution des chrétiens dans la Rome antique et le début de la Paix de l'Église.
325 : concile de Nicée, premier concile œcuménique.
Le christianisme est adopté par les rois d'Arménie (301),
de Géorgie (334),
d'Aksoum (vers 341-346) ,
les Goths (à partir de 341).
En 380, l'Édit de Thessalonique fait du christianisme la seule religion de l'Empire romain.
330 : inauguration de Constantinople, la nouvelle capitale de l'Empire romain.
375 : début des Invasions barbares ou Grandes migrations jusqu'à la chute de Rome en 476.
375-455 : Empire hunnique.
395 : partage de l'Empire romain en empire d'Orient et d'Occident.
400-750 : maxima glaciaire attesté par la tourbière du glacier de Fernau (Tyrol).
400-600 : âge du fer germanique ancien en Scandinavie.
410 : sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric.
451 : défaite des Huns d'Attila aux champs Catalauniques.
476 : chute de l'Empire romain d'Occident.
Les Royaumes barbares se substituent à l'Empire en Occident,
mais la civilisation romaine perdure.
Les rois barbares sont eux-mêmes romanisés et se considèrent comme les héritiers de l'Empire,
faisant une allégeance théorique à l'Empire byzantin.
476-987 : Haut Moyen Âge en Occident.
496 : Remi, évêque de Reims, baptise Clovis Ier, évènement interprété au xviie siècle comme la naissance de la monarchie française.
500-800 : migration des tribus hongroises de l'Oural (Magna Hungaria) à la région de la mer Noire (Levédia, puis Etelköz).
527-565 : apogée de l'Empire byzantin sous le règne de Justinien Ier. Reconquête de l'Afrique (533-534),
de l'Italie (535-553),
de la Bétique (554).
529 : fondation d'une abbaye sur le mont Cassin par Benoît de Nursie, établissement de la règle de Saint-Benoît.
Cet évènement est considéré comme l'acte fondateur du grand mouvement monastique européen.
541-767 : peste de Justinien.
550 : des tribus slaves traversèrent le Danube ;
les Avars et les Slaves assiègent Thessalonique en 586.
En 626, alliés aux Perses, ils échouent à prendre Constantinople.
Les Slaves s'établissent à l'intérieur des terres,
en Macédoine et en Thessalie, puis dans le Péloponnèse.
550-800 : âge de Vendel en Scandinavie,
du nom d'un site archéologique suédois (tombes à navire, tumuli funéraires des sites de Valsgärde (550) et de Vendel (500).
La Getica, de l'historien goth Jordanès, mentionne les Finnois (Scretefennae, les « Finnois qui glissent ») et établit que les Danes,
venus de Scanie, ont expulsé définitivement les Hérules du Danemark.
vie siècle : colonisation forte des Frisons et des Saxons sur le littoral flamand.
viie siècle : évangélisation du Nord-Ouest de l'Europe, fondation de monastères et d'évêchés.
Vers 650-965 : le khaganat Khazar soumet les Slaves de la Russie méridionale au tribut.
viiie – xe siècle :
les cultures slaves de Louka-Raïkovetskaïa et de Romny-Borschevo sont attestées à l'ouest et à l'est du Dniepr.
Au nord de la Russie actuelle, les civilisations des « Longs kourganes » et des « grands tertres » (Sopki) sont peut-être slaves, finnoises ou baltes. Entre la Volga et l'Oka (Merïa) et autour du lac Ladoga (culture des tumuli de Ladoga),
Au nord de la Russie actuelle, les civilisations des « Longs kourganes » et des « grands tertres » (Sopki) sont peut-être slaves, finnoises ou baltes. Entre la Volga et l'Oka (Merïa) et autour du lac Ladoga (culture des tumuli de Ladoga),
les sites archéologiques sont bien identifiés comme finnois ;
au cours ixe siècle apparaissent progressivement des formations pré-étatiques : forteresses (Sarskoe 68, Izborsk, Iskorosten, Supruty), armes (épées, sabres, cottes de maille) et pièces de harnachement de prestige appartenant à des chefs militaires et des guerriers professionnels.
La Chronique des temps passés mentionne les principautés slaves des Polianes, des Drevlianes,
des Drégovitchi, des Slovènes de Novgorod et les Polotchanes.
Ces peuples sont en contact avec les Khazars de la steppe et les Varègues de Scandinavie ;
ces derniers, installés dès 753 à Staraïa Ladoga,
sont à l'origine de la formation du premier État russe.
Des centres proto-urbains, où vit une population cosmopolite occupée au commerce et à l'artisanat apparaissent :
Ces peuples sont en contact avec les Khazars de la steppe et les Varègues de Scandinavie ;
ces derniers, installés dès 753 à Staraïa Ladoga,
sont à l'origine de la formation du premier État russe.
Des centres proto-urbains, où vit une population cosmopolite occupée au commerce et à l'artisanat apparaissent :
Riourikovo Gorodichtche près de Novgorod, sur le Volkhov,
Kroutik sur le lac Beloïe.
Les nécropoles témoignent de l'installation d'un pouvoir militaire fort et de l'essor des élites. Selon la Chronique des temps passés,
en 862, Riourik devient le premier prince de Novgorod et
en 882, son successeur Oleg s'empare de Kiev et y établit la capitale de la Rus',
qui soumet les peuples slaves, finnois et baltes entre le lac Ladoga au nord et la steppe boisée au sud.
Après sa conversion au christianisme en 988,
la Russie médiévale reçoit l'influence déterminante de
l'Empire byzantin.
711-726 : conquête musulmane de la péninsule Ibérique.
722-910 : point de départ de la Reconquista. Al-Andalus voit son territoire se réduire progressivement face aux royaumes chrétiens pour se limiter à l'émirat de Grenade (1238-1492).
730-787 et 815-843 : la crise iconoclaste divise l'empire byzantin.
750-1200/1230 : petit optimum climatique médiéval.
Retrait des glaciers dans les Alpes.
768-877 : le règne de Charlemagne roi des Francs, marque le début de la Renaissance carolingienne première période de renouveau culturel majeur au Moyen Âge.
En 800
il est sacré de Charlemagne à Rome par le pape Léon III,
acte fondateur de l'Empire carolingien.
793 : le premier raid viking sur l'Angleterre marque le début de l'âge des Vikings (793-1066) ;
dans une première phase ils mènent des incursions et Grande-Bretagne,
Dans une deuxième phase (850-900)
les Vikings organisent leurs expéditions dans des buts de conquête et de colonisation.
Les Norvégiens créent le royaume de Dublin en Irlande,
colonisent les îles Féroé vers 825,
puis l'Islande (874-930),
le Groenland (982) et fondent des établissements éphémères au Labrador et à Terre-Neuve vers l'an mille.
Les Danois établissent le royaume de Jórvík (York) en Angleterre (866-954).
Le Danelaw s'étend du nord vers le sud et les colons affluent.
En 911 le chef norvégien Rollon fonde le premier établissement durable sur le continent en recevant la Normandie au traité de Saint-Clair-sur-Epte.
827-902 : conquête musulmane de la Sicile qui reste sous domination musulmane jusqu'à la conquête normande achevée en 1091.
843 : partage de Verdun.
867-1057 : période d'expansion de l'Empire byzantin sous la dynastie macédonienne.
Il atteint son apogée sous Basile II (976-1025)
.878 : achèvement de la conquête de la Sicile par les Aghlabides.
909 : fondation de l'ordre de Cluny.
962 : Othon Ier couronné empereur à Rome.
Début de la Renaissance ottonienne.
-Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe:
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana..8.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome..
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ; ils repoussent:
les Marcomans et
les Quades sur les limes vers 167-180),
puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 : les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le IIIe millénaire
du calendrier grégorien a commencé le 1er janvier 2001 et se terminera le 31 décembre 3000.
Il s'étend entre les jours juliens 2 451 910,5 à 2 817 152,5 inclus1,2.
La civilisation de l'Égypte antique a connu un IIIe millénaire avant l'ère chrétienne.
Le IIIe millénaire de la civilisation chinoise commença alors que la ville de Rome était juste fondée, et s'étendit jusqu'au début de l'ère chrétienne.
Cette province impériale est beaucoup plus importante que la Belgique actuelle.
Elle recouvre tout le Nord-Est de la France actuelle,
de la mer du Nord à la Franche-Comté,
ainsi qu'une partie de l'Allemagne et des Pays-Bas actuels.
Elle est cependant divisée vers 84 avec la création de la Germanie inférieure (qui comporte une partie du territoire belge actuel) et de la Germanie supérieure.
En 297,avant J.C
celle-ci est de nouveau divisée, en Belgica prima et Belgica secunda.
La présence romaine apporte quatre siècles d'organisation romaine à la région.
La sécurité des frontières face aux Germains est assurée par les légions et des auxiliaires francs (dont la présence précoce dans le nord de la future Belgique est à l'origine de la frontière linguistique).
Les premières voies romaines de communication sont créées en reprenant souvent des voies gauloises,
d'une part entre Boulogne et Cologne,
d'autre part entre Reims et Trèves.
Plusieurs bourgs sont créés à l'intersection de ces axes,
tels par exemple Arlon et Bavay, ou encore Tongres et Tournai.
Le latin, utilisé par les fonctionnaires romains et les marchands,
devient la langue administrative et le latin populaire supplante le celtique.
Le christianisme s'impose rapidement au iiie siècle après la conversion de l'empereur Constantin et la fondation d'un évêché à Tongres.
Voir aussi :
liste des peuples celtes de Belgique.
Après les grandes invasions du ive siècle et ve siècle,
la région devient le cœur du premier royaume franc,
dont la capitale est Tournai sous Childéric Ier.
Vers 496, Clovis (466-511),
roi des Francs, reçoit le baptême à Reims et abandonne Tournai pour Paris.
La christianisation massive débute en 630, avec le soutien des moines.
Carte du territoire de la Belgique actuelle avec les sièges épiscopaux et les abbayes au viie siècle.
Les abbayes donneront naissance à des villages et même à quelques villes.
Sous l'impulsion de l'empereur Charlemagne, qui agrandit son empire,
la vallée de la Meuse devient le centre politique et économique de l'empire franc.
Il s'installe à Aix-la-Chapelle (796) pour le centraliser dans ses territoires.
À Charlemagne succéda Louis le Pieux.
en 829
Son règne fut marqué à partir de 829 par les querelles entre le souverain et ses fils,
Lothaire, Pépin, Louis et Charles.
Louis le Pieux mourut en 840 et les luttes entre ses trois fils survivants reprirent de plus belle.
En août 843 est enfin conclu le traité de Verdun,
qui divise l'Empire entre les trois petits-fils de Charlemagne.
Le royaume de Lothaire, qui s'étendait de la Méditerranée,
Ce fut Lothaire II qui obtint la partie septentrionale,
le territoire entre la mer du Nord et le Jura,
auquel s'attacha spécialement le nom de Lotharingie (Lotharii regnum)...
Quand le roi de Lotharingie mourut le 8 août 869,
Charles et Louis, ses deux oncles, se disputent ses États, et, au mépris des droits du seul fils survivant de Lothaire Ier (Louis II, roi d'Italie),
ils finissent par se les partager à Meerssen, sur la Meuse, en août 870.... La Meuse servait de ligne de démarcation depuis la frontière du pays frison jusqu'à Liège ;
à cet endroit, la limite suivait l'Ourthe jusqu'à sa source..8.
Le traité de Meerssen donnait ainsi aux Carolingiens de France la plus grande part de la rive gauche...
Mais la mort inopinée de l'héritier de Charles le Chauve,
Louis le Bègue (10 avril 879) amena de nouvelles complications ; quelques-uns de ses conseillers, l'abbé-chancelier Gozlin et le comte de Paris, Conrad, refusèrent de reconnaître ses jeunes fils,
Louis III et Carloman,
et ils invitèrent le roi de Francia orientalis, Louis le Jeune, à prendre possession du pays...
Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique,
se mit en marche par Metz et Verdun et, dans l'impossibilité où ils étaient de lui opposer une résistance efficace, les grands demeurés fidèles aux princes préférèrent abandonner à l'agresseur la partie occidentale de la Lotharingie (été de 879).
De cette manière, tout le royaume de Lothaire II et par conséquent la Belgique du Rhin à l'Escaut se trouva rattaché à la Francia orientalis.
Le traité de Ribemont (février 880) confirma les arrangements de l'année précédente....
Seul le marquisat de Flandre demeurait aux fils de Louis le Bègue.
Charles le Gros réunit temporairement les deux royaumes de 885 à 887, mais sa faiblesse, son incapacité au milieu des périls dont les Normands menaçaient l'Europe centrale,
provoquèrent sa déposition (Trebur, novembre 887).
Les destinées des deux royaumes tendirent alors de plus en plus à se séparer....
Période féodale..
Zwentibold reçut en 895 d'Arnulf de Carinthie le gouvernement de la Lotharingie avec titre de roi.
Quand il mourut en 900, la Lotharingie revint à la Germanie....
En France, les ascendants des Capétiens et les Carolingiens se disputent le trône.
Les souverains du royaume occidental essaient à plusieurs reprises de s'emparer de la Lotharingie...
Charles le Simple envahit ainsi le pays en 911.. et ce n'est qu'en 923 que Henri Ier parvint à réunir la Lotharingie à l'Allemagne.
Cette situation ne subira plus de modification essentielle durant tout le Moyen Âge....
À la fin du xe siècle, la Basse-Lotharingie s'étend de l'Escaut jusqu'à la Saxe et la Hesse.
Au nord, elle est bordée par la Frise.
Sur ce territoire se développent des fiefs, comtés et seigneuries quasi indépendants, tels les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, les comtés de Hainaut, de Namur et la Principauté de Liège.
À partir de la fin du xiiie siècle plusieurs batailles ont lieu entre le roi de France et les communes de Flandre,
les comtes étant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.
La garnison française à Bruges est massacrée lors de la révolte des Mâtines de Bruges le 18 mai 1302,
et l'ost royal est écrasé par les milices communales à la bataille de Courtrai, dite « des éperons d'or »
le 11 juillet de la même année.
Cette bataille est aujourd'hui considérée comme la naissance de la nation flamande, bien que la Flandre actuelle et le comté de Flandre de l'époque ne se recouvrent que partiellement.
Philippe le Bel obtiendra sa revanche à la bataille de Mons-en-Pévèle
le 18 août 1304.
Jusqu'en 1795, le territoire actuel de la Belgique était principalement divisé en deux pays distincts :
Sur les cartes de l'époque, l'ensemble des grands Pays-Bas
Mais la politique ambitieuse de Charles le Téméraire qui veut relier ses possessions de Bourgogne à celle des Pays-Bas entraîne un conflit avec la France de Louis XI.
À la mort du Téméraire au combat, en 1477, les Pays-Bas bourguignons échoient aux Habsbourg.
Au xve siècle, à la suite de l'ensablement du Zwin,
Même à l'intérieur d'un même domaine linguistique les patois dressaient des barrières, que ce soit dans le domaine flamand ou dans le domaine roman.
L'aire politique de ces territoires était éclatée entre duchés, marquisats, etc., comme cela était dans les autres pays d'Europe sous l'Ancien Régime, ces diverses composantes luttant avec plus ou moins de bonheur contre le centralisme de Malines,
Situation inverse de celle de la France
où le pouvoir royal était progressivement parvenu à restreindre à son profit les pouvoirs locaux des nobles et des parlements.
La Principauté de Liège formait un État à part entière coupant en deux les Pays-Bas méridionaux.
S'ils avaient un prince unique depuis les ducs de Bourgogne, les Pays-Bas, sous l'Ancien Régime, n'ont jamais constitué un royaume uni sous une commune loi unique.
Cependant, Charles-Quint les constitua en un ensemble homogène par la pragmatique sanction destinée à en interdire le démantèlement.
Et c'est donc dans la logique féodale que les populations, et même les nobles insurgés, donnaient au fils de Charles Quint, Philippe II,
le titre de roi, car le régime féodal fonctionnait sur le principe d'une pyramide de pouvoirs subordonnés les uns aux autres, jusqu'au pouvoir suprême du roi que tous, pour cette raison, considéraient comme le titulaire légal de ce titre qui n'était pas expressément cité dans les constitutions des principautés et provinces, comme l'on disait à l'époque.
À la fin du xviiie siècle, en dépit des efforts de centralisation entamés par les ducs de Bourgogne et renforcés par leurs successeurs de la maison de Habsbourg, existaient au niveau des administrations publiques des diverses principautés ou provinces comme on avait coutume de les appeler,
des interdictions professionnelles qui frappaient celui qui n'était pas « né et nationné » de la province [c'est-à-dire, né dans la province de parents, eux-mêmes, nés dans la province]..19 »
Il faut ajouter à cela de très nombreuses principautés romanes indépendantes ou autonomes, tel que la Principauté de Stavelot-Malmedy (600 km2), le Duché de Bouillon (230 km2), le comté d'Empire de Fagnolle (correspondant à un village mais battant néanmoins sa propre monnaie), quelques enclaves françaises (Mariembourg, Philippeville...)...
Dans cette interprétation, la Révolution liégeoise était la contrepartie de la Révolution brabançonne dans les Pays-Bas autrichiens,
qui avait échoué.
Cependant, on remarquera que la Révolution liégeoise, à l'instar de la Révolution française, a pour but une remise en question profondément progressiste de l'ordre politique et social, à l'opposé de la Révolution brabançonne qui s'inscrit dans la contestation et le rejet des réformes de Joseph II,
les unes progressistes visant à régulariser le statut des protestants et supprimant plusieurs congrégations religieuses trop nombreuses et vivant souvent aux dépens de la population tout en réglementant les coutumes héritées de la religion, notamment quant aux jours de fêtes chômées jugés trop nombreux.
Parallèlement, la volonté d'éradiquer les coutumes partait d'un principe réactionnaire qui visait à démanteler ce que l'on appelait les « privilèges », terme qui désignait les droits arrachés aux féodaux au cours de l'histoire et qui dotaient les villes et pouvoirs locaux de droits de justice et d'une forme de protection sociale liées aux métiers qui paraissaient intolérables pour un despote éclairé entendant tout réglementer depuis Vienne.
Les contradictions contenues dans les réformes provoquent un double courant de protestations,
-l'un conservateur, attaché aux coutumes et traditions dans leur ensemble,
- l'autre libéral favorable aux principes du siècle des Lumières,
mais hostile au despotisme des empereurs à Vienne désireux de moderniser les structures de leurs États.
Le premier courant a pour chef de file l'avocat Henri van der Noot,
le deuxième est groupé derrière l'avocat Vonk.
source et suite:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Belgique
De retour à Dunkerque
En 1400 , il n' y a que des Dunes et des marais...
Un pécheur de la région de Soncote - Zuydcoote ,
village de pêcheurs,
en revenant , de la sortie du cour d' eau ,venant de Bergues et en retournant à Zuydcoote ,
aujourdhui le port et le lieu de la petite chapelle pour la découverte de la statuette en bois de la vierge Marie......
Donc il découvre au milieu de nul part , dans les dunes,
une statuette de la vierge Marie en bois..
Un miracle...
la , ou personne ne vit, au milieu de nul part,
le miracle de cette découverte...
l' église fait construire une chapelle, sur l' endroit de cette découverte...Une chapelle au milieu des dunes...
lieu qui fut nommé , Dunes-kerk..
Kerck pour chapelle...
Kerque provient du mot néerlandais kerk (aussi écrit kerck dans des vieux textes) qui signifie église.
Ainsi , ce fut la naissance d' une nouvelle cité de pécheurs:
Dune -ckerke...
Dunckercke..
-Dunkerque...
Les Dunkerquois sont :
Cette region était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres)...
........Territoire de dunes et de marais...
des Morins et Ménapes ...
des Viking
puis colonisé par les Romains...
puis devient- Galo-Romains..
puis Saxon...
- ex- germains...
- ex -Hollandais..
- des ex Flamands...
- ex - Espagnols.
- ex - Anglais...
Personne n' a retenu le nom de ce pécheur..
Dunkerquois , c' est être des gens du bout du monde...
Dunkerque
- Au tout début , nous ne sommes qu' un banc de sable dunaire..

Submerssion marine ou tsunamis..??
Donc , il se dit qu' en l' an 600 après Jésus Christ ,
il y aurait eu un méga séisme provoquant un tsunamis..
celui-ci aurait submergé le village gallo Romain de ZUYDCOOTE ,
et l' eau de mer serait remontée jusque Cassel..
Se sont les derniers vestiges gallo-romain de village de pêcheurs retrouvé qui ont permis aux historiens de dater approximativement...
Des traces du village gallo romains sont visible à ZUYDCOOTE ainsi que la voie Romaine qui y aboutit ,
la voie Romaine de Cassel à Zuydcoote..
En fait toute la côte fut sous les eaux y compris la Belgique ou il reste également de beaux vestiges galo Romains...
La chronologie de l'époque gallo-romaine est surtout fondée sur l'étude de la céramique, des monnaies et des fibules.
Toutefois, les datations 14 C et dendrochronologiques occupent une place de plus en plus importante sans que l'on puisse encore vraiment en tirer des conclusions.
De plus, il semble que le potentiel de datation de la céramique soit insuffisamment exploité, à cause de raisonnements circulaires générés par quelques anciens ouvrages de référence, notamment dans le domaine de la céramique fine.
Dans l'état actuel de la recherche, il semble qu'une distinction chronologique entre la partie sablonneuse de la province (globalement la partie ménapienne) et la partie limoneuse (partie nervienne) s'impose.
En effet, dans le territoire limoneux du sud, une occupation romanisée correspond à la période claudienne,
voire pré-claudienne.
L'importance de Velzeke comme base militaire augustéenne et la présence de la voie Boulogne-Bavay-Cologne dans ce terroir ont joué indéniablement un rôle déterminant.
Sur les sols sablonneux de la cité des Ménapiens,
l'importation massive de matériel typiquement romain et la romanisation globale du paysage ne semblent commencer qu'à partir de l'époque claudienne,
voire flavienne.
Les plus anciennes traces ont été reconnues sur le site d'Aalter-Langevoorde où une ferme indigène des premières décennies de notre ère fut mise au jour.
Jusqu'aux environs de 70 ap. J.-C.,
les paysages ménapiens témoignent plutôt d'une société très faiblement romanisée et ce n'est qu'à partir du dernier quart du 1° siècle que l'émergence de petites agglomérations et l'importation de toutes sortes de produits « romains » semblent définitivement se développer...30
Certains secteurs comme le territoire ménapien à l'ouest et au nord-est de Gand, mais aussi le Waasland, semblent recéler beaucoup de structures et de trouvailles du iiie s.
On pourrait l'expliquer par un essor tardif du territoire ou par la présence de centres de consommation militaires (par ex. Maldegem) dans la région côtière.
En ce qui concerne la fin de l'époque gallo-romaine,
des trésors monétaires et les résultats de nombreuses fouilles montrent que l'occupation s'interrompt généralement dans le troisième quart du iiie s.
Une étude globale des ensembles de céramiques encore inédits pourrait apporter quelques éclaircissements chronologiques.
Des témoignages de présence germanique dans la Flandre orientale ont été découvertes à Sint-Gillis-Waas (Hollevoet, Van Roeyen 1992) et Zele (De Clercq, Taayke, sous presse). Les deux sites témoignent de la présence de groupes d'immigrants dont l'origine doit être cherchée dans le nord-ouest de l'Allemagne et le nord des Pays-Bas.
La découverte d'un ensemble de céramiques modelées à dégraissant végétal dans une fosse-dépotoir à Zele a montré d'évidentes caractéristiques techniques, typologiques et décoratives frisonnes (fig. 15).
Ce contexte fermé, avec la présence de fragments de céramique semblables dans les fossés et dans une mare, atteste de la présence d'immigrants frisons durant la seconde moitié du iiie s.
et dans une moindre mesure le début du ive s.
Source:
https://www.cairn.info/revue-du-nord-2003-5-page-161.htm
la Flandre... avant la Flandre...

La statue en bois de Notre-Dame des Dunes découverte en 1403 lors de la construction des remparts de la ville....??
ou par un pêcheur traversant les dunes..??
Faut s'imaginer , qu'à cette époque,
de retrouver au milieu de nulle part une statuette de la vierge ,
ce ne peut être qu' un miracle..
et la ou fut retrouver la statuette , on érigea une chapelle.
la petite chapelle ...
Du néerlandais Duinkerke (« église des dunes »)
composé de duin et de kerk.
la chapelle dans les dunes d' ou le nom...
Dunkerque. par la suite..
Dunkerque ville construite sur les dunes et de terrains gagné sur la mer..
L'origine..
Il y a plus d'un millénaire, le Blootland est sous les eaux,
Plaine maritime de Flandre française, ou "Blootland" français, dans son contexte géographique..
Le Blootland,
est la partie de la plaine maritime flamande située en Flandre française, et qui constitue la partie nord du Westhoek français
(qui correspond en grande partie à l'arrondissement de Dunkerque).
La plaine maritime flamande quant à elle est une région topographique naturelle qui forme une longue bande côtière de plaine régulièrement plate,
dont l'altitude est inférieure à 5 m pour l'essentiel,
elle va de Sangatte dans le Pas-de-Calais jusqu'à l'Escaut occidental et Anvers en Belgique en passant par la Flandre zélandaise (une portion des Pays-Bas),
le terme « Blootland » est donc fréquemment utilisé par les Flamands de France pour nommer des parties plus vastes de cette plaine.
Blootland est un nom flamand (ou néerlandais) qui signifie littéralement « Pays nu » (par opposition au Houtland voisin).
Le nom se réfère au caractère plat et ouvert du pays, avec peu d'arbres à l'origine.
Le territoire se trouve quasiment au niveau de la mer et même parfois quelques mètres au-dessous (aux Moëres, un polder).
Le Blootland est une plaine maritime qui comporte quelques polders et un important réseau de canaux dont le débit doit être réglé en permanence.
Elle est séparée de la mer du Nord par un rempart de dunes,
dont une partie a disparu avec l'industrialisation de la côte.
La bordure sud est tourbeuse par endroits.
Au xiie siècle, les moines des abbayes, les comtes de Flandre et les communautés civiles ont fédéré leurs énergies pour assainir, assécher et coloniser de nouvelles terres, arrachées à l'eau.
Ce système efficace prendra le nom de wateringue.
La région fut le théâtre dès le xixe siècle d'un trafic de contrebande lié au tabac belge.
l'histoire de Dunkerque commence lorsque l'amoncellement du sable dû aux courants marins forme des dunes qui gagnent sur la mer .
Malgré l'instabilité des dunes attaquées par le vent et la mer,
des pêcheurs choisissent de s'installer, formant alors un bourg sans nom.
En s'écoulant vers la mer du Nord, une rivière, le Vliet ,
forme une crique, la Gerstab:
les pêcheurs y installent naturellement leurs bateaux afin de les protéger
À la fin du premier millénaire, un hameau s'est formé sur une dune de l'estuaire du Vliet.
Afin d'évangéliser la zone, on construit une chapelle pour les pêcheurs et leurs familles, le bourg a un nom, (Duinkerke).
Au fil des années, les Dunkerquois apprennent à maîtriser les dunes et les eaux intérieures afin d'éviter les inondations de l'arrière-pays ...
Le comté de Flandre
a été un pagus carolingien,
puis l'une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits entre la France et l'Angleterre, et entre la France et l'Empire, aux frontières et à l'influence durement disputées depuis sa création au ixe siècle jusqu'en 1384, date de la mort du comte Louis de Male.
Le comté est possédé par la maison de Flandre de 863
jusqu'à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la maison de Dampierre, avant de passer à la maison de Valois-Bourgogne en 1384, qui en fera un centre de gravité majeur au sein de l'État bourguignon. Il est finalement détaché du royaume de France par le traité de Madrid (1526) en faveur des Habsbourg d'Espagne. Louis XIV en reconquiert une partie sur les Espagnols.
Le comté cesse définitivement d'exister en 1795 à la suite de la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français.
Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale,
à l'ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron),
plus la partie de la province d'Anvers située à l'ouest de l'Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française
(région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai...).
Au cours du xe siècle,
la Flandre connaît des incursions viking.
Époque romaine et haut Moyen Âge (avant 866)..
Du temps des Romains,
le territoire du comté de Flandre, qui faisait partie de la Gaule belgique, était occupé par les Morins, les Ménapiens,
par une partie des Nerviens et au sud les Atrébates.
Ces peuples opposèrent une vive résistance à Jules César ;
les Nerviens ont soutenu la révolte des Éburons en 54 av. J.-C.,
avant de se soumettre complètement aux Romains.
Le christianisme y fut introduit, sous Maximien et Dioclétien,
par Piat de Tournai,
Chrysole de Comines et
Eucher de Maastricht, ......tous trois martyrs.
En 445, Clodion le Chevelu, chef des Francs, vainqueur des Romains, envahit cette contrée et prit Tournai et Cambrai.
À cette invasion succédèrent, en 449, les ravages d'Attila.
Roi des Francs dans la région de Tournai depuis 486, Clovis Ier s'était emparé de tout le pays en 510.
Sous ses descendants, le territoire fit partie de la Neustrie et fut administré par des gouverneurs dits Forestiers.
Les Flandræ sont citées dans la Vie de saint Éloi, dont l'auteur,
saint Ouen, est mort en 683...1.
Encore ne s'étendaient-elles à cette époque qu'à un territoire proche de Bruges.
Aux temps des Carolingiens quelques familles puissantes occupaient les charges comtales et abbatiales dans la région
(c'est le cas des Unrochides par exemple), mais elles n'étaient pas implantées uniquement dans la région.
source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Flandre
En 960, Baudoin III dit Baudouin le jeune,
quatrième comte de Flandre, auquel appartient la bourgade,
fait édifier une première muraille autour de la ville.
Les moines de Bergues-Saint-Winoc construisent de grands fossés appelés watergangs afin d'assécher les terres et les rendre cultivables.
Le 27 mai 1067, en reconnaissance de leurs efforts,
Baudouin V de Flandre leur attribue l'autel de Dunkerque ainsi que la dîme.
Cet acte signé par le comte de Flandre est la première mention historique du nom de Dunkerque...
Au cours du xiie siècle, Philippe d'Alsace, comte de Flandre,
continue les travaux d'assèchement du Blootland.
On lui doit notamment la construction de l'ancêtre du canal de Bergues,
le Havendyck.
Le comte octroie à Dunkerque le statut de « ville nouvelle » et exonère les Dunkerquois du tonlieu,
en remerciement de la délivrance par les Dunkerquois de sa fiancée Élisabeth de Vermandois capturée par des Vikings.
Dunkerque est érigée en seigneurie en 1220 par la comtesse de Flandre Jeanne de Constantinople en faveur de Laurent de Portugal.
Ses successeurs seront en 1233 Godefroid de Fontaines évêque de Cambrai,
puis en 1238 le comte de Hainaut Jean Ier d'Avesnes,
en 1254 son frère Baudoin d'Avesnes avant de revenir aux comtes de Flandre.

La bataille de Noordpeene et la bataille des dunes..
https://fr.wikipedia.org/wiki/Noordpeene
Le village a été le théâtre d'un événement d'une importance décisive pour l'histoire de la guerre de Hollande (1672-1678); la bataille de la Peene en 1677. Elle fut cause de l'annexion du nord de l'Artois et des châtellenies de Cassel et Bailleul au royaume de France en 1678 au traité de Nimègue.
À la frontière de Zuytpeene et de Noordpeene,
à l'initiative du docteur Desmyttère de Cassel,
une colonne de pierre et de marbre est érigée en 1865.
Elle commémore l'importante bataille de 1677 qui a opposé,
sur les bords de la Peene,
l'armée de Louis XIV commandée par Philippe d'Orléans
aux troupes coalisées des Provinces-Unies
(Pays-Bas), de l'Espagne et de l'Angleterre
conduites par Guillaume d'Orange (Stadhouder des Provinces-Unies).
La victoire française a entraîné le rattachement d'une partie de la Flandre (Saint-Omer, les châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres) à la France.
On peut lire sur l'obélisque:
"En 1677, le 11 avril, a été livrée dans cette plaine une bataille décisive.
Elle fut cause de l'annexion de cette contrée à la France".
.......................................................................................................
Dunqueverque...Le 11 octobre 1646..
-Le duc d'Enghien accompagné du roi Louis 14, roi soleil visite les alentours des nouvelles terres conquises...

Jean Bart
« Jean Bart avait la taille au-dessus de la médiocre,
le corps bien fait, robuste et capable de résister à toutes les fatigues de la mer.
Il avait les traits du visage bien formés, les yeux bleus,
le teint beau, les cheveux blonds, la physionomie heureuse et tout à fait avenante.
Il avait beaucoup de bon sens,
l'esprit net et solide, une valeur ferme et toujours égale.
Il était sobre, vigilant et intrépide;
aussi prompt à prendre son parti, que de sang-froid à donner ses ordres dans le combat,
où on le vit toujours avec cette présence d'esprit si rare et si nécessaire en de semblables occasions.
Il savait parfaitement son métier, et il le fit avec tant de désintéressement, d'approbation et de gloire,
qu'il ne dut sa fortune et son élévation qu'à sa capacité et à sa valeur. »
jeunesse et débuts dans la flotte des Provinces-Unies (1650-1672]
Jean Bart
naît le 21 octobre 1650, et est baptisé le lendemain 22 octobre.
Jean Bart naît dans une famille de marins, de militaires et de corsaires dunkerquois.
Il est le second des huit enfants de Jean-Cornil Bart (v. 1619-1668)
qui combat pour le compte des Provinces-Unies
et meurt au combat contre les Anglais et de Catherine Bart (1625-1682), née Jansen Rodrigues, femme d'origine espagnole.
Sa langue maternelle est le flamand.
Avant lui, son aïeul, Cornil Weus, vice-amiral,
combat les Hollandais au début de la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Son arrière-grand-père, Michel Jacobsen (1560-1632)
se distingue au service de la couronne d'Espagne, en ramenant l'Invincible Armada après sa tentative ratée d'invasion de l'Angleterre en 1588.
Il est nommé vice-amiral par Philippe IV d'Espagne.
En 1622, son grand-oncle, Jan Jacobsen, lui aussi au service de l'Espagne, se fait sauter avec son navire,
le Saint-Vincent,
plutôt que de se rendre.
Son fils, Gaspard Bart, oncle de Jean Bart,
est mousse à bord du Saint-Vincent,
il survit au sabordage du navire,
mais il mourra plus tard au combat.
Michel Bart, un autre fils de Gaspart Bart,
corsaire,
meurt au combat contre les Hollandais.
Ses aïeux sont capitaines de navire corsaire mais son père Jean-Cornil n'est que second.
La légende d'un Jean Bart fils de pêcheur, sans éducation et grossier est contredite par les faits :
il est issu d'une famille d'excellents officiers ayant servi la marine espagnole et dunkerquoise.
Après lui, la tradition familiale se perpétue puisque ses frères Cornil, Gaspard, et Jacques Bart, seront tous les trois corsaires.
Son fils François-Cornil Bart servira lui dans la Marine royale et sera nommé vice-amiral du Ponant par Louis XIV.
Enfin, Le 27 mars 1759, à bord de la Danaé,
son neveu Pierre-Jean Bart et son fils Benjamin, mourront au service de la France en tentant de forcer un blocus anglais près des côtes de la Manche afin de ravitailler la ville de Québec alors sur le point d'être assiégée.
Pendant ses premières années, sa ville natale, Dunkerque est l'objet de plusieurs affrontements entre les grandes puissances européennes de l'époque.
Le 16 septembre 1652,
Dunkerque passe entre les mains de l'Espagne.
L'armée de Turenne reprend la ville après la bataille des Dunes le 23 juin 1658.
Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés à la France.
Peu après la ville redevient française, Louis XIV l'ayant rachetée à Charles II d'Angleterre.
Jean Bart, en flamand Jan Bart ou Jan Baert,
né le 21 octobre 1650 à Dunkerque (comté de Flandre) et mort
le 27 avril 1702 dans cette même ville (Flandre française),
est un corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.
Il y fait son entrée le 2 décembre 1662.
En 1662,
Jean Bart a onze ans et huit mois ......
lorsqu'il s'engage comme mousse sur un navire de contrebande.
Le capitaine de ce navire, Jérôme Valbué,
pilote hauturier des bâtiments du roi,
est un homme assez instruit, y compris en astronomie,
et c'est en sa compagnie que le jeune Jean Bart effectue ses premières sorties en mer.
Il commence à naviguer à quinze ans sous les ordres de Michiel de Ruyter et participe en 1667 à la campagne de la Tamise.
Pendant la guerre de Hollande,
il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises
En 1666, la France s'allie avec les Provinces-Unies ...contre l'Angleterre.
Le père de Jean Bart trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais.
Lui-même est d'abord embarqué comme lieutenant sur le Cochon Gras, chargé de surveiller les Anglais.
Durant l'été, il s'engage comme matelot sur le Sept Provinces,
navire hollandais, sous les ordres de l'amiral Michiel de Ruyter.
En juin 1667, la flotte hollandaise remonte la Tamise et la Medway et assiège Londres,
puis les Anglais et les Hollandais signent le traité de Breda.
De Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin :
Le Canard Doré.
Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande) en 1672,
Jean Bart servait alors en qualité de second lieutenant sur un bâtiment flessingois.
Il regagne la France en compagnie de son ami Charles Keyser.
En 1673,
il embarque comme second à bord de l'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course.
L'année suivante, il commande Le Roi David,
galiote armée de deux canons.
Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais.
Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne.
Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise,
le 16 mai d'un dogre.
Cette année-là, huit autres prises complètent le tableau.
En avril 1676, il embarque sur La Royale,
armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche.
Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux.
En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie.
Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.
Le 3 février 1675,
à l'âge de vingt-cinq ans,
il épouse Nicole Goutier ou Gontier (1659-1682, fille d'un riche aubergiste, elle lui apporte une dot respectable de 10 000 livres),
âgée de seize ans, à qui il offre, en guise de cadeau de mariage,
L'Espérance, une frégate légère de 10 canons, dont il s'était emparé aux dépens des Provinces-Unies.
L'année même de son mariage, il capture vingt bâtiments.
En 1676, il rencontre une flotte de busses,
escortée par une frégate légère de 12 canons.
Il l'attaque et se rend maître de trois des busses et de la frégate.
Quatre jours plus tard, il capture dix autres busses et une frégate de 12 canons.
Chargé, par des armateurs particuliers, de commander une frégate de 24 canons et de 150 hommes d'équipage,
il découvre, en compagnie de quatre autres corsaires dunkerquois,
une flotte marchande convoyée de trois frégates, la rejoint à hauteur d'Ostende et la bat, après un combat de trois heures.
Le 7 septembre 1676, il enlève seul une frégate hollandaise de 36 canons qui escortait un grand nombre de busses.
Pour l'année 1676, le nombre de prises effectuées par Jean Bart s'élève à dix-sept.
Il commence à attirer l'attention du ministre de la Marine Colbert et du roi lui-même qui lui envoie une chaîne en or en guise de récompense.
À bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons,
Jean Bart prend la mer à la tête d'une flottille de six navires en 1677, flottille qui s'empare d'une vingtaine de vaisseaux.
À bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean Bart arraisonne un quatre-mâts hollandais. Au large de l'île de Texel,
en juin 1678, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Schiedam, une frégate de 24 canons de la flotte hollandaise.
Jean est gravement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes.
Le Schiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque.
À bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août,
la France et la Hollande signent le traité de Nimègue,
mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.
La paix avec l'Angleterre et la Hollande...
La paix signée, Jean Bart rejoint la Marine royale sur la recommandation du célèbre Vauban et,
le 8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau.
La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est un temps désœuvré.
En 1681, trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen.
Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons.
Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France.
La mère de Jean Bart meurt, suivie quelques mois plus tard par sa fille, et en fin d'année sa femme Nicole, alors âgée de vingt-trois ans.
En 1683,
la France est en guerre contre l'Espagne.
Jean Bart capture un vaisseau espagnol chargé de transporter 350 hommes de troupe et le ramène à Brest.
La même année, il embarque avec le 1er marquis d'Amblimont,
sur Le Modéré, et contribue à la prise de deux vaisseaux espagnols dans le voisinage de Cadix.
Cependant, la marine espagnole étant bien plus faible que la marine française,
Charles II d'Espagne signe vite une trêve.
Le 14 août 1686,
il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697)
En 1688,
la France alliée au Danemark et à l'Empire ottoman,
entre en guerre contre la ligue d'Augsbourg qui réunit
l'Angleterre,
l'Allemagne,
l'Espagne,
les Pays-Bas,
la Savoie et
la Suède.
Escorteur en Manche et captivité en Angleterre (1689
Fait prisonnier avec
Claude de Forbin (1656-1733) avec qui Jean Bart partage sa captivité à Plymouth
en 1689
Jean Bart et Forbin s'échappant d'Angleterre
En 1689, Jean Bart quitte Dunkerque en compagnie de Claude de Forbin pour escorter des convois,
le premier avec une petite frégate La Raillause de 24 canons,
le second avec une plus petite encore baptisée Les Jeux.
Au cours d'un premier combat, ils se rendent maîtres - après un sanglant abordage - d'un corsaire hollandais venu en reconnaissance, et le conduisent à Brest avec les bâtiments qu'il escortait.
Mais une seconde affaire, quoique non moins brillante, ne leur réussit pas aussi bien.
Ils convoyaient vingt bâtiments, quand, au large de l'Île de Wight,
ils sont pris en chasse par deux vaisseaux anglais, de 50 canons chacun.
Refusant la capture des navires marchands qu'ils escortaient,
les deux officiers décident d'engager le combat, mais ne pouvant lutter contre la supériorité des forces anglaises, ils sont battus,
faits prisonniers et envoyés à Plymouth.
Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.
« Malgré les blessures nombreuses qu'ils avaient reçues et malgré leur captivité,
les deux braves marins n'étaient point perdus pour la France.
Ils usèrent bientôt d'adresse, gagnèrent tout d'abord un matelot d'Ostende qui leur procura une lime, à l'aide de laquelle ils scièrent peu à peu les barreaux de fer de leur fenêtre;
ils réussirent à cacher leur opération jusqu'à ce que leurs blessures commençassent à se guérir.
Ayant ensuite mis dans leurs intérêts deux mousses qu'on leur avait donnés pour leur service, ils s'emparèrent par leur intermédiaire d'un canot norvégien dont le batelier était ivre-mort,
descendirent une nuit par la fenêtre de la prison au moyen de leurs draps, et s'embarquèrent sur le petit canot avec autant d'assurance que si c'eût été un vaisseau amiral.
Jean Bart maniait l'aviron aidé seulement des deux mousses ; Forbin ne le pouvait à cause de ses blessures encore saignantes.
Ils traversèrent ainsi la rade de Plymouth, au milieu de vingt bâtiments qui criaient de tous côtés :
« Où va la chaloupe? » et auxquels Jean Bart, qui avait l'avantage sur Forbin de savoir l'anglais, répondait fishermen,
c'est-à-dire : pêcheurs !
Enfin, après avoir fait sur leur chétive embarcation soixante-quatre lieues dans la Manche, en moins de quarante-huit heures, ils prirent terre avec une inexprimable joie, à un village situé à six lieues de Saint-Malo,
où ils apprirent que le bruit de leur mort était généralement répandu...
Quinze jours après son évasion,
le 20 juin 1689,
Jean Bart est nommé capitaine des vaisseaux du roi, en récompense de son dévouement à sauver la flotte marchande.
Le 13 octobre de la même année,
après sept années de veuvage, et alors qu'il est âgé de trente-neuf ans, il épouse Jacqueline Tugghe, en secondes noces.
À la tête de trois frégates légères,
il s'empare, sur les côtes de Hollande, d'une galiote transportant des troupes pour le prince d'Orange,
et de trois autres bâtiments qu'il rançonne de 3 800 florins.
Combats en Manche et blocus de Dunkerque (1690-1691)
L'année suivante, il reçoit le commandement de la frégate L'Alcyon au sein de la flotte conduite par Tourville,
vice-amiral de la flotte du Levant, destinée à agir contre les forces navales combinées d'Angleterre et de Hollande.
Il prend part à la bataille du cap Béveziers,
remportée par Tourville,
le 10 juillet 1690, ainsi qu'à la fameuse campagne du Large
effectuée par l'illustre amiral, entre juin et août 1691.
Mais cette année-là, Jean Bart se distingue surtout par son extraordinaire sortie de Dunkerque avec une escadre placée sous ses ordres.
Deux ans auparavant, Jean Bart avait soumis au département de la marine un projet d'expédition pour ruiner le commerce des Hollandais en mer du Nord,
lorsque le ministre de Pontchartrain
lui donne l'autorisation et les moyens de l'exécuter.
À cette occasion, Forbin, est à nouveau placé sous ses ordres. De 1690 à 1693, Jean Bart détruit plus de 150 busses harenguières hollandaises pour affamer leur pays,
ce qui lui vaut des Hollandais le titre de « maxima pirata .
Apprenant qu'un armement se préparait à Dunkerque,
une flotte de trente-cinq à quarante vaisseaux anglais vient bloquer la rade de Dunkerque.
Après quinze jours passés dans la rade avec sept frégates et un brûlot, sans que les Anglais et les Hollandais jugent utile de l'attaquer ;
Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot.
Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie
et de deux navires d'escorte anglais.
Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège,
alors en paix avec la France,
Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Écosse, où il pille un château et incendie quatre villages...
a suivre...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bart#Naissance_dans_une_famille_de_marins_et_de_corsaires
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Le 27 Octobre 1662, la ville de Dunkerque est achetée par Louis XIV au roi d' Angleterre et devient définitivement Française ...
Voici une gravure représentant " le Roi Soleil" qui y fait une entrée triomphale le 2 Décembre 1662 ...

...
Dunkerque


Dunkerque
(prononciationDuinkerke en néerlandais,
prononciationDuynkercke/Duunkerke en flamand occidental)
est une ville française, sous-préfecture du département du Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais.
La ville est baignée par la Mer du Nord.
Ses habitants sont appelés les Dunkerquois et les Dunkerquoises.
Historiquement, la ville et ses alentours ont appartenu au
Comté de Flandre
et ils relèvent de la zone linguistique flamande.
De par sa position sur la Mer du Nord, la ville a depuis toujours suscité les convoitises.
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L' histoire de Dunkerque est liée à la mer du Nord.
Fondée il y a plus d'un millénaire,
la ville était, à l'origine, un village de pêcheurs construit à l'extrémité ouest d'un banc de sable.
La construction d'une chapelle afin d'évangéliser la zone donna son nom à la ville,
composé des mots néerlandais duin (« dune ») et kerk (« église »).
Dès lors, la ville se développa autour de son port.
Par sa position sur la mer du Nord, Dunkerque suscita de nombreuses convoitises.
Au cours de l'histoire, la ville a appartenu,
périodiquement,
au comté de Flandre,
aux royaumes d'Espagne,
d'Angleterre et
de France.
Le 25 juin 1658, la ville changea trois fois de nationalité.
Devenue définitivement française le 27 octobre 1662,
la ville devint une place forte redoutée à la suite des travaux de Vauban.
À cette époque, la ville abrita des corsaires dont le célèbre Jean Bart, héros entre autres de la bataille du Texel.
Durant la Révolution, à la suite de l'abolition des cultes, la ville s'appela Dune-Libre.
Durant la Première Guerre mondiale, demeurée aux mains des Alliés par suite de la défense franco-belge lors de la bataille de l'Yser,

-Le régiment était caserné.
à Dunkerque.
à Bergues..
à Gravelines...
Dunkerque fut sévèrement bombardée par les Allemands conscients du rôle primordial du port.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle fut le théâtre
de l'opération Dynamo et du siège de Dunkerque.
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Communes plus vieilles que duncquercque..
Loon en néerlandais) ...
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En 1889,
le nom de la commune change pour éviter toute confusion avec Laon,
une ville du département de l'Aisne.
Loon de vient : Loon-plage..
Loon a une réelle existence mais le village est menacé à tout moment d'inondations ou de guerre.
Sa position particulière, zone frontalière, aujourd'hui considérée comme un avantage, constituait à l'époque un handicap lourd.
Le territoire de Loon a été victime de nombreuses guerres féodales.
Au commencement, Loon-Plage n'était qu'une île.
L'assèchement du territoire a permis au village de se voir définitivement rattaché à la plaine à la fin du xie siècle.
Jusqu'à la Révolution française,
Loon dépend de la châtellenie de Bourbourg.
La commune est le siège d'une ammanie (l'amman représente le châtelain avec des pouvoirs administratifs et de justice)
qui recouvre la paroisse de Loon...28.
L'ammanie comprenait sept fiefs dont l'ammanie elle-même.
L'ammanie appartenait jusqu'en 1782 au marquis de Servile...29.
Avant la Révolution française,
la paroisse était incluse dans le diocèse de Thérouanne,
puis à la disparition de celui-ci dans le diocèse de Saint-Omer...30.
En 1194, Philippe, abbé de l'abbaye Saint-Winoc de Bergues,
Étienne, abbé de Balanciis (?), et Mathilde, abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Bourbourg,
déclarent que les habitants de Lon cèderont à l'abbaye de Cercamp,
leurs droits sur certains fossés et terrains, moyennant 40 livres de Flandre...31.
À la fin du xiie siècle,... Loon
a une réelle existence mais le village est menacé à tout moment d'inondations ou de guerre.
Sa position particulière, zone frontalière,
aujourd'hui considérée comme un avantage,
constituait à l'époque un handicap lourd.
Le territoire de Loon a été victime de nombreuses guerres féodales.
L'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer possède le patronat de Loon
(le contrôle de l'église de la paroisse) :
en 1230, le pape Grégoire IX accorde à l'abbé et aux religieux de l'abbaye le droit de présenter à l'évêque (de Thérouanne) deux prêtres de plus pour desservir les grandes paroisses,
notamment Gravelines et Loon, dont ils ont le patronat...32.
Le village souffre comme toute la châtellenie de Bourbourg dans la deuxième moitié du xviie siècle lors de l'affrontement entre la France (sous les rois Louis XIII et Louis XIV) et l'Espagne.
Pendant presque cinquante ans,
le pays connait une situation de guerre quasi permanente avec les destructions associées.
En 1657, les Espagnols en retraite ravagent le village...33.
De 1756 à 1790, c'est l'époque durant laquelle le village de Loon a pris définitivement sa physionomie.
Seigneurs de Loon Plage...
Plusieurs seigneuries étaient situées en totalité ou en partie sur Loon Plage.
Sont retranscrits ci-dessous les éléments relatifs aux deux plus importantes d'entre elles.
Ammanie de Loon-Plage...
En 1458, l'ammanie ou mayerie de Loon appartient à Pierre de Warhem.Elle passe ensuite à Copkin de Warhem, fils de Robert.Vers 1517, le titulaire en est Jooskin de Doys, demeurant à Furnes.Pierre de Voys, seigneur de Rudevoorde, époux de Marguerite van der Meers, en hérite.En 1637, l'ammanie passe à Jean-Baptiste de Doys, fils de Pierre.En 1671, est retrouvé Jean-François de Doys, fils de Jean-Baptiste.En 1688, lui succède Pierre Joseph de Doys, fils du précédent.Lequel la transmet à son fils Georges Antoine de Doys.En 1710, le titulaire est François Dominique de Doys, écuyer, seigneur de Santvoorde, Oost-Cappel.Georges de Massol, fils de Guillaume et d'Antoinette Constance de Doys, marquis de Serville la détient ensuite.En 1782, l'ammanie est transmise par les précédents à François, comte de Ligondès, époux d'Odette Massol de Serville, domicilié au château Beaudot en Cambrésis.Ceux-ci la vendent en 1784-1785 à Jean-Baptiste Wandewalle de Westhove, avocat et collègue de la Noble Cour de Cassel, domicilié à Hazebrouck...34.Seigneurie de Ribemont...
Il s'agissait d'une bergerie de 250 mesures (environ 110 hectares) érigée en seigneurie,
donné par le comte de Flandre Robert le Frison à Anselme,
châtelain de Ribemont (département de l'Aisne),
dit également Anselme de Bouchain,
qui la céda à l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés de Ribemont.
Elle passa ensuite au chapitre Notre-Dame de Thérouanne,
puis après la destruction de Thérouanne par Charles Quint en 1559,
et la partition du diocèse de Thérouanne entre ceux de Boulogne-sur-mer, de Saint-Omer et d'Ypres, au chapitre d'Ypres.
Vendue ensuite à des civils,
les derniers possesseurs seront des membres de la famille Deschodt, échevins puis bourgmestre
puis maire de Bourbourg.
Le dernier possesseur de la seigneurie, avant la suppression des titres de noblesse par la Révolution française,
Jean-Baptiste Philippe Deschodt (1757-1832)
signait Deschodt de Rybemont...35.
Depuis la Révolution française...
En 1800, la ville accède donc à son indépendance.
En 1889, le nom de la commune change pour éviter toute confusion avec Laon, une ville du département de l'Aisne.
Le conseil propose alors le nom de Loon-Plage.
Loon-Plage devient alors une station balnéaire,
un casino et un hôtel seront construits et des animations seront faites.
À la même époque, la commune a une gare située sur la ligne Bourbourg-Dunkerque...36.
puis nommé Loon-plage...
Source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loon-Plage
IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. » [archive], sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 21 mai 2021).
Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche.
Pour comparer deux autres cartes,
choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 32.
↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 66.↑ Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1862-1864, neuvième volume, p. 66,
lire en ligne [archive].↑ Alphonse Wauters,
Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904, Tome III, Année 1194.↑ Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904.
Tome VII, 2e partie, Année 1230.↑ Edmond de Coussemaker, «Document inédit pour servir à l'histoire des guerres de Flandre et à celle de la ville et châtellenie de Bourbourg », dans Mémoires de la Société dunkerquoise d'encouragement aux sciences, aux lettres et aux arts, Année 1856, pages 166 à 221, page 186, lire en ligne [archive].↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 87 à 90.↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 263 à 265.↑ Journal de Bourbourg Année 1888
↑ « Journaux des marches et opérations des corps de troupe - Mémoire des hommes » [archive], sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 21 juin 2020XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

- Zuydcoote..
Le nom de la localité est attesté sous les formes :
Soutcota en 1121,
Soutcote en 1183,
Scoucota en 1187...28.
Zuydcoote est d'origine Hollando-flamande:
les étymologistes proposent deux hypothèses pour décrypter les origines de cette commune.
L'une se réfère à « cabane de sel », zout (sel) et kot (masure, baraque)...28,
rappelant ainsi l'existence probable d'une saunerie ou activité liée au sel en ces lieux.
L'autre hypothèse, plus récente que la précédente, fait dériver ce toponyme de zuiden (sud) et koot (côte), soit la « côte sud ».
En effet, historiquement,
Zuydcoote est une ville côtière du sud du comté de Flandre.
En néerlandais, la commune se nomme Zuidkote.
Zuydcoote (Zuidkote..1
en flamand occidental et néerlandais) est une commune française située dans le département du Nord, en région...
à l'époque des Morins,
avant l'occupation romaine,
par un habitat dispersé :
« dans les dunes,
les bois et
les marais »,
avec des hommes qui vivaient de la pêche et de l'exploitation de quelques salines et qu'au Ve siècle, pour les envahisseurs venus du Nord, Zuydcoote était déjà une localité importante de la côte du Sud.
Au VIIe siècle, le village était érigé en paroisse sous le vocable de Saint-Pierre,
« prince des Apôtres »
et malgré les exactions des Scandinaves
dans le bourg en 922 et 943...,Vikings
l'élan spirituel, qui se manifesta à Zuydcoote et dans toute la région à la fin du Xe siècle,
s'accompagna d'un véritable essor social et économique.
Outre les faits importants qui ont marqué le passé de ces lieux
(une longue période de guerre civile au XIIIe siècle,
« les exploits et les vues civilisatrices de Charles-Quint,
qui était comte de Flandre, au XVIe siècle,
les coutumes de Zuydcoote confirmées en 1617,
le conflit entre la France et l'Angleterre sous le règne de Louis XV,
la Révolution au cours de laquelle Zuydcoote fut occupé par l'ennemi et la guerre de 1914-1918...),
l'auteur développe de nombreux sujets particulièrement liés au village et à son territoire :
la pêche et le marché aux poissons
(obligations réciproques des capitaines et des matelots),
les tempêtes (ouragan en 1777),
En 1777, Zuydcoote, disparut devant une invasion de la mer ;
17 rues furent ensevelies sous les sables,
et la tour de l'église qui émerge encore en partie, témoigne de l'importance et de l'étendue de ce désastre.
inondations (1200, 1404, 1570) et
incendies (1692),
le canal de Dunkerque à Furnes (1641),
la vie étonnante de Charles-Louis Grimminck,
Avant 1789..
Zuydcoote
a toujours dû lutter contre l'avancée de la mer et le mouvement naturel des dunes déplacées par les tempêtes.
La commune ne fut longtemps qu'un hameau de pêcheurs puis un village. Après une période favorable au Moyen-Âge,
son développement n'a véritablement commencé qu'après 1900..
Néanmoins une voie romaine d'importance secondaire, la Via Vicinalia, reliait Cassel à la mer à Zuydcoote...29.
Zuydcoote reçoit son nom, dont l'orthographe fut longtemps variable, au ve siècle :
le hameau devint progressivement un port. Au viie siècle,
à la suite du passage de saint Eloi (Éloi de Noyon) sur la côte,
le village a un oratoire, puis est érigé en paroisse dépendant de l'évêque de Thérouanne.
À cette époque, on construit des digues pour contenir la mer,
on draine le sol, une chapelle est construite et l'agriculture commence à se développer...30.
Zuydcoote dépend de la châtellenie de Bergues.
Au ixe siècle, le village doit affronter une incursion marine puis les raids vikings.
À la suite de ceux-ci, le comte de Flandre Baudouin II de Flandre (Baudouin le Chauve) fortifie Bergues et la chapelle de Zuydcoote entre dans la circonscription de la cure de Bergues.
Le retour des Normands au xe siècle ruine ces efforts.
Le comte Baudouin IV de Flandre (Baudouin Belle Barbe)
reprend la reconstruction de Bergues et y fonde l'abbaye de Saint-Winoc. Celle ci reçoit en 1067, entre autres, de Baudouin V de Flandre (Baudouin de Lille),
une partie de la dîme de Zuydcoote et l'abbé, avec l'accord de l'évêque de Thérouanne, nomme à la cure de Zuydcoote.
En 1121, Charles Ier de Flandre, (Charles le Bon), donne à l'abbaye toute la dîme de Soutcota...31,32.
Il reste encore des dîmes sur les terres possédées par des seigneurs :
en 1166,
Baudouin châtelain d'Ypres déclare que son vassal Roger Gange a donné à l'église d'Ypres,
sans doute la cathédrale Saint-Martin d'Ypres,
deux parties de la dîme de Zutscoten,
en contrepartie l'église donnera chaque année au châtelain une pelisse de peau d'agneau...33.
En 1171, Philippe d'Alsace, comte de Flandre, confirme à l'église cette possession...34.
À la mort de Charles Ier,
sans descendant direct,
plusieurs prétendants revendiquent sa succession.
L'un d'eux Guillaume d'Ypres s'empare de Cassel, Furnes, Bergues et Zuydcoote mais il doit céder face à Guillaume Cliton
(Guillaume de Normandie)
soutenu par le roi de France Louis VI.
Il s'exile en Angleterre
quand en 1128 Thierry d'Alsace devient comte de Flandre.
Va alors l'accompagner une partie des anciens habitants de Zuydcoote d'origine saxonne, présents depuis le v.e.siècle...35.
Selon les chroniques anciennes, le premier port de pêche fut complètement ensablé vers 1200 à la suite d'une invasion marine due à une tempête hors norme, le village est totalement ruiné.
Le watergand Havendick (fossé du port), près de l'Usine des Dunes, rappelle l'existence de ce port initial.
Après une nouvelle période troublée par des conflits dans la région au début du xiiie siècle,
Zuydcoote reprend son développement.
Les habitants essaient d'obtenir une charte communale ou keure,
à l'instar des villes voisines Bergues, Furnes, Gravelines, Mardyck, etc., mais elle ne leur est pas accordée par les comtes de Flandre..36.
Au xive siècle, Zuydcoote, qui a atteint la taille d'une petite ville,
est érigée en seigneurie.
Cette érection, antérieure à 1309, est confirmée à cette date par le comte Robert III de Flandre (Robert de Béthune).
La seigneurie dispose de toute la justice seigneuriale
(haute, moyenne et basse, et donc un échafaud pour les condamnés à mort) avec les agents chargés de l'appliquer (bailli, amman, sergents),
la cour féodale de la ville de Saint-Omer, relevant du Roi de France, étant la juridiction d'appel...37.
Du point de vue religieux, elle était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d'Ypres, doyenné de Dunkerque..38.
Robert III de Flandre partage en 1320 ses biens entre ses fils
Louis Ier de Nevers, fils aîné, désigné comme comte de Flandre et
Robert de Cassel, fils cadet. Zuydcoote avec toute la Flandre maritime fait partie de l'apanage de Robert.
La mort de Louis, deux mois avant son père en 1322,
fait entrer toute la région dans une période très trouble :
contestation du partage par Robert,
révolte des Flamands, menés par Bruges et Nicolaas Zannekin,
contre les nobles (révolte des Karls),
excommunication des flamands.
Un épisode se déroule à Zuydcoote :
des représentants de Bruges viennent rencontrer Robert de Cassel alors présent à Zuydcoote.
Celui-ci fait décapiter les délégués sur la place du village.
En représailles, les brugeois menés par Nicolaas Zannekin,
viennent ravager le littoral jusqu'à Dunkerque,
et donc Zuydcoote, en 1324-1325.
L'affaire se termine par la soumission de Robert de Cassel et l'écrasement des flamands révoltés par le roi de France Philippe VI de Valois,
soutien du nouveau comte Louis Ier de Flandre lors de la bataille de Cassel en 1328.
Zuydcoote est ruinée mais fait désormais partie du domaine de Robert de Cassel,
seigneur de Dunkerque, Cassel, Bourbourg, Zuydcoote etc...39.
En 1329,
la paix à peine revenue, Zuydcoote se plaint auprès du roi de France des impôts et vexations subies du fait de Robert de Cassel et de Louis Ier de Flandre (le droit de haute justice de Zuydcoote est contesté),
l'affaire se plaide devant les cours de justice et dure des années jusqu'en 1342
, Zuydcoote perd puis récupère son droit de haute justice.
Néanmoins, sous Robert de Cassel (mort en 1331) et son héritière Yolande de Flandre,
la ville se développe à nouveau,
la chapelle primitive plusieurs fois restaurée et agrandie mais toujours trop petite est remplacée par une église d'architecture gothique en forme de croix latine,
mise sous le patronage de saint Nicolas (Nicolas de Myre),
avec un clocher d'une hauteur de 20 mètres sans sa flèche et une chapelle consacrée à la Vierge Marie sous l'invocation de Notre-Dame-de-Bon-Secours.
Un hôpital est fondé pour les enfants et pour les vieillards infirmes.
La ville est assez riche pour compter 3 orfèvres et 32 rues,
l'ordre étant assuré par une milice bourgeoise...40.
Vers 1368,
le nouveau comte de Flandre Louis II de Flandre (Louis de Male)
autorise la ville de Zuydcoote à lever des impôts spécifiques pendant trois ans pour rénover l'église.
Il se fait attribuer une partie de la dîme de Zuydcoote jusque là dévolue à l'abbaye de Saint-Winoc...41.
En 1382,
année où l'agitation reprend à Gand et où des troupes menées par Philippe van Artevelde ravagent la Flandre
(affaire terminée par la bataille de Roosebeke où sont tués plusieurs Zuydcootois rangés parmi les flamands écrasés),
meurt Marguerite Ire de Bourgogne,
veuve du comte Louis Ier de Flandre, et mère de Louis de Male.
Réputée pour sa piété,
Marguerite passait pour être la protectrice de Zuydcoote et de ses pauvres, elle y possédait un château où elle venait parfois,
et donnait à Zuydcoote le nom de oppidum suum,
autrement dit sa ville...42.
En 1391,
après la mort de Louis de Male en 1383,
le nouveau comte Philippe II de Bourgogne (Philippe le Hardi)
restitue à l'abbaye de Bergues, ravagée après la croisade d'Henri le Despenser en 1383, toute la dîme de Zuydcoote,
elle-même traversée par des colonnes d'Anglais et de Gantois...43.
en novembre 1404...
Zuydcoote subit, en novembre 1404,
une nouvelle invasion marine.
L'inondation dura car un puissant vent du nord souffla pendant plusieurs jours empêchant le reflux de la mer,
la ville s'en remit mais pas le port en partie comblé par le sable et le limon.
De ce fait, il ne fut uniquement possible, après cet épisode, que d'armer de petits bateaux pour la pêche....44.
Par le jeu des successions, après la mort de Yolande de Flandre en 1395, la Flandre maritime, Zuydcoote incluse,
arrive dans les mains de Marie de Luxembourg,
épouse de François de Bourbon-Vendôme.
Marie vend la seigneurie de Zuydcoote à Philippe le Beau,
comte de Flandre, archiduc d'Autriche.
Philippe présent à Bergues en 1497 confirme à l'abbaye de Saint-Winoc ses droits déjà acquis notamment les dîmes de Zuydcoote
(dîme des céréales, des harengs, des poissons...)..45.
en 1540
Au xvie siècle, se constitue à Zuydcoote,
une société de tir à l'arc, sous le patronage de saint Sébastien.
Elle reçoit en 1540 des lettres patentes de Charles Quint.
Il s'agit d'une confrérie ouverte à tous les bourgeois de la ville, elle compta jusqu'à cent membres,
avec des armoiries figurant Saint-Sébastien attaché à un arbre. L'empereur accorde à la même époque des armoiries à la ville, sensiblement les mêmes que celles d'aujourd'hui
(« D'argent, à l'aigle à deux têtes au vol élevé de sable, accompagné de deux lions grimpant de sable, posé en fasces, l'un à dextre, l'autre à senestre »)...46.
La ville, non fortifiée, est mise à mal plusieurs fois en ce xvie siècle : ravage par les protestants
en août 1556
(furie iconoclaste); de nouveau, lors de l'expédition en Flandres en 1558 de Paul de La Barthe, maréchal de Thermes, par la suite vaincu lors de la bataille de Gravelines;
en 1570,
une tempête se déchaîne et la mer envahit de nouveau la paroisse;
en 1577,
l'abbaye des Dunes, toute proche de la ville et source de travail pour ses habitants est détruite par les protestants.
À la même époque, après la disparition du diocèse de Thérouanne
(la ville de Thérouanne est détruite sur ordre de Charles Quint en 1553), Zuydcoote un temps rattachée au diocèse de Saint-Omer, est finalement intégrée dans le diocèse d'Ypres,
ce qui ne modifie en rien la nomination du curé de la paroisse toujours faite par l'abbé de Saint-Winoc sous contrôle de l'évêque...47.
En 1579,
'indépendance des Provinces-Unies devenues depuis les Pays-Bas),
pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans
(révolte contre le pouvoir espagnol qui allait conduire à l'indépendance des Provinces-Unies devenues depuis les Pays-Bas),
Zuydcoote subit les troubles de l'époque :
troupes parcourant la région qui pillent et détruisent;
le plomb,
les ornements et
les cloches de l'église sont emportées par des soldats protestants, comptant parmi les partisans de Guillaume Ier d'Orange-Nassau.
En 1583..
Il faut attendre 1583 et le retour de la Flandre sous la domination espagnole pour que l'église soit rétablie...48.
À la suite de la période difficile récente et des exactions de bandes de pillards, l'archiduc Albert d'Autriche, nouveau souverain de la Flandre avec son épouse l'infante Isabelle, fait ériger des forts sur la côte :
en 1600,
un fort en terre, carré de 66 mètres de long,
pouvant accueillir des gardes et des canons,
entouré d'un large fossé de 10 mètres de large, est construit à Zuydcoote au sud de la ville. Il existait encore au xixe siècle lorsque Raymond de Bertrand écrivait son histoire de Zuydcoote...49.
De 1600 à 1641 ..
Ces princes entreprennent de faire creuser un canal,
qui traverse la paroisse de Zuydcoote,
menant de Dunkerque à Furnes, le canal Nieuport-Dunkerque
connu en France sous le nom de canal de Furnes,
les travaux mirent du temps à être exécutés en raison des guerres et durèrent jusqu'en 1641...50.
Ils confirment, dans un texte en flamand,
les lois coutumières de la ville et les statuts de la société de saint-Sébastien en 1616 et 1617...51,52.
À l'époque, un marché aux poissons existe à Zuydcoote,
et les résidents font paître leur bétail dans les dunes qui n'étaient pas cultivées...53.
En 1623,
le roi d'Espagne Philippe III,
ayant des besoins d'argent pour financer les différentes guerres où il est engagé, notamment avec les Provinces-Unies,
vend une partie de ses domaines, dont Zuydcoote.
Les seigneurs de Zuydcoote à cette date sont des sieurs Vandewalle, père et fils, riches dunkerquois, chevaliers de l'Ordre du Christ, gentilshommes de la maison du roi d'Espagne et créanciers de celui-ci..54.
À cette époque, la seigneurie d'Outezeele (probablement Oudezeele) et d'autres fiefs dépendent de la seigneurie de Zuydcoote,
le seigneur de Zuydcoote étant le premier vassal du châtelain de Bergues...55.
En 1632,
le dit seigneur de Zuydcoote obtient la décoration de l'ordre de Saint-Jacques en raison des services rendus et du don de 12 vaisseaux de guerre (ce qui donne une idée de sa richesse)...56.
En 1641,
en même temps que s'achèvent les travaux du canal de Furnes,
on creuse de nouveau le petit canal qui mène aux Moëres par Ghyvelde...57.
Dans les années 1650,
après l'accession au trône de Louis XIV,
la Flandre maritime, lieu entre autres de l'affrontement avec l'Espagne,
va connaître de nombreuses années difficiles :
passage de troupes,
impôts supplémentaires pour financer la guerre,
levées d'hommes,
perturbations dans les cultures et donc disettes.
En 1658,
lors de la bataille des Dunes remportée par Turenne,
Zuydcoote est en première ligne,
l'affrontement a lieu à l'ouest de la paroisse,
elle subit le passage des troupes des deux camps,
on apporte les blessés à l'hôpital de Zuydcoote,
les troupes espagnoles vaincues la traversent...58.
Après la bataille, Dunkerque prise par la France
devient anglaise le même jour (voir Histoire de Dunkerque).
La possession anglaise recouvre non seulement la ville de Dunkerque mais aussi des territoires dont certains jusque là relevaient de la châtellenie de Bergues :
Mardyck,
Grande Synthe,
Petite Synthe,
une partie d'Armbouts-Cappel,
Cappelle-la-Grande,
une partie de Coudekerque,
Téteghem,
Uxem,
Ghyvelde,
Leffrinckoucke,
Zuydcoote.
En 1662
, Louis XIV rachète ce territoire aux Anglais...59.
Le châtelain de Bergues, demanda à récupérer ses anciennes possessions, le gouverneur français de Dunkerque refusa en argumentant que la France avait racheté tout le territoire, et le châtelain dut s'incliner..
(la châtellenie de Bergues était restée espagnole, ce qui explique, au-delà de la volonté du gouverneur d'administrer un territoire conséquent, sans doute le refus français;
en 1668
Bergues devint française en 1668 à la suite de la paix d'Aix-la-Chapelle)...58.
Louis XIV impose à tout le territoire de Dunkerque de ne se servir que de monnaie de France.
Zuydcoote est désormais sous la tutelle du magistrat de Dunkerque pour toutes les affaires relevant du roi, notamment les impôts.
Le magistrat fait arpenter toutes ces terres :
la seigneurie de Zuydcoote représente 300 mesures,
soit 132 hectares ou 1,2 km2
(soit un peu moins de la moitié de la surface actuelle).
En 1665,
on fait élargir le canal de Furnes,
et en 1666 une écluse est créée à Zuydcoote pour l'utilité du port de Dunkerque.
En 1688,
À la suite d'un arrêt du Conseil du roi du 24 avril 1688,
on recense la population du territoire :
Zuydcoote compte 172 personnes :
à la suite de tous les troubles passés,
la paroisse est redevenue un village...60.
En 1689,
la France est en guerre contre la moitié de l'Europe (Angleterre, Hollande, Espagne, Allemagne).
Pour surveiller les environs, on érige en différents endroits, notamment sur la côte, et donc à Zuydcoote, une tour de guet.
En 1692..
Le village est frappé par un incendie en 1692,
pourtant année où l'hiver fut très doux au point que parfois les poêles ne furent pas rallumés,
qui détruit une bonne partie des archives entreposées dans la maison communale,
plusieurs maisons dévastées ne furent pas reconstruites,
le village perdit encore des habitants...61.
Au début du xviiie siècle, Zuydcoote n'est plus qu'un village pauvre,
une localité de pêcheurs,
au point que la cure est souvent refusée ou très vite abandonnée par ses titulaires, car elle ne permet pas l'entretien correct du curé.
En 1707,
lors d'une nouvelle guerre contre la Hollande,
on effectue un recensement des hommes en état de porter les armes, dans l'objectif de pouvoir faire des levées d'hommes :
à Zuydcoote, on ne compte que 36 hommes.
À l'époque, deux postes de garde sont installés sur le village.
En 1708,
à la suite de la Bataille d'Audenarde perdue par la France,
le vainqueur, John Churchill (1er duc de Marlborough) multiplie les « réquisitions » sur toute la frontière de la Flandre française :
comme ses voisins, Zuydcoote est littéralement rançonnée pendant plusieurs années.
Le village se dit toujours ville du fait de son droit de justice seigneuriale, mais en fait n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut.
en 1713,
À la suite de la paix d'Utrecht signée en 1713,
Dunkerque est privée de toute communication par eau avec la Belgique, un batardeau (digue en pierres et terre) installé à Zuydcoote sur le canal de Furnes intercepte la navigation,
Le commerce de Dunkerque, de même que celui de Zuydcoote,
subissent de plein fouet cette entrave.
en 1715
À la mort de Louis XIV en 1715,
Zuydcoote est toujours une seigneurie mais n'a plus rien à voir avec l'ancienne ville aux 32 rues et, en réalité, est totalement sous la domination des villes voisines et ses dirigeants,
les échevins, sont souvent illettrés.
en 1716
Un nouveau dénombrement de la population en septembre 1716 aboutit à retrouver 160 personnes dont 26 pauvres...62.
En 1729,
le seigneur de Zuydcoote est Pierre de La Villette,
pensionnaire (cadre administratif) de la ville de Bruges,
écuyer, seigneur de différents lieux, et après lui
en 1750,
le titulaire est Marc Albert de Onate, écuyer, résidant à Bruges, gendre de Pierre de La Villette, seigneur de:
Zuydcoote,
Rosendaël et autres lieux.
Le curé Pierre Vandaele fait restaurer l'église sur ses propres deniers...63.
Sous Louis XV, la situation de Zuydcoote n'évolue pas,
la population se nourrit de légumes et de poisson,
en 1763
les nouveaux seigneurs en 1763 sont Lauwereyns de Bruges et le même Marc Albert de Onate, échevin de la ville et du franc de Bruges.
en 1768
On creuse de nouveau le canal de Furnes en 1768, une écluse est construite sur celui-ci à Leffrinckoucke...64.
Le 1er janvier 1777,
un ouragan détruit entièrement le village et le recouvre de sable.
En 1777, Zuydcoote, disparut devant une invasion de la mer ;
17 rues furent ensevelies sous les sables,
et la tour de l'église qui émerge encore en partie,témoigne de l'importance et de l'étendue de ce désastre.
Ruinée, l'église Saint-Nicolas fut démolie en 1779.
La tour fut conservée (elle servait d'amer).
Le village ne déplora pas de victimes mais tout était à refaire et beaucoup d'habitants quittèrent le village.
Le moulin fut abattu et on dut en reconstruire un.
En 1778,
la France reconnait l'indépendance des États-Unis en lutte contre leur ancien colonisateur l'Angleterre,
celle-ci déclare la guerre à la France.
Afin de protéger Dunkerque, on installe à Zuydcoote une batterie en pierre et fascinages pouvant contenir 24 canons et le personnel desservant, sur les dunes bordant la plage et on rénove les anciennes installations.
en 1779-1780
On reconstruit l'église en 1779-1780 au milieu de l'ancien cimetière, et à cette fin, on réutilise les meilleurs matériaux de l'ancienne église démolie, l'abbaye de Saint-Winoc, prenant à sa charge tous les frais concernant l'église.
Les nouveaux seigneurs de Zuydcoote s'appellent :
Marie de La Villette, douairière de messire Jacques de Crits, écuyer, messire Charles Lauwereyns, écuyer, seigneur de Rosendaël, échevin de la ville de Bruges, messire François-Xavier Simon, écuyer, écoutéte (officier de justice) de la ville de Bruges...65.
en 1783
Un nouveau recensement effectué en 1783 par l'évêque d'Ypres révèle que la population du village a encore diminué :
seulement 120 personnes décomptées.
Malgré tout à la veille de 1789, en 1784, signe d'espoir, une brasserie est construite...66.
1789
Avec la Révolution française,
plusieurs traces du passé disparaissent :
Zuydcoote relève du district de Bergues devenu arrondissement de Bergues puis arrondissement de Dunkerque.
1790
Un décret du 4 août 1790 supprime à Zuydcoote, comme partout en France, le régime féodal et donc les titres de noblesse,
c'en est fini des seigneurs de Zuydcoote.
Autre évolution, est instaurée la constitution civile du clergé,
c'est-à-dire l'obligation pour les prêtres de prêter le serment de fidélité à la Constitution.
Contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d'autres paroisses de la Flandre maritime, où les prêtres refusent, suivant en cela la position du Pape Pie VI, l'abbé Charles François Duprez, prêtre de Zuydcoote, prête le serment.
en 1793,
Puis la Révolution se radicalisant et devenant de plus en plus anti cléricale, notamment à l'époque de la Convention Nationale,
l'église est fermée en janvier 1793, la commune élit son premier maire (Jean-Baptiste Demey)...67.
1793 est une nouvelle année sombre :
la France doit faire face à plusieurs pays coalisés
(Angleterre, États allemands, etc.).
En août-septembre 1793,
une armée d'Anglais,
de Hanovriens,
de Hessois,
d'émigrés français
entre en Flandre avec l'objectif d'assiéger Dunkerque.
Dans leur approche, les soldats campent sur Zuydcoote à partir du 22 août,
ruinant les récoltes,
réquisitionnant le bétail,
les chevaux.
Les desservants du fort luttent un moment puis se replient.
Les Anglais (protestants) convertissent l'église en parc d'artillerie et de munitions de guerre.
L'affaire se termine le 9 septembre par la bataille de Honschoote gagnée par la France, mais pour le village cela signifie un nouveau passage des troupes ennemies faisant retraite.
Finalement, de nombreuses installations du village, de nombreuses archives (le papier étant utilisé comme étoupe quand celle-ci manquait) sont détruites...68.
Le 23 mai 1794,
(4 prairial an II), les terres de la fabrique de l'église (l'église ne possédait pas directement de biens, ceux-ci étaient gérés par la fabrique de l'église : conseil de fabrique) sont vendues comme bien national.
1797
Par le traité de Campo-Formio (17 octobre 1797),
la Belgique est cédée à la France.
De ce fait, on abat la digue installée à Zuydcoote qui barrait le canal de Furnes.
La navigation n'est pas intégralement rétablie pour autant :
pendant toutes les années d'existence de la digue,
le canal fut peu ou pas entretenu, il est donc très envasé.
Néanmoins, la barque de transport (avant le xixe siècle,
en raison du mauvais état ou de l'inexistence des routes,
du danger éventuel de pillards ou soldats déserteurs,
les transports de marchandises et de voyageurs se font par voie d'eau)..
Dunkerque-Furnes retrouve son plein fonctionnement
(lorsque la digue existait, il fallait arrêter à celle-ci, décharger, passer de l'autre côté de la digue, reprendre une autre barque, recharger, autrement dit perdre du temps et de l'argent).
Ce rétablissement favorise le commerce, ce dont profite Zuydcoote...69.
En 1803,
on abat la flèche de l'église et on rehausse la base (toujours pour qu'elle serve d'amer).
Une nouvelle église fut élevée plus au sud, comme annexe de celle de Ghyvelde,
Zuydcoote n'ayant plus les moyens d'entretenir une église et un presbytère, relevant désormais de la circonscription de l'évêque de Cambrai..70.
L'ancienne tour, curiosité du littoral,
fut dynamitée par les Allemands.
Ses restes sont sous la grande butte de sable, au nord de la voie ferrée.
Divers auteurs avaient conscience de l'importance de la végétation (oyats, buissons) fixant la dune,
mais celle-ci était exploitée par la population,
au détriment de la fixation des sables volants.
Par exemple,
en 1825,
François Joseph Grille (d'Angers) écrivait après son voyage d'étude du département du Nord...71 :
« Il ne faudrait pas permettre d'arracher les épines sauvages qui naissent sur les sommets les plus arides des dunes, et garantissent ce sol mouvant contre les vents impétueux (note de bas de page :
« de même que les hoyas (roseaux des sables).
Les pauvres les arrachent pour la fabrication de vergettes, à laquelle la racine est propre.
Quant aux épines, elles servent de combustible. ») ».
Il rapporte également :
« Avant ces travaux, les sables s'amoncelaient et gagnaient tous les jours. Déjà de la tour de Zudcoote on n'apercevait plus que la flèche. »
Le xixe siècle voit la situation de Zuydcoote s'améliorer :
assèchement des marais,responsables de mauvaises odeurs, de fièvres, en même temps que Les Moëres sont desséchées par le chevalier Jean-Louis De Buyser de Dunkerque,
ce qui profite à toute la région.
Ce siècle voit également les débuts des promenades des citadins vers les villages, avant que ce ne soit le goût nouveau pour la plage et les séjours à la mer.
Les dunes de Zuydcoote sont fréquentées par de nombreux chasseurs du fait de l'abondance du gibier sur les bords des marais et dans les dunes, ce qui profite également aux commerces locaux...72.
Cependant, le début du siècle demeure menaçant avec
les guerres napoléoniennes.
en 1803
Napoléon Ier ordonne en 1803 d'élever des batteries sur toutes les côtes de France pour les protéger des anglais, maîtres des mers. Une batterie est donc érigée à Zuydcoote au sommet d'une dune haute avec un télégraphe en liaison avec celui de Dunkerque.
Elle accueille huit canons et deux mortiers desservis par 20 canonniers commandés par un officier (l'ancien fort, ayant montré son peu d'efficacité, avait été désarmé après le siège de Dunkerque de 1793),
et protège ainsi le village.
Celui-ci retrouve le calme et peut se reconstruire.
12 juillet 1804..
Napoléon traverse le village le 12 juillet 1804, en provenance de Dunkerque et se dirigeant vers la Belgique.
Cette même année,
on approfondit le canal de Furnes avec l'objectif final de pouvoir améliorer la navigation fluviale entre Dunkerque et Anvers,
des prisonniers espagnols sont employés à ces travaux.
Des recensements faits par le Préfet donnent en 1804,
185 habitants dans 31 maisons et ménages
et en 1806, 178 habitants..73.
en 1810 - 1811..
Napoléon, venant de Belgique et accompagné de l'impératrice Marie-Louise traverse à nouveau le village en 1810,
et une troisième fois en 1811.
À cette époque, on voit les premières condamnations pour fraude de tabac et de genièvre...74.
À la chute de Napoléon, la batterie de 1803 est désarmée,
le pays connait la paix, les soldats sont démobilisés.
Les Cent Jours remettent tout en question, on réarme la batterie, on réquisitionne de nouveau les hommes.
Après la bataille de Waterloo,
on revient à la paix, la batterie désarmée de nouveau est remplacée par un poste de douaniers.
Une opération de cadastre réalisée en 1828 donne comme superficie au village 264 hectares (599,5 mesures),
soit la superficie actuelle, mais les landes et dunes occupent plus de 50% de la surface à cette époque.
Cette même année, commence la construction d'une écluse avec pont-levis sur le canal de Furnes qui est de nouveau creusé pour permettre le passage de bateaux de plus gros gabarit.
Cet aménagement permet aux deux parties du village, jusque là séparées par le canal, d'être reliées
(avant le pont, on utilisait un bac pour passer d'un côté à l'autre)..75.
en 1839,
Les progrès se poursuivent : en 1839,
on empierre le chemin entre Dunkerque et Furnes;
jusque là, n'existait qu'un chemin sablonneux.
Bergues et Hondschoote,
souhaitant conserver le passage par leur cité,
se sont longtemps opposées à cette amélioration.
En 1848,
une école ouvre pendant quelques mois mais elle ferme rapidement,
le nombre d'élèves demeure insuffisant
(à l'époque, avant les lois de Jules Ferry sur l'école obligatoire, laïque et gratuite.
Dunkerque ville martyre..
- 1914
- 1940
- la plage à la fin des combats juin 1940..


- Arrivée des Allemands sur la plage..
Une grande fierté , avoir battu l' armée la mieux équipée ainsi que ses alliés en moins de 3 semaines..
Les Allemands donnent à manger aux Dunkerquois ...
en arrière plan sur la photo , épave d' un bateau de l' opération dynamo..
la statue de Guynemer , l' emplacement du poste de secours face à l' avenue de la mer ,de nos jours...

711-726 : conquête musulmane de la péninsule Ibérique.
722-910 : point de départ de la Reconquista. Al-Andalus voit son territoire se réduire progressivement face aux royaumes chrétiens pour se limiter à l'émirat de Grenade (1238-1492).
730-787 et 815-843 : la crise iconoclaste divise l'empire byzantin.
750-1200/1230 : petit optimum climatique médiéval.
Retrait des glaciers dans les Alpes.
768-877 : le règne de Charlemagne roi des Francs, marque le début de la Renaissance carolingienne première période de renouveau culturel majeur au Moyen Âge.
En 800
il est sacré de Charlemagne à Rome par le pape Léon III,
acte fondateur de l'Empire carolingien.
793 : le premier raid viking sur l'Angleterre marque le début de l'âge des Vikings (793-1066) ;
dans une première phase ils mènent des incursions et Grande-Bretagne,
en Irlande, dans l'Empire carolingien (après 834) jusqu'en Espagne (844). À l'est, les Varègues (mentionnés en 839 et en 859) installent une route commerciale sur les cours de la Volga et du Dniepr liée à Constantinople et aux États musulmans.
Dans une deuxième phase (850-900)
les Vikings organisent leurs expéditions dans des buts de conquête et de colonisation.
Les Norvégiens créent le royaume de Dublin en Irlande,
colonisent les îles Féroé vers 825,
puis l'Islande (874-930),
le Groenland (982) et fondent des établissements éphémères au Labrador et à Terre-Neuve vers l'an mille.
Les Danois établissent le royaume de Jórvík (York) en Angleterre (866-954).
Le Danelaw s'étend du nord vers le sud et les colons affluent.
En 911 le chef norvégien Rollon fonde le premier établissement durable sur le continent en recevant la Normandie au traité de Saint-Clair-sur-Epte.
827-902 : conquête musulmane de la Sicile qui reste sous domination musulmane jusqu'à la conquête normande achevée en 1091.
843 : partage de Verdun.
867-1057 : période d'expansion de l'Empire byzantin sous la dynastie macédonienne.
Il atteint son apogée sous Basile II (976-1025)
.878 : achèvement de la conquête de la Sicile par les Aghlabides.
909 : fondation de l'ordre de Cluny.
962 : Othon Ier couronné empereur à Rome.
Début de la Renaissance ottonienne.
-Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe:
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana..8.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome..
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ; ils repoussent:
les Marcomans et
les Quades sur les limes vers 167-180),
puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 : les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le IIIe millénaire
du calendrier grégorien a commencé le 1er janvier 2001 et se terminera le 31 décembre 3000.
Il s'étend entre les jours juliens 2 451 910,5 à 2 817 152,5 inclus1,2.
La civilisation de l'Égypte antique a connu un IIIe millénaire avant l'ère chrétienne.
Le IIIe millénaire de la civilisation chinoise commença alors que la ville de Rome était juste fondée, et s'étendit jusqu'au début de l'ère chrétienne.
Cette province impériale est beaucoup plus importante que la Belgique actuelle.
Elle recouvre tout le Nord-Est de la France actuelle,
de la mer du Nord à la Franche-Comté,
ainsi qu'une partie de l'Allemagne et des Pays-Bas actuels.
Elle est cependant divisée vers 84 avec la création de la Germanie inférieure (qui comporte une partie du territoire belge actuel) et de la Germanie supérieure.
En 297,avant J.C
celle-ci est de nouveau divisée, en Belgica prima et Belgica secunda.
La présence romaine apporte quatre siècles d'organisation romaine à la région.
La sécurité des frontières face aux Germains est assurée par les légions et des auxiliaires francs (dont la présence précoce dans le nord de la future Belgique est à l'origine de la frontière linguistique).
Les premières voies romaines de communication sont créées en reprenant souvent des voies gauloises,
d'une part entre Boulogne et Cologne,
d'autre part entre Reims et Trèves.
Plusieurs bourgs sont créés à l'intersection de ces axes,
tels par exemple Arlon et Bavay, ou encore Tongres et Tournai.
Le latin, utilisé par les fonctionnaires romains et les marchands,
devient la langue administrative et le latin populaire supplante le celtique.
Le christianisme s'impose rapidement au iiie siècle après la conversion de l'empereur Constantin et la fondation d'un évêché à Tongres.
Voir aussi :
liste des peuples celtes de Belgique.
Après les grandes invasions du ive siècle et ve siècle,
la région devient le cœur du premier royaume franc,
dont la capitale est Tournai sous Childéric Ier.
Vers 496, Clovis (466-511),
roi des Francs, reçoit le baptême à Reims et abandonne Tournai pour Paris.
La christianisation massive débute en 630, avec le soutien des moines.
Carte du territoire de la Belgique actuelle avec les sièges épiscopaux et les abbayes au viie siècle.
Les abbayes donneront naissance à des villages et même à quelques villes.
Sous l'impulsion de l'empereur Charlemagne, qui agrandit son empire,
la vallée de la Meuse devient le centre politique et économique de l'empire franc.
Il s'installe à Aix-la-Chapelle (796) pour le centraliser dans ses territoires.
À Charlemagne succéda Louis le Pieux.
en 829
Son règne fut marqué à partir de 829 par les querelles entre le souverain et ses fils,
Lothaire, Pépin, Louis et Charles.
Louis le Pieux mourut en 840 et les luttes entre ses trois fils survivants reprirent de plus belle.
En août 843 est enfin conclu le traité de Verdun,
qui divise l'Empire entre les trois petits-fils de Charlemagne.
Le royaume de Lothaire, qui s'étendait de la Méditerranée,
par l'Italie, la Provence, la Bourgogne, l'Alsace, jusqu'à la mer du Nord,
était borné à l'ouest par l'Escaut et à l'est par le Rhin.
Les terres à l'ouest de l'Escaut (le futur marquisat de Flandre)
revenaient à Charles le Chauve.
Si ce traité a une importance exceptionnelle, ce n'est pas qu'il fût destiné à demeurer définitif ;
la plupart de ses dispositions n'eurent qu'une durée éphémère,
mais les circonstances firent que l'Escaut continua d'être une ligne de séparation, pendant des siècles,
était borné à l'ouest par l'Escaut et à l'est par le Rhin.
Les terres à l'ouest de l'Escaut (le futur marquisat de Flandre)
revenaient à Charles le Chauve.
Si ce traité a une importance exceptionnelle, ce n'est pas qu'il fût destiné à demeurer définitif ;
la plupart de ses dispositions n'eurent qu'une durée éphémère,
mais les circonstances firent que l'Escaut continua d'être une ligne de séparation, pendant des siècles,
entre la France et l'Allemagne,
tandis que le Rhin devint, dans toute l'acception du mot, un fleuve frontière...
Lothaire mourut le 29 septembre 855 ;
il avait divisé son royaume entre ses trois fils (Traité de Prüm).
tandis que le Rhin devint, dans toute l'acception du mot, un fleuve frontière...
Lothaire mourut le 29 septembre 855 ;
il avait divisé son royaume entre ses trois fils (Traité de Prüm).
Ce fut Lothaire II qui obtint la partie septentrionale,
le territoire entre la mer du Nord et le Jura,
auquel s'attacha spécialement le nom de Lotharingie (Lotharii regnum)...
Quand le roi de Lotharingie mourut le 8 août 869,
Charles et Louis, ses deux oncles, se disputent ses États, et, au mépris des droits du seul fils survivant de Lothaire Ier (Louis II, roi d'Italie),
ils finissent par se les partager à Meerssen, sur la Meuse, en août 870.... La Meuse servait de ligne de démarcation depuis la frontière du pays frison jusqu'à Liège ;
à cet endroit, la limite suivait l'Ourthe jusqu'à sa source..8.
Le traité de Meerssen donnait ainsi aux Carolingiens de France la plus grande part de la rive gauche...
Mais la mort inopinée de l'héritier de Charles le Chauve,
Louis le Bègue (10 avril 879) amena de nouvelles complications ; quelques-uns de ses conseillers, l'abbé-chancelier Gozlin et le comte de Paris, Conrad, refusèrent de reconnaître ses jeunes fils,
Louis III et Carloman,
et ils invitèrent le roi de Francia orientalis, Louis le Jeune, à prendre possession du pays...
Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique,
se mit en marche par Metz et Verdun et, dans l'impossibilité où ils étaient de lui opposer une résistance efficace, les grands demeurés fidèles aux princes préférèrent abandonner à l'agresseur la partie occidentale de la Lotharingie (été de 879).
De cette manière, tout le royaume de Lothaire II et par conséquent la Belgique du Rhin à l'Escaut se trouva rattaché à la Francia orientalis.
Le traité de Ribemont (février 880) confirma les arrangements de l'année précédente....
Seul le marquisat de Flandre demeurait aux fils de Louis le Bègue.
Charles le Gros réunit temporairement les deux royaumes de 885 à 887, mais sa faiblesse, son incapacité au milieu des périls dont les Normands menaçaient l'Europe centrale,
provoquèrent sa déposition (Trebur, novembre 887).
Les destinées des deux royaumes tendirent alors de plus en plus à se séparer....
Période féodale..
Zwentibold reçut en 895 d'Arnulf de Carinthie le gouvernement de la Lotharingie avec titre de roi.
Quand il mourut en 900, la Lotharingie revint à la Germanie....
En France, les ascendants des Capétiens et les Carolingiens se disputent le trône.
Les souverains du royaume occidental essaient à plusieurs reprises de s'emparer de la Lotharingie...
Charles le Simple envahit ainsi le pays en 911.. et ce n'est qu'en 923 que Henri Ier parvint à réunir la Lotharingie à l'Allemagne.
Cette situation ne subira plus de modification essentielle durant tout le Moyen Âge....
À la fin du xe siècle, la Basse-Lotharingie s'étend de l'Escaut jusqu'à la Saxe et la Hesse.
Au nord, elle est bordée par la Frise.
Sur ce territoire se développent des fiefs, comtés et seigneuries quasi indépendants, tels les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, les comtés de Hainaut, de Namur et la Principauté de Liège.
À partir de la fin du xiiie siècle plusieurs batailles ont lieu entre le roi de France et les communes de Flandre,
les comtes étant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.
La garnison française à Bruges est massacrée lors de la révolte des Mâtines de Bruges le 18 mai 1302,
et l'ost royal est écrasé par les milices communales à la bataille de Courtrai, dite « des éperons d'or »
le 11 juillet de la même année.
Cette bataille est aujourd'hui considérée comme la naissance de la nation flamande, bien que la Flandre actuelle et le comté de Flandre de l'époque ne se recouvrent que partiellement.
Philippe le Bel obtiendra sa revanche à la bataille de Mons-en-Pévèle
le 18 août 1304.
Jusqu'en 1795, le territoire actuel de la Belgique était principalement divisé en deux pays distincts :
En 895 aprés J.C
les Pays-Bas du Sud et la principauté de Liège.
La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint-Empire romain germanique. C'est en l'an 985 que naît la principauté épiscopale.
C'est à cette date que Notger,
déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy.
À l'issue de la guerre de Cent Ans,
les territoires (à l'exception de la principauté de Liège) et les Pays-Bas actuels (dont les limites remontent au xixe siècle) sont aux mains des ducs de Bourgogne,
vassaux des rois de France.
Sous ceux-ci, Philippe le Bon
puis son fils Charles le Téméraire,
le pays connaît une expansion économique dont profitent les villes et, notamment, Bruxelles qui accueille le pouvoir dans le palais des anciens ducs de Brabant.
les Pays-Bas du Sud et la principauté de Liège.
La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint-Empire romain germanique. C'est en l'an 985 que naît la principauté épiscopale.
C'est à cette date que Notger,
déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy.
À l'issue de la guerre de Cent Ans,
les territoires (à l'exception de la principauté de Liège) et les Pays-Bas actuels (dont les limites remontent au xixe siècle) sont aux mains des ducs de Bourgogne,
vassaux des rois de France.
Sous ceux-ci, Philippe le Bon
puis son fils Charles le Téméraire,
le pays connaît une expansion économique dont profitent les villes et, notamment, Bruxelles qui accueille le pouvoir dans le palais des anciens ducs de Brabant.
Sur les cartes de l'époque, l'ensemble des grands Pays-Bas
depuis les îles de la Frise jusqu'à la Picardie, comprenant les futurs Pays-Bas des xixe et xxe siècles et la Belgique moderne,
présentent une forme générale évoquant un lion dressé dont le dessin est mis en valeur pour justifier l'appellation que lui confère l'ambition des Bourguignons Leo Belgicus.
présentent une forme générale évoquant un lion dressé dont le dessin est mis en valeur pour justifier l'appellation que lui confère l'ambition des Bourguignons Leo Belgicus.
Mais la politique ambitieuse de Charles le Téméraire qui veut relier ses possessions de Bourgogne à celle des Pays-Bas entraîne un conflit avec la France de Louis XI.
À la mort du Téméraire au combat, en 1477, les Pays-Bas bourguignons échoient aux Habsbourg.
Au xve siècle, à la suite de l'ensablement du Zwin,
mais aussi pour des raisons économiques et politiques, Anvers supplante Bruges en tant que principal port de transit d'Europe occidentale.
Anvers devient alors une des capitales économiques et financières du nord-ouest de l'Europe.
Charles Quint est né en 1500 à Gand,
héritier à la fois des Habsbourg,
des ducs de Bourgogne et de l'Espagne.
Il se considère comme flamand et bourguignon.
Élu empereur du Saint-Empire romain germanique,
il cumule cette couronne avec ses titres sur les Pays-Bas,
où il est communément appelé le roi,
et avec sa royauté sur l'Espagne qu'il doit à ses ascendants paternels, ainsi qu'à la possession des colonies d'Amérique.
Il règne sur les Dix-Sept Provinces de 1515 à 1555, tentant de renforcer le pouvoir central, en réduisant les libertés constitutionnelles de chaque État provincial.
Lors de l'apparition du protestantisme,
il éradiqua le luthéranisme et surmonta l'anabaptisme,
mais le calvinisme devint trop populaire pour qu'on puisse l'empêcher de croître.
Charles Quint introduisit l'Inquisition aux Pays-Bas, et les premiers martyrs de la Réforme, Henri Voes et Jean Van Eschen furent brûlés sur la Grand-Place de Bruxelles en juillet 1523.
La Réforme et l'Inquisition qui s'ensuivit eurent des conséquences sans précédent sur les Provinces des Pays-Bas et leurs citoyens.
Il constitue l'ensemble des Pays-Bas du Nord et du Sud en une entité unique de par un acte solennel nommé la « pragmatique sanction ».
Lors de son abdication à Bruxelles, il renonce à tous ses titres qu'il partage entre son frère, à qui il attribue le Saint-Empire, et son fils à qui il lègue la généralité des dix-sept provinces des Pays-Bas,
ainsi que l'Espagne et ses colonies d'Amérique.
Dès lors, les Pays-Bas sont dénommés les Pays-Bas espagnols,
bien que les cartographes de l'époque aient désigné le pays sous le nom de Belgia ou Belgica, terme hérité de l'antiquité et qui s'étend à l'ensemble du Leo Belgicus...
Anvers devient alors une des capitales économiques et financières du nord-ouest de l'Europe.
Charles Quint est né en 1500 à Gand,
héritier à la fois des Habsbourg,
des ducs de Bourgogne et de l'Espagne.
Il se considère comme flamand et bourguignon.
Élu empereur du Saint-Empire romain germanique,
il cumule cette couronne avec ses titres sur les Pays-Bas,
où il est communément appelé le roi,
et avec sa royauté sur l'Espagne qu'il doit à ses ascendants paternels, ainsi qu'à la possession des colonies d'Amérique.
Il règne sur les Dix-Sept Provinces de 1515 à 1555, tentant de renforcer le pouvoir central, en réduisant les libertés constitutionnelles de chaque État provincial.
Lors de l'apparition du protestantisme,
il éradiqua le luthéranisme et surmonta l'anabaptisme,
mais le calvinisme devint trop populaire pour qu'on puisse l'empêcher de croître.
Charles Quint introduisit l'Inquisition aux Pays-Bas, et les premiers martyrs de la Réforme, Henri Voes et Jean Van Eschen furent brûlés sur la Grand-Place de Bruxelles en juillet 1523.
La Réforme et l'Inquisition qui s'ensuivit eurent des conséquences sans précédent sur les Provinces des Pays-Bas et leurs citoyens.
Il constitue l'ensemble des Pays-Bas du Nord et du Sud en une entité unique de par un acte solennel nommé la « pragmatique sanction ».
Lors de son abdication à Bruxelles, il renonce à tous ses titres qu'il partage entre son frère, à qui il attribue le Saint-Empire, et son fils à qui il lègue la généralité des dix-sept provinces des Pays-Bas,
ainsi que l'Espagne et ses colonies d'Amérique.
Dès lors, les Pays-Bas sont dénommés les Pays-Bas espagnols,
bien que les cartographes de l'époque aient désigné le pays sous le nom de Belgia ou Belgica, terme hérité de l'antiquité et qui s'étend à l'ensemble du Leo Belgicus...
Les Pays-Bas espagnols (1549-1715)
Article détaillé : Pays-Bas espagnols.
À l'avènement de Philippe II,
les Pays-Bas du Nord et du Sud forment un tout dépendant d'une même autorité,
les États-Généraux, équivalent d'un parlement, mais réservé à quelques grandes abbayes, au haut clergé, aux grandes baronnies..17
et à quelques chef-villes et leur émanation,
le Conseil d'État, véritable gouvernement aristocratique soumis au souverain.
À cette époque, le système féodal
- qui attribue les territoires et les peuples en fonction de l'hérédité - groupe l'ensemble du Nord et du Sud que les cartographes dénomment le Leo Belgicus.
Mais, sous Charles-Quint, une partie importante de la population est convertie au calvinisme,
davantage au Nord qu'au Sud.
Le pouvoir du roi (titre par lequel on désigne Charles Quint),
ne peut s'accommoder d'une dissidence religieuse qui menace le souverain resté catholique.
Après la mort de Charles Quint,
la dissidence devient révolution face à la répression du fils de Charles, Philippe II,
et les Pays-Bas du Nord obtiennent finalement leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies.
Les territoires qui formeront plus tard la Belgique et certaines provinces du Sud des Pays-Bas restent possessions espagnoles,
après de nombreux troubles,
l'extermination des anabaptistes (voir par exemple David Joris) et l'exil de nombreux protestants du sud.
Ce conflit commence à cause des excès de la répression espagnole contre les protestants et la volonté du successeur de Charles Quint,
son fils Philippe II,
de réformer les constitutions locales.
L'opposition à cette politique se matérialise dans le compromis des Nobles par lequel la noblesse formule des revendications qui expriment la volonté générale, soutenue par le peuple, de conserver les privilèges, c'est-à-dire les droits, reconnus aux villes et provinces depuis les ducs de Brabant et leurs successeurs les ducs de Bourgogne et confirmés par Charles Quint.
Ces droits s'expriment à travers une institution appelée les États-Généraux dont le Conseil d'État siégeant à Bruxelles est la matérialisation. Il s'agit d'un véritable gouvernement des Pays-Bas.
En réponse à ce qu'il considère comme un refus d'obéissance,
Philippe II envoie des troupes et fait arrêter les chefs de l'opposition,
les comtes d'Egmont et de Hornes et leur exécution capitale a lieu sur la Grand-Place de Bruxelles.
Sous la direction du prince Guillaume d'Orange, dit Guillaume le Taciturne, un soulèvement éclate.
Les conflits successifs qui se développent ensuite opposent des nobles ralliés soit à l'Espagne, soit au mouvement indépendantiste,
les habitants étant tiraillés entre les deux camps, avec cette circonstance aggravante de la division entre catholiques et protestants,
ce qui complique encore la situation.
Certains habitants s'engagent dans les troupes de l'un ou l'autre camp, les autres forment traditionnellement des milices communales qui, malgré les défaites, combattent les Espagnols,
surtout pour la défense des droits proclamés par des chartes parfois anciennes de plusieurs siècles.
Exilé au nord,
le prince d'Orange fait un bref retour à Bruxelles avec la caution de la reine d'Angleterre qui a envoyé son ambassadeur pour accompagner le prince, sous les acclamations des Bruxellois,
jusqu'à sa résidence qui avait été saisie par le pouvoir espagnol.
Puis une candidature de l'archiduc autrichien Matthias,
choisi par le camp indépendantiste pour exercer le pouvoir, est suivie de celle du duc d'Anjou.
Celui-ci, pressé de saisir le pouvoir, tente un putsch à Anvers.
Protestants et catholiques,
réconciliés pour le coup, lui infligent une défaite et, finalement, sous l'incessante pression espagnole,
le prince d'Orange et ses tenants doivent se réfugier aux Pays-Bas du Nord où Orange sera assassiné par un mercenaire du roi d'Espagne.
Ces troubles privent Anvers de sa prépondérance économique.
La ville se vide de la majorité de sa population qui fuit vers les Provinces-Unies ou le Saint-Empire romain germanique.
C'est un peu plus tard qu'Amsterdam prendra sa place.
Bruxelles devient même une république protestante pendant 10 ans avant de retomber sous l'autorité espagnole à l'issue d'un siège d'un an.
La guerre conduite par le prince d'Orange (la guerre de Quatre-vingts Ans) finira, longtemps après la mort de celui-ci, par une paix qui sépare définitivement les Pays-Bas du Nord de ceux du sud (future Belgique).
Au cours du xviie siècle les guerres opposant la France à l'Espagne et aux Provinces-Unies dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et Belgique.
À la suite d'opérations militaires comme la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677,
le traité de Nimègue en 1678 vient entériner notamment le rattachement à la France des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres.
Cette dernière sera rendue avec Furnes et Tournai au traité d'Utrecht, en 1713.
Lors de ce même traité, la couronne d'Espagne passe aux Capétiens, avec Philippe V d'Espagne,
petit-fils de Louis XIV.
Les Pays-Bas du Sud,
à ce moment tenus par des garnisons de mercenaires hollandais, passent des Habsbourg d'Espagne aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens.
Les Pays-Bas autrichiens (1715-1792)..
Les Pays-Bas autrichiens en 1786,
coupés en deux par la Principauté de Liège.
Article détaillé : Pays-Bas autrichiens.
Lode Wils, dans son Histoire des nations belges présente les Pays-Bas espagnols/autrichiens comme un État fédéral catholique,
gouverné par des rois étrangers.
Ce sentiment d'appartenir à un État-nation conduira notamment à l'émergence d'une "historiographie nationale des Pays-Bas méridionaux", portant sur l'histoire des Belges (Des Roches en 1782, puis Dewez18 en 1805 et De Smet en 1822),
appuyée sur des descriptions d'anciens géographes tels que Guichardin, de Wastelain et d'Ortelius.
Déjà, sous le régime espagnol, les cartographes désignaient les Pays-Bas sous les appellations de Belgica Foederata pour les Pays-Bas du nord et Belgica Regia pour les Pays-Bas du sud,
future Belgique indépendante.
Ce sentiment belge est d'ailleurs confirmé lorsque, en 1757 à Vienne, le Conseil suprême des Pays-Bas est supprimé et remplacé par un "Bureau belge" au sein de la chancellerie du Saint-Empire à Vienne.
Il faut toutefois rappeler que le mot "belge" fait référence aux Pays-Bas du Sud, à l'exclusion donc de la Principauté de Liège.
Ainsi, en 1792, les patriotes liégeois et belges réfugiés à Paris vont se réunir en un Comité des Belges et Liégeois unis (sous la direction de Walckiers).
Mais les Liégeois vont toutefois rapidement se considérer comme Belges au fil des révolutions.
Article détaillé : Pays-Bas espagnols.
À l'avènement de Philippe II,
les Pays-Bas du Nord et du Sud forment un tout dépendant d'une même autorité,
les États-Généraux, équivalent d'un parlement, mais réservé à quelques grandes abbayes, au haut clergé, aux grandes baronnies..17
et à quelques chef-villes et leur émanation,
le Conseil d'État, véritable gouvernement aristocratique soumis au souverain.
À cette époque, le système féodal
- qui attribue les territoires et les peuples en fonction de l'hérédité - groupe l'ensemble du Nord et du Sud que les cartographes dénomment le Leo Belgicus.
Mais, sous Charles-Quint, une partie importante de la population est convertie au calvinisme,
davantage au Nord qu'au Sud.
Le pouvoir du roi (titre par lequel on désigne Charles Quint),
ne peut s'accommoder d'une dissidence religieuse qui menace le souverain resté catholique.
Après la mort de Charles Quint,
la dissidence devient révolution face à la répression du fils de Charles, Philippe II,
et les Pays-Bas du Nord obtiennent finalement leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies.
Les territoires qui formeront plus tard la Belgique et certaines provinces du Sud des Pays-Bas restent possessions espagnoles,
après de nombreux troubles,
l'extermination des anabaptistes (voir par exemple David Joris) et l'exil de nombreux protestants du sud.
Ce conflit commence à cause des excès de la répression espagnole contre les protestants et la volonté du successeur de Charles Quint,
son fils Philippe II,
de réformer les constitutions locales.
L'opposition à cette politique se matérialise dans le compromis des Nobles par lequel la noblesse formule des revendications qui expriment la volonté générale, soutenue par le peuple, de conserver les privilèges, c'est-à-dire les droits, reconnus aux villes et provinces depuis les ducs de Brabant et leurs successeurs les ducs de Bourgogne et confirmés par Charles Quint.
Ces droits s'expriment à travers une institution appelée les États-Généraux dont le Conseil d'État siégeant à Bruxelles est la matérialisation. Il s'agit d'un véritable gouvernement des Pays-Bas.
En réponse à ce qu'il considère comme un refus d'obéissance,
Philippe II envoie des troupes et fait arrêter les chefs de l'opposition,
les comtes d'Egmont et de Hornes et leur exécution capitale a lieu sur la Grand-Place de Bruxelles.
Sous la direction du prince Guillaume d'Orange, dit Guillaume le Taciturne, un soulèvement éclate.
Les conflits successifs qui se développent ensuite opposent des nobles ralliés soit à l'Espagne, soit au mouvement indépendantiste,
les habitants étant tiraillés entre les deux camps, avec cette circonstance aggravante de la division entre catholiques et protestants,
ce qui complique encore la situation.
Certains habitants s'engagent dans les troupes de l'un ou l'autre camp, les autres forment traditionnellement des milices communales qui, malgré les défaites, combattent les Espagnols,
surtout pour la défense des droits proclamés par des chartes parfois anciennes de plusieurs siècles.
Exilé au nord,
le prince d'Orange fait un bref retour à Bruxelles avec la caution de la reine d'Angleterre qui a envoyé son ambassadeur pour accompagner le prince, sous les acclamations des Bruxellois,
jusqu'à sa résidence qui avait été saisie par le pouvoir espagnol.
Puis une candidature de l'archiduc autrichien Matthias,
choisi par le camp indépendantiste pour exercer le pouvoir, est suivie de celle du duc d'Anjou.
Celui-ci, pressé de saisir le pouvoir, tente un putsch à Anvers.
Protestants et catholiques,
réconciliés pour le coup, lui infligent une défaite et, finalement, sous l'incessante pression espagnole,
le prince d'Orange et ses tenants doivent se réfugier aux Pays-Bas du Nord où Orange sera assassiné par un mercenaire du roi d'Espagne.
Ces troubles privent Anvers de sa prépondérance économique.
La ville se vide de la majorité de sa population qui fuit vers les Provinces-Unies ou le Saint-Empire romain germanique.
C'est un peu plus tard qu'Amsterdam prendra sa place.
Bruxelles devient même une république protestante pendant 10 ans avant de retomber sous l'autorité espagnole à l'issue d'un siège d'un an.
La guerre conduite par le prince d'Orange (la guerre de Quatre-vingts Ans) finira, longtemps après la mort de celui-ci, par une paix qui sépare définitivement les Pays-Bas du Nord de ceux du sud (future Belgique).
Au cours du xviie siècle les guerres opposant la France à l'Espagne et aux Provinces-Unies dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et Belgique.
À la suite d'opérations militaires comme la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677,
le traité de Nimègue en 1678 vient entériner notamment le rattachement à la France des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres.
Cette dernière sera rendue avec Furnes et Tournai au traité d'Utrecht, en 1713.
Lors de ce même traité, la couronne d'Espagne passe aux Capétiens, avec Philippe V d'Espagne,
petit-fils de Louis XIV.
Les Pays-Bas du Sud,
à ce moment tenus par des garnisons de mercenaires hollandais, passent des Habsbourg d'Espagne aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens.
Les Pays-Bas autrichiens (1715-1792)..
Les Pays-Bas autrichiens en 1786,
coupés en deux par la Principauté de Liège.
Article détaillé : Pays-Bas autrichiens.
Lode Wils, dans son Histoire des nations belges présente les Pays-Bas espagnols/autrichiens comme un État fédéral catholique,
gouverné par des rois étrangers.
Ce sentiment d'appartenir à un État-nation conduira notamment à l'émergence d'une "historiographie nationale des Pays-Bas méridionaux", portant sur l'histoire des Belges (Des Roches en 1782, puis Dewez18 en 1805 et De Smet en 1822),
appuyée sur des descriptions d'anciens géographes tels que Guichardin, de Wastelain et d'Ortelius.
Déjà, sous le régime espagnol, les cartographes désignaient les Pays-Bas sous les appellations de Belgica Foederata pour les Pays-Bas du nord et Belgica Regia pour les Pays-Bas du sud,
future Belgique indépendante.
Ce sentiment belge est d'ailleurs confirmé lorsque, en 1757 à Vienne, le Conseil suprême des Pays-Bas est supprimé et remplacé par un "Bureau belge" au sein de la chancellerie du Saint-Empire à Vienne.
Il faut toutefois rappeler que le mot "belge" fait référence aux Pays-Bas du Sud, à l'exclusion donc de la Principauté de Liège.
Ainsi, en 1792, les patriotes liégeois et belges réfugiés à Paris vont se réunir en un Comité des Belges et Liégeois unis (sous la direction de Walckiers).
Mais les Liégeois vont toutefois rapidement se considérer comme Belges au fil des révolutions.
Le ferment des révolutions..
Les Pays-Bas méridionaux (et septentrionaux) sous l'Ancien Régime.
C'est à cette époque qu'eut lieu le renversement de ce que l'on appela plus tard l'Ancien Régime dans les différentes régions qui composent aujourd'hui la Belgique.
Cette époque marque également le début de leur unification politique.
Jusque-là, sous ce régime, chacune des principautés avait sa législation propre, ses pratiques juridiques, sa fiscalité et ses coutumes reconnues par des « privilèges » attribués au cours des siècles par la noblesse et les souverains obligés d'abandonner, petit à petit, des morceaux de leur pouvoir devant les revendications et les soulèvements.
Dans l'ensemble, cependant, les pouvoirs locaux ne contestaient pas une autorité supérieure comme celle des ducs de Bourgogne ou de Charles Quint, mais dès que la population et les nobles ressentaient un excès d'autoritarisme, ils réagissaient jusqu'à la révolte armée.
Ainsi, l'autoritarisme de Philippe II avait dressé contre lui le peuple, comme cela s'était déjà passé contre les ducs de Bourgogne et Charles Quint.
Durant le sanglant conflit contre le pouvoir espagnol,
le titre royal de Philippe II ne fut cependant pas contesté, au début,
car on continuait à l'appeler le roi, même si on lui contestait le droit d'enfreindre les traités garantissant les droits acquis par le peuple.
Cette situation que l'on peut qualifier de « schizophrénie politique » qui consistait à combattre un pouvoir royal que l'on prétendait respecter se compliquait encore par les oppositions entre catholiques et protestants.
Les Pays-Bas méridionaux (et septentrionaux) sous l'Ancien Régime.
C'est à cette époque qu'eut lieu le renversement de ce que l'on appela plus tard l'Ancien Régime dans les différentes régions qui composent aujourd'hui la Belgique.
Cette époque marque également le début de leur unification politique.
Jusque-là, sous ce régime, chacune des principautés avait sa législation propre, ses pratiques juridiques, sa fiscalité et ses coutumes reconnues par des « privilèges » attribués au cours des siècles par la noblesse et les souverains obligés d'abandonner, petit à petit, des morceaux de leur pouvoir devant les revendications et les soulèvements.
Dans l'ensemble, cependant, les pouvoirs locaux ne contestaient pas une autorité supérieure comme celle des ducs de Bourgogne ou de Charles Quint, mais dès que la population et les nobles ressentaient un excès d'autoritarisme, ils réagissaient jusqu'à la révolte armée.
Ainsi, l'autoritarisme de Philippe II avait dressé contre lui le peuple, comme cela s'était déjà passé contre les ducs de Bourgogne et Charles Quint.
Durant le sanglant conflit contre le pouvoir espagnol,
le titre royal de Philippe II ne fut cependant pas contesté, au début,
car on continuait à l'appeler le roi, même si on lui contestait le droit d'enfreindre les traités garantissant les droits acquis par le peuple.
Cette situation que l'on peut qualifier de « schizophrénie politique » qui consistait à combattre un pouvoir royal que l'on prétendait respecter se compliquait encore par les oppositions entre catholiques et protestants.
Quant aux différences linguistique entre les différentes contrées,
elles ne constituaient pas un sujet de discorde car les peuples en grande partie illettrés n'avaient guère de communications avec leurs voisins de langue différente.
elles ne constituaient pas un sujet de discorde car les peuples en grande partie illettrés n'avaient guère de communications avec leurs voisins de langue différente.
Même à l'intérieur d'un même domaine linguistique les patois dressaient des barrières, que ce soit dans le domaine flamand ou dans le domaine roman.
Quant aux dirigeants et aux clercs (l'administration) ils parlaient deux langues pour nombre d'entre eux et, d'ailleurs,
souvent, la langue française est utilisée,
dans la pratique, comme langue de communication.
souvent, la langue française est utilisée,
dans la pratique, comme langue de communication.
L'aire politique de ces territoires était éclatée entre duchés, marquisats, etc., comme cela était dans les autres pays d'Europe sous l'Ancien Régime, ces diverses composantes luttant avec plus ou moins de bonheur contre le centralisme de Malines,
puis de Bruxelles sous les ducs de Bourgogne,
puis sous Charles Quint.
Situation inverse de celle de la France
où le pouvoir royal était progressivement parvenu à restreindre à son profit les pouvoirs locaux des nobles et des parlements.
La Principauté de Liège formait un État à part entière coupant en deux les Pays-Bas méridionaux.
S'ils avaient un prince unique depuis les ducs de Bourgogne, les Pays-Bas, sous l'Ancien Régime, n'ont jamais constitué un royaume uni sous une commune loi unique.
Cependant, Charles-Quint les constitua en un ensemble homogène par la pragmatique sanction destinée à en interdire le démantèlement.
Et c'est donc dans la logique féodale que les populations, et même les nobles insurgés, donnaient au fils de Charles Quint, Philippe II,
le titre de roi, car le régime féodal fonctionnait sur le principe d'une pyramide de pouvoirs subordonnés les uns aux autres, jusqu'au pouvoir suprême du roi que tous, pour cette raison, considéraient comme le titulaire légal de ce titre qui n'était pas expressément cité dans les constitutions des principautés et provinces, comme l'on disait à l'époque.
L'attribution de ce titre découlait et résumait la multiplicité des titres de Charles-Quint et de Philippe II, duc, comte et autres.
Et cela est démontré par les nombreuses citations de discours et proclamations des insurgés qui, même, pendant la guerre des Quatre-vingts Ans, continuèrent longtemps à reconnaître ce titre à celui qui était devenu leur ennemi.
« C'était une confédération de principautés unies à leurs souverains dans le cadre d'un lien personnel.
Le prince était duc de Brabant, comte de Hainaut, comte de Namur...,
mais ne portait pas officiellement le titre de roi des Pays-Bas.
Et cela est démontré par les nombreuses citations de discours et proclamations des insurgés qui, même, pendant la guerre des Quatre-vingts Ans, continuèrent longtemps à reconnaître ce titre à celui qui était devenu leur ennemi.
« C'était une confédération de principautés unies à leurs souverains dans le cadre d'un lien personnel.
Le prince était duc de Brabant, comte de Hainaut, comte de Namur...,
mais ne portait pas officiellement le titre de roi des Pays-Bas.
Dans ce contexte, la « nationalité » était d'abord principautaire :
on était avant tout Hennuyer, Brabançon, Luxembourgeois...
on était avant tout Hennuyer, Brabançon, Luxembourgeois...
À la fin du xviiie siècle, en dépit des efforts de centralisation entamés par les ducs de Bourgogne et renforcés par leurs successeurs de la maison de Habsbourg, existaient au niveau des administrations publiques des diverses principautés ou provinces comme on avait coutume de les appeler,
des interdictions professionnelles qui frappaient celui qui n'était pas « né et nationné » de la province [c'est-à-dire, né dans la province de parents, eux-mêmes, nés dans la province]..19 »
Il faut ajouter à cela de très nombreuses principautés romanes indépendantes ou autonomes, tel que la Principauté de Stavelot-Malmedy (600 km2), le Duché de Bouillon (230 km2), le comté d'Empire de Fagnolle (correspondant à un village mais battant néanmoins sa propre monnaie), quelques enclaves françaises (Mariembourg, Philippeville...)...
Cet inventaire n'est pas exhaustif...20.
La période des révolutions 1789-1830..
Ces multiples frontières furent balayées lors de la période française qui suivit les soulèvements des révolutions brabançonne et liégeoise.
Les révolutionnaires firent table rase de l'ancienne organisation politique et des différentes dénominations géographiques.
Ils divisèrent le territoire en neuf départements français :
le duché de Brabant sera divisé entre les départements de la Dyle et des Deux-Nèthes,
le département de l'Ourthe correspondra à la partie centrale de l'ancienne principauté de Liège,
le comté de Hainaut deviendra le département de Jemmapes, etc.
Cette division administrative perdurera à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas puis dans le Royaume de Belgique,
bien que la dénomination des provinces changeât.
Mais avant cela, l'ancien régime avait été définitivement ébranlé par les peuples.
La Révolution liégeoise (en wallon Revolucion lidjwesse ou Binamêye revolucion) est la période qui va de 1789 à 1795,
et qui entraînera la disparition de la principauté de Liège après huit siècles d'existence.
Selon certains historiens,
la Révolution liégeoise était un miroir de la Révolution française ou en était même une partie.
La Révolution en France commença simultanément en 1789 et dans cette interprétation la révolution à Liège continuait après le retour temporaire du prince ;
elle connut une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires en 1792,
et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français.
Alors, la révolution finit en 1795 par la disparition de la principauté et son incorporation à la Première République française.
Pendant cette phase la révolution a montré des épisodes extrêmes, par exemple la démolition de la cathédrale Saint-Lambert par les révolutionnaires liégeois mais également des épisodes prometteurs :
les Liégeois purent, pour la première fois, exprimer leur volonté à travers des élections au suffrage universel masculin et un référendum pour la réunion de la Principauté à la France.
Selon d'autres, la révolution se déroula pendant la période où le prince-évêque était absent, dès son départ pendant la nuit du 26 au 27 août 1789 jusqu'à son retour le 12 février 1791.
La période des révolutions 1789-1830..
Ces multiples frontières furent balayées lors de la période française qui suivit les soulèvements des révolutions brabançonne et liégeoise.
Les révolutionnaires firent table rase de l'ancienne organisation politique et des différentes dénominations géographiques.
Ils divisèrent le territoire en neuf départements français :
le duché de Brabant sera divisé entre les départements de la Dyle et des Deux-Nèthes,
le département de l'Ourthe correspondra à la partie centrale de l'ancienne principauté de Liège,
le comté de Hainaut deviendra le département de Jemmapes, etc.
Cette division administrative perdurera à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas puis dans le Royaume de Belgique,
bien que la dénomination des provinces changeât.
Mais avant cela, l'ancien régime avait été définitivement ébranlé par les peuples.
La Révolution liégeoise (en wallon Revolucion lidjwesse ou Binamêye revolucion) est la période qui va de 1789 à 1795,
et qui entraînera la disparition de la principauté de Liège après huit siècles d'existence.
Selon certains historiens,
la Révolution liégeoise était un miroir de la Révolution française ou en était même une partie.
La Révolution en France commença simultanément en 1789 et dans cette interprétation la révolution à Liège continuait après le retour temporaire du prince ;
elle connut une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires en 1792,
et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français.
Alors, la révolution finit en 1795 par la disparition de la principauté et son incorporation à la Première République française.
Pendant cette phase la révolution a montré des épisodes extrêmes, par exemple la démolition de la cathédrale Saint-Lambert par les révolutionnaires liégeois mais également des épisodes prometteurs :
les Liégeois purent, pour la première fois, exprimer leur volonté à travers des élections au suffrage universel masculin et un référendum pour la réunion de la Principauté à la France.
Selon d'autres, la révolution se déroula pendant la période où le prince-évêque était absent, dès son départ pendant la nuit du 26 au 27 août 1789 jusqu'à son retour le 12 février 1791.
Dans cette interprétation, la Révolution liégeoise était la contrepartie de la Révolution brabançonne dans les Pays-Bas autrichiens,
qui avait échoué.
Cependant, on remarquera que la Révolution liégeoise, à l'instar de la Révolution française, a pour but une remise en question profondément progressiste de l'ordre politique et social, à l'opposé de la Révolution brabançonne qui s'inscrit dans la contestation et le rejet des réformes de Joseph II,
les unes progressistes visant à régulariser le statut des protestants et supprimant plusieurs congrégations religieuses trop nombreuses et vivant souvent aux dépens de la population tout en réglementant les coutumes héritées de la religion, notamment quant aux jours de fêtes chômées jugés trop nombreux.
Parallèlement, la volonté d'éradiquer les coutumes partait d'un principe réactionnaire qui visait à démanteler ce que l'on appelait les « privilèges », terme qui désignait les droits arrachés aux féodaux au cours de l'histoire et qui dotaient les villes et pouvoirs locaux de droits de justice et d'une forme de protection sociale liées aux métiers qui paraissaient intolérables pour un despote éclairé entendant tout réglementer depuis Vienne.
Les contradictions contenues dans les réformes provoquent un double courant de protestations,
-l'un conservateur, attaché aux coutumes et traditions dans leur ensemble,
- l'autre libéral favorable aux principes du siècle des Lumières,
mais hostile au despotisme des empereurs à Vienne désireux de moderniser les structures de leurs États.
Le premier courant a pour chef de file l'avocat Henri van der Noot,
le deuxième est groupé derrière l'avocat Vonk.
source et suite:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Belgique
De retour à Dunkerque
En 1400 , il n' y a que des Dunes et des marais...
Un pécheur de la région de Soncote - Zuydcoote ,
village de pêcheurs,
en revenant , de la sortie du cour d' eau ,venant de Bergues et en retournant à Zuydcoote ,
aujourdhui le port et le lieu de la petite chapelle pour la découverte de la statuette en bois de la vierge Marie......
Donc il découvre au milieu de nul part , dans les dunes,
une statuette de la vierge Marie en bois..
Un miracle...
la , ou personne ne vit, au milieu de nul part,
le miracle de cette découverte...
l' église fait construire une chapelle, sur l' endroit de cette découverte...Une chapelle au milieu des dunes...
lieu qui fut nommé , Dunes-kerk..
Kerck pour chapelle...
Kerque provient du mot néerlandais kerk (aussi écrit kerck dans des vieux textes) qui signifie église.
Ainsi , ce fut la naissance d' une nouvelle cité de pécheurs:
Dune -ckerke...
Dunckercke..
-Dunkerque...
Les Dunkerquois sont :
Cette region était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres)...
........Territoire de dunes et de marais...
des Morins et Ménapes ...
des Viking
puis colonisé par les Romains...
puis devient- Galo-Romains..
puis Saxon...
- ex- germains...
- ex -Hollandais..
- des ex Flamands...
- ex - Espagnols.
- ex - Anglais...
Personne n' a retenu le nom de ce pécheur..
Dunkerquois , c' est être des gens du bout du monde...
Dunkerque
- Au tout début , nous ne sommes qu' un banc de sable dunaire..

Submerssion marine ou tsunamis..??
Donc , il se dit qu' en l' an 600 après Jésus Christ ,
il y aurait eu un méga séisme provoquant un tsunamis..
celui-ci aurait submergé le village gallo Romain de ZUYDCOOTE ,
et l' eau de mer serait remontée jusque Cassel..
Se sont les derniers vestiges gallo-romain de village de pêcheurs retrouvé qui ont permis aux historiens de dater approximativement...
Des traces du village gallo romains sont visible à ZUYDCOOTE ainsi que la voie Romaine qui y aboutit ,
la voie Romaine de Cassel à Zuydcoote..
En fait toute la côte fut sous les eaux y compris la Belgique ou il reste également de beaux vestiges galo Romains...
La chronologie de l'époque gallo-romaine est surtout fondée sur l'étude de la céramique, des monnaies et des fibules.
Toutefois, les datations 14 C et dendrochronologiques occupent une place de plus en plus importante sans que l'on puisse encore vraiment en tirer des conclusions.
De plus, il semble que le potentiel de datation de la céramique soit insuffisamment exploité, à cause de raisonnements circulaires générés par quelques anciens ouvrages de référence, notamment dans le domaine de la céramique fine.
Dans l'état actuel de la recherche, il semble qu'une distinction chronologique entre la partie sablonneuse de la province (globalement la partie ménapienne) et la partie limoneuse (partie nervienne) s'impose.
En effet, dans le territoire limoneux du sud, une occupation romanisée correspond à la période claudienne,
voire pré-claudienne.
L'importance de Velzeke comme base militaire augustéenne et la présence de la voie Boulogne-Bavay-Cologne dans ce terroir ont joué indéniablement un rôle déterminant.
Sur les sols sablonneux de la cité des Ménapiens,
l'importation massive de matériel typiquement romain et la romanisation globale du paysage ne semblent commencer qu'à partir de l'époque claudienne,
voire flavienne.
Les plus anciennes traces ont été reconnues sur le site d'Aalter-Langevoorde où une ferme indigène des premières décennies de notre ère fut mise au jour.
Jusqu'aux environs de 70 ap. J.-C.,
les paysages ménapiens témoignent plutôt d'une société très faiblement romanisée et ce n'est qu'à partir du dernier quart du 1° siècle que l'émergence de petites agglomérations et l'importation de toutes sortes de produits « romains » semblent définitivement se développer...30
Certains secteurs comme le territoire ménapien à l'ouest et au nord-est de Gand, mais aussi le Waasland, semblent recéler beaucoup de structures et de trouvailles du iiie s.
On pourrait l'expliquer par un essor tardif du territoire ou par la présence de centres de consommation militaires (par ex. Maldegem) dans la région côtière.
En ce qui concerne la fin de l'époque gallo-romaine,
des trésors monétaires et les résultats de nombreuses fouilles montrent que l'occupation s'interrompt généralement dans le troisième quart du iiie s.
Une étude globale des ensembles de céramiques encore inédits pourrait apporter quelques éclaircissements chronologiques.
Des témoignages de présence germanique dans la Flandre orientale ont été découvertes à Sint-Gillis-Waas (Hollevoet, Van Roeyen 1992) et Zele (De Clercq, Taayke, sous presse). Les deux sites témoignent de la présence de groupes d'immigrants dont l'origine doit être cherchée dans le nord-ouest de l'Allemagne et le nord des Pays-Bas.
La découverte d'un ensemble de céramiques modelées à dégraissant végétal dans une fosse-dépotoir à Zele a montré d'évidentes caractéristiques techniques, typologiques et décoratives frisonnes (fig. 15).
Ce contexte fermé, avec la présence de fragments de céramique semblables dans les fossés et dans une mare, atteste de la présence d'immigrants frisons durant la seconde moitié du iiie s.
et dans une moindre mesure le début du ive s.
Source:
https://www.cairn.info/revue-du-nord-2003-5-page-161.htm
la Flandre... avant la Flandre...
https://youtu.be/2aPTUQOO624
In E. Coornaert, « La Flandre Française de langue flamande »,
Les éditions ouvrières, Paris, p, pp 17-19
Ses débuts se clarifient peu à peu.
Au temps de Jules César,
le pays était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres), qu'on a pu apparenter
– d'ailleurs avec prudence
– à la race de Cro-Magnon.
De quelle manière subirent-ils l'ascendant des Celtes ?
Le fait est qu'ils parlent une langue celtique.
Virgile les appelait extremi hominum,
les hommes du bout du monde.
Malgré de durs efforts, César ne les vainquit pas :
serrés de près,
ils se réfugient dans leurs bois et leurs marais,
inaugurant la vocation de marche de leur pays.
La région ne fut soumise que sous Auguste ;
elle commença d'être romanisée sous Claude.
A la fin du Ier siècle de notre ère,
les Ménapes ou Ménapiens, venus des bords du Rhin,
occupèrent la majeure partie de la Flandre actuelle.
Les limites entre Morins et Ménapiens prêtent à contestation :
encore au Moyen Age,
on écrivit parfois Balliolum in terra Moriensi ;
Cassel, capitale, fut appelée castellum tantôt Morunorum, tantôt Menapiorum.
Dans ces confins éloignés,
l'occupation romaine resta superficielle.
Mais, pliés par l'accoutumance aux fatalités de leur temps,
Morins et Ménapiens formèrent dans la suite,
sous leur propre nom des légions de l'armée romaine.
Ni les uns ni les autres n'avaient de villes :
« ils passaient leur temps dans des cabanes ».
Ils foulaient un sol tourbeux, peut-être recouvert de sable
(la tourbe affleure encore en certains points au-delà de la frontière actuelle).
La plaine était protégé contre la mer par un cordon de dunes dites « anciennes »,
formées plus de deux mille ans avant J.-C.
et dont il reste un vestige entre Ghyvelde et Adinkerke.
En région flamande, Tongres est incontournable.
Le début l'ère romaine y est lié à la tribu des Éburons qui affrontèrent les Romains.
Celle-ci était menée par le roi Ambiorix,
représenté aujourd'hui par une statue-hommage.
César appelait le pays des Morins continentes silvas,
des forêts continues ;
« le pays des Ménapiens mérit(ait) à peine le nom de terre »,
tellement il était imbibé d'eau.
Les uns et les autres faisaient de l'élevage :
des moutons, des oies, des porcs (ils envoyaient à Rome des jambons très appréciés des gourmets) ;
ils trouvaient des ressources dans la récolte du sel et dans la pêche :
les huîtres ménapiennes furent célèbres.
Morins et Ménapes exportaient des produits textiles, nommés birri,
dont un édit de Dioclétien fixa le prix.
Ils fabriquaient des produits dont il est resté des témoins assez nombreux.
On a trouvé çà et là des monnaies et des restes de céramiques de l'époque romaine, par exemple à Drincham et à Killem.
Mais il ne semble plus subsister que peu de ces vestiges en Flandre française, alors que la région de Saint-Omer en aurait gardé beaucoup au XIe siècle, et que le littoral belge a révélé des sites très intéressants de monnaies et de poteries au détour des XIXe et XXe siècles,
à deux cents mètres au-delà de la frontière entre Bray-Dunes et la Panne.
https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1931_num_17_68_1560
A partir du IIIe siècle, les Francs Saliens,
peu à peu plus nombreux dans les rangs des légions,
colonisèrent le pays jusque dans le Calaisis et le Boulonnais.
Quelle fut la proportion de ces envahisseurs par rapport aux populations déjà en place ?
Au IVe siècle, sur la côte entre l'embouchure de l'Escaut et celle de l'Aa – côte qui allait devenir très incertaine
– s'établirent des Saxons :
ils furent appelés Flamwandras,
errants dans les marais, d'où leur est venu le nom de Vlaanderen.
Au VIIe et VIIIe siècles, des Frisons
les supplantèrent sur certains points.
L'établissement de Germains dans le pays, par familles, par groupes, est certain ;
mais, d'après les savants les plus autorisés, les indications procurées par la toponymie sur leur nombre sont moins claires et moins décisives qu'on ne l'a répété.
Au cours du IVe siècle eurent lieu des changements importants de nature diverse.
Cassel céda la place comme capitale à Tournai (de même que Bavai à Cambrai chez les Nerviens).
Les Morins se fondirent dans le pagus Mempiscus, qui ne fut sans doute pas une circonscription administrative et dont le nom,
d'abord réservé à l'ouest, s'étendit à tout le territoire de la Flandre.
en Gaule Belgique, l'une des trois grandes entités territoriales et ethnoculturelles identifiées par Jules César lors de la guerre des Gaules (58 à 51 av JC).
Auguste, le premier empereur romain,
en fit une des quatre provinces gauloises
(avec la Gaule lyonnaise,
la Gaule aquitaine et
la Gaule narbonnaise) au début de son principat.
Avec le temps, ces territoires ont connu plusieurs évolutions géographiques et administratives.
Sous le règne de Clovis,
un roitelet établi à Thérouanne fit alliance avec lui.
Dans la suite, compris dans la Francia occidentalis,
le pays fit partie de la Neustrie fortement tournée vers l'ouest et le sud. L'histoire particulière du pays sous les Mérovingiens et le premiers carolingiens se débrouille, mais est encore mal éclaircie.
In E. Coornaert, « La Flandre Française de langue flamande »,
Les éditions ouvrières, Paris, p, pp 17-19
Ses débuts se clarifient peu à peu.
Au temps de Jules César,
le pays était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres), qu'on a pu apparenter
– d'ailleurs avec prudence
– à la race de Cro-Magnon.
De quelle manière subirent-ils l'ascendant des Celtes ?
Le fait est qu'ils parlent une langue celtique.
Virgile les appelait extremi hominum,
les hommes du bout du monde.
Malgré de durs efforts, César ne les vainquit pas :
serrés de près,
ils se réfugient dans leurs bois et leurs marais,
inaugurant la vocation de marche de leur pays.
La région ne fut soumise que sous Auguste ;
elle commença d'être romanisée sous Claude.
A la fin du Ier siècle de notre ère,
les Ménapes ou Ménapiens, venus des bords du Rhin,
occupèrent la majeure partie de la Flandre actuelle.
Les limites entre Morins et Ménapiens prêtent à contestation :
encore au Moyen Age,
on écrivit parfois Balliolum in terra Moriensi ;
Cassel, capitale, fut appelée castellum tantôt Morunorum, tantôt Menapiorum.
Dans ces confins éloignés,
l'occupation romaine resta superficielle.
Mais, pliés par l'accoutumance aux fatalités de leur temps,
Morins et Ménapiens formèrent dans la suite,
sous leur propre nom des légions de l'armée romaine.
Ni les uns ni les autres n'avaient de villes :
« ils passaient leur temps dans des cabanes ».
Ils foulaient un sol tourbeux, peut-être recouvert de sable
(la tourbe affleure encore en certains points au-delà de la frontière actuelle).
La plaine était protégé contre la mer par un cordon de dunes dites « anciennes »,
formées plus de deux mille ans avant J.-C.
et dont il reste un vestige entre Ghyvelde et Adinkerke.
En région flamande, Tongres est incontournable.
Le début l'ère romaine y est lié à la tribu des Éburons qui affrontèrent les Romains.
Celle-ci était menée par le roi Ambiorix,
représenté aujourd'hui par une statue-hommage.
César appelait le pays des Morins continentes silvas,
des forêts continues ;
« le pays des Ménapiens mérit(ait) à peine le nom de terre »,
tellement il était imbibé d'eau.
Les uns et les autres faisaient de l'élevage :
des moutons, des oies, des porcs (ils envoyaient à Rome des jambons très appréciés des gourmets) ;
ils trouvaient des ressources dans la récolte du sel et dans la pêche :
les huîtres ménapiennes furent célèbres.
Morins et Ménapes exportaient des produits textiles, nommés birri,
dont un édit de Dioclétien fixa le prix.
Ils fabriquaient des produits dont il est resté des témoins assez nombreux.
On a trouvé çà et là des monnaies et des restes de céramiques de l'époque romaine, par exemple à Drincham et à Killem.
Mais il ne semble plus subsister que peu de ces vestiges en Flandre française, alors que la région de Saint-Omer en aurait gardé beaucoup au XIe siècle, et que le littoral belge a révélé des sites très intéressants de monnaies et de poteries au détour des XIXe et XXe siècles,
à deux cents mètres au-delà de la frontière entre Bray-Dunes et la Panne.
https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1931_num_17_68_1560
A partir du IIIe siècle, les Francs Saliens,
peu à peu plus nombreux dans les rangs des légions,
colonisèrent le pays jusque dans le Calaisis et le Boulonnais.
Quelle fut la proportion de ces envahisseurs par rapport aux populations déjà en place ?
Au IVe siècle, sur la côte entre l'embouchure de l'Escaut et celle de l'Aa – côte qui allait devenir très incertaine
– s'établirent des Saxons :
ils furent appelés Flamwandras,
errants dans les marais, d'où leur est venu le nom de Vlaanderen.
Au VIIe et VIIIe siècles, des Frisons
les supplantèrent sur certains points.
L'établissement de Germains dans le pays, par familles, par groupes, est certain ;
mais, d'après les savants les plus autorisés, les indications procurées par la toponymie sur leur nombre sont moins claires et moins décisives qu'on ne l'a répété.
Au cours du IVe siècle eurent lieu des changements importants de nature diverse.
Cassel céda la place comme capitale à Tournai (de même que Bavai à Cambrai chez les Nerviens).
Les Morins se fondirent dans le pagus Mempiscus, qui ne fut sans doute pas une circonscription administrative et dont le nom,
d'abord réservé à l'ouest, s'étendit à tout le territoire de la Flandre.
en Gaule Belgique, l'une des trois grandes entités territoriales et ethnoculturelles identifiées par Jules César lors de la guerre des Gaules (58 à 51 av JC).
Auguste, le premier empereur romain,
en fit une des quatre provinces gauloises
(avec la Gaule lyonnaise,
la Gaule aquitaine et
la Gaule narbonnaise) au début de son principat.
Avec le temps, ces territoires ont connu plusieurs évolutions géographiques et administratives.
Sous le règne de Clovis,
un roitelet établi à Thérouanne fit alliance avec lui.
Dans la suite, compris dans la Francia occidentalis,
le pays fit partie de la Neustrie fortement tournée vers l'ouest et le sud. L'histoire particulière du pays sous les Mérovingiens et le premiers carolingiens se débrouille, mais est encore mal éclaircie.

La statue en bois de Notre-Dame des Dunes découverte en 1403 lors de la construction des remparts de la ville....??
ou par un pêcheur traversant les dunes..??
Faut s'imaginer , qu'à cette époque,
de retrouver au milieu de nulle part une statuette de la vierge ,
ce ne peut être qu' un miracle..
et la ou fut retrouver la statuette , on érigea une chapelle.
la petite chapelle ...
Du néerlandais Duinkerke (« église des dunes »)
composé de duin et de kerk.
la chapelle dans les dunes d' ou le nom...
Dunkerque. par la suite..
Dunkerque ville construite sur les dunes et de terrains gagné sur la mer..
L'origine..
Il y a plus d'un millénaire, le Blootland est sous les eaux,
Plaine maritime de Flandre française, ou "Blootland" français, dans son contexte géographique..
Le Blootland,
est la partie de la plaine maritime flamande située en Flandre française, et qui constitue la partie nord du Westhoek français
(qui correspond en grande partie à l'arrondissement de Dunkerque).
La plaine maritime flamande quant à elle est une région topographique naturelle qui forme une longue bande côtière de plaine régulièrement plate,
dont l'altitude est inférieure à 5 m pour l'essentiel,
elle va de Sangatte dans le Pas-de-Calais jusqu'à l'Escaut occidental et Anvers en Belgique en passant par la Flandre zélandaise (une portion des Pays-Bas),
le terme « Blootland » est donc fréquemment utilisé par les Flamands de France pour nommer des parties plus vastes de cette plaine.
Blootland est un nom flamand (ou néerlandais) qui signifie littéralement « Pays nu » (par opposition au Houtland voisin).
Le nom se réfère au caractère plat et ouvert du pays, avec peu d'arbres à l'origine.
Le territoire se trouve quasiment au niveau de la mer et même parfois quelques mètres au-dessous (aux Moëres, un polder).
Le Blootland est une plaine maritime qui comporte quelques polders et un important réseau de canaux dont le débit doit être réglé en permanence.
Elle est séparée de la mer du Nord par un rempart de dunes,
dont une partie a disparu avec l'industrialisation de la côte.
La bordure sud est tourbeuse par endroits.
Au xiie siècle, les moines des abbayes, les comtes de Flandre et les communautés civiles ont fédéré leurs énergies pour assainir, assécher et coloniser de nouvelles terres, arrachées à l'eau.
Ce système efficace prendra le nom de wateringue.
La région fut le théâtre dès le xixe siècle d'un trafic de contrebande lié au tabac belge.
l'histoire de Dunkerque commence lorsque l'amoncellement du sable dû aux courants marins forme des dunes qui gagnent sur la mer .
Malgré l'instabilité des dunes attaquées par le vent et la mer,
des pêcheurs choisissent de s'installer, formant alors un bourg sans nom.
En s'écoulant vers la mer du Nord, une rivière, le Vliet ,
forme une crique, la Gerstab:
les pêcheurs y installent naturellement leurs bateaux afin de les protéger
À la fin du premier millénaire, un hameau s'est formé sur une dune de l'estuaire du Vliet.
Afin d'évangéliser la zone, on construit une chapelle pour les pêcheurs et leurs familles, le bourg a un nom, (Duinkerke).
Au fil des années, les Dunkerquois apprennent à maîtriser les dunes et les eaux intérieures afin d'éviter les inondations de l'arrière-pays ...
Le comté de Flandre
a été un pagus carolingien,
puis l'une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits entre la France et l'Angleterre, et entre la France et l'Empire, aux frontières et à l'influence durement disputées depuis sa création au ixe siècle jusqu'en 1384, date de la mort du comte Louis de Male.
Le comté est possédé par la maison de Flandre de 863
jusqu'à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la maison de Dampierre, avant de passer à la maison de Valois-Bourgogne en 1384, qui en fera un centre de gravité majeur au sein de l'État bourguignon. Il est finalement détaché du royaume de France par le traité de Madrid (1526) en faveur des Habsbourg d'Espagne. Louis XIV en reconquiert une partie sur les Espagnols.
Le comté cesse définitivement d'exister en 1795 à la suite de la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français.
Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale,
à l'ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron),
plus la partie de la province d'Anvers située à l'ouest de l'Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française
(région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai...).
Au cours du xe siècle,
la Flandre connaît des incursions viking.
Époque romaine et haut Moyen Âge (avant 866)..
Du temps des Romains,
le territoire du comté de Flandre, qui faisait partie de la Gaule belgique, était occupé par les Morins, les Ménapiens,
par une partie des Nerviens et au sud les Atrébates.
Ces peuples opposèrent une vive résistance à Jules César ;
les Nerviens ont soutenu la révolte des Éburons en 54 av. J.-C.,
avant de se soumettre complètement aux Romains.
Le christianisme y fut introduit, sous Maximien et Dioclétien,
par Piat de Tournai,
Chrysole de Comines et
Eucher de Maastricht, ......tous trois martyrs.
En 445, Clodion le Chevelu, chef des Francs, vainqueur des Romains, envahit cette contrée et prit Tournai et Cambrai.
À cette invasion succédèrent, en 449, les ravages d'Attila.
Roi des Francs dans la région de Tournai depuis 486, Clovis Ier s'était emparé de tout le pays en 510.
Sous ses descendants, le territoire fit partie de la Neustrie et fut administré par des gouverneurs dits Forestiers.
Les Flandræ sont citées dans la Vie de saint Éloi, dont l'auteur,
saint Ouen, est mort en 683...1.
Encore ne s'étendaient-elles à cette époque qu'à un territoire proche de Bruges.
Aux temps des Carolingiens quelques familles puissantes occupaient les charges comtales et abbatiales dans la région
(c'est le cas des Unrochides par exemple), mais elles n'étaient pas implantées uniquement dans la région.
source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Flandre
En 960, Baudoin III dit Baudouin le jeune,
quatrième comte de Flandre, auquel appartient la bourgade,
fait édifier une première muraille autour de la ville.
Les moines de Bergues-Saint-Winoc construisent de grands fossés appelés watergangs afin d'assécher les terres et les rendre cultivables.
Le 27 mai 1067, en reconnaissance de leurs efforts,
Baudouin V de Flandre leur attribue l'autel de Dunkerque ainsi que la dîme.
Cet acte signé par le comte de Flandre est la première mention historique du nom de Dunkerque...
Au cours du xiie siècle, Philippe d'Alsace, comte de Flandre,
continue les travaux d'assèchement du Blootland.
On lui doit notamment la construction de l'ancêtre du canal de Bergues,
le Havendyck.
Le comte octroie à Dunkerque le statut de « ville nouvelle » et exonère les Dunkerquois du tonlieu,
en remerciement de la délivrance par les Dunkerquois de sa fiancée Élisabeth de Vermandois capturée par des Vikings.
Dunkerque est érigée en seigneurie en 1220 par la comtesse de Flandre Jeanne de Constantinople en faveur de Laurent de Portugal.
Ses successeurs seront en 1233 Godefroid de Fontaines évêque de Cambrai,
puis en 1238 le comte de Hainaut Jean Ier d'Avesnes,
en 1254 son frère Baudoin d'Avesnes avant de revenir aux comtes de Flandre.

La bataille de Noordpeene et la bataille des dunes..
https://fr.wikipedia.org/wiki/Noordpeene
Le village a été le théâtre d'un événement d'une importance décisive pour l'histoire de la guerre de Hollande (1672-1678); la bataille de la Peene en 1677. Elle fut cause de l'annexion du nord de l'Artois et des châtellenies de Cassel et Bailleul au royaume de France en 1678 au traité de Nimègue.
À la frontière de Zuytpeene et de Noordpeene,
à l'initiative du docteur Desmyttère de Cassel,
une colonne de pierre et de marbre est érigée en 1865.
Elle commémore l'importante bataille de 1677 qui a opposé,
sur les bords de la Peene,
l'armée de Louis XIV commandée par Philippe d'Orléans
aux troupes coalisées des Provinces-Unies
(Pays-Bas), de l'Espagne et de l'Angleterre
conduites par Guillaume d'Orange (Stadhouder des Provinces-Unies).
La victoire française a entraîné le rattachement d'une partie de la Flandre (Saint-Omer, les châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres) à la France.
On peut lire sur l'obélisque:
"En 1677, le 11 avril, a été livrée dans cette plaine une bataille décisive.
Elle fut cause de l'annexion de cette contrée à la France".
.......................................................................................................
Dunqueverque...Le 11 octobre 1646..
-Le duc d'Enghien accompagné du roi Louis 14, roi soleil visite les alentours des nouvelles terres conquises...

Jean Bart
« Jean Bart avait la taille au-dessus de la médiocre,
le corps bien fait, robuste et capable de résister à toutes les fatigues de la mer.
Il avait les traits du visage bien formés, les yeux bleus,
le teint beau, les cheveux blonds, la physionomie heureuse et tout à fait avenante.
Il avait beaucoup de bon sens,
l'esprit net et solide, une valeur ferme et toujours égale.
Il était sobre, vigilant et intrépide;
aussi prompt à prendre son parti, que de sang-froid à donner ses ordres dans le combat,
où on le vit toujours avec cette présence d'esprit si rare et si nécessaire en de semblables occasions.
Il savait parfaitement son métier, et il le fit avec tant de désintéressement, d'approbation et de gloire,
qu'il ne dut sa fortune et son élévation qu'à sa capacité et à sa valeur. »
jeunesse et débuts dans la flotte des Provinces-Unies (1650-1672]
Jean Bart
naît le 21 octobre 1650, et est baptisé le lendemain 22 octobre.
Jean Bart naît dans une famille de marins, de militaires et de corsaires dunkerquois.
Il est le second des huit enfants de Jean-Cornil Bart (v. 1619-1668)
qui combat pour le compte des Provinces-Unies
et meurt au combat contre les Anglais et de Catherine Bart (1625-1682), née Jansen Rodrigues, femme d'origine espagnole.
Sa langue maternelle est le flamand.
Avant lui, son aïeul, Cornil Weus, vice-amiral,
combat les Hollandais au début de la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Son arrière-grand-père, Michel Jacobsen (1560-1632)
se distingue au service de la couronne d'Espagne, en ramenant l'Invincible Armada après sa tentative ratée d'invasion de l'Angleterre en 1588.
Il est nommé vice-amiral par Philippe IV d'Espagne.
En 1622, son grand-oncle, Jan Jacobsen, lui aussi au service de l'Espagne, se fait sauter avec son navire,
le Saint-Vincent,
plutôt que de se rendre.
Son fils, Gaspard Bart, oncle de Jean Bart,
est mousse à bord du Saint-Vincent,
il survit au sabordage du navire,
mais il mourra plus tard au combat.
Michel Bart, un autre fils de Gaspart Bart,
corsaire,
meurt au combat contre les Hollandais.
Ses aïeux sont capitaines de navire corsaire mais son père Jean-Cornil n'est que second.
La légende d'un Jean Bart fils de pêcheur, sans éducation et grossier est contredite par les faits :
il est issu d'une famille d'excellents officiers ayant servi la marine espagnole et dunkerquoise.
Après lui, la tradition familiale se perpétue puisque ses frères Cornil, Gaspard, et Jacques Bart, seront tous les trois corsaires.
Son fils François-Cornil Bart servira lui dans la Marine royale et sera nommé vice-amiral du Ponant par Louis XIV.
Enfin, Le 27 mars 1759, à bord de la Danaé,
son neveu Pierre-Jean Bart et son fils Benjamin, mourront au service de la France en tentant de forcer un blocus anglais près des côtes de la Manche afin de ravitailler la ville de Québec alors sur le point d'être assiégée.
Pendant ses premières années, sa ville natale, Dunkerque est l'objet de plusieurs affrontements entre les grandes puissances européennes de l'époque.
Le 16 septembre 1652,
Dunkerque passe entre les mains de l'Espagne.
L'armée de Turenne reprend la ville après la bataille des Dunes le 23 juin 1658.
Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés à la France.
Peu après la ville redevient française, Louis XIV l'ayant rachetée à Charles II d'Angleterre.
Jean Bart, en flamand Jan Bart ou Jan Baert,
né le 21 octobre 1650 à Dunkerque (comté de Flandre) et mort
le 27 avril 1702 dans cette même ville (Flandre française),
est un corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.
Il y fait son entrée le 2 décembre 1662.
En 1662,
Jean Bart a onze ans et huit mois ......
lorsqu'il s'engage comme mousse sur un navire de contrebande.
Le capitaine de ce navire, Jérôme Valbué,
pilote hauturier des bâtiments du roi,
est un homme assez instruit, y compris en astronomie,
et c'est en sa compagnie que le jeune Jean Bart effectue ses premières sorties en mer.
Il commence à naviguer à quinze ans sous les ordres de Michiel de Ruyter et participe en 1667 à la campagne de la Tamise.
Pendant la guerre de Hollande,
il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises
En 1666, la France s'allie avec les Provinces-Unies ...contre l'Angleterre.
Le père de Jean Bart trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais.
Lui-même est d'abord embarqué comme lieutenant sur le Cochon Gras, chargé de surveiller les Anglais.
Durant l'été, il s'engage comme matelot sur le Sept Provinces,
navire hollandais, sous les ordres de l'amiral Michiel de Ruyter.
En juin 1667, la flotte hollandaise remonte la Tamise et la Medway et assiège Londres,
puis les Anglais et les Hollandais signent le traité de Breda.
De Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin :
Le Canard Doré.
Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande) en 1672,
Jean Bart servait alors en qualité de second lieutenant sur un bâtiment flessingois.
Il regagne la France en compagnie de son ami Charles Keyser.
En 1673,
il embarque comme second à bord de l'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course.
L'année suivante, il commande Le Roi David,
galiote armée de deux canons.
Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais.
Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne.
Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise,
le 16 mai d'un dogre.
Cette année-là, huit autres prises complètent le tableau.
En avril 1676, il embarque sur La Royale,
armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche.
Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux.
En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie.
Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.
Le 3 février 1675,
à l'âge de vingt-cinq ans,
il épouse Nicole Goutier ou Gontier (1659-1682, fille d'un riche aubergiste, elle lui apporte une dot respectable de 10 000 livres),
âgée de seize ans, à qui il offre, en guise de cadeau de mariage,
L'Espérance, une frégate légère de 10 canons, dont il s'était emparé aux dépens des Provinces-Unies.
L'année même de son mariage, il capture vingt bâtiments.
En 1676, il rencontre une flotte de busses,
escortée par une frégate légère de 12 canons.
Il l'attaque et se rend maître de trois des busses et de la frégate.
Quatre jours plus tard, il capture dix autres busses et une frégate de 12 canons.
Chargé, par des armateurs particuliers, de commander une frégate de 24 canons et de 150 hommes d'équipage,
il découvre, en compagnie de quatre autres corsaires dunkerquois,
une flotte marchande convoyée de trois frégates, la rejoint à hauteur d'Ostende et la bat, après un combat de trois heures.
Le 7 septembre 1676, il enlève seul une frégate hollandaise de 36 canons qui escortait un grand nombre de busses.
Pour l'année 1676, le nombre de prises effectuées par Jean Bart s'élève à dix-sept.
Il commence à attirer l'attention du ministre de la Marine Colbert et du roi lui-même qui lui envoie une chaîne en or en guise de récompense.
À bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons,
Jean Bart prend la mer à la tête d'une flottille de six navires en 1677, flottille qui s'empare d'une vingtaine de vaisseaux.
À bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean Bart arraisonne un quatre-mâts hollandais. Au large de l'île de Texel,
en juin 1678, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Schiedam, une frégate de 24 canons de la flotte hollandaise.
Jean est gravement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes.
Le Schiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque.
À bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août,
la France et la Hollande signent le traité de Nimègue,
mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.
La paix avec l'Angleterre et la Hollande...
La paix signée, Jean Bart rejoint la Marine royale sur la recommandation du célèbre Vauban et,
le 8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau.
La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est un temps désœuvré.
En 1681, trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen.
Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons.
Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France.
La mère de Jean Bart meurt, suivie quelques mois plus tard par sa fille, et en fin d'année sa femme Nicole, alors âgée de vingt-trois ans.
En 1683,
la France est en guerre contre l'Espagne.
Jean Bart capture un vaisseau espagnol chargé de transporter 350 hommes de troupe et le ramène à Brest.
La même année, il embarque avec le 1er marquis d'Amblimont,
sur Le Modéré, et contribue à la prise de deux vaisseaux espagnols dans le voisinage de Cadix.
Cependant, la marine espagnole étant bien plus faible que la marine française,
Charles II d'Espagne signe vite une trêve.
Le 14 août 1686,
il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697)
En 1688,
la France alliée au Danemark et à l'Empire ottoman,
entre en guerre contre la ligue d'Augsbourg qui réunit
l'Angleterre,
l'Allemagne,
l'Espagne,
les Pays-Bas,
la Savoie et
la Suède.
Escorteur en Manche et captivité en Angleterre (1689
Fait prisonnier avec
Claude de Forbin (1656-1733) avec qui Jean Bart partage sa captivité à Plymouth
en 1689
Jean Bart et Forbin s'échappant d'Angleterre
En 1689, Jean Bart quitte Dunkerque en compagnie de Claude de Forbin pour escorter des convois,
le premier avec une petite frégate La Raillause de 24 canons,
le second avec une plus petite encore baptisée Les Jeux.
Au cours d'un premier combat, ils se rendent maîtres - après un sanglant abordage - d'un corsaire hollandais venu en reconnaissance, et le conduisent à Brest avec les bâtiments qu'il escortait.
Mais une seconde affaire, quoique non moins brillante, ne leur réussit pas aussi bien.
Ils convoyaient vingt bâtiments, quand, au large de l'Île de Wight,
ils sont pris en chasse par deux vaisseaux anglais, de 50 canons chacun.
Refusant la capture des navires marchands qu'ils escortaient,
les deux officiers décident d'engager le combat, mais ne pouvant lutter contre la supériorité des forces anglaises, ils sont battus,
faits prisonniers et envoyés à Plymouth.
Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.
« Malgré les blessures nombreuses qu'ils avaient reçues et malgré leur captivité,
les deux braves marins n'étaient point perdus pour la France.
Ils usèrent bientôt d'adresse, gagnèrent tout d'abord un matelot d'Ostende qui leur procura une lime, à l'aide de laquelle ils scièrent peu à peu les barreaux de fer de leur fenêtre;
ils réussirent à cacher leur opération jusqu'à ce que leurs blessures commençassent à se guérir.
Ayant ensuite mis dans leurs intérêts deux mousses qu'on leur avait donnés pour leur service, ils s'emparèrent par leur intermédiaire d'un canot norvégien dont le batelier était ivre-mort,
descendirent une nuit par la fenêtre de la prison au moyen de leurs draps, et s'embarquèrent sur le petit canot avec autant d'assurance que si c'eût été un vaisseau amiral.
Jean Bart maniait l'aviron aidé seulement des deux mousses ; Forbin ne le pouvait à cause de ses blessures encore saignantes.
Ils traversèrent ainsi la rade de Plymouth, au milieu de vingt bâtiments qui criaient de tous côtés :
« Où va la chaloupe? » et auxquels Jean Bart, qui avait l'avantage sur Forbin de savoir l'anglais, répondait fishermen,
c'est-à-dire : pêcheurs !
Enfin, après avoir fait sur leur chétive embarcation soixante-quatre lieues dans la Manche, en moins de quarante-huit heures, ils prirent terre avec une inexprimable joie, à un village situé à six lieues de Saint-Malo,
où ils apprirent que le bruit de leur mort était généralement répandu...
Quinze jours après son évasion,
le 20 juin 1689,
Jean Bart est nommé capitaine des vaisseaux du roi, en récompense de son dévouement à sauver la flotte marchande.
Le 13 octobre de la même année,
après sept années de veuvage, et alors qu'il est âgé de trente-neuf ans, il épouse Jacqueline Tugghe, en secondes noces.
À la tête de trois frégates légères,
il s'empare, sur les côtes de Hollande, d'une galiote transportant des troupes pour le prince d'Orange,
et de trois autres bâtiments qu'il rançonne de 3 800 florins.
Combats en Manche et blocus de Dunkerque (1690-1691)
L'année suivante, il reçoit le commandement de la frégate L'Alcyon au sein de la flotte conduite par Tourville,
vice-amiral de la flotte du Levant, destinée à agir contre les forces navales combinées d'Angleterre et de Hollande.
Il prend part à la bataille du cap Béveziers,
remportée par Tourville,
le 10 juillet 1690, ainsi qu'à la fameuse campagne du Large
effectuée par l'illustre amiral, entre juin et août 1691.
Mais cette année-là, Jean Bart se distingue surtout par son extraordinaire sortie de Dunkerque avec une escadre placée sous ses ordres.
Deux ans auparavant, Jean Bart avait soumis au département de la marine un projet d'expédition pour ruiner le commerce des Hollandais en mer du Nord,
lorsque le ministre de Pontchartrain
lui donne l'autorisation et les moyens de l'exécuter.
À cette occasion, Forbin, est à nouveau placé sous ses ordres. De 1690 à 1693, Jean Bart détruit plus de 150 busses harenguières hollandaises pour affamer leur pays,
ce qui lui vaut des Hollandais le titre de « maxima pirata .
Apprenant qu'un armement se préparait à Dunkerque,
une flotte de trente-cinq à quarante vaisseaux anglais vient bloquer la rade de Dunkerque.
Après quinze jours passés dans la rade avec sept frégates et un brûlot, sans que les Anglais et les Hollandais jugent utile de l'attaquer ;
Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot.
Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie
et de deux navires d'escorte anglais.
Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège,
alors en paix avec la France,
Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Écosse, où il pille un château et incendie quatre villages...
a suivre...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bart#Naissance_dans_une_famille_de_marins_et_de_corsaires
wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Le 27 Octobre 1662, la ville de Dunkerque est achetée par Louis XIV au roi d' Angleterre et devient définitivement Française ...
Voici une gravure représentant " le Roi Soleil" qui y fait une entrée triomphale le 2 Décembre 1662 ...
L'histoire du Dunkerquois Morins...
..---.........Revenons au début....
https://fr.wikipedia.org/wiki/Belges..
L'histoire du Dunkerquois Morins est lié avec
l' histoire de la Belgique..
Préhistoire:
Allée couverte de Wéris (dolmen du Nord, Wéris I).
La plus ancienne trace de présence humaine dans les territoires qui forment actuellement la Belgique a été trouvée à Hallembaye, aux environs de la montagne Saint-Pierre (province de Liège),
et date d'environ 800 000 ans.
Ensuite, aux environs de 400 000 av. J.-C.,
des hommes s'installent au bord de la Meuse.
De 250 000 à 35 000 av. J.-C.,
ces territoires sont peuplés de Néandertaliens surtout dans la province de Liège (Grottes Schmerling aux Awirs) et dans la province de Namur (Homme de Spy).
Des traces de néandertaliens sont trouvées en 2014 en Flandre,
à Wavre-Sainte-Catherine..1,2.
À partir de 30 000 av. J.-C.,
l'homme de Néandertal fait place à l'homme moderne.
Il ne faut pas oublier qu'au cours des maximums glaciaires,
le niveau de la mer était beaucoup plus bas et on pouvait aller de la Gaule vers la Bretagne à pied sec.
La montée des eaux de la mer du Nord a possiblement déplacé les populations qui résidaient sur le Doggerland vers les rives du continent (dont la Belgique) et des îles britanniques.
Des vestiges de l'époque néolithique existent à Spiennes où se trouvait une mine préhistorique de silex.
Le Néolithique en Belgia ou Belgica,ou de nos jours la Belgique commence avec l'arrivée des groupes attribués au Rubané récent,
vers 5 300 avant notre ère,
venant de l'est par le couloir danubien.
Le Néolithique moyen est connu par une colonisation plus étendue et l'exploitation des mines de silex sur plusieurs gisements notamment à Spiennes (Hainaut).
De tels sites sont associés aux habitats Michelsberg sur le plateau lœssique nord de la Meuse, comprenant souvent des villages fortifiés avec des enceintes, des palissades et/ou des fossés.
Le Néolithique récent est représenté par des mégalithes
(par exemple, des dolmens de Wéris et près de Durbuy),
attribuées à la culture « Seine-Oise-Marne »..3.

La culture d'Hilversum;
datée entre 1 870 et 1 050 ans av. J.-C.,
qui est probablement l'héritière de la culture campaniforme,
ou mieux de la régionalisation du faciès appelé culture campaniforme à barbelures (2 100 - 1 800 av. J.-C.)
marque dans la région le passage à l'Âge du bronze ancien et moyen.
La culture des champs d'urnes est présente sur le territoire de la Belgique où 27 sites connus en 2007..4, principalement autour des vallées de la Lys et de l'Escaut à partir du xie siècle av. J.-C....5.
En 500 av. J.-C., habitées par des Celtes,
ces régions subissent les influences et commercent avec le monde méditerranéen.
Dès 150 av. J.-C.,
les premières monnaies celtes font leur apparition.
Les diverses tribus celtes vivant sur ces territoires à cette époque étaient: les Éburons,
les Aduatiques,
les Nerviens,
les Ménapiens,
les Morins, et
les Rèmes.
Les écrits de Jules César De Bello Gallico (I et II) forment le début de l'histoire écrite.
« De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».
Ainsi parlait Jules César des tribus qui ont donné tant de fil à retordre à ses légions.
Cette citation (légèrement amputée) est toujours présente dans les manuels scolaires actuels.
Jules César justifiait ainsi les cinq années (à compter de 57 av J.C.) dont il avait eu besoin pour faire plier ces féroces guerriers.
Les régions septentrionales de la Gaule peuplées par les Belgae seront divisées en tant que Provincia belgica
lors de sa réorganisation par l'empereur Auguste.
Chefs politiques et militaires :
Rome :Empereurs :
Septime Sévère (146 - 211), règne de 193 à 211.
Caracalla (188 - 217), règne de 211 à 217.
Héliogabale (203 - 222), règne de 218 à 222
Sévère Alexandre (208 - 235), règne de 222 à 235.
Maximin Ier le Thrace (173 - 238), règne de 235 à 238.
Gordien III (225 - 244), règne de 238 à 244.
Philippe l'Arabe (204 - 249), règne de 244 à 249.
Valérien (195 - 260), règne de 253 à 260.
Gallien (218 - 268), règne de 253 à 268.
Aurélien (214 - 275), règne de 270 à 275.
Probus (232 - 282), règne de 276 à 282.
Dioclétien (244 - 311), règne de 284 à 305.
Maximien Hercule (250 - 310), règne de 286 à 305.
Ier millénaire • IIe millénaire • IIIe millénaire
xie siècle • xiie siècle • xiiie siècle • xive siècle • xve siècle
xvie siècle • xviie siècle • xviiie siècle • xixe siècle • xxe siècle
Le premier siècle commence le 1er janvier 1 et finit le 31 décembre 100.
Europe:
L'histoire du Dunkerquois Morins est lié avec
l' histoire de la Belgique..
Préhistoire:
Allée couverte de Wéris (dolmen du Nord, Wéris I).
La plus ancienne trace de présence humaine dans les territoires qui forment actuellement la Belgique a été trouvée à Hallembaye, aux environs de la montagne Saint-Pierre (province de Liège),
et date d'environ 800 000 ans.
Ensuite, aux environs de 400 000 av. J.-C.,
des hommes s'installent au bord de la Meuse.
De 250 000 à 35 000 av. J.-C.,
ces territoires sont peuplés de Néandertaliens surtout dans la province de Liège (Grottes Schmerling aux Awirs) et dans la province de Namur (Homme de Spy).
Des traces de néandertaliens sont trouvées en 2014 en Flandre,
à Wavre-Sainte-Catherine..1,2.
À partir de 30 000 av. J.-C.,
l'homme de Néandertal fait place à l'homme moderne.
Il ne faut pas oublier qu'au cours des maximums glaciaires,
le niveau de la mer était beaucoup plus bas et on pouvait aller de la Gaule vers la Bretagne à pied sec.
La montée des eaux de la mer du Nord a possiblement déplacé les populations qui résidaient sur le Doggerland vers les rives du continent (dont la Belgique) et des îles britanniques.
Des vestiges de l'époque néolithique existent à Spiennes où se trouvait une mine préhistorique de silex.
Le Néolithique en Belgia ou Belgica,ou de nos jours la Belgique commence avec l'arrivée des groupes attribués au Rubané récent,
vers 5 300 avant notre ère,
venant de l'est par le couloir danubien.
Le Néolithique moyen est connu par une colonisation plus étendue et l'exploitation des mines de silex sur plusieurs gisements notamment à Spiennes (Hainaut).
De tels sites sont associés aux habitats Michelsberg sur le plateau lœssique nord de la Meuse, comprenant souvent des villages fortifiés avec des enceintes, des palissades et/ou des fossés.
Le Néolithique récent est représenté par des mégalithes
(par exemple, des dolmens de Wéris et près de Durbuy),
attribuées à la culture « Seine-Oise-Marne »..3.

La culture d'Hilversum;
datée entre 1 870 et 1 050 ans av. J.-C.,
qui est probablement l'héritière de la culture campaniforme,
ou mieux de la régionalisation du faciès appelé culture campaniforme à barbelures (2 100 - 1 800 av. J.-C.)
marque dans la région le passage à l'Âge du bronze ancien et moyen.
La culture des champs d'urnes est présente sur le territoire de la Belgique où 27 sites connus en 2007..4, principalement autour des vallées de la Lys et de l'Escaut à partir du xie siècle av. J.-C....5.
En 500 av. J.-C., habitées par des Celtes,
ces régions subissent les influences et commercent avec le monde méditerranéen.
Dès 150 av. J.-C.,
les premières monnaies celtes font leur apparition.
Les diverses tribus celtes vivant sur ces territoires à cette époque étaient: les Éburons,
les Aduatiques,
les Nerviens,
les Ménapiens,
les Morins, et
les Rèmes.
Les écrits de Jules César De Bello Gallico (I et II) forment le début de l'histoire écrite.
« De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».
Ainsi parlait Jules César des tribus qui ont donné tant de fil à retordre à ses légions.
Cette citation (légèrement amputée) est toujours présente dans les manuels scolaires actuels.
Jules César justifiait ainsi les cinq années (à compter de 57 av J.C.) dont il avait eu besoin pour faire plier ces féroces guerriers.
Les régions septentrionales de la Gaule peuplées par les Belgae seront divisées en tant que Provincia belgica
lors de sa réorganisation par l'empereur Auguste.
Chefs politiques et militaires :
Rome :Empereurs :
Septime Sévère (146 - 211), règne de 193 à 211.
Caracalla (188 - 217), règne de 211 à 217.
Héliogabale (203 - 222), règne de 218 à 222
Sévère Alexandre (208 - 235), règne de 222 à 235.
Maximin Ier le Thrace (173 - 238), règne de 235 à 238.
Gordien III (225 - 244), règne de 238 à 244.
Philippe l'Arabe (204 - 249), règne de 244 à 249.
Valérien (195 - 260), règne de 253 à 260.
Gallien (218 - 268), règne de 253 à 268.
Aurélien (214 - 275), règne de 270 à 275.
Probus (232 - 282), règne de 276 à 282.
Dioclétien (244 - 311), règne de 284 à 305.
Maximien Hercule (250 - 310), règne de 286 à 305.
Ier millénaire • IIe millénaire • IIIe millénaire
xie siècle • xiie siècle • xiiie siècle • xive siècle • xve siècle
xvie siècle • xviie siècle • xviiie siècle • xixe siècle • xxe siècle
Le premier siècle commence le 1er janvier 1 et finit le 31 décembre 100.
Europe:
27 av. J.-C.-476 : L'Empire romain domine tout le bassin méditerranéen.
Pax Romana.
Haut-Empire romain17.
27 av. J.-C.-68 : dynastie des Julio-Claudiens.
12 av. J.-C. :
occupation romaine de la Germanie sous Auguste.
Vers 1-400 : âge du fer romain en Scandinavie.
43-83 : conquête romaine de la Grande-Bretagne.
69-96 : dynastie des Flaviens.
À la fin du siècle, les Finnois d'Estonie s'établissent au sud de la Finlande.
Selon Jordanès, historien goth du vie siècle,
les Goths, originaires de Suède,
franchissent la mer Baltique pour s'installer sur les rives de la Vistule.
Des poèmes scandinaves, retranscrits tardivement (Sigurdr ou la parole donnée, La saga de Hervör et du roi Heidrekr, xiie et xiiie siècles ), attestent de la migration des Goths vers l'Est et de celle des Burgondes, venus de Norvège (Borgung) ou du Danemark (Bornholm, ancien Burgundarhólmr), vers le sud-ouest.
Au iiie siècle, les Goths migrent vers le sud et on les trouve dans l'estuaire du Danube sur les bords de la mer Noire.
Pline l'Ancien évoque le peuple des Vénètes qui peuplent la vallée de la Vistule « jusqu'au golfe des Vénètes » (la Baltique).
Tacite hésite s'il faut les considérer comme Germains ou Sarmates,
car leurs coutumes ressemblent à celles de ces deux peuples.
Une lampe à huile décorée du chandelier à sept branches découverte à Orgon, en Provence, témoigne de la présence juive en France pendant la seconde moitié du siècle.
Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ;
ils repoussent les Marcomans et les Quades sur le limes vers 167-180), puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 :
les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le iiie siècle (ou 3e siècle) commence le 1er janvier 201 et finit le 31 décembre 300.
Début de la transgression marine Dunkerque ..II. La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
Elle est suivie au viiie siècle par la régression carolingienne...
193-235 : dynastie des Sévères à Rome...
235-285 : crise de l'Empire romain ;
la période dite de l'anarchie militaire est marquée par:
les invasions barbares,
les guerres civiles,
les révoltes armées,
sécessions de provinces.
Chute du limes de Germanie.
Redressement à la fin du siècle (voir aussi tétrarchie).
238 : les Goths, partis des rives de la Vistule, atteignent la mer Noire...
249-250 : persécution de Dèce contre le christianisme.
267-269 : poussée des peuples germaniques sur les Balkans ;
Goths,
Gépides,
Hérules,
Bastarnes.
Premières mentions des Eruli (Hérules), grands experts en runes,
présent du Danemark (Jylland) à la mer Égée, par la Russie et la mer Noire.
Le Ier millénaire de notre ère a commencé le 1er janvier de l'année suivant la date conventionnelle de la naissance de Jésus
et s'est achevé le 31 décembre 1000 du calendrier julien.
Le Ier millénaire av. J.-C. a débuté le 1er janvier -1000 et s'est achevé le 31 décembre -1 dans le calendrier julien proleptique.
--
Il s'étend entre les jours juliens 1 721 423,5 à 2 086 672,5 inclus
Europe:
Vers 1-400 : âge du fer romain en Scandinavie.
Les Danes, venus de Suède du Sud,
s'installent au Danemark pendant l'âge du fer romain.
Les Scandinaves, par divers intermédiaires, nouent des liens commerciaux intermittents avec le monde romain
(objets d'origine romaine dans les tombes).
Les échanges portent aussi sur des esclaves des deux sexes et le cuir.
Il est probable que les Frisons aient joué un rôle important de relais par le Rhin, mais il existe d'autres itinéraires par le Danube et la Bohême (Marcomans) ou au départ de Gotland par l'Elbe, l'Oder ou la Vistule.
Une voie mène déjà à la mer Noire par les fleuves et les lacs russes.
ier – ve siècle :
occupation du site frison de Feddersen Wierde dans l'estuaire de la Weser (terp)63.
ier siècle au iie siècle : paix romaine et apogée de l'Empire romain (Haut-Empire) ;
c'est la Pax romana, suivi de l'anarchie militaire et de la crise du troisième siècle (235).
64 : grand incendie de Rome sous le règne de Néron ;
79 : éruption du Vésuve, relatée par Pline le Jeune ;
105-115 : invasion de la Dacie et de la Mésopotamie par l'empereur Trajan,
plus grande extension de l'Empire romain.
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbb
La première transgression marine dunkerquienne s'est déroulée durant le VIe millénaire av. J.-C..
Elle conduit à l'occupation de la plaine flamande par les eaux.
Elle est suivie au ier siècle par une régression marineb 2.
iiie siècle : début de la deuxième transgression marine dunkerquienne.
La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
Elle est suivie au viiie siècle par la régression carolingienne.
A partir de l'an 250, c'est le début de la plus importante transgression dunkerquienne, c'est à dire que la mer monte de 10 à 12 mètres, les salines, submergées, sont abandonnées.
http://sciences.gloubik.info/spip.php?article1020
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Flandre
284-476 : Bas-Empire romain.
Statue des quatre tétrarques, érigée par Constantin au Philadelphion de Constantinople.
293-324 : Tétrarchie ; l'Empire romain est divisé en quatre parties.
313 : Constantin et son collègue Licinius tiennent des conférences à Milan pour instaurer la paix sociale dans l'Empire romain.
Ce qui est improprement appelé « Édit de Milan » instaure la liberté de culte, marque la fin de la persécution des chrétiens dans la Rome antique et le début de la Paix de l'Église.
325 : concile de Nicée, premier concile œcuménique.
Le christianisme est adopté par les rois d'Arménie (301),
de Géorgie (334),
d'Aksoum (vers 341-346) ,
les Goths (à partir de 341).
En 380, l'Édit de Thessalonique fait du christianisme la seule religion de l'Empire romain.
330 : inauguration de Constantinople, la nouvelle capitale de l'Empire romain.
375 : début des Invasions barbares ou Grandes migrations jusqu'à la chute de Rome en 476.
375-455 : Empire hunnique.
395 : partage de l'Empire romain en empire d'Orient et d'Occident.
400-750 : maxima glaciaire attesté par la tourbière du glacier de Fernau (Tyrol).
400-600 : âge du fer germanique ancien en Scandinavie.
410 : sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric.
451 : défaite des Huns d'Attila aux champs Catalauniques.
476 : chute de l'Empire romain d'Occident.
Les Royaumes barbares se substituent à l'Empire en Occident,
mais la civilisation romaine perdure.
Les rois barbares sont eux-mêmes romanisés et se considèrent comme les héritiers de l'Empire,
faisant une allégeance théorique à l'Empire byzantin.
476-987 : Haut Moyen Âge en Occident.
496 : Remi, évêque de Reims, baptise Clovis Ier, évènement interprété au xviie siècle comme la naissance de la monarchie française.
500-800 : migration des tribus hongroises de l'Oural (Magna Hungaria) à la région de la mer Noire (Levédia, puis Etelköz).
527-565 : apogée de l'Empire byzantin sous le règne de Justinien Ier. Reconquête de l'Afrique (533-534),
de l'Italie (535-553),
de la Bétique (554).
529 : fondation d'une abbaye sur le mont Cassin par Benoît de Nursie, établissement de la règle de Saint-Benoît.
Cet évènement est considéré comme l'acte fondateur du grand mouvement monastique européen.
541-767 : peste de Justinien.
550 : des tribus slaves traversèrent le Danube ;
les Avars et les Slaves assiègent Thessalonique en 586.
En 626, alliés aux Perses, ils échouent à prendre Constantinople.
Les Slaves s'établissent à l'intérieur des terres,
en Macédoine et en Thessalie, puis dans le Péloponnèse.
550-800 : âge de Vendel en Scandinavie,
du nom d'un site archéologique suédois (tombes à navire, tumuli funéraires des sites de Valsgärde (550) et de Vendel (500).
La Getica, de l'historien goth Jordanès, mentionne les Finnois (Scretefennae, les « Finnois qui glissent ») et établit que les Danes,
venus de Scanie, ont expulsé définitivement les Hérules du Danemark.
vie siècle : colonisation forte des Frisons et des Saxons sur le littoral flamand.
viie siècle : évangélisation du Nord-Ouest de l'Europe, fondation de monastères et d'évêchés.
Vers 650-965 : le khaganat Khazar soumet les Slaves de la Russie méridionale au tribut.
viiie – xe siècle : les cultures slaves de Louka-Raïkovetskaïa et de Romny-Borschevo sont attestées à l'ouest et à l'est du Dniepr.
Au nord de la Russie actuelle, les civilisations des « Longs kourganes » et des « grands tertres » (Sopki) sont peut-être slaves, finnoises ou baltes. Entre la Volga et l'Oka (Merïa) et autour du lac Ladoga (culture des tumuli de Ladoga), les sites archéologiques sont bien identifiés comme finnois ; au cours ixe siècle apparaissent progressivement des formations pré-étatiques : forteresses (Sarskoe68, Izborsk, Iskorosten, Supruty), armes (épées, sabres, cottes de maille) et pièces de harnachement de prestige appartenant à des chefs militaires et des guerriers professionnels. La Chronique des temps passés mentionne les principautés slaves des Polianes, des Drevlianes, des Drégovitchi, des Slovènes de Novgorod et les Polotchanes.
Ces peuples sont en contact avec les Khazars de la steppe et les Varègues de Scandinavie ;
ces derniers, installés dès 753 à Staraïa Ladoga,
sont à l'origine de la formation du premier État russe.
Des centres proto-urbains, où vit une population cosmopolite occupée au commerce et à l'artisanat apparaissent : Riourikovo Gorodichtche près de Novgorod, sur le Volkhov, Gnezdovo (en) près de Smolensk sur le Dniepr, Timerevo (en) sur la Volga, Kroutik sur le lac Beloïe.
Les nécropoles témoignent de l'installation d'un pouvoir militaire fort et de l'essor des élites. Selon la Chronique des temps passés,
en 862, Riourik devient le premier prince de Novgorod et
en 882, son successeur Oleg s'empare de Kiev et y établit la capitale de la Rus',
qui soumet les peuples slaves, finnois et baltes entre le lac Ladoga au nord et la steppe boisée au sud.
Après sa conversion au christianisme en 988,
la Russie médiévale reçoit l'influence déterminante de l'Empire byzantin.
711-726 : conquête musulmane de la péninsule Ibérique.
722-910 : point de départ de la Reconquista. Al-Andalus voit son territoire se réduire progressivement face aux royaumes chrétiens pour se limiter à l'émirat de Grenade (1238-1492).
730-787 et 815-843 : la crise iconoclaste divise l'empire byzantin.
750-1200/1230 : petit optimum climatique médiéval.
Retrait des glaciers dans les Alpes.
768-877 : le règne de Charlemagne roi des Francs, marque le début de la Renaissance carolingienne première période de renouveau culturel majeur au Moyen Âge.
En 800
il est sacré de Charlemagne à Rome par le pape Léon III,
acte fondateur de l'Empire carolingien.
793 : le premier raid viking sur l'Angleterre marque le début de l'âge des Vikings (793-1066) ;
dans une première phase ils mènent des incursions et Grande-Bretagne, en Irlande, dans l'Empire carolingien (après 834) jusqu'en Espagne (844). À l'est, les Varègues (mentionnés en 839 et en 859) installent une route commerciale sur les cours de la Volga et du Dniepr liée à Constantinople et aux États musulmans.
Dans une deuxième phase (850-900)
les Vikings organisent leurs expéditions dans des buts de conquête et de colonisation.
Les Norvégiens créent le royaume de Dublin en Irlande,
colonisent les îles Féroé vers 825,
puis l'Islande (874-930),
le Groenland (982) et fondent des établissements éphémères au Labrador et à Terre-Neuve vers l'an mille.
Les Danois établissent le royaume de Jórvík (York) en Angleterre (866-954).
Le Danelaw s'étend du nord vers le sud et les colons affluent.
En 911 le chef norvégien Rollon fonde le premier établissement durable sur le continent en recevant la Normandie au traité de Saint-Clair-sur-Epte.
827-902 : conquête musulmane de la Sicile qui reste sous domination musulmane jusqu'à la conquête normande achevée en 1091.
843 : partage de Verdun.
867-1057 : période d'expansion de l'Empire byzantin sous la dynastie macédonienne.
Il atteint son apogée sous Basile II (976-1025)
.878 : achèvement de la conquête de la Sicile par les Aghlabides.
909 : fondation de l'ordre de Cluny.
962 : Othon Ier couronné empereur à Rome.
Début de la Renaissance ottonienne.
-Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe:
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana..8.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome..
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ; ils repoussent:
les Marcomans et
les Quades sur les limes vers 167-180),
puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 : les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le IIIe millénaire
du calendrier grégorien a commencé le 1er janvier 2001 et se terminera le 31 décembre 3000.
Il s'étend entre les jours juliens 2 451 910,5 à 2 817 152,5 inclus1,2.
La civilisation de l'Égypte antique a connu un IIIe millénaire avant l'ère chrétienne.
Le IIIe millénaire de la civilisation chinoise commença alors que la ville de Rome était juste fondée, et s'étendit jusqu'au début de l'ère chrétienne.
Cette province impériale est beaucoup plus importante que la Belgique actuelle.
Elle recouvre tout le Nord-Est de la France actuelle,
de la mer du Nord à la Franche-Comté,
ainsi qu'une partie de l'Allemagne et des Pays-Bas actuels.
Elle est cependant divisée vers 84 avec la création de la Germanie inférieure (qui comporte une partie du territoire belge actuel) et de la Germanie supérieure.
En 297,avant J.C
celle-ci est de nouveau divisée, en Belgica prima et Belgica secunda.
La présence romaine apporte quatre siècles d'organisation romaine à la région.
La sécurité des frontières face aux Germains est assurée par les légions et des auxiliaires francs (dont la présence précoce dans le nord de la future Belgique est à l'origine de la frontière linguistique).
Les premières voies romaines de communication sont créées en reprenant souvent des voies gauloises,
d'une part entre Boulogne et Cologne,
d'autre part entre Reims et Trèves.
Plusieurs bourgs sont créés à l'intersection de ces axes,
tels par exemple Arlon et Bavay, ou encore Tongres et Tournai.
Le latin, utilisé par les fonctionnaires romains et les marchands,
devient la langue administrative et le latin populaire supplante le celtique.
Le christianisme s'impose rapidement au iiie siècle après la conversion de l'empereur Constantin et la fondation d'un évêché à Tongres.
Voir aussi :
liste des peuples celtes de Belgique.
Après les grandes invasions du ive siècle et ve siècle,
la région devient le cœur du premier royaume franc,
dont la capitale est Tournai sous Childéric Ier.
Vers 496, Clovis (466-511),
roi des Francs, reçoit le baptême à Reims et abandonne Tournai pour Paris.
La christianisation massive débute en 630, avec le soutien des moines.
Carte du territoire de la Belgique actuelle avec les sièges épiscopaux et les abbayes au viie siècle.
Les abbayes donneront naissance à des villages et même à quelques villes.
Sous l'impulsion de l'empereur Charlemagne, qui agrandit son empire,
la vallée de la Meuse devient le centre politique et économique de l'empire franc.
Il s'installe à Aix-la-Chapelle (796) pour le centraliser dans ses territoires.
À Charlemagne succéda Louis le Pieux.
en 829
Son règne fut marqué à partir de 829 par les querelles entre le souverain et ses fils,
Lothaire, Pépin, Louis et Charles.
Louis le Pieux mourut en 840 et les luttes entre ses trois fils survivants reprirent de plus belle.
En août 843 est enfin conclu le traité de Verdun,
qui divise l'Empire entre les trois petits-fils de Charlemagne.
Le royaume de Lothaire, qui s'étendait de la Méditerranée, par l'Italie, la Provence, la Bourgogne, l'Alsace, jusqu'à la mer du Nord,
était borné à l'ouest par l'Escaut et à l'est par le Rhin.
Les terres à l'ouest de l'Escaut (le futur marquisat de Flandre)
revenaient à Charles le Chauve.
Si ce traité a une importance exceptionnelle, ce n'est pas qu'il fût destiné à demeurer définitif ;
la plupart de ses dispositions n'eurent qu'une durée éphémère,
mais les circonstances firent que l'Escaut continua d'être une ligne de séparation, pendant des siècles, entre la France et l'Allemagne,
tandis que le Rhin devint, dans toute l'acception du mot, un fleuve frontière...
Lothaire mourut le 29 septembre 855 ;
il avait divisé son royaume entre ses trois fils (Traité de Prüm).
Ce fut Lothaire II qui obtint la partie septentrionale,
le territoire entre la mer du Nord et le Jura,
auquel s'attacha spécialement le nom de Lotharingie (Lotharii regnum)...
Quand le roi de Lotharingie mourut le 8 août 869,
Charles et Louis, ses deux oncles, se disputent ses États, et, au mépris des droits du seul fils survivant de Lothaire Ier (Louis II, roi d'Italie),
ils finissent par se les partager à Meerssen, sur la Meuse, en août 870.... La Meuse servait de ligne de démarcation depuis la frontière du pays frison jusqu'à Liège ;
à cet endroit, la limite suivait l'Ourthe jusqu'à sa source..8.
Le traité de Meerssen donnait ainsi aux Carolingiens de France la plus grande part de la rive gauche...
Mais la mort inopinée de l'héritier de Charles le Chauve,
Louis le Bègue (10 avril 879) amena de nouvelles complications ; quelques-uns de ses conseillers, l'abbé-chancelier Gozlin et le comte de Paris, Conrad, refusèrent de reconnaître ses jeunes fils,
Louis III et Carloman,
et ils invitèrent le roi de Francia orientalis, Louis le Jeune, à prendre possession du pays...
Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique,
se mit en marche par Metz et Verdun et, dans l'impossibilité où ils étaient de lui opposer une résistance efficace, les grands demeurés fidèles aux princes préférèrent abandonner à l'agresseur la partie occidentale de la Lotharingie (été de 879).
De cette manière, tout le royaume de Lothaire II et par conséquent la Belgique du Rhin à l'Escaut se trouva rattaché à la Francia orientalis.
Le traité de Ribemont (février 880) confirma les arrangements de l'année précédente....
Seul le marquisat de Flandre demeurait aux fils de Louis le Bègue.
Charles le Gros réunit temporairement les deux royaumes de 885 à 887, mais sa faiblesse, son incapacité au milieu des périls dont les Normands menaçaient l'Europe centrale,
provoquèrent sa déposition (Trebur, novembre 887).
Les destinées des deux royaumes tendirent alors de plus en plus à se séparer....
Période féodale..
Zwentibold reçut en 895 d'Arnulf de Carinthie le gouvernement de la Lotharingie avec titre de roi.
Quand il mourut en 900, la Lotharingie revint à la Germanie....
En France, les ascendants des Capétiens et les Carolingiens se disputent le trône.
Les souverains du royaume occidental essaient à plusieurs reprises de s'emparer de la Lotharingie...
Charles le Simple envahit ainsi le pays en 911.. et ce n'est qu'en 923 que Henri Ier parvint à réunir la Lotharingie à l'Allemagne.
Cette situation ne subira plus de modification essentielle durant tout le Moyen Âge....
À la fin du xe siècle, la Basse-Lotharingie s'étend de l'Escaut jusqu'à la Saxe et la Hesse.
Au nord, elle est bordée par la Frise.
Sur ce territoire se développent des fiefs, comtés et seigneuries quasi indépendants, tels les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, les comtés de Hainaut, de Namur et la Principauté de Liège.
À partir de la fin du xiiie siècle plusieurs batailles ont lieu entre le roi de France et les communes de Flandre,
les comtes étant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.
La garnison française à Bruges est massacrée lors de la révolte des Mâtines de Bruges le 18 mai 1302,
et l'ost royal est écrasé par les milices communales à la bataille de Courtrai, dite « des éperons d'or »
le 11 juillet de la même année.
Cette bataille est aujourd'hui considérée comme la naissance de la nation flamande, bien que la Flandre actuelle et le comté de Flandre de l'époque ne se recouvrent que partiellement.
Philippe le Bel obtiendra sa revanche à la bataille de Mons-en-Pévèle
le 18 août 1304.
Jusqu'en 1795, le territoire actuel de la Belgique était principalement divisé en deux pays distincts :
En 895 aprés J.C
les Pays-Bas du Sud et la principauté de Liège.
La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint-Empire romain germanique. C'est en l'an 985 que naît la principauté épiscopale.
C'est à cette date que Notger,
déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy.
À l'issue de la guerre de Cent Ans,
les territoires (à l'exception de la principauté de Liège) et les Pays-Bas actuels (dont les limites remontent au xixe siècle) sont aux mains des ducs de Bourgogne,
vassaux des rois de France.
Sous ceux-ci, Philippe le Bon
puis son fils Charles le Téméraire,
le pays connaît une expansion économique dont profitent les villes et, notamment, Bruxelles qui accueille le pouvoir dans le palais des anciens ducs de Brabant.
Sur les cartes de l'époque, l'ensemble des grands Pays-Bas depuis les îles de la Frise jusqu'à la Picardie, comprenant les futurs Pays-Bas des xixe et xxe siècles et la Belgique moderne,
présentent une forme générale évoquant un lion dressé dont le dessin est mis en valeur pour justifier l'appellation que lui confère l'ambition des Bourguignons Leo Belgicus.
Mais la politique ambitieuse de Charles le Téméraire qui veut relier ses possessions de Bourgogne à celle des Pays-Bas entraîne un conflit avec la France de Louis XI.
À la mort du Téméraire au combat, en 1477, les Pays-Bas bourguignons échoient aux Habsbourg.
Au xve siècle, à la suite de l'ensablement du Zwin, mais aussi pour des raisons économiques et politiques, Anvers supplante Bruges en tant que principal port de transit d'Europe occidentale.
Anvers devient alors une des capitales économiques et financières du nord-ouest de l'Europe.
Charles Quint est né en 1500 à Gand,
héritier à la fois des Habsbourg,
des ducs de Bourgogne et de l'Espagne.
Il se considère comme flamand et bourguignon.
Élu empereur du Saint-Empire romain germanique,
il cumule cette couronne avec ses titres sur les Pays-Bas,
où il est communément appelé le roi,
et avec sa royauté sur l'Espagne qu'il doit à ses ascendants paternels, ainsi qu'à la possession des colonies d'Amérique.
Il règne sur les Dix-Sept Provinces de 1515 à 1555, tentant de renforcer le pouvoir central, en réduisant les libertés constitutionnelles de chaque État provincial.
Lors de l'apparition du protestantisme,
il éradiqua le luthéranisme et surmonta l'anabaptisme,
mais le calvinisme devint trop populaire pour qu'on puisse l'empêcher de croître.
Charles Quint introduisit l'Inquisition aux Pays-Bas, et les premiers martyrs de la Réforme, Henri Voes et Jean Van Eschen furent brûlés sur la Grand-Place de Bruxelles en juillet 1523.
La Réforme et l'Inquisition qui s'ensuivit eurent des conséquences sans précédent sur les Provinces des Pays-Bas et leurs citoyens.
Il constitue l'ensemble des Pays-Bas du Nord et du Sud en une entité unique de par un acte solennel nommé la « pragmatique sanction ».
Lors de son abdication à Bruxelles, il renonce à tous ses titres qu'il partage entre son frère, à qui il attribue le Saint-Empire, et son fils à qui il lègue la généralité des dix-sept provinces des Pays-Bas,
ainsi que l'Espagne et ses colonies d'Amérique.
Dès lors, les Pays-Bas sont dénommés les Pays-Bas espagnols,
bien que les cartographes de l'époque aient désigné le pays sous le nom de Belgia ou Belgica, terme hérité de l'antiquité et qui s'étend à l'ensemble du Leo Belgicus...
Les Pays-Bas espagnols (1549-1715)...
Pax Romana.
Haut-Empire romain17.
27 av. J.-C.-68 : dynastie des Julio-Claudiens.
12 av. J.-C. :
occupation romaine de la Germanie sous Auguste.
Vers 1-400 : âge du fer romain en Scandinavie.
43-83 : conquête romaine de la Grande-Bretagne.
69-96 : dynastie des Flaviens.
À la fin du siècle, les Finnois d'Estonie s'établissent au sud de la Finlande.
Selon Jordanès, historien goth du vie siècle,
les Goths, originaires de Suède,
franchissent la mer Baltique pour s'installer sur les rives de la Vistule.
Des poèmes scandinaves, retranscrits tardivement (Sigurdr ou la parole donnée, La saga de Hervör et du roi Heidrekr, xiie et xiiie siècles ), attestent de la migration des Goths vers l'Est et de celle des Burgondes, venus de Norvège (Borgung) ou du Danemark (Bornholm, ancien Burgundarhólmr), vers le sud-ouest.
Au iiie siècle, les Goths migrent vers le sud et on les trouve dans l'estuaire du Danube sur les bords de la mer Noire.
Pline l'Ancien évoque le peuple des Vénètes qui peuplent la vallée de la Vistule « jusqu'au golfe des Vénètes » (la Baltique).
Tacite hésite s'il faut les considérer comme Germains ou Sarmates,
car leurs coutumes ressemblent à celles de ces deux peuples.
Une lampe à huile décorée du chandelier à sept branches découverte à Orgon, en Provence, témoigne de la présence juive en France pendant la seconde moitié du siècle.
Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ;
ils repoussent les Marcomans et les Quades sur le limes vers 167-180), puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 :
les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le iiie siècle (ou 3e siècle) commence le 1er janvier 201 et finit le 31 décembre 300.
Début de la transgression marine Dunkerque ..II. La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
Elle est suivie au viiie siècle par la régression carolingienne...
193-235 : dynastie des Sévères à Rome...
235-285 : crise de l'Empire romain ;
la période dite de l'anarchie militaire est marquée par:
les invasions barbares,
les guerres civiles,
les révoltes armées,
sécessions de provinces.
Chute du limes de Germanie.
Redressement à la fin du siècle (voir aussi tétrarchie).
238 : les Goths, partis des rives de la Vistule, atteignent la mer Noire...
249-250 : persécution de Dèce contre le christianisme.
267-269 : poussée des peuples germaniques sur les Balkans ;
Goths,
Gépides,
Hérules,
Bastarnes.
Premières mentions des Eruli (Hérules), grands experts en runes,
présent du Danemark (Jylland) à la mer Égée, par la Russie et la mer Noire.
Le Ier millénaire de notre ère a commencé le 1er janvier de l'année suivant la date conventionnelle de la naissance de Jésus
et s'est achevé le 31 décembre 1000 du calendrier julien.
Le Ier millénaire av. J.-C. a débuté le 1er janvier -1000 et s'est achevé le 31 décembre -1 dans le calendrier julien proleptique.
--
Il s'étend entre les jours juliens 1 721 423,5 à 2 086 672,5 inclus
Europe:
Vers 1-400 : âge du fer romain en Scandinavie.
Les Danes, venus de Suède du Sud,
s'installent au Danemark pendant l'âge du fer romain.
Les Scandinaves, par divers intermédiaires, nouent des liens commerciaux intermittents avec le monde romain
(objets d'origine romaine dans les tombes).
Les échanges portent aussi sur des esclaves des deux sexes et le cuir.
Il est probable que les Frisons aient joué un rôle important de relais par le Rhin, mais il existe d'autres itinéraires par le Danube et la Bohême (Marcomans) ou au départ de Gotland par l'Elbe, l'Oder ou la Vistule.
Une voie mène déjà à la mer Noire par les fleuves et les lacs russes.
ier – ve siècle :
occupation du site frison de Feddersen Wierde dans l'estuaire de la Weser (terp)63.
ier siècle au iie siècle : paix romaine et apogée de l'Empire romain (Haut-Empire) ;
c'est la Pax romana, suivi de l'anarchie militaire et de la crise du troisième siècle (235).
64 : grand incendie de Rome sous le règne de Néron ;
79 : éruption du Vésuve, relatée par Pline le Jeune ;
105-115 : invasion de la Dacie et de la Mésopotamie par l'empereur Trajan,
plus grande extension de l'Empire romain.
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbb
La première transgression marine dunkerquienne s'est déroulée durant le VIe millénaire av. J.-C..
Elle conduit à l'occupation de la plaine flamande par les eaux.
Elle est suivie au ier siècle par une régression marineb 2.
iiie siècle : début de la deuxième transgression marine dunkerquienne.
La mer se réinstalle dans la plaine maritime flamande et l'habitat côtier recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
Elle est suivie au viiie siècle par la régression carolingienne.
A partir de l'an 250, c'est le début de la plus importante transgression dunkerquienne, c'est à dire que la mer monte de 10 à 12 mètres, les salines, submergées, sont abandonnées.
http://sciences.gloubik.info/spip.php?article1020
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Flandre
284-476 : Bas-Empire romain.
Statue des quatre tétrarques, érigée par Constantin au Philadelphion de Constantinople.
293-324 : Tétrarchie ; l'Empire romain est divisé en quatre parties.
313 : Constantin et son collègue Licinius tiennent des conférences à Milan pour instaurer la paix sociale dans l'Empire romain.
Ce qui est improprement appelé « Édit de Milan » instaure la liberté de culte, marque la fin de la persécution des chrétiens dans la Rome antique et le début de la Paix de l'Église.
325 : concile de Nicée, premier concile œcuménique.
Le christianisme est adopté par les rois d'Arménie (301),
de Géorgie (334),
d'Aksoum (vers 341-346) ,
les Goths (à partir de 341).
En 380, l'Édit de Thessalonique fait du christianisme la seule religion de l'Empire romain.
330 : inauguration de Constantinople, la nouvelle capitale de l'Empire romain.
375 : début des Invasions barbares ou Grandes migrations jusqu'à la chute de Rome en 476.
375-455 : Empire hunnique.
395 : partage de l'Empire romain en empire d'Orient et d'Occident.
400-750 : maxima glaciaire attesté par la tourbière du glacier de Fernau (Tyrol).
400-600 : âge du fer germanique ancien en Scandinavie.
410 : sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric.
451 : défaite des Huns d'Attila aux champs Catalauniques.
476 : chute de l'Empire romain d'Occident.
Les Royaumes barbares se substituent à l'Empire en Occident,
mais la civilisation romaine perdure.
Les rois barbares sont eux-mêmes romanisés et se considèrent comme les héritiers de l'Empire,
faisant une allégeance théorique à l'Empire byzantin.
476-987 : Haut Moyen Âge en Occident.
496 : Remi, évêque de Reims, baptise Clovis Ier, évènement interprété au xviie siècle comme la naissance de la monarchie française.
500-800 : migration des tribus hongroises de l'Oural (Magna Hungaria) à la région de la mer Noire (Levédia, puis Etelköz).
527-565 : apogée de l'Empire byzantin sous le règne de Justinien Ier. Reconquête de l'Afrique (533-534),
de l'Italie (535-553),
de la Bétique (554).
529 : fondation d'une abbaye sur le mont Cassin par Benoît de Nursie, établissement de la règle de Saint-Benoît.
Cet évènement est considéré comme l'acte fondateur du grand mouvement monastique européen.
541-767 : peste de Justinien.
550 : des tribus slaves traversèrent le Danube ;
les Avars et les Slaves assiègent Thessalonique en 586.
En 626, alliés aux Perses, ils échouent à prendre Constantinople.
Les Slaves s'établissent à l'intérieur des terres,
en Macédoine et en Thessalie, puis dans le Péloponnèse.
550-800 : âge de Vendel en Scandinavie,
du nom d'un site archéologique suédois (tombes à navire, tumuli funéraires des sites de Valsgärde (550) et de Vendel (500).
La Getica, de l'historien goth Jordanès, mentionne les Finnois (Scretefennae, les « Finnois qui glissent ») et établit que les Danes,
venus de Scanie, ont expulsé définitivement les Hérules du Danemark.
vie siècle : colonisation forte des Frisons et des Saxons sur le littoral flamand.
viie siècle : évangélisation du Nord-Ouest de l'Europe, fondation de monastères et d'évêchés.
Vers 650-965 : le khaganat Khazar soumet les Slaves de la Russie méridionale au tribut.
viiie – xe siècle : les cultures slaves de Louka-Raïkovetskaïa et de Romny-Borschevo sont attestées à l'ouest et à l'est du Dniepr.
Au nord de la Russie actuelle, les civilisations des « Longs kourganes » et des « grands tertres » (Sopki) sont peut-être slaves, finnoises ou baltes. Entre la Volga et l'Oka (Merïa) et autour du lac Ladoga (culture des tumuli de Ladoga), les sites archéologiques sont bien identifiés comme finnois ; au cours ixe siècle apparaissent progressivement des formations pré-étatiques : forteresses (Sarskoe68, Izborsk, Iskorosten, Supruty), armes (épées, sabres, cottes de maille) et pièces de harnachement de prestige appartenant à des chefs militaires et des guerriers professionnels. La Chronique des temps passés mentionne les principautés slaves des Polianes, des Drevlianes, des Drégovitchi, des Slovènes de Novgorod et les Polotchanes.
Ces peuples sont en contact avec les Khazars de la steppe et les Varègues de Scandinavie ;
ces derniers, installés dès 753 à Staraïa Ladoga,
sont à l'origine de la formation du premier État russe.
Des centres proto-urbains, où vit une population cosmopolite occupée au commerce et à l'artisanat apparaissent : Riourikovo Gorodichtche près de Novgorod, sur le Volkhov, Gnezdovo (en) près de Smolensk sur le Dniepr, Timerevo (en) sur la Volga, Kroutik sur le lac Beloïe.
Les nécropoles témoignent de l'installation d'un pouvoir militaire fort et de l'essor des élites. Selon la Chronique des temps passés,
en 862, Riourik devient le premier prince de Novgorod et
en 882, son successeur Oleg s'empare de Kiev et y établit la capitale de la Rus',
qui soumet les peuples slaves, finnois et baltes entre le lac Ladoga au nord et la steppe boisée au sud.
Après sa conversion au christianisme en 988,
la Russie médiévale reçoit l'influence déterminante de l'Empire byzantin.
711-726 : conquête musulmane de la péninsule Ibérique.
722-910 : point de départ de la Reconquista. Al-Andalus voit son territoire se réduire progressivement face aux royaumes chrétiens pour se limiter à l'émirat de Grenade (1238-1492).
730-787 et 815-843 : la crise iconoclaste divise l'empire byzantin.
750-1200/1230 : petit optimum climatique médiéval.
Retrait des glaciers dans les Alpes.
768-877 : le règne de Charlemagne roi des Francs, marque le début de la Renaissance carolingienne première période de renouveau culturel majeur au Moyen Âge.
En 800
il est sacré de Charlemagne à Rome par le pape Léon III,
acte fondateur de l'Empire carolingien.
793 : le premier raid viking sur l'Angleterre marque le début de l'âge des Vikings (793-1066) ;
dans une première phase ils mènent des incursions et Grande-Bretagne, en Irlande, dans l'Empire carolingien (après 834) jusqu'en Espagne (844). À l'est, les Varègues (mentionnés en 839 et en 859) installent une route commerciale sur les cours de la Volga et du Dniepr liée à Constantinople et aux États musulmans.
Dans une deuxième phase (850-900)
les Vikings organisent leurs expéditions dans des buts de conquête et de colonisation.
Les Norvégiens créent le royaume de Dublin en Irlande,
colonisent les îles Féroé vers 825,
puis l'Islande (874-930),
le Groenland (982) et fondent des établissements éphémères au Labrador et à Terre-Neuve vers l'an mille.
Les Danois établissent le royaume de Jórvík (York) en Angleterre (866-954).
Le Danelaw s'étend du nord vers le sud et les colons affluent.
En 911 le chef norvégien Rollon fonde le premier établissement durable sur le continent en recevant la Normandie au traité de Saint-Clair-sur-Epte.
827-902 : conquête musulmane de la Sicile qui reste sous domination musulmane jusqu'à la conquête normande achevée en 1091.
843 : partage de Verdun.
867-1057 : période d'expansion de l'Empire byzantin sous la dynastie macédonienne.
Il atteint son apogée sous Basile II (976-1025)
.878 : achèvement de la conquête de la Sicile par les Aghlabides.
909 : fondation de l'ordre de Cluny.
962 : Othon Ier couronné empereur à Rome.
Début de la Renaissance ottonienne.
-Le iie siècle (ou 2e siècle) commence le 1er janvier 101 et finit le 31 décembre 200.
Europe:
29 av. J.-C.-180 : Pax Romana..8.
96-192 : dynastie des Antonins à Rome..
98-117 : apogée de l'Empire romain sous le règne de l'empereur Trajan.
101-102 et 105-106 : guerres daciques de Trajan.
Vers 150-200 : les Germains de l'est ou Goths, d'abord établis sur la Vistule, se dirigent vers le sud ; ils repoussent:
les Marcomans et
les Quades sur les limes vers 167-180),
puis les Vandales Hasdings.
Ils auraient atteint à l'est des Carpates la Moldavie et les steppes sarmates vers 200.
En 238 ils pillent les villes grecques de la mer Noire (Olbia).
Vers 150-170 : les Saxons et leurs parents les Frisons s'installent au nord de l'Elbe et sur les côtes de la mer du Nord.
Vers 170, le légat de Belgique repousse leur attaque.
Pirates, ils ravagent les côtes gauloises et bretonnes dès le iiie siècle10.
165-180 : peste antonine.
Le IIIe millénaire
du calendrier grégorien a commencé le 1er janvier 2001 et se terminera le 31 décembre 3000.
Il s'étend entre les jours juliens 2 451 910,5 à 2 817 152,5 inclus1,2.
La civilisation de l'Égypte antique a connu un IIIe millénaire avant l'ère chrétienne.
Le IIIe millénaire de la civilisation chinoise commença alors que la ville de Rome était juste fondée, et s'étendit jusqu'au début de l'ère chrétienne.
Cette province impériale est beaucoup plus importante que la Belgique actuelle.
Elle recouvre tout le Nord-Est de la France actuelle,
de la mer du Nord à la Franche-Comté,
ainsi qu'une partie de l'Allemagne et des Pays-Bas actuels.
Elle est cependant divisée vers 84 avec la création de la Germanie inférieure (qui comporte une partie du territoire belge actuel) et de la Germanie supérieure.
En 297,avant J.C
celle-ci est de nouveau divisée, en Belgica prima et Belgica secunda.
La présence romaine apporte quatre siècles d'organisation romaine à la région.
La sécurité des frontières face aux Germains est assurée par les légions et des auxiliaires francs (dont la présence précoce dans le nord de la future Belgique est à l'origine de la frontière linguistique).
Les premières voies romaines de communication sont créées en reprenant souvent des voies gauloises,
d'une part entre Boulogne et Cologne,
d'autre part entre Reims et Trèves.
Plusieurs bourgs sont créés à l'intersection de ces axes,
tels par exemple Arlon et Bavay, ou encore Tongres et Tournai.
Le latin, utilisé par les fonctionnaires romains et les marchands,
devient la langue administrative et le latin populaire supplante le celtique.
Le christianisme s'impose rapidement au iiie siècle après la conversion de l'empereur Constantin et la fondation d'un évêché à Tongres.
Voir aussi :
liste des peuples celtes de Belgique.
Après les grandes invasions du ive siècle et ve siècle,
la région devient le cœur du premier royaume franc,
dont la capitale est Tournai sous Childéric Ier.
Vers 496, Clovis (466-511),
roi des Francs, reçoit le baptême à Reims et abandonne Tournai pour Paris.
La christianisation massive débute en 630, avec le soutien des moines.
Carte du territoire de la Belgique actuelle avec les sièges épiscopaux et les abbayes au viie siècle.
Les abbayes donneront naissance à des villages et même à quelques villes.
Sous l'impulsion de l'empereur Charlemagne, qui agrandit son empire,
la vallée de la Meuse devient le centre politique et économique de l'empire franc.
Il s'installe à Aix-la-Chapelle (796) pour le centraliser dans ses territoires.
À Charlemagne succéda Louis le Pieux.
en 829
Son règne fut marqué à partir de 829 par les querelles entre le souverain et ses fils,
Lothaire, Pépin, Louis et Charles.
Louis le Pieux mourut en 840 et les luttes entre ses trois fils survivants reprirent de plus belle.
En août 843 est enfin conclu le traité de Verdun,
qui divise l'Empire entre les trois petits-fils de Charlemagne.
Le royaume de Lothaire, qui s'étendait de la Méditerranée, par l'Italie, la Provence, la Bourgogne, l'Alsace, jusqu'à la mer du Nord,
était borné à l'ouest par l'Escaut et à l'est par le Rhin.
Les terres à l'ouest de l'Escaut (le futur marquisat de Flandre)
revenaient à Charles le Chauve.
Si ce traité a une importance exceptionnelle, ce n'est pas qu'il fût destiné à demeurer définitif ;
la plupart de ses dispositions n'eurent qu'une durée éphémère,
mais les circonstances firent que l'Escaut continua d'être une ligne de séparation, pendant des siècles, entre la France et l'Allemagne,
tandis que le Rhin devint, dans toute l'acception du mot, un fleuve frontière...
Lothaire mourut le 29 septembre 855 ;
il avait divisé son royaume entre ses trois fils (Traité de Prüm).
Ce fut Lothaire II qui obtint la partie septentrionale,
le territoire entre la mer du Nord et le Jura,
auquel s'attacha spécialement le nom de Lotharingie (Lotharii regnum)...
Quand le roi de Lotharingie mourut le 8 août 869,
Charles et Louis, ses deux oncles, se disputent ses États, et, au mépris des droits du seul fils survivant de Lothaire Ier (Louis II, roi d'Italie),
ils finissent par se les partager à Meerssen, sur la Meuse, en août 870.... La Meuse servait de ligne de démarcation depuis la frontière du pays frison jusqu'à Liège ;
à cet endroit, la limite suivait l'Ourthe jusqu'à sa source..8.
Le traité de Meerssen donnait ainsi aux Carolingiens de France la plus grande part de la rive gauche...
Mais la mort inopinée de l'héritier de Charles le Chauve,
Louis le Bègue (10 avril 879) amena de nouvelles complications ; quelques-uns de ses conseillers, l'abbé-chancelier Gozlin et le comte de Paris, Conrad, refusèrent de reconnaître ses jeunes fils,
Louis III et Carloman,
et ils invitèrent le roi de Francia orientalis, Louis le Jeune, à prendre possession du pays...
Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique,
se mit en marche par Metz et Verdun et, dans l'impossibilité où ils étaient de lui opposer une résistance efficace, les grands demeurés fidèles aux princes préférèrent abandonner à l'agresseur la partie occidentale de la Lotharingie (été de 879).
De cette manière, tout le royaume de Lothaire II et par conséquent la Belgique du Rhin à l'Escaut se trouva rattaché à la Francia orientalis.
Le traité de Ribemont (février 880) confirma les arrangements de l'année précédente....
Seul le marquisat de Flandre demeurait aux fils de Louis le Bègue.
Charles le Gros réunit temporairement les deux royaumes de 885 à 887, mais sa faiblesse, son incapacité au milieu des périls dont les Normands menaçaient l'Europe centrale,
provoquèrent sa déposition (Trebur, novembre 887).
Les destinées des deux royaumes tendirent alors de plus en plus à se séparer....
Période féodale..
Zwentibold reçut en 895 d'Arnulf de Carinthie le gouvernement de la Lotharingie avec titre de roi.
Quand il mourut en 900, la Lotharingie revint à la Germanie....
En France, les ascendants des Capétiens et les Carolingiens se disputent le trône.
Les souverains du royaume occidental essaient à plusieurs reprises de s'emparer de la Lotharingie...
Charles le Simple envahit ainsi le pays en 911.. et ce n'est qu'en 923 que Henri Ier parvint à réunir la Lotharingie à l'Allemagne.
Cette situation ne subira plus de modification essentielle durant tout le Moyen Âge....
À la fin du xe siècle, la Basse-Lotharingie s'étend de l'Escaut jusqu'à la Saxe et la Hesse.
Au nord, elle est bordée par la Frise.
Sur ce territoire se développent des fiefs, comtés et seigneuries quasi indépendants, tels les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, les comtés de Hainaut, de Namur et la Principauté de Liège.
À partir de la fin du xiiie siècle plusieurs batailles ont lieu entre le roi de France et les communes de Flandre,
les comtes étant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.
La garnison française à Bruges est massacrée lors de la révolte des Mâtines de Bruges le 18 mai 1302,
et l'ost royal est écrasé par les milices communales à la bataille de Courtrai, dite « des éperons d'or »
le 11 juillet de la même année.
Cette bataille est aujourd'hui considérée comme la naissance de la nation flamande, bien que la Flandre actuelle et le comté de Flandre de l'époque ne se recouvrent que partiellement.
Philippe le Bel obtiendra sa revanche à la bataille de Mons-en-Pévèle
le 18 août 1304.
Jusqu'en 1795, le territoire actuel de la Belgique était principalement divisé en deux pays distincts :
En 895 aprés J.C
les Pays-Bas du Sud et la principauté de Liège.
La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint-Empire romain germanique. C'est en l'an 985 que naît la principauté épiscopale.
C'est à cette date que Notger,
déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy.
À l'issue de la guerre de Cent Ans,
les territoires (à l'exception de la principauté de Liège) et les Pays-Bas actuels (dont les limites remontent au xixe siècle) sont aux mains des ducs de Bourgogne,
vassaux des rois de France.
Sous ceux-ci, Philippe le Bon
puis son fils Charles le Téméraire,
le pays connaît une expansion économique dont profitent les villes et, notamment, Bruxelles qui accueille le pouvoir dans le palais des anciens ducs de Brabant.
Sur les cartes de l'époque, l'ensemble des grands Pays-Bas depuis les îles de la Frise jusqu'à la Picardie, comprenant les futurs Pays-Bas des xixe et xxe siècles et la Belgique moderne,
présentent une forme générale évoquant un lion dressé dont le dessin est mis en valeur pour justifier l'appellation que lui confère l'ambition des Bourguignons Leo Belgicus.
Mais la politique ambitieuse de Charles le Téméraire qui veut relier ses possessions de Bourgogne à celle des Pays-Bas entraîne un conflit avec la France de Louis XI.
À la mort du Téméraire au combat, en 1477, les Pays-Bas bourguignons échoient aux Habsbourg.
Au xve siècle, à la suite de l'ensablement du Zwin, mais aussi pour des raisons économiques et politiques, Anvers supplante Bruges en tant que principal port de transit d'Europe occidentale.
Anvers devient alors une des capitales économiques et financières du nord-ouest de l'Europe.
Charles Quint est né en 1500 à Gand,
héritier à la fois des Habsbourg,
des ducs de Bourgogne et de l'Espagne.
Il se considère comme flamand et bourguignon.
Élu empereur du Saint-Empire romain germanique,
il cumule cette couronne avec ses titres sur les Pays-Bas,
où il est communément appelé le roi,
et avec sa royauté sur l'Espagne qu'il doit à ses ascendants paternels, ainsi qu'à la possession des colonies d'Amérique.
Il règne sur les Dix-Sept Provinces de 1515 à 1555, tentant de renforcer le pouvoir central, en réduisant les libertés constitutionnelles de chaque État provincial.
Lors de l'apparition du protestantisme,
il éradiqua le luthéranisme et surmonta l'anabaptisme,
mais le calvinisme devint trop populaire pour qu'on puisse l'empêcher de croître.
Charles Quint introduisit l'Inquisition aux Pays-Bas, et les premiers martyrs de la Réforme, Henri Voes et Jean Van Eschen furent brûlés sur la Grand-Place de Bruxelles en juillet 1523.
La Réforme et l'Inquisition qui s'ensuivit eurent des conséquences sans précédent sur les Provinces des Pays-Bas et leurs citoyens.
Il constitue l'ensemble des Pays-Bas du Nord et du Sud en une entité unique de par un acte solennel nommé la « pragmatique sanction ».
Lors de son abdication à Bruxelles, il renonce à tous ses titres qu'il partage entre son frère, à qui il attribue le Saint-Empire, et son fils à qui il lègue la généralité des dix-sept provinces des Pays-Bas,
ainsi que l'Espagne et ses colonies d'Amérique.
Dès lors, les Pays-Bas sont dénommés les Pays-Bas espagnols,
bien que les cartographes de l'époque aient désigné le pays sous le nom de Belgia ou Belgica, terme hérité de l'antiquité et qui s'étend à l'ensemble du Leo Belgicus...
Les Pays-Bas espagnols (1549-1715)...
Article détaillé : Pays-Bas espagnols.
À l'avènement de Philippe II,
les Pays-Bas du Nord et du Sud forment un tout dépendant d'une même autorité,
les États-Généraux, équivalent d'un parlement, mais réservé à quelques grandes abbayes, au haut clergé, aux grandes baronnies..17
et à quelques chef-villes et leur émanation,
le Conseil d'État, véritable gouvernement aristocratique soumis au souverain.
À cette époque, le système féodal
- qui attribue les territoires et les peuples en fonction de l'hérédité - groupe l'ensemble du Nord et du Sud que les cartographes dénomment le Leo Belgicus.
Mais, sous Charles-Quint, une partie importante de la population est convertie au calvinisme,
davantage au Nord qu'au Sud.
Le pouvoir du roi (titre par lequel on désigne Charles Quint),
ne peut s'accommoder d'une dissidence religieuse qui menace le souverain resté catholique.
Après la mort de Charles Quint,
la dissidence devient révolution face à la répression du fils de Charles, Philippe II,
et les Pays-Bas du Nord obtiennent finalement leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies.
Les territoires qui formeront plus tard la Belgique et certaines provinces du Sud des Pays-Bas restent possessions espagnoles,
après de nombreux troubles,
l'extermination des anabaptistes (voir par exemple David Joris) et l'exil de nombreux protestants du sud.
Ce conflit commence à cause des excès de la répression espagnole contre les protestants et la volonté du successeur de Charles Quint,
son fils Philippe II,
de réformer les constitutions locales.
L'opposition à cette politique se matérialise dans le compromis des Nobles par lequel la noblesse formule des revendications qui expriment la volonté générale, soutenue par le peuple, de conserver les privilèges, c'est-à-dire les droits, reconnus aux villes et provinces depuis les ducs de Brabant et leurs successeurs les ducs de Bourgogne et confirmés par Charles Quint.
Ces droits s'expriment à travers une institution appelée les États-Généraux dont le Conseil d'État siégeant à Bruxelles est la matérialisation. Il s'agit d'un véritable gouvernement des Pays-Bas.
En réponse à ce qu'il considère comme un refus d'obéissance,
Philippe II envoie des troupes et fait arrêter les chefs de l'opposition,
les comtes d'Egmont et de Hornes et leur exécution capitale a lieu sur la Grand-Place de Bruxelles.
Sous la direction du prince Guillaume d'Orange, dit Guillaume le Taciturne, un soulèvement éclate.
Les conflits successifs qui se développent ensuite opposent des nobles ralliés soit à l'Espagne, soit au mouvement indépendantiste,
les habitants étant tiraillés entre les deux camps, avec cette circonstance aggravante de la division entre catholiques et protestants,
ce qui complique encore la situation.
Certains habitants s'engagent dans les troupes de l'un ou l'autre camp, les autres forment traditionnellement des milices communales qui, malgré les défaites, combattent les Espagnols,
surtout pour la défense des droits proclamés par des chartes parfois anciennes de plusieurs siècles.
Exilé au nord,
le prince d'Orange fait un bref retour à Bruxelles avec la caution de la reine d'Angleterre qui a envoyé son ambassadeur pour accompagner le prince, sous les acclamations des Bruxellois,
jusqu'à sa résidence qui avait été saisie par le pouvoir espagnol.
Puis une candidature de l'archiduc autrichien Matthias,
choisi par le camp indépendantiste pour exercer le pouvoir, est suivie de celle du duc d'Anjou.
Celui-ci, pressé de saisir le pouvoir, tente un putsch à Anvers.
Protestants et catholiques,
réconciliés pour le coup, lui infligent une défaite et, finalement, sous l'incessante pression espagnole,
le prince d'Orange et ses tenants doivent se réfugier aux Pays-Bas du Nord où Orange sera assassiné par un mercenaire du roi d'Espagne.
Ces troubles privent Anvers de sa prépondérance économique.
La ville se vide de la majorité de sa population qui fuit vers les Provinces-Unies ou le Saint-Empire romain germanique.
C'est un peu plus tard qu'Amsterdam prendra sa place.
Bruxelles devient même une république protestante pendant 10 ans avant de retomber sous l'autorité espagnole à l'issue d'un siège d'un an.
La guerre conduite par le prince d'Orange (la guerre de Quatre-vingts Ans) finira, longtemps après la mort de celui-ci, par une paix qui sépare définitivement les Pays-Bas du Nord de ceux du sud (future Belgique).
Au cours du xviie siècle les guerres opposant la France à l'Espagne et aux Provinces-Unies dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et Belgique.
À la suite d'opérations militaires comme la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677,
le traité de Nimègue en 1678 vient entériner notamment le rattachement à la France des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres.
Cette dernière sera rendue avec Furnes et Tournai au traité d'Utrecht, en 1713.
Lors de ce même traité, la couronne d'Espagne passe aux Capétiens, avec Philippe V d'Espagne,
petit-fils de Louis XIV.
Les Pays-Bas du Sud,
à ce moment tenus par des garnisons de mercenaires hollandais, passent des Habsbourg d'Espagne aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens.
Les Pays-Bas autrichiens (1715-1792)..
Les Pays-Bas autrichiens en 1786,
coupés en deux par la Principauté de Liège.
Article détaillé : Pays-Bas autrichiens.
Lode Wils, dans son Histoire des nations belges présente les Pays-Bas espagnols/autrichiens comme un État fédéral catholique,
gouverné par des rois étrangers.
Ce sentiment d'appartenir à un État-nation conduira notamment à l'émergence d'une "historiographie nationale des Pays-Bas méridionaux", portant sur l'histoire des Belges (Des Roches en 1782, puis Dewez18 en 1805 et De Smet en 1822),
appuyée sur des descriptions d'anciens géographes tels que Guichardin, de Wastelain et d'Ortelius.
Déjà, sous le régime espagnol, les cartographes désignaient les Pays-Bas sous les appellations de Belgica Foederata pour les Pays-Bas du nord et Belgica Regia pour les Pays-Bas du sud,
future Belgique indépendante.
Ce sentiment belge est d'ailleurs confirmé lorsque, en 1757 à Vienne, le Conseil suprême des Pays-Bas est supprimé et remplacé par un "Bureau belge" au sein de la chancellerie du Saint-Empire à Vienne.
Il faut toutefois rappeler que le mot "belge" fait référence aux Pays-Bas du Sud, à l'exclusion donc de la Principauté de Liège.
Ainsi, en 1792, les patriotes liégeois et belges réfugiés à Paris vont se réunir en un Comité des Belges et Liégeois unis (sous la direction de Walckiers).
Mais les Liégeois vont toutefois rapidement se considérer comme Belges au fil des révolutions.
Le ferment des révolutions..
Les Pays-Bas méridionaux (et septentrionaux) sous l'Ancien Régime.
C'est à cette époque qu'eut lieu le renversement de ce que l'on appela plus tard l'Ancien Régime dans les différentes régions qui composent aujourd'hui la Belgique.
Cette époque marque également le début de leur unification politique.
Jusque-là, sous ce régime, chacune des principautés avait sa législation propre, ses pratiques juridiques, sa fiscalité et ses coutumes reconnues par des « privilèges » attribués au cours des siècles par la noblesse et les souverains obligés d'abandonner, petit à petit, des morceaux de leur pouvoir devant les revendications et les soulèvements.
Dans l'ensemble, cependant, les pouvoirs locaux ne contestaient pas une autorité supérieure comme celle des ducs de Bourgogne ou de Charles Quint, mais dès que la population et les nobles ressentaient un excès d'autoritarisme, ils réagissaient jusqu'à la révolte armée.
Ainsi, l'autoritarisme de Philippe II avait dressé contre lui le peuple, comme cela s'était déjà passé contre les ducs de Bourgogne et Charles Quint.
Durant le sanglant conflit contre le pouvoir espagnol,
le titre royal de Philippe II ne fut cependant pas contesté, au début,
car on continuait à l'appeler le roi, même si on lui contestait le droit d'enfreindre les traités garantissant les droits acquis par le peuple.
Cette situation que l'on peut qualifier de « schizophrénie politique » qui consistait à combattre un pouvoir royal que l'on prétendait respecter se compliquait encore par les oppositions entre catholiques et protestants. Quant aux différences linguistique entre les différentes contrées,
elles ne constituaient pas un sujet de discorde car les peuples en grande partie illettrés n'avaient guère de communications avec leurs voisins de langue différente.
Même à l'intérieur d'un même domaine linguistique les patois dressaient des barrières, que ce soit dans le domaine flamand ou dans le domaine roman. Quant aux dirigeants et aux clercs (l'administration) ils parlaient deux langues pour nombre d'entre eux et, d'ailleurs,
souvent, la langue française est utilisée,
dans la pratique, comme langue de communication.
L'aire politique de ces territoires était éclatée entre duchés, marquisats, etc., comme cela était dans les autres pays d'Europe sous l'Ancien Régime, ces diverses composantes luttant avec plus ou moins de bonheur contre le centralisme de Malines, puis de Bruxelles sous les ducs de Bourgogne, puis sous Charles Quint.
Situation inverse de celle de la France
où le pouvoir royal était progressivement parvenu à restreindre à son profit les pouvoirs locaux des nobles et des parlements.
La Principauté de Liège formait un État à part entière coupant en deux les Pays-Bas méridionaux.
S'ils avaient un prince unique depuis les ducs de Bourgogne, les Pays-Bas, sous l'Ancien Régime, n'ont jamais constitué un royaume uni sous une commune loi unique.
Cependant, Charles-Quint les constitua en un ensemble homogène par la pragmatique sanction destinée à en interdire le démantèlement.
Et c'est donc dans la logique féodale que les populations, et même les nobles insurgés, donnaient au fils de Charles Quint, Philippe II,
le titre de roi, car le régime féodal fonctionnait sur le principe d'une pyramide de pouvoirs subordonnés les uns aux autres, jusqu'au pouvoir suprême du roi que tous, pour cette raison, considéraient comme le titulaire légal de ce titre qui n'était pas expressément cité dans les constitutions des principautés et provinces, comme l'on disait à l'époque. L'attribution de ce titre découlait et résumait la multiplicité des titres de Charles-Quint et de Philippe II, duc, comte et autres.
Et cela est démontré par les nombreuses citations de discours et proclamations des insurgés qui, même, pendant la guerre des Quatre-vingts Ans, continuèrent longtemps à reconnaître ce titre à celui qui était devenu leur ennemi.
« C'était une confédération de principautés unies à leurs souverains dans le cadre d'un lien personnel.
Le prince était duc de Brabant, comte de Hainaut, comte de Namur...,
mais ne portait pas officiellement le titre de roi des Pays-Bas. Dans ce contexte, la « nationalité » était d'abord principautaire :
on était avant tout Hennuyer, Brabançon, Luxembourgeois...
À la fin du xviiie siècle, en dépit des efforts de centralisation entamés par les ducs de Bourgogne et renforcés par leurs successeurs de la maison de Habsbourg, existaient au niveau des administrations publiques des diverses principautés ou provinces comme on avait coutume de les appeler,
des interdictions professionnelles qui frappaient celui qui n'était pas « né et nationné » de la province [c'est-à-dire, né dans la province de parents, eux-mêmes, nés dans la province]..19 »
Il faut ajouter à cela de très nombreuses principautés romanes indépendantes ou autonomes, tel que la Principauté de Stavelot-Malmedy (600 km2), le Duché de Bouillon (230 km2), le comté d'Empire de Fagnolle (correspondant à un village mais battant néanmoins sa propre monnaie), quelques enclaves françaises (Mariembourg, Philippeville...)... Cet inventaire n'est pas exhaustif...20.
La période des révolutions 1789-1830..
Ces multiples frontières furent balayées lors de la période française qui suivit les soulèvements des révolutions brabançonne et liégeoise.
Les révolutionnaires firent table rase de l'ancienne organisation politique et des différentes dénominations géographiques.
Ils divisèrent le territoire en neuf départements français :
le duché de Brabant sera divisé entre les départements de la Dyle et des Deux-Nèthes,
le département de l'Ourthe correspondra à la partie centrale de l'ancienne principauté de Liège,
le comté de Hainaut deviendra le département de Jemmapes, etc.
Cette division administrative perdurera à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas puis dans le Royaume de Belgique,
bien que la dénomination des provinces changeât.
Mais avant cela, l'ancien régime avait été définitivement ébranlé par les peuples.
La Révolution liégeoise (en wallon Revolucion lidjwesse ou Binamêye revolucion) est la période qui va de 1789 à 1795,
et qui entraînera la disparition de la principauté de Liège après huit siècles d'existence.
Selon certains historiens,
la Révolution liégeoise était un miroir de la Révolution française ou en était même une partie.
La Révolution en France commença simultanément en 1789 et dans cette interprétation la révolution à Liège continuait après le retour temporaire du prince ;
elle connut une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires en 1792,
et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français.
Alors, la révolution finit en 1795 par la disparition de la principauté et son incorporation à la Première République française.
Pendant cette phase la révolution a montré des épisodes extrêmes, par exemple la démolition de la cathédrale Saint-Lambert par les révolutionnaires liégeois mais également des épisodes prometteurs :
les Liégeois purent, pour la première fois, exprimer leur volonté à travers des élections au suffrage universel masculin et un référendum pour la réunion de la Principauté à la France.
Selon d'autres, la révolution se déroula pendant la période où le prince-évêque était absent, dès son départ pendant la nuit du 26 au 27 août 1789 jusqu'à son retour le 12 février 1791.
Dans cette interprétation, la Révolution liégeoise était la contrepartie de la Révolution brabançonne dans les Pays-Bas autrichiens,
qui avait échoué.
Cependant, on remarquera que la Révolution liégeoise, à l'instar de la Révolution française, a pour but une remise en question profondément progressiste de l'ordre politique et social, à l'opposé de la Révolution brabançonne qui s'inscrit dans la contestation et le rejet des réformes de Joseph II,
les unes progressistes visant à régulariser le statut des protestants et supprimant plusieurs congrégations religieuses trop nombreuses et vivant souvent aux dépens de la population tout en réglementant les coutumes héritées de la religion, notamment quant aux jours de fêtes chômées jugés trop nombreux.
Parallèlement, la volonté d'éradiquer les coutumes partait d'un principe réactionnaire qui visait à démanteler ce que l'on appelait les « privilèges », terme qui désignait les droits arrachés aux féodaux au cours de l'histoire et qui dotaient les villes et pouvoirs locaux de droits de justice et d'une forme de protection sociale liées aux métiers qui paraissaient intolérables pour un despote éclairé entendant tout réglementer depuis Vienne.
Les contradictions contenues dans les réformes provoquent un double courant de protestations,
-l'un conservateur, attaché aux coutumes et traditions dans leur ensemble,
- l'autre libéral favorable aux principes du siècle des Lumières,
mais hostile au despotisme des empereurs à Vienne désireux de moderniser les structures de leurs États.
Le premier courant a pour chef de file l'avocat Henri van der Noot,
le deuxième est groupé derrière l'avocat Vonk.
source et suite:
À l'avènement de Philippe II,
les Pays-Bas du Nord et du Sud forment un tout dépendant d'une même autorité,
les États-Généraux, équivalent d'un parlement, mais réservé à quelques grandes abbayes, au haut clergé, aux grandes baronnies..17
et à quelques chef-villes et leur émanation,
le Conseil d'État, véritable gouvernement aristocratique soumis au souverain.
À cette époque, le système féodal
- qui attribue les territoires et les peuples en fonction de l'hérédité - groupe l'ensemble du Nord et du Sud que les cartographes dénomment le Leo Belgicus.
Mais, sous Charles-Quint, une partie importante de la population est convertie au calvinisme,
davantage au Nord qu'au Sud.
Le pouvoir du roi (titre par lequel on désigne Charles Quint),
ne peut s'accommoder d'une dissidence religieuse qui menace le souverain resté catholique.
Après la mort de Charles Quint,
la dissidence devient révolution face à la répression du fils de Charles, Philippe II,
et les Pays-Bas du Nord obtiennent finalement leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies.
Les territoires qui formeront plus tard la Belgique et certaines provinces du Sud des Pays-Bas restent possessions espagnoles,
après de nombreux troubles,
l'extermination des anabaptistes (voir par exemple David Joris) et l'exil de nombreux protestants du sud.
Ce conflit commence à cause des excès de la répression espagnole contre les protestants et la volonté du successeur de Charles Quint,
son fils Philippe II,
de réformer les constitutions locales.
L'opposition à cette politique se matérialise dans le compromis des Nobles par lequel la noblesse formule des revendications qui expriment la volonté générale, soutenue par le peuple, de conserver les privilèges, c'est-à-dire les droits, reconnus aux villes et provinces depuis les ducs de Brabant et leurs successeurs les ducs de Bourgogne et confirmés par Charles Quint.
Ces droits s'expriment à travers une institution appelée les États-Généraux dont le Conseil d'État siégeant à Bruxelles est la matérialisation. Il s'agit d'un véritable gouvernement des Pays-Bas.
En réponse à ce qu'il considère comme un refus d'obéissance,
Philippe II envoie des troupes et fait arrêter les chefs de l'opposition,
les comtes d'Egmont et de Hornes et leur exécution capitale a lieu sur la Grand-Place de Bruxelles.
Sous la direction du prince Guillaume d'Orange, dit Guillaume le Taciturne, un soulèvement éclate.
Les conflits successifs qui se développent ensuite opposent des nobles ralliés soit à l'Espagne, soit au mouvement indépendantiste,
les habitants étant tiraillés entre les deux camps, avec cette circonstance aggravante de la division entre catholiques et protestants,
ce qui complique encore la situation.
Certains habitants s'engagent dans les troupes de l'un ou l'autre camp, les autres forment traditionnellement des milices communales qui, malgré les défaites, combattent les Espagnols,
surtout pour la défense des droits proclamés par des chartes parfois anciennes de plusieurs siècles.
Exilé au nord,
le prince d'Orange fait un bref retour à Bruxelles avec la caution de la reine d'Angleterre qui a envoyé son ambassadeur pour accompagner le prince, sous les acclamations des Bruxellois,
jusqu'à sa résidence qui avait été saisie par le pouvoir espagnol.
Puis une candidature de l'archiduc autrichien Matthias,
choisi par le camp indépendantiste pour exercer le pouvoir, est suivie de celle du duc d'Anjou.
Celui-ci, pressé de saisir le pouvoir, tente un putsch à Anvers.
Protestants et catholiques,
réconciliés pour le coup, lui infligent une défaite et, finalement, sous l'incessante pression espagnole,
le prince d'Orange et ses tenants doivent se réfugier aux Pays-Bas du Nord où Orange sera assassiné par un mercenaire du roi d'Espagne.
Ces troubles privent Anvers de sa prépondérance économique.
La ville se vide de la majorité de sa population qui fuit vers les Provinces-Unies ou le Saint-Empire romain germanique.
C'est un peu plus tard qu'Amsterdam prendra sa place.
Bruxelles devient même une république protestante pendant 10 ans avant de retomber sous l'autorité espagnole à l'issue d'un siège d'un an.
La guerre conduite par le prince d'Orange (la guerre de Quatre-vingts Ans) finira, longtemps après la mort de celui-ci, par une paix qui sépare définitivement les Pays-Bas du Nord de ceux du sud (future Belgique).
Au cours du xviie siècle les guerres opposant la France à l'Espagne et aux Provinces-Unies dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et Belgique.
À la suite d'opérations militaires comme la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677,
le traité de Nimègue en 1678 vient entériner notamment le rattachement à la France des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres.
Cette dernière sera rendue avec Furnes et Tournai au traité d'Utrecht, en 1713.
Lors de ce même traité, la couronne d'Espagne passe aux Capétiens, avec Philippe V d'Espagne,
petit-fils de Louis XIV.
Les Pays-Bas du Sud,
à ce moment tenus par des garnisons de mercenaires hollandais, passent des Habsbourg d'Espagne aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens.
Les Pays-Bas autrichiens (1715-1792)..
Les Pays-Bas autrichiens en 1786,
coupés en deux par la Principauté de Liège.
Article détaillé : Pays-Bas autrichiens.
Lode Wils, dans son Histoire des nations belges présente les Pays-Bas espagnols/autrichiens comme un État fédéral catholique,
gouverné par des rois étrangers.
Ce sentiment d'appartenir à un État-nation conduira notamment à l'émergence d'une "historiographie nationale des Pays-Bas méridionaux", portant sur l'histoire des Belges (Des Roches en 1782, puis Dewez18 en 1805 et De Smet en 1822),
appuyée sur des descriptions d'anciens géographes tels que Guichardin, de Wastelain et d'Ortelius.
Déjà, sous le régime espagnol, les cartographes désignaient les Pays-Bas sous les appellations de Belgica Foederata pour les Pays-Bas du nord et Belgica Regia pour les Pays-Bas du sud,
future Belgique indépendante.
Ce sentiment belge est d'ailleurs confirmé lorsque, en 1757 à Vienne, le Conseil suprême des Pays-Bas est supprimé et remplacé par un "Bureau belge" au sein de la chancellerie du Saint-Empire à Vienne.
Il faut toutefois rappeler que le mot "belge" fait référence aux Pays-Bas du Sud, à l'exclusion donc de la Principauté de Liège.
Ainsi, en 1792, les patriotes liégeois et belges réfugiés à Paris vont se réunir en un Comité des Belges et Liégeois unis (sous la direction de Walckiers).
Mais les Liégeois vont toutefois rapidement se considérer comme Belges au fil des révolutions.
Le ferment des révolutions..
Les Pays-Bas méridionaux (et septentrionaux) sous l'Ancien Régime.
C'est à cette époque qu'eut lieu le renversement de ce que l'on appela plus tard l'Ancien Régime dans les différentes régions qui composent aujourd'hui la Belgique.
Cette époque marque également le début de leur unification politique.
Jusque-là, sous ce régime, chacune des principautés avait sa législation propre, ses pratiques juridiques, sa fiscalité et ses coutumes reconnues par des « privilèges » attribués au cours des siècles par la noblesse et les souverains obligés d'abandonner, petit à petit, des morceaux de leur pouvoir devant les revendications et les soulèvements.
Dans l'ensemble, cependant, les pouvoirs locaux ne contestaient pas une autorité supérieure comme celle des ducs de Bourgogne ou de Charles Quint, mais dès que la population et les nobles ressentaient un excès d'autoritarisme, ils réagissaient jusqu'à la révolte armée.
Ainsi, l'autoritarisme de Philippe II avait dressé contre lui le peuple, comme cela s'était déjà passé contre les ducs de Bourgogne et Charles Quint.
Durant le sanglant conflit contre le pouvoir espagnol,
le titre royal de Philippe II ne fut cependant pas contesté, au début,
car on continuait à l'appeler le roi, même si on lui contestait le droit d'enfreindre les traités garantissant les droits acquis par le peuple.
Cette situation que l'on peut qualifier de « schizophrénie politique » qui consistait à combattre un pouvoir royal que l'on prétendait respecter se compliquait encore par les oppositions entre catholiques et protestants. Quant aux différences linguistique entre les différentes contrées,
elles ne constituaient pas un sujet de discorde car les peuples en grande partie illettrés n'avaient guère de communications avec leurs voisins de langue différente.
Même à l'intérieur d'un même domaine linguistique les patois dressaient des barrières, que ce soit dans le domaine flamand ou dans le domaine roman. Quant aux dirigeants et aux clercs (l'administration) ils parlaient deux langues pour nombre d'entre eux et, d'ailleurs,
souvent, la langue française est utilisée,
dans la pratique, comme langue de communication.
L'aire politique de ces territoires était éclatée entre duchés, marquisats, etc., comme cela était dans les autres pays d'Europe sous l'Ancien Régime, ces diverses composantes luttant avec plus ou moins de bonheur contre le centralisme de Malines, puis de Bruxelles sous les ducs de Bourgogne, puis sous Charles Quint.
Situation inverse de celle de la France
où le pouvoir royal était progressivement parvenu à restreindre à son profit les pouvoirs locaux des nobles et des parlements.
La Principauté de Liège formait un État à part entière coupant en deux les Pays-Bas méridionaux.
S'ils avaient un prince unique depuis les ducs de Bourgogne, les Pays-Bas, sous l'Ancien Régime, n'ont jamais constitué un royaume uni sous une commune loi unique.
Cependant, Charles-Quint les constitua en un ensemble homogène par la pragmatique sanction destinée à en interdire le démantèlement.
Et c'est donc dans la logique féodale que les populations, et même les nobles insurgés, donnaient au fils de Charles Quint, Philippe II,
le titre de roi, car le régime féodal fonctionnait sur le principe d'une pyramide de pouvoirs subordonnés les uns aux autres, jusqu'au pouvoir suprême du roi que tous, pour cette raison, considéraient comme le titulaire légal de ce titre qui n'était pas expressément cité dans les constitutions des principautés et provinces, comme l'on disait à l'époque. L'attribution de ce titre découlait et résumait la multiplicité des titres de Charles-Quint et de Philippe II, duc, comte et autres.
Et cela est démontré par les nombreuses citations de discours et proclamations des insurgés qui, même, pendant la guerre des Quatre-vingts Ans, continuèrent longtemps à reconnaître ce titre à celui qui était devenu leur ennemi.
« C'était une confédération de principautés unies à leurs souverains dans le cadre d'un lien personnel.
Le prince était duc de Brabant, comte de Hainaut, comte de Namur...,
mais ne portait pas officiellement le titre de roi des Pays-Bas. Dans ce contexte, la « nationalité » était d'abord principautaire :
on était avant tout Hennuyer, Brabançon, Luxembourgeois...
À la fin du xviiie siècle, en dépit des efforts de centralisation entamés par les ducs de Bourgogne et renforcés par leurs successeurs de la maison de Habsbourg, existaient au niveau des administrations publiques des diverses principautés ou provinces comme on avait coutume de les appeler,
des interdictions professionnelles qui frappaient celui qui n'était pas « né et nationné » de la province [c'est-à-dire, né dans la province de parents, eux-mêmes, nés dans la province]..19 »
Il faut ajouter à cela de très nombreuses principautés romanes indépendantes ou autonomes, tel que la Principauté de Stavelot-Malmedy (600 km2), le Duché de Bouillon (230 km2), le comté d'Empire de Fagnolle (correspondant à un village mais battant néanmoins sa propre monnaie), quelques enclaves françaises (Mariembourg, Philippeville...)... Cet inventaire n'est pas exhaustif...20.
La période des révolutions 1789-1830..
Ces multiples frontières furent balayées lors de la période française qui suivit les soulèvements des révolutions brabançonne et liégeoise.
Les révolutionnaires firent table rase de l'ancienne organisation politique et des différentes dénominations géographiques.
Ils divisèrent le territoire en neuf départements français :
le duché de Brabant sera divisé entre les départements de la Dyle et des Deux-Nèthes,
le département de l'Ourthe correspondra à la partie centrale de l'ancienne principauté de Liège,
le comté de Hainaut deviendra le département de Jemmapes, etc.
Cette division administrative perdurera à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas puis dans le Royaume de Belgique,
bien que la dénomination des provinces changeât.
Mais avant cela, l'ancien régime avait été définitivement ébranlé par les peuples.
La Révolution liégeoise (en wallon Revolucion lidjwesse ou Binamêye revolucion) est la période qui va de 1789 à 1795,
et qui entraînera la disparition de la principauté de Liège après huit siècles d'existence.
Selon certains historiens,
la Révolution liégeoise était un miroir de la Révolution française ou en était même une partie.
La Révolution en France commença simultanément en 1789 et dans cette interprétation la révolution à Liège continuait après le retour temporaire du prince ;
elle connut une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires en 1792,
et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français.
Alors, la révolution finit en 1795 par la disparition de la principauté et son incorporation à la Première République française.
Pendant cette phase la révolution a montré des épisodes extrêmes, par exemple la démolition de la cathédrale Saint-Lambert par les révolutionnaires liégeois mais également des épisodes prometteurs :
les Liégeois purent, pour la première fois, exprimer leur volonté à travers des élections au suffrage universel masculin et un référendum pour la réunion de la Principauté à la France.
Selon d'autres, la révolution se déroula pendant la période où le prince-évêque était absent, dès son départ pendant la nuit du 26 au 27 août 1789 jusqu'à son retour le 12 février 1791.
Dans cette interprétation, la Révolution liégeoise était la contrepartie de la Révolution brabançonne dans les Pays-Bas autrichiens,
qui avait échoué.
Cependant, on remarquera que la Révolution liégeoise, à l'instar de la Révolution française, a pour but une remise en question profondément progressiste de l'ordre politique et social, à l'opposé de la Révolution brabançonne qui s'inscrit dans la contestation et le rejet des réformes de Joseph II,
les unes progressistes visant à régulariser le statut des protestants et supprimant plusieurs congrégations religieuses trop nombreuses et vivant souvent aux dépens de la population tout en réglementant les coutumes héritées de la religion, notamment quant aux jours de fêtes chômées jugés trop nombreux.
Parallèlement, la volonté d'éradiquer les coutumes partait d'un principe réactionnaire qui visait à démanteler ce que l'on appelait les « privilèges », terme qui désignait les droits arrachés aux féodaux au cours de l'histoire et qui dotaient les villes et pouvoirs locaux de droits de justice et d'une forme de protection sociale liées aux métiers qui paraissaient intolérables pour un despote éclairé entendant tout réglementer depuis Vienne.
Les contradictions contenues dans les réformes provoquent un double courant de protestations,
-l'un conservateur, attaché aux coutumes et traditions dans leur ensemble,
- l'autre libéral favorable aux principes du siècle des Lumières,
mais hostile au despotisme des empereurs à Vienne désireux de moderniser les structures de leurs États.
Le premier courant a pour chef de file l'avocat Henri van der Noot,
le deuxième est groupé derrière l'avocat Vonk.
source et suite:
De retour à Dunkerque
En 1400 , il n' y a que des Dunes et des marais...
Un pécheur de la région de Soncote - Zuydcoote ,
village de pêcheurs,
en revenant , de la sortie du cour d' eau ,venant de Bergues et en retournant à Zuydcoote ,
aujourdhui le port et le lieu de la petite chapelle pour la découverte de la statuette en bois de la vierge Marie......
Donc il découvre au milieu de nul part , dans les dunes,
une statuette de la vierge Marie en bois..
Un miracle...
la , ou personne ne vit, au milieu de nul part,
le miracle de cette découverte...
l' église fait construire une chapelle, sur l' endroit de cette découverte...Une chapelle au milieu des dunes...
lieu qui fut nommé , Dunes-kerk..
Kerck pour chapelle...
Kerque provient du mot néerlandais kerk (aussi écrit kerck dans des vieux textes) qui signifie église.
Ainsi , ce fut la naissance d' une nouvelle cité de pécheurs:
Dune -ckerke...
Dunckercke..
-Dunkerque...
Les Dunkerquois sont :
Cette region était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres)...
........Territoire de dunes et de marais...
des Morins et Ménapes ...
des Viking
puis colonisé par les Romains...
puis devient- Galo-Romains..
puis Saxon...
- ex- germains...
- ex -Hollandais..
- des ex Flamands...
- ex - Espagnols.
- ex - Anglais...
Personne n' a retenu le nom de ce pécheur..
Dunkerquois , c' est être des gens du bout du monde...
Dunkerque
- Au tout début , nous ne sommes qu' un banc de sable dunaire..

Submerssion marine ou tsunamis..??
Donc , il se dit qu' en l' an 600 après Jésus Christ ,
il y aurait eu un méga séisme provoquant un tsunamis..
celui-ci aurait submergé le village gallo Romain de ZUYDCOOTE ,
et l' eau de mer serait remontée jusque Cassel..
Se sont les derniers vestiges gallo-romain de village de pêcheurs retrouvé qui ont permis aux historiens de dater approximativement...
Des traces du village gallo romains sont visible à ZUYDCOOTE ainsi que la voie Romaine qui y aboutit ,
la voie Romaine de Cassel à Zuydcoote..
En fait toute la côte fut sous les eaux y compris la Belgique ou il reste également de beaux vestiges galo Romains...
La chronologie de l'époque gallo-romaine est surtout fondée sur l'étude de la céramique, des monnaies et des fibules.
Toutefois, les datations 14 C et dendrochronologiques occupent une place de plus en plus importante sans que l'on puisse encore vraiment en tirer des conclusions.
De plus, il semble que le potentiel de datation de la céramique soit insuffisamment exploité, à cause de raisonnements circulaires générés par quelques anciens ouvrages de référence, notamment dans le domaine de la céramique fine.
Dans l'état actuel de la recherche, il semble qu'une distinction chronologique entre la partie sablonneuse de la province (globalement la partie ménapienne) et la partie limoneuse (partie nervienne) s'impose.
En effet, dans le territoire limoneux du sud, une occupation romanisée correspond à la période claudienne,
voire pré-claudienne.
L'importance de Velzeke comme base militaire augustéenne et la présence de la voie Boulogne-Bavay-Cologne dans ce terroir ont joué indéniablement un rôle déterminant.
Sur les sols sablonneux de la cité des Ménapiens,
l'importation massive de matériel typiquement romain et la romanisation globale du paysage ne semblent commencer qu'à partir de l'époque claudienne,
voire flavienne.
Les plus anciennes traces ont été reconnues sur le site d'Aalter-Langevoorde où une ferme indigène des premières décennies de notre ère fut mise au jour.
Jusqu'aux environs de 70 ap. J.-C.,
les paysages ménapiens témoignent plutôt d'une société très faiblement romanisée et ce n'est qu'à partir du dernier quart du 1° siècle que l'émergence de petites agglomérations et l'importation de toutes sortes de produits « romains » semblent définitivement se développer...30
Certains secteurs comme le territoire ménapien à l'ouest et au nord-est de Gand, mais aussi le Waasland, semblent recéler beaucoup de structures et de trouvailles du iiie s.
On pourrait l'expliquer par un essor tardif du territoire ou par la présence de centres de consommation militaires (par ex. Maldegem) dans la région côtière.
En ce qui concerne la fin de l'époque gallo-romaine,
des trésors monétaires et les résultats de nombreuses fouilles montrent que l'occupation s'interrompt généralement dans le troisième quart du iiie s.
Une étude globale des ensembles de céramiques encore inédits pourrait apporter quelques éclaircissements chronologiques.
Des témoignages de présence germanique dans la Flandre orientale ont été découvertes à Sint-Gillis-Waas (Hollevoet, Van Roeyen 1992) et Zele (De Clercq, Taayke, sous presse). Les deux sites témoignent de la présence de groupes d'immigrants dont l'origine doit être cherchée dans le nord-ouest de l'Allemagne et le nord des Pays-Bas.
La découverte d'un ensemble de céramiques modelées à dégraissant végétal dans une fosse-dépotoir à Zele a montré d'évidentes caractéristiques techniques, typologiques et décoratives frisonnes (fig. 15).
Ce contexte fermé, avec la présence de fragments de céramique semblables dans les fossés et dans une mare, atteste de la présence d'immigrants frisons durant la seconde moitié du iiie s.
et dans une moindre mesure le début du ive s.
Source:
https://www.cairn.info/revue-du-nord-2003-5-page-161.htm
la Flandre... avant la Flandre...
In E. Coornaert, « La Flandre Française de langue flamande »,
Les éditions ouvrières, Paris, p, pp 17-19
Ses débuts se clarifient peu à peu.
Au temps de Jules César,
le pays était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres), qu'on a pu apparenter
– d'ailleurs avec prudence
– à la race de Cro-Magnon.
De quelle manière subirent-ils l'ascendant des Celtes ?
Le fait est qu'ils parlent une langue celtique.
Virgile les appelait extremi hominum,
les hommes du bout du monde.
Malgré de durs efforts, César ne les vainquit pas :
serrés de près,
ils se réfugient dans leurs bois et leurs marais,
inaugurant la vocation de marche de leur pays.
La région ne fut soumise que sous Auguste ;
elle commença d'être romanisée sous Claude.
A la fin du Ier siècle de notre ère,
les Ménapes ou Ménapiens, venus des bords du Rhin,
occupèrent la majeure partie de la Flandre actuelle.
Les limites entre Morins et Ménapiens prêtent à contestation :
encore au Moyen Age,
on écrivit parfois Balliolum in terra Moriensi ;
Cassel, capitale, fut appelée castellum tantôt Morunorum, tantôt Menapiorum.
Dans ces confins éloignés,
l'occupation romaine resta superficielle.
Mais, pliés par l'accoutumance aux fatalités de leur temps,
Morins et Ménapiens formèrent dans la suite,
sous leur propre nom des légions de l'armée romaine.
Ni les uns ni les autres n'avaient de villes :
« ils passaient leur temps dans des cabanes ».
Ils foulaient un sol tourbeux, peut-être recouvert de sable
(la tourbe affleure encore en certains points au-delà de la frontière actuelle).
La plaine était protégé contre la mer par un cordon de dunes dites « anciennes »,
formées plus de deux mille ans avant J.-C.
et dont il reste un vestige entre Ghyvelde et Adinkerke.
En région flamande, Tongres est incontournable.
Le début l'ère romaine y est lié à la tribu des Éburons qui affrontèrent les Romains.
Celle-ci était menée par le roi Ambiorix,
représenté aujourd'hui par une statue-hommage.
César appelait le pays des Morins continentes silvas,
des forêts continues ;
« le pays des Ménapiens mérit(ait) à peine le nom de terre »,
tellement il était imbibé d'eau.
Les uns et les autres faisaient de l'élevage :
des moutons, des oies, des porcs (ils envoyaient à Rome des jambons très appréciés des gourmets) ;
ils trouvaient des ressources dans la récolte du sel et dans la pêche :
les huîtres ménapiennes furent célèbres.
Morins et Ménapes exportaient des produits textiles, nommés birri,
dont un édit de Dioclétien fixa le prix.
Ils fabriquaient des produits dont il est resté des témoins assez nombreux.
On a trouvé çà et là des monnaies et des restes de céramiques de l'époque romaine, par exemple à Drincham et à Killem.
Mais il ne semble plus subsister que peu de ces vestiges en Flandre française, alors que la région de Saint-Omer en aurait gardé beaucoup au XIe siècle, et que le littoral belge a révélé des sites très intéressants de monnaies et de poteries au détour des XIXe et XXe siècles,
à deux cents mètres au-delà de la frontière entre Bray-Dunes et la Panne.
https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1931_num_17_68_1560
A partir du IIIe siècle, les Francs Saliens,
peu à peu plus nombreux dans les rangs des légions,
colonisèrent le pays jusque dans le Calaisis et le Boulonnais.
Quelle fut la proportion de ces envahisseurs par rapport aux populations déjà en place ?
Au IVe siècle, sur la côte entre l'embouchure de l'Escaut et celle de l'Aa – côte qui allait devenir très incertaine
– s'établirent des Saxons :
ils furent appelés Flamwandras,
errants dans les marais, d'où leur est venu le nom de Vlaanderen.
Au VIIe et VIIIe siècles, des Frisons
les supplantèrent sur certains points.
L'établissement de Germains dans le pays, par familles, par groupes, est certain ;
mais, d'après les savants les plus autorisés, les indications procurées par la toponymie sur leur nombre sont moins claires et moins décisives qu'on ne l'a répété.
Au cours du IVe siècle eurent lieu des changements importants de nature diverse.
Cassel céda la place comme capitale à Tournai (de même que Bavai à Cambrai chez les Nerviens).
Les Morins se fondirent dans le pagus Mempiscus, qui ne fut sans doute pas une circonscription administrative et dont le nom,
d'abord réservé à l'ouest, s'étendit à tout le territoire de la Flandre.
en Gaule Belgique, l'une des trois grandes entités territoriales et ethnoculturelles identifiées par Jules César lors de la guerre des Gaules (58 à 51 av JC).
Auguste, le premier empereur romain,
en fit une des quatre provinces gauloises
(avec la Gaule lyonnaise,
la Gaule aquitaine et
la Gaule narbonnaise) au début de son principat.
Avec le temps, ces territoires ont connu plusieurs évolutions géographiques et administratives.
Sous le règne de Clovis,
un roitelet établi à Thérouanne fit alliance avec lui.
Dans la suite, compris dans la Francia occidentalis,
le pays fit partie de la Neustrie fortement tournée vers l'ouest et le sud. L'histoire particulière du pays sous les Mérovingiens et le premiers carolingiens se débrouille, mais est encore mal éclaircie.

La statue en bois de Notre-Dame des Dunes découverte en 1403 lors de la construction des remparts de la ville....??
ou par un pêcheur traversant les dunes..??
Faut s'imaginer , qu'à cette époque,
de retrouver au milieu de nulle part une statuette de la vierge ,
ce ne peut être qu' un miracle..
et la ou fut retrouver la statuette on érigea une chapelle.
la petite chapelle ...
Du néerlandais Duinkerke (« église des dunes »)
composé de duin et de kerk.
la chapelle dans les dunes d' ou le nom...
Dunkerque. par la suite..
Dunkerque ville construite sur les dunes et de terrains gagné sur la mer..
L'origine..
Il y a plus d'un millénaire, le Blootland est sous les eaux,
Plaine maritime de Flandre française, ou "Blootland" français, dans son contexte géographique..
Le Blootland,
est la partie de la plaine maritime flamande située en Flandre française, et qui constitue la partie nord du Westhoek français
(qui correspond en grande partie à l'arrondissement de Dunkerque).
La plaine maritime flamande quant à elle est une région topographique naturelle qui forme une longue bande côtière de plaine régulièrement plate,
dont l'altitude est inférieure à 5 m pour l'essentiel,
elle va de Sangatte dans le Pas-de-Calais jusqu'à l'Escaut occidental et Anvers en Belgique en passant par la Flandre zélandaise (une portion des Pays-Bas),
le terme « Blootland » est donc fréquemment utilisé par les Flamands de France pour nommer des parties plus vastes de cette plaine.
Blootland est un nom flamand (ou néerlandais) qui signifie littéralement « Pays nu » (par opposition au Houtland voisin).
Le nom se réfère au caractère plat et ouvert du pays, avec peu d'arbres à l'origine.
Le territoire se trouve quasiment au niveau de la mer et même parfois quelques mètres au-dessous (aux Moëres, un polder).
Le Blootland est une plaine maritime qui comporte quelques polders et un important réseau de canaux dont le débit doit être réglé en permanence.
Elle est séparée de la mer du Nord par un rempart de dunes,
dont une partie a disparu avec l'industrialisation de la côte.
La bordure sud est tourbeuse par endroits.
Au xiie siècle, les moines des abbayes, les comtes de Flandre et les communautés civiles ont fédéré leurs énergies pour assainir, assécher et coloniser de nouvelles terres, arrachées à l'eau.
Ce système efficace prendra le nom de wateringue.
La région fut le théâtre dès le xixe siècle d'un trafic de contrebande lié au tabac belge.
l'histoire de Dunkerque commence lorsque l'amoncellement du sable dû aux courants marins forme des dunes qui gagnent sur la mer .
Malgré l'instabilité des dunes attaquées par le vent et la mer,
des pêcheurs choisissent de s'installer, formant alors un bourg sans nom.
En s'écoulant vers la mer du Nord, une rivière, le Vliet ,
forme une crique, la Gerstab:
les pêcheurs y installent naturellement leurs bateaux afin de les protéger
À la fin du premier millénaire, un hameau s'est formé sur une dune de l'estuaire du Vliet.
Afin d'évangéliser la zone, on construit une chapelle pour les pêcheurs et leurs familles, le bourg a un nom, (Duinkerke).
Au fil des années, les Dunkerquois apprennent à maîtriser les dunes et les eaux intérieures afin d'éviter les inondations de l'arrière-pays ...
Le comté de Flandre
a été un pagus carolingien,
puis l'une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits entre la France et l'Angleterre, et entre la France et l'Empire, aux frontières et à l'influence durement disputées depuis sa création au ixe siècle jusqu'en 1384, date de la mort du comte Louis de Male.
Le comté est possédé par la maison de Flandre de 863
jusqu'à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la maison de Dampierre, avant de passer à la maison de Valois-Bourgogne en 1384, qui en fera un centre de gravité majeur au sein de l'État bourguignon. Il est finalement détaché du royaume de France par le traité de Madrid (1526) en faveur des Habsbourg d'Espagne. Louis XIV en reconquiert une partie sur les Espagnols.
Le comté cesse définitivement d'exister en 1795 à la suite de la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français.
Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale,
à l'ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron),
plus la partie de la province d'Anvers située à l'ouest de l'Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française
(région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai...).
Au cours du xe siècle,
la Flandre connaît des incursions viking.
Époque romaine et haut Moyen Âge (avant 866)..
Du temps des Romains,
le territoire du comté de Flandre, qui faisait partie de la Gaule belgique, était occupé par les Morins, les Ménapiens,
par une partie des Nerviens et au sud les Atrébates.
Ces peuples opposèrent une vive résistance à Jules César ;
les Nerviens ont soutenu la révolte des Éburons en 54 av. J.-C.,
avant de se soumettre complètement aux Romains.
Le christianisme y fut introduit, sous Maximien et Dioclétien,
par Piat de Tournai,
Chrysole de Comines et
Eucher de Maastricht, ......tous trois martyrs.
En 445, Clodion le Chevelu, chef des Francs, vainqueur des Romains, envahit cette contrée et prit Tournai et Cambrai.
À cette invasion succédèrent, en 449, les ravages d'Attila.
Roi des Francs dans la région de Tournai depuis 486, Clovis Ier s'était emparé de tout le pays en 510.
Sous ses descendants, le territoire fit partie de la Neustrie et fut administré par des gouverneurs dits Forestiers.
Les Flandræ sont citées dans la Vie de saint Éloi, dont l'auteur,
saint Ouen, est mort en 683...1.
Encore ne s'étendaient-elles à cette époque qu'à un territoire proche de Bruges.
Aux temps des Carolingiens quelques familles puissantes occupaient les charges comtales et abbatiales dans la région
(c'est le cas des Unrochides par exemple), mais elles n'étaient pas implantées uniquement dans la région.
En 1400 , il n' y a que des Dunes et des marais...
Un pécheur de la région de Soncote - Zuydcoote ,
village de pêcheurs,
en revenant , de la sortie du cour d' eau ,venant de Bergues et en retournant à Zuydcoote ,
aujourdhui le port et le lieu de la petite chapelle pour la découverte de la statuette en bois de la vierge Marie......
Donc il découvre au milieu de nul part , dans les dunes,
une statuette de la vierge Marie en bois..
Un miracle...
la , ou personne ne vit, au milieu de nul part,
le miracle de cette découverte...
l' église fait construire une chapelle, sur l' endroit de cette découverte...Une chapelle au milieu des dunes...
lieu qui fut nommé , Dunes-kerk..
Kerck pour chapelle...
Kerque provient du mot néerlandais kerk (aussi écrit kerck dans des vieux textes) qui signifie église.
Ainsi , ce fut la naissance d' une nouvelle cité de pécheurs:
Dune -ckerke...
Dunckercke..
-Dunkerque...
Les Dunkerquois sont :
Cette region était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres)...
........Territoire de dunes et de marais...
des Morins et Ménapes ...
des Viking
puis colonisé par les Romains...
puis devient- Galo-Romains..
puis Saxon...
- ex- germains...
- ex -Hollandais..
- des ex Flamands...
- ex - Espagnols.
- ex - Anglais...
Personne n' a retenu le nom de ce pécheur..
Dunkerquois , c' est être des gens du bout du monde...
Dunkerque
- Au tout début , nous ne sommes qu' un banc de sable dunaire..

Submerssion marine ou tsunamis..??
Donc , il se dit qu' en l' an 600 après Jésus Christ ,
il y aurait eu un méga séisme provoquant un tsunamis..
celui-ci aurait submergé le village gallo Romain de ZUYDCOOTE ,
et l' eau de mer serait remontée jusque Cassel..
Se sont les derniers vestiges gallo-romain de village de pêcheurs retrouvé qui ont permis aux historiens de dater approximativement...
Des traces du village gallo romains sont visible à ZUYDCOOTE ainsi que la voie Romaine qui y aboutit ,
la voie Romaine de Cassel à Zuydcoote..
En fait toute la côte fut sous les eaux y compris la Belgique ou il reste également de beaux vestiges galo Romains...
La chronologie de l'époque gallo-romaine est surtout fondée sur l'étude de la céramique, des monnaies et des fibules.
Toutefois, les datations 14 C et dendrochronologiques occupent une place de plus en plus importante sans que l'on puisse encore vraiment en tirer des conclusions.
De plus, il semble que le potentiel de datation de la céramique soit insuffisamment exploité, à cause de raisonnements circulaires générés par quelques anciens ouvrages de référence, notamment dans le domaine de la céramique fine.
Dans l'état actuel de la recherche, il semble qu'une distinction chronologique entre la partie sablonneuse de la province (globalement la partie ménapienne) et la partie limoneuse (partie nervienne) s'impose.
En effet, dans le territoire limoneux du sud, une occupation romanisée correspond à la période claudienne,
voire pré-claudienne.
L'importance de Velzeke comme base militaire augustéenne et la présence de la voie Boulogne-Bavay-Cologne dans ce terroir ont joué indéniablement un rôle déterminant.
Sur les sols sablonneux de la cité des Ménapiens,
l'importation massive de matériel typiquement romain et la romanisation globale du paysage ne semblent commencer qu'à partir de l'époque claudienne,
voire flavienne.
Les plus anciennes traces ont été reconnues sur le site d'Aalter-Langevoorde où une ferme indigène des premières décennies de notre ère fut mise au jour.
Jusqu'aux environs de 70 ap. J.-C.,
les paysages ménapiens témoignent plutôt d'une société très faiblement romanisée et ce n'est qu'à partir du dernier quart du 1° siècle que l'émergence de petites agglomérations et l'importation de toutes sortes de produits « romains » semblent définitivement se développer...30
Certains secteurs comme le territoire ménapien à l'ouest et au nord-est de Gand, mais aussi le Waasland, semblent recéler beaucoup de structures et de trouvailles du iiie s.
On pourrait l'expliquer par un essor tardif du territoire ou par la présence de centres de consommation militaires (par ex. Maldegem) dans la région côtière.
En ce qui concerne la fin de l'époque gallo-romaine,
des trésors monétaires et les résultats de nombreuses fouilles montrent que l'occupation s'interrompt généralement dans le troisième quart du iiie s.
Une étude globale des ensembles de céramiques encore inédits pourrait apporter quelques éclaircissements chronologiques.
Des témoignages de présence germanique dans la Flandre orientale ont été découvertes à Sint-Gillis-Waas (Hollevoet, Van Roeyen 1992) et Zele (De Clercq, Taayke, sous presse). Les deux sites témoignent de la présence de groupes d'immigrants dont l'origine doit être cherchée dans le nord-ouest de l'Allemagne et le nord des Pays-Bas.
La découverte d'un ensemble de céramiques modelées à dégraissant végétal dans une fosse-dépotoir à Zele a montré d'évidentes caractéristiques techniques, typologiques et décoratives frisonnes (fig. 15).
Ce contexte fermé, avec la présence de fragments de céramique semblables dans les fossés et dans une mare, atteste de la présence d'immigrants frisons durant la seconde moitié du iiie s.
et dans une moindre mesure le début du ive s.
Source:
https://www.cairn.info/revue-du-nord-2003-5-page-161.htm
la Flandre... avant la Flandre...
In E. Coornaert, « La Flandre Française de langue flamande »,
Les éditions ouvrières, Paris, p, pp 17-19
Ses débuts se clarifient peu à peu.
Au temps de Jules César,
le pays était occupé par les Morins (de la mer, mor, ou des Moëres), qu'on a pu apparenter
– d'ailleurs avec prudence
– à la race de Cro-Magnon.
De quelle manière subirent-ils l'ascendant des Celtes ?
Le fait est qu'ils parlent une langue celtique.
Virgile les appelait extremi hominum,
les hommes du bout du monde.
Malgré de durs efforts, César ne les vainquit pas :
serrés de près,
ils se réfugient dans leurs bois et leurs marais,
inaugurant la vocation de marche de leur pays.
La région ne fut soumise que sous Auguste ;
elle commença d'être romanisée sous Claude.
A la fin du Ier siècle de notre ère,
les Ménapes ou Ménapiens, venus des bords du Rhin,
occupèrent la majeure partie de la Flandre actuelle.
Les limites entre Morins et Ménapiens prêtent à contestation :
encore au Moyen Age,
on écrivit parfois Balliolum in terra Moriensi ;
Cassel, capitale, fut appelée castellum tantôt Morunorum, tantôt Menapiorum.
Dans ces confins éloignés,
l'occupation romaine resta superficielle.
Mais, pliés par l'accoutumance aux fatalités de leur temps,
Morins et Ménapiens formèrent dans la suite,
sous leur propre nom des légions de l'armée romaine.
Ni les uns ni les autres n'avaient de villes :
« ils passaient leur temps dans des cabanes ».
Ils foulaient un sol tourbeux, peut-être recouvert de sable
(la tourbe affleure encore en certains points au-delà de la frontière actuelle).
La plaine était protégé contre la mer par un cordon de dunes dites « anciennes »,
formées plus de deux mille ans avant J.-C.
et dont il reste un vestige entre Ghyvelde et Adinkerke.
En région flamande, Tongres est incontournable.
Le début l'ère romaine y est lié à la tribu des Éburons qui affrontèrent les Romains.
Celle-ci était menée par le roi Ambiorix,
représenté aujourd'hui par une statue-hommage.
César appelait le pays des Morins continentes silvas,
des forêts continues ;
« le pays des Ménapiens mérit(ait) à peine le nom de terre »,
tellement il était imbibé d'eau.
Les uns et les autres faisaient de l'élevage :
des moutons, des oies, des porcs (ils envoyaient à Rome des jambons très appréciés des gourmets) ;
ils trouvaient des ressources dans la récolte du sel et dans la pêche :
les huîtres ménapiennes furent célèbres.
Morins et Ménapes exportaient des produits textiles, nommés birri,
dont un édit de Dioclétien fixa le prix.
Ils fabriquaient des produits dont il est resté des témoins assez nombreux.
On a trouvé çà et là des monnaies et des restes de céramiques de l'époque romaine, par exemple à Drincham et à Killem.
Mais il ne semble plus subsister que peu de ces vestiges en Flandre française, alors que la région de Saint-Omer en aurait gardé beaucoup au XIe siècle, et que le littoral belge a révélé des sites très intéressants de monnaies et de poteries au détour des XIXe et XXe siècles,
à deux cents mètres au-delà de la frontière entre Bray-Dunes et la Panne.
https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1931_num_17_68_1560
A partir du IIIe siècle, les Francs Saliens,
peu à peu plus nombreux dans les rangs des légions,
colonisèrent le pays jusque dans le Calaisis et le Boulonnais.
Quelle fut la proportion de ces envahisseurs par rapport aux populations déjà en place ?
Au IVe siècle, sur la côte entre l'embouchure de l'Escaut et celle de l'Aa – côte qui allait devenir très incertaine
– s'établirent des Saxons :
ils furent appelés Flamwandras,
errants dans les marais, d'où leur est venu le nom de Vlaanderen.
Au VIIe et VIIIe siècles, des Frisons
les supplantèrent sur certains points.
L'établissement de Germains dans le pays, par familles, par groupes, est certain ;
mais, d'après les savants les plus autorisés, les indications procurées par la toponymie sur leur nombre sont moins claires et moins décisives qu'on ne l'a répété.
Au cours du IVe siècle eurent lieu des changements importants de nature diverse.
Cassel céda la place comme capitale à Tournai (de même que Bavai à Cambrai chez les Nerviens).
Les Morins se fondirent dans le pagus Mempiscus, qui ne fut sans doute pas une circonscription administrative et dont le nom,
d'abord réservé à l'ouest, s'étendit à tout le territoire de la Flandre.
en Gaule Belgique, l'une des trois grandes entités territoriales et ethnoculturelles identifiées par Jules César lors de la guerre des Gaules (58 à 51 av JC).
Auguste, le premier empereur romain,
en fit une des quatre provinces gauloises
(avec la Gaule lyonnaise,
la Gaule aquitaine et
la Gaule narbonnaise) au début de son principat.
Avec le temps, ces territoires ont connu plusieurs évolutions géographiques et administratives.
Sous le règne de Clovis,
un roitelet établi à Thérouanne fit alliance avec lui.
Dans la suite, compris dans la Francia occidentalis,
le pays fit partie de la Neustrie fortement tournée vers l'ouest et le sud. L'histoire particulière du pays sous les Mérovingiens et le premiers carolingiens se débrouille, mais est encore mal éclaircie.

La statue en bois de Notre-Dame des Dunes découverte en 1403 lors de la construction des remparts de la ville....??
ou par un pêcheur traversant les dunes..??
Faut s'imaginer , qu'à cette époque,
de retrouver au milieu de nulle part une statuette de la vierge ,
ce ne peut être qu' un miracle..
et la ou fut retrouver la statuette on érigea une chapelle.
la petite chapelle ...
Du néerlandais Duinkerke (« église des dunes »)
composé de duin et de kerk.
la chapelle dans les dunes d' ou le nom...
Dunkerque. par la suite..
Dunkerque ville construite sur les dunes et de terrains gagné sur la mer..
L'origine..
Il y a plus d'un millénaire, le Blootland est sous les eaux,
Plaine maritime de Flandre française, ou "Blootland" français, dans son contexte géographique..
Le Blootland,
est la partie de la plaine maritime flamande située en Flandre française, et qui constitue la partie nord du Westhoek français
(qui correspond en grande partie à l'arrondissement de Dunkerque).
La plaine maritime flamande quant à elle est une région topographique naturelle qui forme une longue bande côtière de plaine régulièrement plate,
dont l'altitude est inférieure à 5 m pour l'essentiel,
elle va de Sangatte dans le Pas-de-Calais jusqu'à l'Escaut occidental et Anvers en Belgique en passant par la Flandre zélandaise (une portion des Pays-Bas),
le terme « Blootland » est donc fréquemment utilisé par les Flamands de France pour nommer des parties plus vastes de cette plaine.
Blootland est un nom flamand (ou néerlandais) qui signifie littéralement « Pays nu » (par opposition au Houtland voisin).
Le nom se réfère au caractère plat et ouvert du pays, avec peu d'arbres à l'origine.
Le territoire se trouve quasiment au niveau de la mer et même parfois quelques mètres au-dessous (aux Moëres, un polder).
Le Blootland est une plaine maritime qui comporte quelques polders et un important réseau de canaux dont le débit doit être réglé en permanence.
Elle est séparée de la mer du Nord par un rempart de dunes,
dont une partie a disparu avec l'industrialisation de la côte.
La bordure sud est tourbeuse par endroits.
Au xiie siècle, les moines des abbayes, les comtes de Flandre et les communautés civiles ont fédéré leurs énergies pour assainir, assécher et coloniser de nouvelles terres, arrachées à l'eau.
Ce système efficace prendra le nom de wateringue.
La région fut le théâtre dès le xixe siècle d'un trafic de contrebande lié au tabac belge.
l'histoire de Dunkerque commence lorsque l'amoncellement du sable dû aux courants marins forme des dunes qui gagnent sur la mer .
Malgré l'instabilité des dunes attaquées par le vent et la mer,
des pêcheurs choisissent de s'installer, formant alors un bourg sans nom.
En s'écoulant vers la mer du Nord, une rivière, le Vliet ,
forme une crique, la Gerstab:
les pêcheurs y installent naturellement leurs bateaux afin de les protéger
À la fin du premier millénaire, un hameau s'est formé sur une dune de l'estuaire du Vliet.
Afin d'évangéliser la zone, on construit une chapelle pour les pêcheurs et leurs familles, le bourg a un nom, (Duinkerke).
Au fil des années, les Dunkerquois apprennent à maîtriser les dunes et les eaux intérieures afin d'éviter les inondations de l'arrière-pays ...
Le comté de Flandre
a été un pagus carolingien,
puis l'une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits entre la France et l'Angleterre, et entre la France et l'Empire, aux frontières et à l'influence durement disputées depuis sa création au ixe siècle jusqu'en 1384, date de la mort du comte Louis de Male.
Le comté est possédé par la maison de Flandre de 863
jusqu'à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la maison de Dampierre, avant de passer à la maison de Valois-Bourgogne en 1384, qui en fera un centre de gravité majeur au sein de l'État bourguignon. Il est finalement détaché du royaume de France par le traité de Madrid (1526) en faveur des Habsbourg d'Espagne. Louis XIV en reconquiert une partie sur les Espagnols.
Le comté cesse définitivement d'exister en 1795 à la suite de la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français.
Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale,
à l'ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron),
plus la partie de la province d'Anvers située à l'ouest de l'Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française
(région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai...).
Au cours du xe siècle,
la Flandre connaît des incursions viking.
Époque romaine et haut Moyen Âge (avant 866)..
Du temps des Romains,
le territoire du comté de Flandre, qui faisait partie de la Gaule belgique, était occupé par les Morins, les Ménapiens,
par une partie des Nerviens et au sud les Atrébates.
Ces peuples opposèrent une vive résistance à Jules César ;
les Nerviens ont soutenu la révolte des Éburons en 54 av. J.-C.,
avant de se soumettre complètement aux Romains.
Le christianisme y fut introduit, sous Maximien et Dioclétien,
par Piat de Tournai,
Chrysole de Comines et
Eucher de Maastricht, ......tous trois martyrs.
En 445, Clodion le Chevelu, chef des Francs, vainqueur des Romains, envahit cette contrée et prit Tournai et Cambrai.
À cette invasion succédèrent, en 449, les ravages d'Attila.
Roi des Francs dans la région de Tournai depuis 486, Clovis Ier s'était emparé de tout le pays en 510.
Sous ses descendants, le territoire fit partie de la Neustrie et fut administré par des gouverneurs dits Forestiers.
Les Flandræ sont citées dans la Vie de saint Éloi, dont l'auteur,
saint Ouen, est mort en 683...1.
Encore ne s'étendaient-elles à cette époque qu'à un territoire proche de Bruges.
Aux temps des Carolingiens quelques familles puissantes occupaient les charges comtales et abbatiales dans la région
(c'est le cas des Unrochides par exemple), mais elles n'étaient pas implantées uniquement dans la région.
source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Flandre
En 960, Baudoin III dit Baudouin le jeune,
quatrième comte de Flandre, auquel appartient la bourgade,
fait édifier une première muraille autour de la ville.
Les moines de Bergues-Saint-Winoc construisent de grands fossés appelés watergangs afin d'assécher les terres et les rendre cultivables.
Le 27 mai 1067, en reconnaissance de leurs efforts,
Baudouin V de Flandre leur attribue l'autel de Dunkerque ainsi que la dîme.
Cet acte signé par le comte de Flandre est la première mention historique du nom de Dunkerque...
Au cours du xiie siècle, Philippe d'Alsace, comte de Flandre,
continue les travaux d'assèchement du Blootland.
On lui doit notamment la construction de l'ancêtre du canal de Bergues,
le Havendyck.
Le comte octroie à Dunkerque le statut de « ville nouvelle » et exonère les Dunkerquois du tonlieu,
en remerciement de la délivrance par les Dunkerquois de sa fiancée Élisabeth de Vermandois capturée par des Vikings.
Dunkerque est érigée en seigneurie en 1220 par la comtesse de Flandre Jeanne de Constantinople en faveur de Laurent de Portugal.
Ses successeurs seront en 1233 Godefroid de Fontaines évêque de Cambrai,
puis en 1238 le comte de Hainaut Jean Ier d'Avesnes,
en 1254 son frère Baudoin d'Avesnes avant de revenir aux comtes de Flandre.

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La bataille de Noordpeene et la bataille des dunes..
https://fr.wikipedia.org/wiki/Noordpeene
https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Flandre
En 960, Baudoin III dit Baudouin le jeune,
quatrième comte de Flandre, auquel appartient la bourgade,
fait édifier une première muraille autour de la ville.
Les moines de Bergues-Saint-Winoc construisent de grands fossés appelés watergangs afin d'assécher les terres et les rendre cultivables.
Le 27 mai 1067, en reconnaissance de leurs efforts,
Baudouin V de Flandre leur attribue l'autel de Dunkerque ainsi que la dîme.
Cet acte signé par le comte de Flandre est la première mention historique du nom de Dunkerque...
Au cours du xiie siècle, Philippe d'Alsace, comte de Flandre,
continue les travaux d'assèchement du Blootland.
On lui doit notamment la construction de l'ancêtre du canal de Bergues,
le Havendyck.
Le comte octroie à Dunkerque le statut de « ville nouvelle » et exonère les Dunkerquois du tonlieu,
en remerciement de la délivrance par les Dunkerquois de sa fiancée Élisabeth de Vermandois capturée par des Vikings.
Dunkerque est érigée en seigneurie en 1220 par la comtesse de Flandre Jeanne de Constantinople en faveur de Laurent de Portugal.
Ses successeurs seront en 1233 Godefroid de Fontaines évêque de Cambrai,
puis en 1238 le comte de Hainaut Jean Ier d'Avesnes,
en 1254 son frère Baudoin d'Avesnes avant de revenir aux comtes de Flandre.

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La bataille de Noordpeene et la bataille des dunes..
https://fr.wikipedia.org/wiki/Noordpeene
Le village a été le théâtre d'un événement d'une importance décisive pour l'histoire de la guerre de Hollande (1672-1678); la bataille de la Peene en 1677. Elle fut cause de l'annexion du nord de l'Artois et des châtellenies de Cassel et Bailleul au royaume de France en 1678 au traité de Nimègue.
À la frontière de Zuytpeene et de Noordpeene,
à l'initiative du docteur Desmyttère de Cassel,
une colonne de pierre et de marbre est érigée en 1865.
Elle commémore l'importante bataille de 1677 qui a opposé,
sur les bords de la Peene,
l'armée de Louis XIV commandée par Philippe d'Orléans
aux troupes coalisées des Provinces-Unies
(Pays-Bas), de l'Espagne et de l'Angleterre
conduites par Guillaume d'Orange (Stadhouder des Provinces-Unies).
La victoire française a entraîné le rattachement d'une partie de la Flandre (Saint-Omer, les châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres) à la France.
On peut lire sur l'obélisque:
"En 1677, le 11 avril, a été livrée dans cette plaine une bataille décisive.
Elle fut cause de l'annexion de cette contrée à la France".
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Dunqueverque...Le 11 octobre 1646..
-Le duc d'Enghien accompagné du roi Louis 14, roi soleil visite les allentours des nouvelles terres conquises...

Jean Bart
« Jean Bart avait la taille au-dessus de la médiocre,
le corps bien fait, robuste et capable de résister à toutes les fatigues de la mer.
Il avait les traits du visage bien formés, les yeux bleus,
le teint beau, les cheveux blonds, la physionomie heureuse et tout à fait avenante.
Il avait beaucoup de bon sens,
l'esprit net et solide, une valeur ferme et toujours égale.
Il était sobre, vigilant et intrépide;
aussi prompt à prendre son parti, que de sang-froid à donner ses ordres dans le combat,
où on le vit toujours avec cette présence d'esprit si rare et si nécessaire en de semblables occasions.
Il savait parfaitement son métier, et il le fit avec tant de désintéressement, d'approbation et de gloire,
qu'il ne dut sa fortune et son élévation qu'à sa capacité et à sa valeur. »
jeunesse et débuts dans la flotte des Provinces-Unies (1650-1672]
Jean Bart
naît le 21 octobre 1650, et est baptisé le lendemain 22 octobre.
Jean Bart naît dans une famille de marins, de militaires et de corsaires dunkerquois.
Il est le second des huit enfants de Jean-Cornil Bart (v. 1619-1668)
qui combat pour le compte des Provinces-Unies
et meurt au combat contre les Anglais et de Catherine Bart (1625-1682), née Jansen Rodrigues, femme d'origine espagnole.
Sa langue maternelle est le flamand.
Avant lui, son aïeul, Cornil Weus, vice-amiral,
combat les Hollandais au début de la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Son arrière-grand-père, Michel Jacobsen (1560-1632)
se distingue au service de la couronne d'Espagne, en ramenant l'Invincible Armada après sa tentative ratée d'invasion de l'Angleterre en 1588.
Il est nommé vice-amiral par Philippe IV d'Espagne.
En 1622, son grand-oncle, Jan Jacobsen, lui aussi au service de l'Espagne, se fait sauter avec son navire,
le Saint-Vincent,
plutôt que de se rendre.
Son fils, Gaspard Bart, oncle de Jean Bart,
est mousse à bord du Saint-Vincent,
il survit au sabordage du navire,
mais il mourra plus tard au combat.
Michel Bart, un autre fils de Gaspart Bart,
corsaire,
meurt au combat contre les Hollandais.
Ses aïeux sont capitaines de navire corsaire mais son père Jean-Cornil n'est que second.
La légende d'un Jean Bart fils de pêcheur, sans éducation et grossier est contredite par les faits :
il est issu d'une famille d'excellents officiers ayant servi la marine espagnole et dunkerquoise.
Après lui, la tradition familiale se perpétue puisque ses frères Cornil, Gaspard, et Jacques Bart, seront tous les trois corsaires.
Son fils François-Cornil Bart servira lui dans la Marine royale et sera nommé vice-amiral du Ponant par Louis XIV.
Enfin, Le 27 mars 1759, à bord de la Danaé,
son neveu Pierre-Jean Bart et son fils Benjamin, mourront au service de la France en tentant de forcer un blocus anglais près des côtes de la Manche afin de ravitailler la ville de Québec alors sur le point d'être assiégée.
Pendant ses premières années, sa ville natale, Dunkerque est l'objet de plusieurs affrontements entre les grandes puissances européennes de l'époque.
Le 16 septembre 1652,
Dunkerque passe entre les mains de l'Espagne.
L'armée de Turenne reprend la ville après la bataille des Dunes le 23 juin 1658.
Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés à la France.
Peu après la ville redevient française, Louis XIV l'ayant rachetée à Charles II d'Angleterre.
Jean Bart, en flamand Jan Bart ou Jan Baert,
né le 21 octobre 1650 à Dunkerque (comté de Flandre) et mort
le 27 avril 1702 dans cette même ville (Flandre française),
est un corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.
Il y fait son entrée le 2 décembre 1662.
En 1662,
Jean Bart a onze ans et huit mois ......
lorsqu'il s'engage comme mousse sur un navire de contrebande.
Le capitaine de ce navire, Jérôme Valbué,
pilote hauturier des bâtiments du roi,
est un homme assez instruit, y compris en astronomie,
et c'est en sa compagnie que le jeune Jean Bart effectue ses premières sorties en mer.
Il commence à naviguer à quinze ans sous les ordres de Michiel de Ruyter et participe en 1667 à la campagne de la Tamise.
Pendant la guerre de Hollande,
il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises
En 1666, la France s'allie avec les Provinces-Unies ...contre l'Angleterre.
Le père de Jean Bart trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais.
Lui-même est d'abord embarqué comme lieutenant sur le Cochon Gras, chargé de surveiller les Anglais.
Durant l'été, il s'engage comme matelot sur le Sept Provinces,
navire hollandais, sous les ordres de l'amiral Michiel de Ruyter.
En juin 1667, la flotte hollandaise remonte la Tamise et la Medway et assiège Londres,
puis les Anglais et les Hollandais signent le traité de Breda.
De Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin :
Le Canard Doré.
Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande) en 1672,
Jean Bart servait alors en qualité de second lieutenant sur un bâtiment flessingois.
Il regagne la France en compagnie de son ami Charles Keyser.
En 1673,
il embarque comme second à bord de l'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course.
L'année suivante, il commande Le Roi David,
galiote armée de deux canons.
Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais.
Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne.
Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise,
le 16 mai d'un dogre.
Cette année-là, huit autres prises complètent le tableau.
En avril 1676, il embarque sur La Royale,
armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche.
Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux.
En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie.
Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.
Le 3 février 1675,
à l'âge de vingt-cinq ans,
il épouse Nicole Goutier ou Gontier (1659-1682, fille d'un riche aubergiste, elle lui apporte une dot respectable de 10 000 livres),
âgée de seize ans, à qui il offre, en guise de cadeau de mariage,
L'Espérance, une frégate légère de 10 canons, dont il s'était emparé aux dépens des Provinces-Unies.
L'année même de son mariage, il capture vingt bâtiments.
En 1676, il rencontre une flotte de busses,
escortée par une frégate légère de 12 canons.
Il l'attaque et se rend maître de trois des busses et de la frégate.
Quatre jours plus tard, il capture dix autres busses et une frégate de 12 canons.
Chargé, par des armateurs particuliers, de commander une frégate de 24 canons et de 150 hommes d'équipage,
il découvre, en compagnie de quatre autres corsaires dunkerquois,
une flotte marchande convoyée de trois frégates, la rejoint à hauteur d'Ostende et la bat, après un combat de trois heures.
Le 7 septembre 1676, il enlève seul une frégate hollandaise de 36 canons qui escortait un grand nombre de busses.
Pour l'année 1676, le nombre de prises effectuées par Jean Bart s'élève à dix-sept.
Il commence à attirer l'attention du ministre de la Marine Colbert et du roi lui-même qui lui envoie une chaîne en or en guise de récompense.
À bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons,
Jean Bart prend la mer à la tête d'une flottille de six navires en 1677, flottille qui s'empare d'une vingtaine de vaisseaux.
À bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean Bart arraisonne un quatre-mâts hollandais. Au large de l'île de Texel,
en juin 1678, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Schiedam, une frégate de 24 canons de la flotte hollandaise.
Jean est gravement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes.
Le Schiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque.
À bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août,
la France et la Hollande signent le traité de Nimègue,
mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.
La paix avec l'Angleterre et la Hollande...
La paix signée, Jean Bart rejoint la Marine royale sur la recommandation du célèbre Vauban et,
le 8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau.
La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est un temps désœuvré.
En 1681, trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen.
Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons.
Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France.
La mère de Jean Bart meurt, suivie quelques mois plus tard par sa fille, et en fin d'année sa femme Nicole, alors âgée de vingt-trois ans.
En 1683,
la France est en guerre contre l'Espagne.
Jean Bart capture un vaisseau espagnol chargé de transporter 350 hommes de troupe et le ramène à Brest.
La même année, il embarque avec le 1er marquis d'Amblimont,
sur Le Modéré, et contribue à la prise de deux vaisseaux espagnols dans le voisinage de Cadix.
Cependant, la marine espagnole étant bien plus faible que la marine française,
Charles II d'Espagne signe vite une trêve.
Le 14 août 1686,
il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697)
En 1688,
la France alliée au Danemark et à l'Empire ottoman,
entre en guerre contre la ligue d'Augsbourg qui réunit
l'Angleterre,
l'Allemagne,
l'Espagne,
les Pays-Bas,
la Savoie et
la Suède.
Escorteur en Manche et captivité en Angleterre (1689
Fait prisonnier avec
Claude de Forbin (1656-1733) avec qui Jean Bart partage sa captivité à Plymouth
en 1689
Jean Bart et Forbin s'échappant d'Angleterre
En 1689, Jean Bart quitte Dunkerque en compagnie de Claude de Forbin pour escorter des convois,
le premier avec une petite frégate La Raillause de 24 canons,
le second avec une plus petite encore baptisée Les Jeux.
Au cours d'un premier combat, ils se rendent maîtres - après un sanglant abordage - d'un corsaire hollandais venu en reconnaissance, et le conduisent à Brest avec les bâtiments qu'il escortait.
Mais une seconde affaire, quoique non moins brillante, ne leur réussit pas aussi bien.
Ils convoyaient vingt bâtiments, quand, au large de l'Île de Wight,
ils sont pris en chasse par deux vaisseaux anglais, de 50 canons chacun.
Refusant la capture des navires marchands qu'ils escortaient,
les deux officiers décident d'engager le combat, mais ne pouvant lutter contre la supériorité des forces anglaises, ils sont battus,
faits prisonniers et envoyés à Plymouth.
Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.
« Malgré les blessures nombreuses qu'ils avaient reçues et malgré leur captivité,
les deux braves marins n'étaient point perdus pour la France.
Ils usèrent bientôt d'adresse, gagnèrent tout d'abord un matelot d'Ostende qui leur procura une lime, à l'aide de laquelle ils scièrent peu à peu les barreaux de fer de leur fenêtre;
ils réussirent à cacher leur opération jusqu'à ce que leurs blessures commençassent à se guérir.
Ayant ensuite mis dans leurs intérêts deux mousses qu'on leur avait donnés pour leur service, ils s'emparèrent par leur intermédiaire d'un canot norvégien dont le batelier était ivre-mort,
descendirent une nuit par la fenêtre de la prison au moyen de leurs draps, et s'embarquèrent sur le petit canot avec autant d'assurance que si c'eût été un vaisseau amiral.
Jean Bart maniait l'aviron aidé seulement des deux mousses ; Forbin ne le pouvait à cause de ses blessures encore saignantes.
Ils traversèrent ainsi la rade de Plymouth, au milieu de vingt bâtiments qui criaient de tous côtés :
« Où va la chaloupe? » et auxquels Jean Bart, qui avait l'avantage sur Forbin de savoir l'anglais, répondait fishermen,
c'est-à-dire : pêcheurs !
Enfin, après avoir fait sur leur chétive embarcation soixante-quatre lieues dans la Manche, en moins de quarante-huit heures, ils prirent terre avec une inexprimable joie, à un village situé à six lieues de Saint-Malo,
où ils apprirent que le bruit de leur mort était généralement répandu...
Quinze jours après son évasion,
le 20 juin 1689,
Jean Bart est nommé capitaine des vaisseaux du roi, en récompense de son dévouement à sauver la flotte marchande.
Le 13 octobre de la même année,
après sept années de veuvage, et alors qu'il est âgé de trente-neuf ans, il épouse Jacqueline Tugghe, en secondes noces.
À la tête de trois frégates légères,
il s'empare, sur les côtes de Hollande, d'une galiote transportant des troupes pour le prince d'Orange,
et de trois autres bâtiments qu'il rançonne de 3 800 florins.
Combats en Manche et blocus de Dunkerque (1690-1691)
L'année suivante, il reçoit le commandement de la frégate L'Alcyon au sein de la flotte conduite par Tourville,
vice-amiral de la flotte du Levant, destinée à agir contre les forces navales combinées d'Angleterre et de Hollande.
Il prend part à la bataille du cap Béveziers,
remportée par Tourville,
le 10 juillet 1690, ainsi qu'à la fameuse campagne du Large
effectuée par l'illustre amiral, entre juin et août 1691.
Mais cette année-là, Jean Bart se distingue surtout par son extraordinaire sortie de Dunkerque avec une escadre placée sous ses ordres.
Deux ans auparavant, Jean Bart avait soumis au département de la marine un projet d'expédition pour ruiner le commerce des Hollandais en mer du Nord,
lorsque le ministre de Pontchartrain
lui donne l'autorisation et les moyens de l'exécuter.
À cette occasion, Forbin, est à nouveau placé sous ses ordres. De 1690 à 1693, Jean Bart détruit plus de 150 busses harenguières hollandaises pour affamer leur pays,
ce qui lui vaut des Hollandais le titre de « maxima pirata .
Apprenant qu'un armement se préparait à Dunkerque,
une flotte de trente-cinq à quarante vaisseaux anglais vient bloquer la rade de Dunkerque.
Après quinze jours passés dans la rade avec sept frégates et un brûlot, sans que les Anglais et les Hollandais jugent utile de l'attaquer ;
Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot.
Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie
et de deux navires d'escorte anglais.
Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège,
alors en paix avec la France,
Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Écosse, où il pille un château et incendie quatre villages...
a suivre...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bart#Naissance_dans_une_famille_de_marins_et_de_corsaires
wwwww
Le 27 Oct2, la ville de Dunkerque est achetée par Louis XIV au roi d' Angleterre et devient définitivement Française ...
Voici une gravure représentant " le Roi Soleil" qui y fait une entrée triomphale le 2 Décembre 1662 ...

Dunkerque ville martyre..
- 1914
- 1940
À la frontière de Zuytpeene et de Noordpeene,
à l'initiative du docteur Desmyttère de Cassel,
une colonne de pierre et de marbre est érigée en 1865.
Elle commémore l'importante bataille de 1677 qui a opposé,
sur les bords de la Peene,
l'armée de Louis XIV commandée par Philippe d'Orléans
aux troupes coalisées des Provinces-Unies
(Pays-Bas), de l'Espagne et de l'Angleterre
conduites par Guillaume d'Orange (Stadhouder des Provinces-Unies).
La victoire française a entraîné le rattachement d'une partie de la Flandre (Saint-Omer, les châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres) à la France.
On peut lire sur l'obélisque:
"En 1677, le 11 avril, a été livrée dans cette plaine une bataille décisive.
Elle fut cause de l'annexion de cette contrée à la France".
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Dunqueverque...Le 11 octobre 1646..
-Le duc d'Enghien accompagné du roi Louis 14, roi soleil visite les allentours des nouvelles terres conquises...

Jean Bart
« Jean Bart avait la taille au-dessus de la médiocre,
le corps bien fait, robuste et capable de résister à toutes les fatigues de la mer.
Il avait les traits du visage bien formés, les yeux bleus,
le teint beau, les cheveux blonds, la physionomie heureuse et tout à fait avenante.
Il avait beaucoup de bon sens,
l'esprit net et solide, une valeur ferme et toujours égale.
Il était sobre, vigilant et intrépide;
aussi prompt à prendre son parti, que de sang-froid à donner ses ordres dans le combat,
où on le vit toujours avec cette présence d'esprit si rare et si nécessaire en de semblables occasions.
Il savait parfaitement son métier, et il le fit avec tant de désintéressement, d'approbation et de gloire,
qu'il ne dut sa fortune et son élévation qu'à sa capacité et à sa valeur. »
jeunesse et débuts dans la flotte des Provinces-Unies (1650-1672]
Jean Bart
naît le 21 octobre 1650, et est baptisé le lendemain 22 octobre.
Jean Bart naît dans une famille de marins, de militaires et de corsaires dunkerquois.
Il est le second des huit enfants de Jean-Cornil Bart (v. 1619-1668)
qui combat pour le compte des Provinces-Unies
et meurt au combat contre les Anglais et de Catherine Bart (1625-1682), née Jansen Rodrigues, femme d'origine espagnole.
Sa langue maternelle est le flamand.
Avant lui, son aïeul, Cornil Weus, vice-amiral,
combat les Hollandais au début de la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Son arrière-grand-père, Michel Jacobsen (1560-1632)
se distingue au service de la couronne d'Espagne, en ramenant l'Invincible Armada après sa tentative ratée d'invasion de l'Angleterre en 1588.
Il est nommé vice-amiral par Philippe IV d'Espagne.
En 1622, son grand-oncle, Jan Jacobsen, lui aussi au service de l'Espagne, se fait sauter avec son navire,
le Saint-Vincent,
plutôt que de se rendre.
Son fils, Gaspard Bart, oncle de Jean Bart,
est mousse à bord du Saint-Vincent,
il survit au sabordage du navire,
mais il mourra plus tard au combat.
Michel Bart, un autre fils de Gaspart Bart,
corsaire,
meurt au combat contre les Hollandais.
Ses aïeux sont capitaines de navire corsaire mais son père Jean-Cornil n'est que second.
La légende d'un Jean Bart fils de pêcheur, sans éducation et grossier est contredite par les faits :
il est issu d'une famille d'excellents officiers ayant servi la marine espagnole et dunkerquoise.
Après lui, la tradition familiale se perpétue puisque ses frères Cornil, Gaspard, et Jacques Bart, seront tous les trois corsaires.
Son fils François-Cornil Bart servira lui dans la Marine royale et sera nommé vice-amiral du Ponant par Louis XIV.
Enfin, Le 27 mars 1759, à bord de la Danaé,
son neveu Pierre-Jean Bart et son fils Benjamin, mourront au service de la France en tentant de forcer un blocus anglais près des côtes de la Manche afin de ravitailler la ville de Québec alors sur le point d'être assiégée.
Pendant ses premières années, sa ville natale, Dunkerque est l'objet de plusieurs affrontements entre les grandes puissances européennes de l'époque.
Le 16 septembre 1652,
Dunkerque passe entre les mains de l'Espagne.
L'armée de Turenne reprend la ville après la bataille des Dunes le 23 juin 1658.
Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés à la France.
Peu après la ville redevient française, Louis XIV l'ayant rachetée à Charles II d'Angleterre.
Jean Bart, en flamand Jan Bart ou Jan Baert,
né le 21 octobre 1650 à Dunkerque (comté de Flandre) et mort
le 27 avril 1702 dans cette même ville (Flandre française),
est un corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.
Il y fait son entrée le 2 décembre 1662.
En 1662,
Jean Bart a onze ans et huit mois ......
lorsqu'il s'engage comme mousse sur un navire de contrebande.
Le capitaine de ce navire, Jérôme Valbué,
pilote hauturier des bâtiments du roi,
est un homme assez instruit, y compris en astronomie,
et c'est en sa compagnie que le jeune Jean Bart effectue ses premières sorties en mer.
Il commence à naviguer à quinze ans sous les ordres de Michiel de Ruyter et participe en 1667 à la campagne de la Tamise.
Pendant la guerre de Hollande,
il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises
En 1666, la France s'allie avec les Provinces-Unies ...contre l'Angleterre.
Le père de Jean Bart trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais.
Lui-même est d'abord embarqué comme lieutenant sur le Cochon Gras, chargé de surveiller les Anglais.
Durant l'été, il s'engage comme matelot sur le Sept Provinces,
navire hollandais, sous les ordres de l'amiral Michiel de Ruyter.
En juin 1667, la flotte hollandaise remonte la Tamise et la Medway et assiège Londres,
puis les Anglais et les Hollandais signent le traité de Breda.
De Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin :
Le Canard Doré.
Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande) en 1672,
Jean Bart servait alors en qualité de second lieutenant sur un bâtiment flessingois.
Il regagne la France en compagnie de son ami Charles Keyser.
En 1673,
il embarque comme second à bord de l'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course.
L'année suivante, il commande Le Roi David,
galiote armée de deux canons.
Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais.
Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne.
Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise,
le 16 mai d'un dogre.
Cette année-là, huit autres prises complètent le tableau.
En avril 1676, il embarque sur La Royale,
armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche.
Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux.
En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie.
Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.
Le 3 février 1675,
à l'âge de vingt-cinq ans,
il épouse Nicole Goutier ou Gontier (1659-1682, fille d'un riche aubergiste, elle lui apporte une dot respectable de 10 000 livres),
âgée de seize ans, à qui il offre, en guise de cadeau de mariage,
L'Espérance, une frégate légère de 10 canons, dont il s'était emparé aux dépens des Provinces-Unies.
L'année même de son mariage, il capture vingt bâtiments.
En 1676, il rencontre une flotte de busses,
escortée par une frégate légère de 12 canons.
Il l'attaque et se rend maître de trois des busses et de la frégate.
Quatre jours plus tard, il capture dix autres busses et une frégate de 12 canons.
Chargé, par des armateurs particuliers, de commander une frégate de 24 canons et de 150 hommes d'équipage,
il découvre, en compagnie de quatre autres corsaires dunkerquois,
une flotte marchande convoyée de trois frégates, la rejoint à hauteur d'Ostende et la bat, après un combat de trois heures.
Le 7 septembre 1676, il enlève seul une frégate hollandaise de 36 canons qui escortait un grand nombre de busses.
Pour l'année 1676, le nombre de prises effectuées par Jean Bart s'élève à dix-sept.
Il commence à attirer l'attention du ministre de la Marine Colbert et du roi lui-même qui lui envoie une chaîne en or en guise de récompense.
À bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons,
Jean Bart prend la mer à la tête d'une flottille de six navires en 1677, flottille qui s'empare d'une vingtaine de vaisseaux.
À bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean Bart arraisonne un quatre-mâts hollandais. Au large de l'île de Texel,
en juin 1678, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Schiedam, une frégate de 24 canons de la flotte hollandaise.
Jean est gravement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes.
Le Schiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque.
À bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août,
la France et la Hollande signent le traité de Nimègue,
mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.
La paix avec l'Angleterre et la Hollande...
La paix signée, Jean Bart rejoint la Marine royale sur la recommandation du célèbre Vauban et,
le 8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau.
La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est un temps désœuvré.
En 1681, trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen.
Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons.
Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France.
La mère de Jean Bart meurt, suivie quelques mois plus tard par sa fille, et en fin d'année sa femme Nicole, alors âgée de vingt-trois ans.
En 1683,
la France est en guerre contre l'Espagne.
Jean Bart capture un vaisseau espagnol chargé de transporter 350 hommes de troupe et le ramène à Brest.
La même année, il embarque avec le 1er marquis d'Amblimont,
sur Le Modéré, et contribue à la prise de deux vaisseaux espagnols dans le voisinage de Cadix.
Cependant, la marine espagnole étant bien plus faible que la marine française,
Charles II d'Espagne signe vite une trêve.
Le 14 août 1686,
il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697)
En 1688,
la France alliée au Danemark et à l'Empire ottoman,
entre en guerre contre la ligue d'Augsbourg qui réunit
l'Angleterre,
l'Allemagne,
l'Espagne,
les Pays-Bas,
la Savoie et
la Suède.
Escorteur en Manche et captivité en Angleterre (1689
Fait prisonnier avec
Claude de Forbin (1656-1733) avec qui Jean Bart partage sa captivité à Plymouth
en 1689
Jean Bart et Forbin s'échappant d'Angleterre
En 1689, Jean Bart quitte Dunkerque en compagnie de Claude de Forbin pour escorter des convois,
le premier avec une petite frégate La Raillause de 24 canons,
le second avec une plus petite encore baptisée Les Jeux.
Au cours d'un premier combat, ils se rendent maîtres - après un sanglant abordage - d'un corsaire hollandais venu en reconnaissance, et le conduisent à Brest avec les bâtiments qu'il escortait.
Mais une seconde affaire, quoique non moins brillante, ne leur réussit pas aussi bien.
Ils convoyaient vingt bâtiments, quand, au large de l'Île de Wight,
ils sont pris en chasse par deux vaisseaux anglais, de 50 canons chacun.
Refusant la capture des navires marchands qu'ils escortaient,
les deux officiers décident d'engager le combat, mais ne pouvant lutter contre la supériorité des forces anglaises, ils sont battus,
faits prisonniers et envoyés à Plymouth.
Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.
« Malgré les blessures nombreuses qu'ils avaient reçues et malgré leur captivité,
les deux braves marins n'étaient point perdus pour la France.
Ils usèrent bientôt d'adresse, gagnèrent tout d'abord un matelot d'Ostende qui leur procura une lime, à l'aide de laquelle ils scièrent peu à peu les barreaux de fer de leur fenêtre;
ils réussirent à cacher leur opération jusqu'à ce que leurs blessures commençassent à se guérir.
Ayant ensuite mis dans leurs intérêts deux mousses qu'on leur avait donnés pour leur service, ils s'emparèrent par leur intermédiaire d'un canot norvégien dont le batelier était ivre-mort,
descendirent une nuit par la fenêtre de la prison au moyen de leurs draps, et s'embarquèrent sur le petit canot avec autant d'assurance que si c'eût été un vaisseau amiral.
Jean Bart maniait l'aviron aidé seulement des deux mousses ; Forbin ne le pouvait à cause de ses blessures encore saignantes.
Ils traversèrent ainsi la rade de Plymouth, au milieu de vingt bâtiments qui criaient de tous côtés :
« Où va la chaloupe? » et auxquels Jean Bart, qui avait l'avantage sur Forbin de savoir l'anglais, répondait fishermen,
c'est-à-dire : pêcheurs !
Enfin, après avoir fait sur leur chétive embarcation soixante-quatre lieues dans la Manche, en moins de quarante-huit heures, ils prirent terre avec une inexprimable joie, à un village situé à six lieues de Saint-Malo,
où ils apprirent que le bruit de leur mort était généralement répandu...
Quinze jours après son évasion,
le 20 juin 1689,
Jean Bart est nommé capitaine des vaisseaux du roi, en récompense de son dévouement à sauver la flotte marchande.
Le 13 octobre de la même année,
après sept années de veuvage, et alors qu'il est âgé de trente-neuf ans, il épouse Jacqueline Tugghe, en secondes noces.
À la tête de trois frégates légères,
il s'empare, sur les côtes de Hollande, d'une galiote transportant des troupes pour le prince d'Orange,
et de trois autres bâtiments qu'il rançonne de 3 800 florins.
Combats en Manche et blocus de Dunkerque (1690-1691)
L'année suivante, il reçoit le commandement de la frégate L'Alcyon au sein de la flotte conduite par Tourville,
vice-amiral de la flotte du Levant, destinée à agir contre les forces navales combinées d'Angleterre et de Hollande.
Il prend part à la bataille du cap Béveziers,
remportée par Tourville,
le 10 juillet 1690, ainsi qu'à la fameuse campagne du Large
effectuée par l'illustre amiral, entre juin et août 1691.
Mais cette année-là, Jean Bart se distingue surtout par son extraordinaire sortie de Dunkerque avec une escadre placée sous ses ordres.
Deux ans auparavant, Jean Bart avait soumis au département de la marine un projet d'expédition pour ruiner le commerce des Hollandais en mer du Nord,
lorsque le ministre de Pontchartrain
lui donne l'autorisation et les moyens de l'exécuter.
À cette occasion, Forbin, est à nouveau placé sous ses ordres. De 1690 à 1693, Jean Bart détruit plus de 150 busses harenguières hollandaises pour affamer leur pays,
ce qui lui vaut des Hollandais le titre de « maxima pirata .
Apprenant qu'un armement se préparait à Dunkerque,
une flotte de trente-cinq à quarante vaisseaux anglais vient bloquer la rade de Dunkerque.
Après quinze jours passés dans la rade avec sept frégates et un brûlot, sans que les Anglais et les Hollandais jugent utile de l'attaquer ;
Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot.
Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie
et de deux navires d'escorte anglais.
Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège,
alors en paix avec la France,
Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Écosse, où il pille un château et incendie quatre villages...
a suivre...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bart#Naissance_dans_une_famille_de_marins_et_de_corsaires
wwwww
Le 27 Oct2, la ville de Dunkerque est achetée par Louis XIV au roi d' Angleterre et devient définitivement Française ...
Voici une gravure représentant " le Roi Soleil" qui y fait une entrée triomphale le 2 Décembre 1662 ...

Dunkerque ville martyre..
- 1914
- 1940

...

Dunkerque


Dunkerque
(prononciationDuinkerke en néerlandais,
prononciationDuynkercke/Duunkerke en flamand occidental)
est une ville française, sous-préfecture du département du Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais.
La ville est baignée par la Mer du Nord.
Ses habitants sont appelés les Dunkerquois et les Dunkerquoises.
Historiquement, la ville et ses alentours ont appartenu au
Comté de Flandre
et ils relèvent de la zone linguistique flamande.
De par sa position sur la Mer du Nord, la ville a depuis toujours suscité les convoitises.
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L' histoire de Dunkerque est liée à la mer du Nord.
Fondée il y a plus d'un millénaire,
la ville était, à l'origine, un village de pêcheurs construit à l'extrémité ouest d'un banc de sable.
La construction d'une chapelle afin d'évangéliser la zone donna son nom à la ville,
composé des mots néerlandais duin (« dune ») et kerk (« église »).
Dès lors, la ville se développa autour de son port.
Par sa position sur la mer du Nord, Dunkerque suscita de nombreuses convoitises.
Au cours de l'histoire, la ville a appartenu,
périodiquement,
au comté de Flandre,
aux royaumes d'Espagne,
d'Angleterre et
de France.
Le 25 juin 1658, la ville changea trois fois de nationalité.
Devenue définitivement française le 27 octobre 1662,
la ville devint une place forte redoutée à la suite des travaux de Vauban.
À cette époque, la ville abrita des corsaires dont le célèbre Jean Bart, héros entre autres de la bataille du Texel.
Durant la Révolution, à la suite de l'abolition des cultes, la ville s'appela Dune-Libre.
Durant la Première Guerre mondiale, demeurée aux mains des Alliés par suite de la défense franco-belge lors de la bataille de l'Yser,

-Le régiment était caserné.
à Dunkerque.
à Bergues..
à Gravelines...
Dunkerque fut sévèrement bombardée par les Allemands conscients du rôle primordial du port.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle fut le théâtre
de l'opération Dynamo et du siège de Dunkerque.
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Communes plus vieilles que duncquercque..
Loon en néerlandais) ...
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En 1889,
le nom de la commune change pour éviter toute confusion avec Laon,
une ville du département de l'Aisne.
Loon de vient : Loon-plage..
Loon a une réelle existence mais le village est menacé à tout moment d'inondations ou de guerre.
Sa position particulière, zone frontalière, aujourd'hui considérée comme un avantage, constituait à l'époque un handicap lourd.
Le territoire de Loon a été victime de nombreuses guerres féodales.
Au commencement, Loon-Plage n'était qu'une île.
L'assèchement du territoire a permis au village de se voir définitivement rattaché à la plaine à la fin du xie siècle.
Jusqu'à la Révolution française,
Loon dépend de la châtellenie de Bourbourg.
La commune est le siège d'une ammanie (l'amman représente le châtelain avec des pouvoirs administratifs et de justice)
qui recouvre la paroisse de Loon...28.
L'ammanie comprenait sept fiefs dont l'ammanie elle-même.
L'ammanie appartenait jusqu'en 1782 au marquis de Servile...29.
Avant la Révolution française,
la paroisse était incluse dans le diocèse de Thérouanne,
puis à la disparition de celui-ci dans le diocèse de Saint-Omer...30.
En 1194, Philippe, abbé de l'abbaye Saint-Winoc de Bergues,
Étienne, abbé de Balanciis (?), et Mathilde, abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Bourbourg,
déclarent que les habitants de Lon cèderont à l'abbaye de Cercamp,
leurs droits sur certains fossés et terrains, moyennant 40 livres de Flandre...31.
À la fin du xiie siècle,... Loon
a une réelle existence mais le village est menacé à tout moment d'inondations ou de guerre.
Sa position particulière, zone frontalière,
aujourd'hui considérée comme un avantage,
constituait à l'époque un handicap lourd.
Le territoire de Loon a été victime de nombreuses guerres féodales.
L'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer possède le patronat de Loon
(le contrôle de l'église de la paroisse) :
en 1230, le pape Grégoire IX accorde à l'abbé et aux religieux de l'abbaye le droit de présenter à l'évêque (de Thérouanne) deux prêtres de plus pour desservir les grandes paroisses,
notamment Gravelines et Loon, dont ils ont le patronat...32.
Le village souffre comme toute la châtellenie de Bourbourg dans la deuxième moitié du xviie siècle lors de l'affrontement entre la France (sous les rois Louis XIII et Louis XIV) et l'Espagne.
Pendant presque cinquante ans,
le pays connait une situation de guerre quasi permanente avec les destructions associées.
En 1657, les Espagnols en retraite ravagent le village...33.
De 1756 à 1790, c'est l'époque durant laquelle le village de Loon a pris définitivement sa physionomie.
Seigneurs de Loon Plage...
Plusieurs seigneuries étaient situées en totalité ou en partie sur Loon Plage.
Sont retranscrits ci-dessous les éléments relatifs aux deux plus importantes d'entre elles.
Ammanie de Loon-Plage...
En 1458, l'ammanie ou mayerie de Loon appartient à Pierre de Warhem.Elle passe ensuite à Copkin de Warhem, fils de Robert.Vers 1517, le titulaire en est Jooskin de Doys, demeurant à Furnes.Pierre de Voys, seigneur de Rudevoorde, époux de Marguerite van der Meers, en hérite.En 1637, l'ammanie passe à Jean-Baptiste de Doys, fils de Pierre.En 1671, est retrouvé Jean-François de Doys, fils de Jean-Baptiste.En 1688, lui succède Pierre Joseph de Doys, fils du précédent.Lequel la transmet à son fils Georges Antoine de Doys.En 1710, le titulaire est François Dominique de Doys, écuyer, seigneur de Santvoorde, Oost-Cappel.Georges de Massol, fils de Guillaume et d'Antoinette Constance de Doys, marquis de Serville la détient ensuite.En 1782, l'ammanie est transmise par les précédents à François, comte de Ligondès, époux d'Odette Massol de Serville, domicilié au château Beaudot en Cambrésis.Ceux-ci la vendent en 1784-1785 à Jean-Baptiste Wandewalle de Westhove, avocat et collègue de la Noble Cour de Cassel, domicilié à Hazebrouck...34.Seigneurie de Ribemont...
Il s'agissait d'une bergerie de 250 mesures (environ 110 hectares) érigée en seigneurie,
donné par le comte de Flandre Robert le Frison à Anselme,
châtelain de Ribemont (département de l'Aisne),
dit également Anselme de Bouchain,
qui la céda à l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés de Ribemont.
Elle passa ensuite au chapitre Notre-Dame de Thérouanne,
puis après la destruction de Thérouanne par Charles Quint en 1559,
et la partition du diocèse de Thérouanne entre ceux de Boulogne-sur-mer, de Saint-Omer et d'Ypres, au chapitre d'Ypres.
Vendue ensuite à des civils,
les derniers possesseurs seront des membres de la famille Deschodt, échevins puis bourgmestre
puis maire de Bourbourg.
Le dernier possesseur de la seigneurie, avant la suppression des titres de noblesse par la Révolution française,
Jean-Baptiste Philippe Deschodt (1757-1832)
signait Deschodt de Rybemont...35.
Depuis la Révolution française...
En 1800, la ville accède donc à son indépendance.
En 1889, le nom de la commune change pour éviter toute confusion avec Laon, une ville du département de l'Aisne.
Le conseil propose alors le nom de Loon-Plage.
Loon-Plage devient alors une station balnéaire,
un casino et un hôtel seront construits et des animations seront faites.
À la même époque, la commune a une gare située sur la ligne Bourbourg-Dunkerque...36.
puis nommé Loon-plage...
Source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loon-Plage
IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. » [archive], sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 21 mai 2021).
Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche.
Pour comparer deux autres cartes,
choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 32.
↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 66.↑ Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1862-1864, neuvième volume, p. 66,
lire en ligne [archive].↑ Alphonse Wauters,
Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904, Tome III, Année 1194.↑ Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904.
Tome VII, 2e partie, Année 1230.↑ Edmond de Coussemaker, «Document inédit pour servir à l'histoire des guerres de Flandre et à celle de la ville et châtellenie de Bourbourg », dans Mémoires de la Société dunkerquoise d'encouragement aux sciences, aux lettres et aux arts, Année 1856, pages 166 à 221, page 186, lire en ligne [archive].↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 87 à 90.↑ Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, 2001, p. 263 à 265.↑ Journal de Bourbourg Année 1888
↑ « Journaux des marches et opérations des corps de troupe - Mémoire des hommes » [archive], sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 21 juin 2020XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

- Zuydcoote..
Le nom de la localité est attesté sous les formes :
Soutcota en 1121,
Soutcote en 1183,
Scoucota en 1187...28.
Zuydcoote est d'origine Hollando-flamande:
les étymologistes proposent deux hypothèses pour décrypter les origines de cette commune.
L'une se réfère à « cabane de sel », zout (sel) et kot (masure, baraque)...28,
rappelant ainsi l'existence probable d'une saunerie ou activité liée au sel en ces lieux.
L'autre hypothèse, plus récente que la précédente, fait dériver ce toponyme de zuiden (sud) et koot (côte), soit la « côte sud ».
En effet, historiquement,
Zuydcoote est une ville côtière du sud du comté de Flandre.
En néerlandais, la commune se nomme Zuidkote.
Zuydcoote (Zuidkote..1
en flamand occidental et néerlandais) est une commune française située dans le département du Nord, en région...
à l'époque des Morins,
avant l'occupation romaine,
par un habitat dispersé :
« dans les dunes,
les bois et
les marais »,
avec des hommes qui vivaient de la pêche et de l'exploitation de quelques salines et qu'au Ve siècle, pour les envahisseurs venus du Nord, Zuydcoote était déjà une localité importante de la côte du Sud.
Au VIIe siècle, le village était érigé en paroisse sous le vocable de Saint-Pierre,
« prince des Apôtres »
et malgré les exactions des Scandinaves
dans le bourg en 922 et 943...,Vikings
l'élan spirituel, qui se manifesta à Zuydcoote et dans toute la région à la fin du Xe siècle,
s'accompagna d'un véritable essor social et économique.
Outre les faits importants qui ont marqué le passé de ces lieux
(une longue période de guerre civile au XIIIe siècle,
« les exploits et les vues civilisatrices de Charles-Quint,
qui était comte de Flandre, au XVIe siècle,
les coutumes de Zuydcoote confirmées en 1617,
le conflit entre la France et l'Angleterre sous le règne de Louis XV,
la Révolution au cours de laquelle Zuydcoote fut occupé par l'ennemi et la guerre de 1914-1918...),
l'auteur développe de nombreux sujets particulièrement liés au village et à son territoire :
la pêche et le marché aux poissons
(obligations réciproques des capitaines et des matelots),
les tempêtes (ouragan en 1777),
En 1777, Zuydcoote, disparut devant une invasion de la mer ;
17 rues furent ensevelies sous les sables,
et la tour de l'église qui émerge encore en partie, témoigne de l'importance et de l'étendue de ce désastre.
inondations (1200, 1404, 1570) et
incendies (1692),
le canal de Dunkerque à Furnes (1641),
la vie étonnante de Charles-Louis Grimminck,
Avant 1789..
Zuydcoote
a toujours dû lutter contre l'avancée de la mer et le mouvement naturel des dunes déplacées par les tempêtes.
La commune ne fut longtemps qu'un hameau de pêcheurs puis un village. Après une période favorable au Moyen-Âge,
son développement n'a véritablement commencé qu'après 1900..
Néanmoins une voie romaine d'importance secondaire, la Via Vicinalia, reliait Cassel à la mer à Zuydcoote...29.
Zuydcoote reçoit son nom, dont l'orthographe fut longtemps variable, au ve siècle :
le hameau devint progressivement un port. Au viie siècle,
à la suite du passage de saint Eloi (Éloi de Noyon) sur la côte,
le village a un oratoire, puis est érigé en paroisse dépendant de l'évêque de Thérouanne.
À cette époque, on construit des digues pour contenir la mer,
on draine le sol, une chapelle est construite et l'agriculture commence à se développer...30.
Zuydcoote dépend de la châtellenie de Bergues.
Au ixe siècle, le village doit affronter une incursion marine puis les raids vikings.
À la suite de ceux-ci, le comte de Flandre Baudouin II de Flandre (Baudouin le Chauve) fortifie Bergues et la chapelle de Zuydcoote entre dans la circonscription de la cure de Bergues.
Le retour des Normands au xe siècle ruine ces efforts.
Le comte Baudouin IV de Flandre (Baudouin Belle Barbe)
reprend la reconstruction de Bergues et y fonde l'abbaye de Saint-Winoc. Celle ci reçoit en 1067, entre autres, de Baudouin V de Flandre (Baudouin de Lille),
une partie de la dîme de Zuydcoote et l'abbé, avec l'accord de l'évêque de Thérouanne, nomme à la cure de Zuydcoote.
En 1121, Charles Ier de Flandre, (Charles le Bon), donne à l'abbaye toute la dîme de Soutcota...31,32.
Il reste encore des dîmes sur les terres possédées par des seigneurs :
en 1166,
Baudouin châtelain d'Ypres déclare que son vassal Roger Gange a donné à l'église d'Ypres,
sans doute la cathédrale Saint-Martin d'Ypres,
deux parties de la dîme de Zutscoten,
en contrepartie l'église donnera chaque année au châtelain une pelisse de peau d'agneau...33.
En 1171, Philippe d'Alsace, comte de Flandre, confirme à l'église cette possession...34.
À la mort de Charles Ier,
sans descendant direct,
plusieurs prétendants revendiquent sa succession.
L'un d'eux Guillaume d'Ypres s'empare de Cassel, Furnes, Bergues et Zuydcoote mais il doit céder face à Guillaume Cliton
(Guillaume de Normandie)
soutenu par le roi de France Louis VI.
Il s'exile en Angleterre
quand en 1128 Thierry d'Alsace devient comte de Flandre.
Va alors l'accompagner une partie des anciens habitants de Zuydcoote d'origine saxonne, présents depuis le v.e.siècle...35.
Selon les chroniques anciennes, le premier port de pêche fut complètement ensablé vers 1200 à la suite d'une invasion marine due à une tempête hors norme, le village est totalement ruiné.
Le watergand Havendick (fossé du port), près de l'Usine des Dunes, rappelle l'existence de ce port initial.
Après une nouvelle période troublée par des conflits dans la région au début du xiiie siècle,
Zuydcoote reprend son développement.
Les habitants essaient d'obtenir une charte communale ou keure,
à l'instar des villes voisines Bergues, Furnes, Gravelines, Mardyck, etc., mais elle ne leur est pas accordée par les comtes de Flandre..36.
Au xive siècle, Zuydcoote, qui a atteint la taille d'une petite ville,
est érigée en seigneurie.
Cette érection, antérieure à 1309, est confirmée à cette date par le comte Robert III de Flandre (Robert de Béthune).
La seigneurie dispose de toute la justice seigneuriale
(haute, moyenne et basse, et donc un échafaud pour les condamnés à mort) avec les agents chargés de l'appliquer (bailli, amman, sergents),
la cour féodale de la ville de Saint-Omer, relevant du Roi de France, étant la juridiction d'appel...37.
Du point de vue religieux, elle était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d'Ypres, doyenné de Dunkerque..38.
Robert III de Flandre partage en 1320 ses biens entre ses fils
Louis Ier de Nevers, fils aîné, désigné comme comte de Flandre et
Robert de Cassel, fils cadet. Zuydcoote avec toute la Flandre maritime fait partie de l'apanage de Robert.
La mort de Louis, deux mois avant son père en 1322,
fait entrer toute la région dans une période très trouble :
contestation du partage par Robert,
révolte des Flamands, menés par Bruges et Nicolaas Zannekin,
contre les nobles (révolte des Karls),
excommunication des flamands.
Un épisode se déroule à Zuydcoote :
des représentants de Bruges viennent rencontrer Robert de Cassel alors présent à Zuydcoote.
Celui-ci fait décapiter les délégués sur la place du village.
En représailles, les brugeois menés par Nicolaas Zannekin,
viennent ravager le littoral jusqu'à Dunkerque,
et donc Zuydcoote, en 1324-1325.
L'affaire se termine par la soumission de Robert de Cassel et l'écrasement des flamands révoltés par le roi de France Philippe VI de Valois,
soutien du nouveau comte Louis Ier de Flandre lors de la bataille de Cassel en 1328.
Zuydcoote est ruinée mais fait désormais partie du domaine de Robert de Cassel,
seigneur de Dunkerque, Cassel, Bourbourg, Zuydcoote etc...39.
En 1329,
la paix à peine revenue, Zuydcoote se plaint auprès du roi de France des impôts et vexations subies du fait de Robert de Cassel et de Louis Ier de Flandre (le droit de haute justice de Zuydcoote est contesté),
l'affaire se plaide devant les cours de justice et dure des années jusqu'en 1342
, Zuydcoote perd puis récupère son droit de haute justice.
Néanmoins, sous Robert de Cassel (mort en 1331) et son héritière Yolande de Flandre,
la ville se développe à nouveau,
la chapelle primitive plusieurs fois restaurée et agrandie mais toujours trop petite est remplacée par une église d'architecture gothique en forme de croix latine,
mise sous le patronage de saint Nicolas (Nicolas de Myre),
avec un clocher d'une hauteur de 20 mètres sans sa flèche et une chapelle consacrée à la Vierge Marie sous l'invocation de Notre-Dame-de-Bon-Secours.
Un hôpital est fondé pour les enfants et pour les vieillards infirmes.
La ville est assez riche pour compter 3 orfèvres et 32 rues,
l'ordre étant assuré par une milice bourgeoise...40.
Vers 1368,
le nouveau comte de Flandre Louis II de Flandre (Louis de Male)
autorise la ville de Zuydcoote à lever des impôts spécifiques pendant trois ans pour rénover l'église.
Il se fait attribuer une partie de la dîme de Zuydcoote jusque là dévolue à l'abbaye de Saint-Winoc...41.
En 1382,
année où l'agitation reprend à Gand et où des troupes menées par Philippe van Artevelde ravagent la Flandre
(affaire terminée par la bataille de Roosebeke où sont tués plusieurs Zuydcootois rangés parmi les flamands écrasés),
meurt Marguerite Ire de Bourgogne,
veuve du comte Louis Ier de Flandre, et mère de Louis de Male.
Réputée pour sa piété,
Marguerite passait pour être la protectrice de Zuydcoote et de ses pauvres, elle y possédait un château où elle venait parfois,
et donnait à Zuydcoote le nom de oppidum suum,
autrement dit sa ville...42.
En 1391,
après la mort de Louis de Male en 1383,
le nouveau comte Philippe II de Bourgogne (Philippe le Hardi)
restitue à l'abbaye de Bergues, ravagée après la croisade d'Henri le Despenser en 1383, toute la dîme de Zuydcoote,
elle-même traversée par des colonnes d'Anglais et de Gantois...43.
en novembre 1404...
Zuydcoote subit, en novembre 1404,
une nouvelle invasion marine.
L'inondation dura car un puissant vent du nord souffla pendant plusieurs jours empêchant le reflux de la mer,
la ville s'en remit mais pas le port en partie comblé par le sable et le limon.
De ce fait, il ne fut uniquement possible, après cet épisode, que d'armer de petits bateaux pour la pêche....44.
Par le jeu des successions, après la mort de Yolande de Flandre en 1395, la Flandre maritime, Zuydcoote incluse,
arrive dans les mains de Marie de Luxembourg,
épouse de François de Bourbon-Vendôme.
Marie vend la seigneurie de Zuydcoote à Philippe le Beau,
comte de Flandre, archiduc d'Autriche.
Philippe présent à Bergues en 1497 confirme à l'abbaye de Saint-Winoc ses droits déjà acquis notamment les dîmes de Zuydcoote
(dîme des céréales, des harengs, des poissons...)..45.
en 1540
Au xvie siècle, se constitue à Zuydcoote,
une société de tir à l'arc, sous le patronage de saint Sébastien.
Elle reçoit en 1540 des lettres patentes de Charles Quint.
Il s'agit d'une confrérie ouverte à tous les bourgeois de la ville, elle compta jusqu'à cent membres,
avec des armoiries figurant Saint-Sébastien attaché à un arbre. L'empereur accorde à la même époque des armoiries à la ville, sensiblement les mêmes que celles d'aujourd'hui
(« D'argent, à l'aigle à deux têtes au vol élevé de sable, accompagné de deux lions grimpant de sable, posé en fasces, l'un à dextre, l'autre à senestre »)...46.
La ville, non fortifiée, est mise à mal plusieurs fois en ce xvie siècle : ravage par les protestants
en août 1556
(furie iconoclaste); de nouveau, lors de l'expédition en Flandres en 1558 de Paul de La Barthe, maréchal de Thermes, par la suite vaincu lors de la bataille de Gravelines;
en 1570,
une tempête se déchaîne et la mer envahit de nouveau la paroisse;
en 1577,
l'abbaye des Dunes, toute proche de la ville et source de travail pour ses habitants est détruite par les protestants.
À la même époque, après la disparition du diocèse de Thérouanne
(la ville de Thérouanne est détruite sur ordre de Charles Quint en 1553), Zuydcoote un temps rattachée au diocèse de Saint-Omer, est finalement intégrée dans le diocèse d'Ypres,
ce qui ne modifie en rien la nomination du curé de la paroisse toujours faite par l'abbé de Saint-Winoc sous contrôle de l'évêque...47.
En 1579,
'indépendance des Provinces-Unies devenues depuis les Pays-Bas),
pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans
(révolte contre le pouvoir espagnol qui allait conduire à l'indépendance des Provinces-Unies devenues depuis les Pays-Bas),
Zuydcoote subit les troubles de l'époque :
troupes parcourant la région qui pillent et détruisent;
le plomb,
les ornements et
les cloches de l'église sont emportées par des soldats protestants, comptant parmi les partisans de Guillaume Ier d'Orange-Nassau.
En 1583..
Il faut attendre 1583 et le retour de la Flandre sous la domination espagnole pour que l'église soit rétablie...48.
À la suite de la période difficile récente et des exactions de bandes de pillards, l'archiduc Albert d'Autriche, nouveau souverain de la Flandre avec son épouse l'infante Isabelle, fait ériger des forts sur la côte :
en 1600,
un fort en terre, carré de 66 mètres de long,
pouvant accueillir des gardes et des canons,
entouré d'un large fossé de 10 mètres de large, est construit à Zuydcoote au sud de la ville. Il existait encore au xixe siècle lorsque Raymond de Bertrand écrivait son histoire de Zuydcoote...49.
De 1600 à 1641 ..
Ces princes entreprennent de faire creuser un canal,
qui traverse la paroisse de Zuydcoote,
menant de Dunkerque à Furnes, le canal Nieuport-Dunkerque
connu en France sous le nom de canal de Furnes,
les travaux mirent du temps à être exécutés en raison des guerres et durèrent jusqu'en 1641...50.
Ils confirment, dans un texte en flamand,
les lois coutumières de la ville et les statuts de la société de saint-Sébastien en 1616 et 1617...51,52.
À l'époque, un marché aux poissons existe à Zuydcoote,
et les résidents font paître leur bétail dans les dunes qui n'étaient pas cultivées...53.
En 1623,
le roi d'Espagne Philippe III,
ayant des besoins d'argent pour financer les différentes guerres où il est engagé, notamment avec les Provinces-Unies,
vend une partie de ses domaines, dont Zuydcoote.
Les seigneurs de Zuydcoote à cette date sont des sieurs Vandewalle, père et fils, riches dunkerquois, chevaliers de l'Ordre du Christ, gentilshommes de la maison du roi d'Espagne et créanciers de celui-ci..54.
À cette époque, la seigneurie d'Outezeele (probablement Oudezeele) et d'autres fiefs dépendent de la seigneurie de Zuydcoote,
le seigneur de Zuydcoote étant le premier vassal du châtelain de Bergues...55.
En 1632,
le dit seigneur de Zuydcoote obtient la décoration de l'ordre de Saint-Jacques en raison des services rendus et du don de 12 vaisseaux de guerre (ce qui donne une idée de sa richesse)...56.
En 1641,
en même temps que s'achèvent les travaux du canal de Furnes,
on creuse de nouveau le petit canal qui mène aux Moëres par Ghyvelde...57.
Dans les années 1650,
après l'accession au trône de Louis XIV,
la Flandre maritime, lieu entre autres de l'affrontement avec l'Espagne,
va connaître de nombreuses années difficiles :
passage de troupes,
impôts supplémentaires pour financer la guerre,
levées d'hommes,
perturbations dans les cultures et donc disettes.
En 1658,
lors de la bataille des Dunes remportée par Turenne,
Zuydcoote est en première ligne,
l'affrontement a lieu à l'ouest de la paroisse,
elle subit le passage des troupes des deux camps,
on apporte les blessés à l'hôpital de Zuydcoote,
les troupes espagnoles vaincues la traversent...58.
Après la bataille, Dunkerque prise par la France
devient anglaise le même jour (voir Histoire de Dunkerque).
La possession anglaise recouvre non seulement la ville de Dunkerque mais aussi des territoires dont certains jusque là relevaient de la châtellenie de Bergues :
Mardyck,
Grande Synthe,
Petite Synthe,
une partie d'Armbouts-Cappel,
Cappelle-la-Grande,
une partie de Coudekerque,
Téteghem,
Uxem,
Ghyvelde,
Leffrinckoucke,
Zuydcoote.
En 1662
, Louis XIV rachète ce territoire aux Anglais...59.
Le châtelain de Bergues, demanda à récupérer ses anciennes possessions, le gouverneur français de Dunkerque refusa en argumentant que la France avait racheté tout le territoire, et le châtelain dut s'incliner..
(la châtellenie de Bergues était restée espagnole, ce qui explique, au-delà de la volonté du gouverneur d'administrer un territoire conséquent, sans doute le refus français;
en 1668
Bergues devint française en 1668 à la suite de la paix d'Aix-la-Chapelle)...58.
Louis XIV impose à tout le territoire de Dunkerque de ne se servir que de monnaie de France.
Zuydcoote est désormais sous la tutelle du magistrat de Dunkerque pour toutes les affaires relevant du roi, notamment les impôts.
Le magistrat fait arpenter toutes ces terres :
la seigneurie de Zuydcoote représente 300 mesures,
soit 132 hectares ou 1,2 km2
(soit un peu moins de la moitié de la surface actuelle).
En 1665,
on fait élargir le canal de Furnes,
et en 1666 une écluse est créée à Zuydcoote pour l'utilité du port de Dunkerque.
En 1688,
À la suite d'un arrêt du Conseil du roi du 24 avril 1688,
on recense la population du territoire :
Zuydcoote compte 172 personnes :
à la suite de tous les troubles passés,
la paroisse est redevenue un village...60.
En 1689,
la France est en guerre contre la moitié de l'Europe (Angleterre, Hollande, Espagne, Allemagne).
Pour surveiller les environs, on érige en différents endroits, notamment sur la côte, et donc à Zuydcoote, une tour de guet.
En 1692..
Le village est frappé par un incendie en 1692,
pourtant année où l'hiver fut très doux au point que parfois les poêles ne furent pas rallumés,
qui détruit une bonne partie des archives entreposées dans la maison communale,
plusieurs maisons dévastées ne furent pas reconstruites,
le village perdit encore des habitants...61.
Au début du xviiie siècle, Zuydcoote n'est plus qu'un village pauvre,
une localité de pêcheurs,
au point que la cure est souvent refusée ou très vite abandonnée par ses titulaires, car elle ne permet pas l'entretien correct du curé.
En 1707,
lors d'une nouvelle guerre contre la Hollande,
on effectue un recensement des hommes en état de porter les armes, dans l'objectif de pouvoir faire des levées d'hommes :
à Zuydcoote, on ne compte que 36 hommes.
À l'époque, deux postes de garde sont installés sur le village.
En 1708,
à la suite de la Bataille d'Audenarde perdue par la France,
le vainqueur, John Churchill (1er duc de Marlborough) multiplie les « réquisitions » sur toute la frontière de la Flandre française :
comme ses voisins, Zuydcoote est littéralement rançonnée pendant plusieurs années.
Le village se dit toujours ville du fait de son droit de justice seigneuriale, mais en fait n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut.
en 1713,
À la suite de la paix d'Utrecht signée en 1713,
Dunkerque est privée de toute communication par eau avec la Belgique, un batardeau (digue en pierres et terre) installé à Zuydcoote sur le canal de Furnes intercepte la navigation,
Le commerce de Dunkerque, de même que celui de Zuydcoote,
subissent de plein fouet cette entrave.
en 1715
À la mort de Louis XIV en 1715,
Zuydcoote est toujours une seigneurie mais n'a plus rien à voir avec l'ancienne ville aux 32 rues et, en réalité, est totalement sous la domination des villes voisines et ses dirigeants,
les échevins, sont souvent illettrés.
en 1716
Un nouveau dénombrement de la population en septembre 1716 aboutit à retrouver 160 personnes dont 26 pauvres...62.
En 1729,
le seigneur de Zuydcoote est Pierre de La Villette,
pensionnaire (cadre administratif) de la ville de Bruges,
écuyer, seigneur de différents lieux, et après lui
en 1750,
le titulaire est Marc Albert de Onate, écuyer, résidant à Bruges, gendre de Pierre de La Villette, seigneur de:
Zuydcoote,
Rosendaël et autres lieux.
Le curé Pierre Vandaele fait restaurer l'église sur ses propres deniers...63.
Sous Louis XV, la situation de Zuydcoote n'évolue pas,
la population se nourrit de légumes et de poisson,
en 1763
les nouveaux seigneurs en 1763 sont Lauwereyns de Bruges et le même Marc Albert de Onate, échevin de la ville et du franc de Bruges.
en 1768
On creuse de nouveau le canal de Furnes en 1768, une écluse est construite sur celui-ci à Leffrinckoucke...64.
Le 1er janvier 1777,
un ouragan détruit entièrement le village et le recouvre de sable.
En 1777, Zuydcoote, disparut devant une invasion de la mer ;
17 rues furent ensevelies sous les sables,
et la tour de l'église qui émerge encore en partie,témoigne de l'importance et de l'étendue de ce désastre.
Ruinée, l'église Saint-Nicolas fut démolie en 1779.
La tour fut conservée (elle servait d'amer).
Le village ne déplora pas de victimes mais tout était à refaire et beaucoup d'habitants quittèrent le village.
Le moulin fut abattu et on dut en reconstruire un.
En 1778,
la France reconnait l'indépendance des États-Unis en lutte contre leur ancien colonisateur l'Angleterre,
celle-ci déclare la guerre à la France.
Afin de protéger Dunkerque, on installe à Zuydcoote une batterie en pierre et fascinages pouvant contenir 24 canons et le personnel desservant, sur les dunes bordant la plage et on rénove les anciennes installations.
en 1779-1780
On reconstruit l'église en 1779-1780 au milieu de l'ancien cimetière, et à cette fin, on réutilise les meilleurs matériaux de l'ancienne église démolie, l'abbaye de Saint-Winoc, prenant à sa charge tous les frais concernant l'église.
Les nouveaux seigneurs de Zuydcoote s'appellent :
Marie de La Villette, douairière de messire Jacques de Crits, écuyer, messire Charles Lauwereyns, écuyer, seigneur de Rosendaël, échevin de la ville de Bruges, messire François-Xavier Simon, écuyer, écoutéte (officier de justice) de la ville de Bruges...65.
en 1783
Un nouveau recensement effectué en 1783 par l'évêque d'Ypres révèle que la population du village a encore diminué :
seulement 120 personnes décomptées.
Malgré tout à la veille de 1789, en 1784, signe d'espoir, une brasserie est construite...66.
1789
Avec la Révolution française,
plusieurs traces du passé disparaissent :
Zuydcoote relève du district de Bergues devenu arrondissement de Bergues puis arrondissement de Dunkerque.
1790
Un décret du 4 août 1790 supprime à Zuydcoote, comme partout en France, le régime féodal et donc les titres de noblesse,
c'en est fini des seigneurs de Zuydcoote.
Autre évolution, est instaurée la constitution civile du clergé,
c'est-à-dire l'obligation pour les prêtres de prêter le serment de fidélité à la Constitution.
Contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d'autres paroisses de la Flandre maritime, où les prêtres refusent, suivant en cela la position du Pape Pie VI, l'abbé Charles François Duprez, prêtre de Zuydcoote, prête le serment.
en 1793,
Puis la Révolution se radicalisant et devenant de plus en plus anti cléricale, notamment à l'époque de la Convention Nationale,
l'église est fermée en janvier 1793, la commune élit son premier maire (Jean-Baptiste Demey)...67.
1793 est une nouvelle année sombre :
la France doit faire face à plusieurs pays coalisés
(Angleterre, États allemands, etc.).
En août-septembre 1793,
une armée d'Anglais,
de Hanovriens,
de Hessois,
d'émigrés français
entre en Flandre avec l'objectif d'assiéger Dunkerque.
Dans leur approche, les soldats campent sur Zuydcoote à partir du 22 août,
ruinant les récoltes,
réquisitionnant le bétail,
les chevaux.
Les desservants du fort luttent un moment puis se replient.
Les Anglais (protestants) convertissent l'église en parc d'artillerie et de munitions de guerre.
L'affaire se termine le 9 septembre par la bataille de Honschoote gagnée par la France, mais pour le village cela signifie un nouveau passage des troupes ennemies faisant retraite.
Finalement, de nombreuses installations du village, de nombreuses archives (le papier étant utilisé comme étoupe quand celle-ci manquait) sont détruites...68.
Le 23 mai 1794,
(4 prairial an II), les terres de la fabrique de l'église (l'église ne possédait pas directement de biens, ceux-ci étaient gérés par la fabrique de l'église : conseil de fabrique) sont vendues comme bien national.
1797
Par le traité de Campo-Formio (17 octobre 1797),
la Belgique est cédée à la France.
De ce fait, on abat la digue installée à Zuydcoote qui barrait le canal de Furnes.
La navigation n'est pas intégralement rétablie pour autant :
pendant toutes les années d'existence de la digue,
le canal fut peu ou pas entretenu, il est donc très envasé.
Néanmoins, la barque de transport (avant le xixe siècle,
en raison du mauvais état ou de l'inexistence des routes,
du danger éventuel de pillards ou soldats déserteurs,
les transports de marchandises et de voyageurs se font par voie d'eau)..
Dunkerque-Furnes retrouve son plein fonctionnement
(lorsque la digue existait, il fallait arrêter à celle-ci, décharger, passer de l'autre côté de la digue, reprendre une autre barque, recharger, autrement dit perdre du temps et de l'argent).
Ce rétablissement favorise le commerce, ce dont profite Zuydcoote...69.
En 1803,
on abat la flèche de l'église et on rehausse la base (toujours pour qu'elle serve d'amer).
Une nouvelle église fut élevée plus au sud, comme annexe de celle de Ghyvelde,
Zuydcoote n'ayant plus les moyens d'entretenir une église et un presbytère, relevant désormais de la circonscription de l'évêque de Cambrai..70.
L'ancienne tour, curiosité du littoral,
fut dynamitée par les Allemands.
Ses restes sont sous la grande butte de sable, au nord de la voie ferrée.
Divers auteurs avaient conscience de l'importance de la végétation (oyats, buissons) fixant la dune,
mais celle-ci était exploitée par la population,
au détriment de la fixation des sables volants.
Par exemple,
en 1825,
François Joseph Grille (d'Angers) écrivait après son voyage d'étude du département du Nord...71 :
« Il ne faudrait pas permettre d'arracher les épines sauvages qui naissent sur les sommets les plus arides des dunes, et garantissent ce sol mouvant contre les vents impétueux (note de bas de page :
« de même que les hoyas (roseaux des sables).
Les pauvres les arrachent pour la fabrication de vergettes, à laquelle la racine est propre.
Quant aux épines, elles servent de combustible. ») ».
Il rapporte également :
« Avant ces travaux, les sables s'amoncelaient et gagnaient tous les jours. Déjà de la tour de Zudcoote on n'apercevait plus que la flèche. »
Le xixe siècle voit la situation de Zuydcoote s'améliorer :
assèchement des marais,responsables de mauvaises odeurs, de fièvres, en même temps que Les Moëres sont desséchées par le chevalier Jean-Louis De Buyser de Dunkerque,
ce qui profite à toute la région.
Ce siècle voit également les débuts des promenades des citadins vers les villages, avant que ce ne soit le goût nouveau pour la plage et les séjours à la mer.
Les dunes de Zuydcoote sont fréquentées par de nombreux chasseurs du fait de l'abondance du gibier sur les bords des marais et dans les dunes, ce qui profite également aux commerces locaux...72.
Cependant, le début du siècle demeure menaçant avec
les guerres napoléoniennes.
en 1803
Napoléon Ier ordonne en 1803 d'élever des batteries sur toutes les côtes de France pour les protéger des anglais, maîtres des mers. Une batterie est donc érigée à Zuydcoote au sommet d'une dune haute avec un télégraphe en liaison avec celui de Dunkerque.
Elle accueille huit canons et deux mortiers desservis par 20 canonniers commandés par un officier (l'ancien fort, ayant montré son peu d'efficacité, avait été désarmé après le siège de Dunkerque de 1793),
et protège ainsi le village.
Celui-ci retrouve le calme et peut se reconstruire.
12 juillet 1804..
Napoléon traverse le village le 12 juillet 1804, en provenance de Dunkerque et se dirigeant vers la Belgique.
Cette même année,
on approfondit le canal de Furnes avec l'objectif final de pouvoir améliorer la navigation fluviale entre Dunkerque et Anvers,
des prisonniers espagnols sont employés à ces travaux.
Des recensements faits par le Préfet donnent en 1804,
185 habitants dans 31 maisons et ménages
et en 1806, 178 habitants..73.
en 1810 - 1811..
Napoléon, venant de Belgique et accompagné de l'impératrice Marie-Louise traverse à nouveau le village en 1810,
et une troisième fois en 1811.
À cette époque, on voit les premières condamnations pour fraude de tabac et de genièvre...74.
À la chute de Napoléon, la batterie de 1803 est désarmée,
le pays connait la paix, les soldats sont démobilisés.
Les Cent Jours remettent tout en question, on réarme la batterie, on réquisitionne de nouveau les hommes.
Après la bataille de Waterloo,
on revient à la paix, la batterie désarmée de nouveau est remplacée par un poste de douaniers.
Une opération de cadastre réalisée en 1828 donne comme superficie au village 264 hectares (599,5 mesures),
soit la superficie actuelle, mais les landes et dunes occupent plus de 50% de la surface à cette époque.
Cette même année, commence la construction d'une écluse avec pont-levis sur le canal de Furnes qui est de nouveau creusé pour permettre le passage de bateaux de plus gros gabarit.
Cet aménagement permet aux deux parties du village, jusque là séparées par le canal, d'être reliées
(avant le pont, on utilisait un bac pour passer d'un côté à l'autre)..75.
en 1839,
Les progrès se poursuivent : en 1839,
on empierre le chemin entre Dunkerque et Furnes;
jusque là, n'existait qu'un chemin sablonneux.
Bergues et Hondschoote,
souhaitant conserver le passage par leur cité,
se sont longtemps opposées à cette amélioration.
En 1848,
une école ouvre pendant quelques mois mais elle ferme rapidement,
le nombre d'élèves demeure insuffisant
(à l'époque, avant les lois de Jules Ferry sur l'école obligatoire, laïque et gratuite.
dans les années 1880,
les écoles sont privées et payantes)
pour payer l'investisseur-enseignant.
Le village subit encore des événements climatiques...
(tempête du 9 novembre ou 18 brumaire 1800,
18 février 1807,
29 novembre 1836),
mais désormais on construit en dur (et non plus en bois et torchis)
et les bâtiments, maisons, moulin reconstruit après
la tempête de 1777, résistent...76.
Dans les années suivantes, Zuydcoote
voit sa population augmenter progressivement (voir Section population et Société ci-dessous),
l'activité progresse et le village s'achemine vers la configuration qui deviendra la sienne au xxe siècle.
Le samedi 23 mars 1895,
à la marée de 1h13,
s'est échouée près de Zuydcoote une baleine, rachetée par le directeur du musée ichtyologique de Saint-Omer.
L'animal pesait 4 tonnes,
il fallut la charger sur des wagons spéciaux plats...77.
Avant 1789
Zuydcoote a toujours dû lutter contre l'avancée de la mer et le mouvement naturel des dunes déplacées par les tempêtes.
La commune ne fut longtemps qu'un hameau de pêcheurs puis un village. Après une période favorable au Moyen-Âge, son développement n'a véritablement commencé qu'après 1900 (voir ci-dessous Section Démographie).
Néanmoins une voie romaine d'importance secondaire,
la Via Vicinalia,
reliait Cassel à la mer à Zuydcoote...29.
..............................................................................................
Zuydcoote reçoit son nom, dont l'orthographe fut longtemps variable, au ve siècle :
le hameau devint progressivement un port. Au viie siècle,
à la suite du passage de saint Eloi (Éloi de Noyon) sur la côte,
le village a un oratoire, puis est érigé en paroisse dépendant de l'évêque de Thérouanne.
À cette époque, on construit des digues pour contenir la mer,
on draine le sol,
une chapelle est construite et l'agriculture commence à se développer..30. Zuydcoote dépend de la châtellenie de Bergues.
Au ixe siècle, le village doit affronter une incursion marine puis les raids vikings.
À la suite de ceux-ci, le comte de Flandre Baudouin II de Flandre (Baudouin le Chauve) fortifie Bergues et la chapelle de Zuydcoote entre dans la circonscription de la cure de Bergues.
Le retour des Normands au xe siècle ruine ces efforts.
Le comte Baudouin IV de Flandre (Baudouin Belle Barbe)
reprend la reconstruction de Bergues et y fonde l'abbaye de Saint-Winoc.
en 1067
Celle ci reçoit en 1067, entre autres, de Baudouin V de Flandre (Baudouin de Lille), une partie de la dîme de Zuydcoote et l'abbé, avec l'accord de l'évêque de Thérouanne, nomme à la cure de Zuydcoote.
faire un copier coller,, donne accès à une banque de donnée sur toutes les villes et de pays...
,vieux film de Dunkerque en 1903.
..
Vidéo d'une balade en tramway à Dunkerque en 1913 - Bandes ...
cdbd-disparues.over-blog.com/article-video-d-une-balade-en-tramway-a...
1 mars 2011 – http://www.europafilmtreasures.fr/PY/410/voir-le-film-tramway. ou sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=af0rcIJTWow ...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zuydcoote
les écoles sont privées et payantes)
pour payer l'investisseur-enseignant.
Le village subit encore des événements climatiques...
(tempête du 9 novembre ou 18 brumaire 1800,
18 février 1807,
29 novembre 1836),
mais désormais on construit en dur (et non plus en bois et torchis)
et les bâtiments, maisons, moulin reconstruit après
la tempête de 1777, résistent...76.
Dans les années suivantes, Zuydcoote
voit sa population augmenter progressivement (voir Section population et Société ci-dessous),
l'activité progresse et le village s'achemine vers la configuration qui deviendra la sienne au xxe siècle.
Le samedi 23 mars 1895,
à la marée de 1h13,
s'est échouée près de Zuydcoote une baleine, rachetée par le directeur du musée ichtyologique de Saint-Omer.
L'animal pesait 4 tonnes,
il fallut la charger sur des wagons spéciaux plats...77.
Avant 1789
Zuydcoote a toujours dû lutter contre l'avancée de la mer et le mouvement naturel des dunes déplacées par les tempêtes.
La commune ne fut longtemps qu'un hameau de pêcheurs puis un village. Après une période favorable au Moyen-Âge, son développement n'a véritablement commencé qu'après 1900 (voir ci-dessous Section Démographie).
Néanmoins une voie romaine d'importance secondaire,
la Via Vicinalia,
reliait Cassel à la mer à Zuydcoote...29.
..............................................................................................
Zuydcoote reçoit son nom, dont l'orthographe fut longtemps variable, au ve siècle :
le hameau devint progressivement un port. Au viie siècle,
à la suite du passage de saint Eloi (Éloi de Noyon) sur la côte,
le village a un oratoire, puis est érigé en paroisse dépendant de l'évêque de Thérouanne.
À cette époque, on construit des digues pour contenir la mer,
on draine le sol,
une chapelle est construite et l'agriculture commence à se développer..30. Zuydcoote dépend de la châtellenie de Bergues.
Au ixe siècle, le village doit affronter une incursion marine puis les raids vikings.
À la suite de ceux-ci, le comte de Flandre Baudouin II de Flandre (Baudouin le Chauve) fortifie Bergues et la chapelle de Zuydcoote entre dans la circonscription de la cure de Bergues.
Le retour des Normands au xe siècle ruine ces efforts.
Le comte Baudouin IV de Flandre (Baudouin Belle Barbe)
reprend la reconstruction de Bergues et y fonde l'abbaye de Saint-Winoc.
en 1067
Celle ci reçoit en 1067, entre autres, de Baudouin V de Flandre (Baudouin de Lille), une partie de la dîme de Zuydcoote et l'abbé, avec l'accord de l'évêque de Thérouanne, nomme à la cure de Zuydcoote.
faire un copier coller,, donne accès à une banque de donnée sur toutes les villes et de pays...
,vieux film de Dunkerque en 1903.
..
Vidéo d'une balade en tramway à Dunkerque en 1913 - Bandes ...
cdbd-disparues.over-blog.com/article-video-d-une-balade-en-tramway-a...
1 mars 2011 – http://www.europafilmtreasures.fr/PY/410/voir-le-film-tramway. ou sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=af0rcIJTWow ...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zuydcoote
Dunkerque ville martyre..
- 1914
- 1940
https://youtu.be/HdAaZFpxdLM
https://youtu.be/ETdQOjjmaC0
Rommel visite ses troupes sur l' AA..
ils viennent de perdre la guerre , mais ils ne le savent pas encore
https://youtu.be/FddKPGE19wA
https://youtu.be/Gt44LvKq61g
https://youtu.be/Gt44LvKq61g
-
-
Dunkerque en 1913...
http://www.youtube.com/watch?v=af0rcIJTWow
Le début de la guerre...
http://www.ina.fr/notice/voir/CPF91008488...
Opération Dynamo...
http://www.youtube.com/watch?v=-pmNsppBK7k
Déminage du port de Dunkerque le 14 Décembre 1945 ...
http://www.ina.fr/notice/voir/AFE86003367
http://www.youtube.com/watch?v=5vL8vbQaiNg
musique à la libération :
http://www.youtube.com/watch?v=dBmb9SBcit0
Aide Américaine de la ville de Dunkirck en Amérique dans l' état de New- York à sa sœur Dunkerque de France en 1951... une ville du comté de Chautauqua dans l'État de New York,; Dunkirk (village, ...
-http://www.ina.fr/video/VDD09016159
https://www.facebook.com/video/video.php?v=503847916340429
http://fr.cyclopaedia.net/wiki/Dunkirk-(Ville,-New-York)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dunkirk_(ville,_New_York)
une ville du comté de Chautauqua dans l'État de New York,; Dunkirk (village, ...
-http://www.streetviewandmaps.com/fr/map/us/566798-Dunkirk-ville-New-York/#/point/42.483162/-79.32959800000003/-12.54663858696642/-10.943646808271296/0/
Au sortir de la guerre, la population doit affronter des conditions de vie difficiles, alors que la reconstruction de la ville et du port démarre.
Après cinq longues années de guerre et d'occupation allemande, Dunkerque offre le visage d'un vaste champ de ruines. Tout est à reconstruire. Sur 3 362 immeubles, 1 524 sont irrémédiablement détruits, 805 très endommagés et seulement 1 032 sont estimés habitables. La population, évacuée en octobre 1944, revient dès mai 1945. En 1946, 10 575 habitants ont retrouvé leur ville. Ils étaient 31 017 dix ans plus tôt.
Pour ceux qui sont revenus, la vie se décline en une extrême précarité. En 1945, le maire du conseil municipal provisoire, Robelet, fait un bien terrible constat : "Pendant (ces derniers) huit mois, les Allemands ont pillé à loisir, enlevant les mobiliers, organisant la mise à sac de ce qui subsistait. Le port de Dunkerque est anéanti. Les canalisations d'eau potable, l'eau des puits et citernes est impropre à la consommation, il n'y a ni gaz ni électricité."
En attendant la reconstruction de la ville, les caves, les immeubles fortement endommagés, les blockaus abritent les nombreux sinistrés. L'installation des chalets américains UK 100 sur les glacis représentent bien une amélioration des conditions de logement, mais les canalisations d'eau, de gaz, d'électricité, n'existent pas.
À ces conditions déjà très difficiles s'ajoute un coût de la vie qui s'envoledès 1945 : de 1'indice 100 en 1938, il passe à 590 en avril 1945 et à 700 en avril 1946. Le marché noir est encore une réalité que le gouvernement provisoire tente de combattre, alors que l'augmentation des salaires ne suit pas.
Des structures de secours sont mises en place. La Croix-Rouge, l'Entraide française ou la Cimade (relais de l'aide des presbytériens américains) offrent le nécessaire : aliments, ustensiles de cuisine, vêtements, linge de maison, matelas... Dunkirk, ville américaine avec laquelle Dunkerque entretient des relations depuis le début du XXe siècle, offre son aide en distribuant sucre, pâtes, farines...Quant au port, il a été systématiquement bombardé : écluses, docks, grues, bateaux, péniches... sont détruits ou inutilisables.
En mai 1945, il faut reconstruire. Et vite. Après les bombardements de 1940, une mission éphémère avait bien été confiée aux architectes Bardet et Fenzy, qui avaient été remplacés en mai 1942 par les urbanistes Jean Canaux et Roger Puget. Mais les études de ces derniers avaient été fortement compromises par l'occupation de Dunkerque dont l'accès était contrôlé par les Allemands.
Quand l'urbaniste Leveau est nommé en août 1944, leurs travaux avaient peu avancé. Ce dernier opte pour un traitement global de l'agglomération et divise ce territoire en deux zones principales : celle des habitations et celle des industries. Il respecte le découpage cadastral et le tracé de la voirie existant avant 1940, satisfaisant ainsi le souhait manifesté par les sinistrés fortement attachés à leur ville et hostiles à toute rupture synomyme de perte de repère d'un espace urbain déjà fortement détruit.
Leveau résume son choix en expliquant qu'il a souhaité "respecter l'aspect traditionnel de la ville auquel les habitants sont tellement attachés sans compromettre la réalisation d'un programme d'esprit moderne". Cependant, la rectification de certaines rues générera des expropriations mal vécues par leurs propriétaires qui résisteront pendant de nombreuses années, refusant l'idée de voir disparaître leurs maisons sauvées des bombardements.
Lorsque Niermans arrive à Dunkerque en 1946, en qualité d'architecte en chef chargé de coordonner l'ensemble des réalisations des architectes de la reconstruction, le parti pris urbanistique de Leveau est acquis.
Or, Niermans ne partage pas les opinions de son confrère... Il aurait souhaité un tracé rectiligne de voies favorables à la circulation automobile, des partis monumentaux et des perspectives par la création de places et de dégagements". À ses yeux, une cité détruite offrait la possibilité de repenser entièrement la ville. Il devra néanmoins mettre en œuvre le plan d'urbanisme de Leveau.
Cependant, Jean Niermans peut se révéler sur deux sites que le plan Leveau destinait à un traitement plus moderne de l'architecture : les îlots Sainte-Barbe et Carnot, situés sur les terrains militaires de l'ancienne caserne Jean Bart pour le premier et Guillemot pour le second. Ici, plus question d'affronter la volonté des anciens propriétaires de parcelles des autres îlots : ils n'existent pas. Cet ensemble de "composition monumentale" rassemble des ISAI (Immeubles sans attribution individuelle). Ils sont financés directement par l'État.
Lorsque les logements sont achevés, ils sont proposés à des acquéreurs, en priorité aux sinistrés. Cette liberté permet à Niermans de réaliser ses idéaux : imposer les toits-terrasses (symbole du modernisme), laisser la lumière et l'air pénétrer dans les logements, agrémenter les îlots d'espaces verdoyants autour desquels s'ordonnent les pièces de vie, malgré des contraintes architecturales imposées : hauteur limitée des immeubles, utilisation de la brique et du béton... Conçus dès 1946, la construction de ces immeubles est une réalité en 1948.
Ailleurs, les "associations syndicales de la reconstruction", qui regroupent les sinistrés propriétaires de parcelles qui leur ont rétrocédé leurs dommages de guerre, traitent avec les pouvoirs publics et les architectes. Les conceptions des uns et des autres sont différentes, les débats sont longs et laborieux pour aboutir à un compromis. Aussi, les travaux de construction prennent-ils du retard, et ce n'est qu'en 1968 que la dernière association syndicale est dissoute.
Si, en 1945, la reconstruction de la ville était déjà acquise, il n'en allait pas de même pour le port. La tentation avait été forte devant ce champ de ruines de baisser les bras. Les décideurs économiques parisiens et lillois avaient songé un moment faire transiter le trafic portuaire par Anvers qui était sorti intacte de la guerre.
Mais les élus et les responsables économiques de Dunkerque avaient fait pencher la balance et, en 1946, la reconstruction du port était devenue une priorité. Alors que la ville était encore un vaste chantier de construction, en 1947, l'écluse Watier était réouverte et deux ans plus tard, les ACF lançaient deux bateaux. En 1955, le port était reconstruit à l'identique et l'écluse Trystram refonctionnait.
À la fin des années 1950, le retard du logement social dunkerquois n'est plus qu'un mauvais souvenir dans le centre reconstruit. En 1926, la ville avait plus de 59 % de sa population qui vivait dans des logements trop exigus et une famille sur quatre qui était victime d'insuffisances sanitaires. Entre les deux guerres, une seule réalisation de logements sociaux avait été entreprise : les habitations à bon marché de la rue Saint-Charles.
Cependant, pour le sinistré, la reconstruction fut avant tout, après l'épreuve de la guerre, l'espoir d'être relogé et indemnisé le plus rapidement possible, alors que les architectes, tel Niermans souhaitaient penser la ville. L'urgence l'emporta sur toute autre conviction et laissa sans doute de profondes frustrations chez les uns et les autres.
Mais il est certain que la reconstruction de la ville participa à la réduction des inégalités sociales en proposant à une majorité de la population des logements confortables dont seule la bourgeoisie d'avant-guerre bénéficiait.
Il serait tentant dans les années à venir d'approfondir quel fut le rôle de ce vaste renouvellement du logement dans l'équilibre social de Dunkerque dans les années 1950-1960.
L'ère des maisons en kit
L'ère des maisons en kit
Octobre 1945. L'automne précoce du Nord fait ses premiers pas. La joie des retours des exilés s'étiole, l'enthousiasme se dissipe, et se pose alors la douloureuse situation des sans-logis. Décembre 1945. De drôles de caisses venues tout droit des États-Unis débarquent à Boulogne-sur-Mer et sont acheminées jusqu'à Dunkerque. Le contenu de cinq caisses, chacune d'un poids différent, permet, tel un jeu de construction, d'assembler une maison préfabriquée d'un modèle appelé "UK 100".
À l'heure du relogement d'urgence, ces chalets d'un style nouveau et équipés d'un confort méconnu jusqu'alors (salle commune, deux chambres, cuisine, salle de bains, w.-c., chauffage au gaz...) font déferler une vague d'engouement. On dit que leur prix de revient est intéressant, qu'ils sontvite livrés et vite montés... On dit même que le futur locataire peut choisir sa maison ! C'est entre les bastions militaires et le canal exutoire que s'emboîtent ces premiers cubes... Janvier 1946. L'hiver est rude, l'espoir s'envole. Le montage des maisons se ralentit car le gel rend la maçonnerie difficile.
Les travaux d'adduction d'eau et de gaz stagnent et le doute s'installe quant à la résistance des maisonnettes. Les cloisons extérieures faites d'un matériau peu solide ne résisteront pas aux pluies et aux vents souvent violents. Les mois suivants, l'eau s'infiltre, des toitures se soulèvent et le “rêve américain” se brise. Le 6 avril 1946, Le Nouveau Nord Maritime titre : “Comment et par qui cette pitoyable et ruineuse fourniture a-t-elle été négociée ?”... Les petits chalets en kit d'un esthétisme et d'un modernisme apparents, au lieu d'un habitat novateur et confortable, se révèlent bien n'être qu'un logement de fortune. Bien éphémère fut l'ère de la maison en kit !
Îlot Carnot
Les îlots Carnot - appartement F4
Tout est prévu : l'emplacement du berceau du bébé dans la chambre des parents, le bac et la planche de lavage dans la salle d'eau, le nettoyage des chaussures sur le balcon... La salle de séjour, qui rassemble le salon et la salle à manger, offre la possibilité d'installer les fauteuils devant la cheminée et la table devant la spacieuse fenêtre.
(Archives municipales de Dunkerque - Fonds Niermans, 3Z27)
Visite du Général DE-GAULLE en BELGIQUE le 19 octobre 1945 ...
http://www.ina.fr/notice/voir/AFE86003304
Histoire oubliée des jeunes...
http://www.ina.fr/notice/voir/CPB90008256
La capitulation...
http://www.youtube.com/watch?v=9xn3xo8TyL8
et le début de la guerre d' Algérie...
http://www.youtube.com/watch?v=hgmffnnj9CU&list=PL8BD58E29E1A67A12
http://www.youtube.com/watch?v=af0rcIJTWow
Le début de la guerre...
http://www.ina.fr/notice/voir/CPF91008488...
Opération Dynamo...
http://www.youtube.com/watch?v=-pmNsppBK7k
Déminage du port de Dunkerque le 14 Décembre 1945 ...
http://www.ina.fr/notice/voir/AFE86003367
http://www.youtube.com/watch?v=5vL8vbQaiNg
musique à la libération :
http://www.youtube.com/watch?v=dBmb9SBcit0
Aide Américaine de la ville de Dunkirck en Amérique dans l' état de New- York à sa sœur Dunkerque de France en 1951... une ville du comté de Chautauqua dans l'État de New York,; Dunkirk (village, ...
-http://www.ina.fr/video/VDD09016159
https://www.facebook.com/video/video.php?v=503847916340429
http://fr.cyclopaedia.net/wiki/Dunkirk-(Ville,-New-York)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dunkirk_(ville,_New_York)
une ville du comté de Chautauqua dans l'État de New York,; Dunkirk (village, ...
-http://www.streetviewandmaps.com/fr/map/us/566798-Dunkirk-ville-New-York/#/point/42.483162/-79.32959800000003/-12.54663858696642/-10.943646808271296/0/
Au sortir de la guerre, la population doit affronter des conditions de vie difficiles, alors que la reconstruction de la ville et du port démarre.
Après cinq longues années de guerre et d'occupation allemande, Dunkerque offre le visage d'un vaste champ de ruines. Tout est à reconstruire. Sur 3 362 immeubles, 1 524 sont irrémédiablement détruits, 805 très endommagés et seulement 1 032 sont estimés habitables. La population, évacuée en octobre 1944, revient dès mai 1945. En 1946, 10 575 habitants ont retrouvé leur ville. Ils étaient 31 017 dix ans plus tôt.
Pour ceux qui sont revenus, la vie se décline en une extrême précarité. En 1945, le maire du conseil municipal provisoire, Robelet, fait un bien terrible constat : "Pendant (ces derniers) huit mois, les Allemands ont pillé à loisir, enlevant les mobiliers, organisant la mise à sac de ce qui subsistait. Le port de Dunkerque est anéanti. Les canalisations d'eau potable, l'eau des puits et citernes est impropre à la consommation, il n'y a ni gaz ni électricité."
En attendant la reconstruction de la ville, les caves, les immeubles fortement endommagés, les blockaus abritent les nombreux sinistrés. L'installation des chalets américains UK 100 sur les glacis représentent bien une amélioration des conditions de logement, mais les canalisations d'eau, de gaz, d'électricité, n'existent pas.
À ces conditions déjà très difficiles s'ajoute un coût de la vie qui s'envoledès 1945 : de 1'indice 100 en 1938, il passe à 590 en avril 1945 et à 700 en avril 1946. Le marché noir est encore une réalité que le gouvernement provisoire tente de combattre, alors que l'augmentation des salaires ne suit pas.
Des structures de secours sont mises en place. La Croix-Rouge, l'Entraide française ou la Cimade (relais de l'aide des presbytériens américains) offrent le nécessaire : aliments, ustensiles de cuisine, vêtements, linge de maison, matelas... Dunkirk, ville américaine avec laquelle Dunkerque entretient des relations depuis le début du XXe siècle, offre son aide en distribuant sucre, pâtes, farines...Quant au port, il a été systématiquement bombardé : écluses, docks, grues, bateaux, péniches... sont détruits ou inutilisables.
En mai 1945, il faut reconstruire. Et vite. Après les bombardements de 1940, une mission éphémère avait bien été confiée aux architectes Bardet et Fenzy, qui avaient été remplacés en mai 1942 par les urbanistes Jean Canaux et Roger Puget. Mais les études de ces derniers avaient été fortement compromises par l'occupation de Dunkerque dont l'accès était contrôlé par les Allemands.
Quand l'urbaniste Leveau est nommé en août 1944, leurs travaux avaient peu avancé. Ce dernier opte pour un traitement global de l'agglomération et divise ce territoire en deux zones principales : celle des habitations et celle des industries. Il respecte le découpage cadastral et le tracé de la voirie existant avant 1940, satisfaisant ainsi le souhait manifesté par les sinistrés fortement attachés à leur ville et hostiles à toute rupture synomyme de perte de repère d'un espace urbain déjà fortement détruit.
Leveau résume son choix en expliquant qu'il a souhaité "respecter l'aspect traditionnel de la ville auquel les habitants sont tellement attachés sans compromettre la réalisation d'un programme d'esprit moderne". Cependant, la rectification de certaines rues générera des expropriations mal vécues par leurs propriétaires qui résisteront pendant de nombreuses années, refusant l'idée de voir disparaître leurs maisons sauvées des bombardements.
Lorsque Niermans arrive à Dunkerque en 1946, en qualité d'architecte en chef chargé de coordonner l'ensemble des réalisations des architectes de la reconstruction, le parti pris urbanistique de Leveau est acquis.
Or, Niermans ne partage pas les opinions de son confrère... Il aurait souhaité un tracé rectiligne de voies favorables à la circulation automobile, des partis monumentaux et des perspectives par la création de places et de dégagements". À ses yeux, une cité détruite offrait la possibilité de repenser entièrement la ville. Il devra néanmoins mettre en œuvre le plan d'urbanisme de Leveau.
Cependant, Jean Niermans peut se révéler sur deux sites que le plan Leveau destinait à un traitement plus moderne de l'architecture : les îlots Sainte-Barbe et Carnot, situés sur les terrains militaires de l'ancienne caserne Jean Bart pour le premier et Guillemot pour le second. Ici, plus question d'affronter la volonté des anciens propriétaires de parcelles des autres îlots : ils n'existent pas. Cet ensemble de "composition monumentale" rassemble des ISAI (Immeubles sans attribution individuelle). Ils sont financés directement par l'État.
Lorsque les logements sont achevés, ils sont proposés à des acquéreurs, en priorité aux sinistrés. Cette liberté permet à Niermans de réaliser ses idéaux : imposer les toits-terrasses (symbole du modernisme), laisser la lumière et l'air pénétrer dans les logements, agrémenter les îlots d'espaces verdoyants autour desquels s'ordonnent les pièces de vie, malgré des contraintes architecturales imposées : hauteur limitée des immeubles, utilisation de la brique et du béton... Conçus dès 1946, la construction de ces immeubles est une réalité en 1948.
Ailleurs, les "associations syndicales de la reconstruction", qui regroupent les sinistrés propriétaires de parcelles qui leur ont rétrocédé leurs dommages de guerre, traitent avec les pouvoirs publics et les architectes. Les conceptions des uns et des autres sont différentes, les débats sont longs et laborieux pour aboutir à un compromis. Aussi, les travaux de construction prennent-ils du retard, et ce n'est qu'en 1968 que la dernière association syndicale est dissoute.
Si, en 1945, la reconstruction de la ville était déjà acquise, il n'en allait pas de même pour le port. La tentation avait été forte devant ce champ de ruines de baisser les bras. Les décideurs économiques parisiens et lillois avaient songé un moment faire transiter le trafic portuaire par Anvers qui était sorti intacte de la guerre.
Mais les élus et les responsables économiques de Dunkerque avaient fait pencher la balance et, en 1946, la reconstruction du port était devenue une priorité. Alors que la ville était encore un vaste chantier de construction, en 1947, l'écluse Watier était réouverte et deux ans plus tard, les ACF lançaient deux bateaux. En 1955, le port était reconstruit à l'identique et l'écluse Trystram refonctionnait.
À la fin des années 1950, le retard du logement social dunkerquois n'est plus qu'un mauvais souvenir dans le centre reconstruit. En 1926, la ville avait plus de 59 % de sa population qui vivait dans des logements trop exigus et une famille sur quatre qui était victime d'insuffisances sanitaires. Entre les deux guerres, une seule réalisation de logements sociaux avait été entreprise : les habitations à bon marché de la rue Saint-Charles.
Cependant, pour le sinistré, la reconstruction fut avant tout, après l'épreuve de la guerre, l'espoir d'être relogé et indemnisé le plus rapidement possible, alors que les architectes, tel Niermans souhaitaient penser la ville. L'urgence l'emporta sur toute autre conviction et laissa sans doute de profondes frustrations chez les uns et les autres.
Mais il est certain que la reconstruction de la ville participa à la réduction des inégalités sociales en proposant à une majorité de la population des logements confortables dont seule la bourgeoisie d'avant-guerre bénéficiait.
Il serait tentant dans les années à venir d'approfondir quel fut le rôle de ce vaste renouvellement du logement dans l'équilibre social de Dunkerque dans les années 1950-1960.
L'ère des maisons en kit
L'ère des maisons en kit
Octobre 1945. L'automne précoce du Nord fait ses premiers pas. La joie des retours des exilés s'étiole, l'enthousiasme se dissipe, et se pose alors la douloureuse situation des sans-logis. Décembre 1945. De drôles de caisses venues tout droit des États-Unis débarquent à Boulogne-sur-Mer et sont acheminées jusqu'à Dunkerque. Le contenu de cinq caisses, chacune d'un poids différent, permet, tel un jeu de construction, d'assembler une maison préfabriquée d'un modèle appelé "UK 100".
À l'heure du relogement d'urgence, ces chalets d'un style nouveau et équipés d'un confort méconnu jusqu'alors (salle commune, deux chambres, cuisine, salle de bains, w.-c., chauffage au gaz...) font déferler une vague d'engouement. On dit que leur prix de revient est intéressant, qu'ils sontvite livrés et vite montés... On dit même que le futur locataire peut choisir sa maison ! C'est entre les bastions militaires et le canal exutoire que s'emboîtent ces premiers cubes... Janvier 1946. L'hiver est rude, l'espoir s'envole. Le montage des maisons se ralentit car le gel rend la maçonnerie difficile.
Les travaux d'adduction d'eau et de gaz stagnent et le doute s'installe quant à la résistance des maisonnettes. Les cloisons extérieures faites d'un matériau peu solide ne résisteront pas aux pluies et aux vents souvent violents. Les mois suivants, l'eau s'infiltre, des toitures se soulèvent et le “rêve américain” se brise. Le 6 avril 1946, Le Nouveau Nord Maritime titre : “Comment et par qui cette pitoyable et ruineuse fourniture a-t-elle été négociée ?”... Les petits chalets en kit d'un esthétisme et d'un modernisme apparents, au lieu d'un habitat novateur et confortable, se révèlent bien n'être qu'un logement de fortune. Bien éphémère fut l'ère de la maison en kit !
Îlot Carnot
Les îlots Carnot - appartement F4
Tout est prévu : l'emplacement du berceau du bébé dans la chambre des parents, le bac et la planche de lavage dans la salle d'eau, le nettoyage des chaussures sur le balcon... La salle de séjour, qui rassemble le salon et la salle à manger, offre la possibilité d'installer les fauteuils devant la cheminée et la table devant la spacieuse fenêtre.
(Archives municipales de Dunkerque - Fonds Niermans, 3Z27)
Visite du Général DE-GAULLE en BELGIQUE le 19 octobre 1945 ...
http://www.ina.fr/notice/voir/AFE86003304
Histoire oubliée des jeunes...
http://www.ina.fr/notice/voir/CPB90008256
La capitulation...
http://www.youtube.com/watch?v=9xn3xo8TyL8
et le début de la guerre d' Algérie...
http://www.youtube.com/watch?v=hgmffnnj9CU&list=PL8BD58E29E1A67A12
- la plage à la fin des combats juin 1940..


- Arrivée des Allemands sur la plage..
Une grande fierté , avoir battu l' armée la mieux équipée ainsi que ses alliés en moins de 3 semaines..
Les Allemands donnent à manger aux Dunkerquois ...
en arrière plan sur la photo , épave d' un bateau de l' opération dynamo..
la statue de Guynemer , l' emplacement du poste de secours face à l' avenue de la mer ,de nos jours...

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