Qualité de l' eau..du robinet...
A mourir de rire , ou mourir d' en rire..
http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable
Dans le Nord de la france pas de trace du glyphosate dans l' eau..
pire , dans l' eau du robinet , des sels d' aluminium , des nitrates , etc.
et vous vous baignez des longues heures dedans à la fin de la semaine, dans la baignoire..

Des défauts de traitement de l'eau...
http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable
Dans le Nord de la france pas de trace du glyphosate dans l' eau..
pire , dans l' eau du robinet , des sels d' aluminium , des nitrates , etc.
et vous vous baignez des longues heures dedans à la fin de la semaine, dans la baignoire..

Des défauts de traitement de l'eau...
Ces contaminations peuvent être dues à un défaut de surveillance ou à une vétusté des installations de traitement et de distribution de l'eau.
Elles sont plus fréquemment rencontrées dans des communes rurales ou de montagne.
Selon l'importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.
-........................... Limites de qualité :
- qualité microbiologique :
c'est l'exigence première pour qu'une eau soit considérée comme potable.
La réglementation définit d'une part des limites de qualité qui ne doivent pas être dépassées pour les germes susceptibles de causer des problèmes de santé tels que des troubles intestinaux ou des infections localisées (Escherichia coli et entérocoques) et d'autre part des références de qualité pour les germes qui, sans être pathogènes, signalent une défaillance dans le traitement de l'eau ou dans le réseau
(bactéries coliformes, bactéries sulfitoréductrices).
- les bromates :
sont des sels du brome, un élément chimique très toxique pour les organismes aquatiques.
Les bromates seraient susceptibles d'être à l'origine de cancers des reins.
Ils peuvent apparaître lors du processus de potabilisation de l'eau, soit lorsqu'une eau contenant déjà du brome est désinfectée à l'ozone,
soit parce que l'eau de Javel en contient.
Références de qualité :
- chlore : il s'agit des chlorites formés lors de l'utilisation de chlore pour la désinfection de l'eau potable.
- les matières organiques :
sont issues du lessivage des sols ou des rejets agricoles et urbains.
Elles peuvent engendrer un développement microbien, d'algues ou de champignons ou encore être à l'origine de mauvais goûts.
- la présence d'aluminium :
peut être d'origine naturelle, mais le plus souvent, elle résulte de l'ajout volontaire de sels d'aluminium utilisés pour rendre limpides des eaux naturellement troubles.
Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l'eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons.
Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l'eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.
Lorsque l'eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l'utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l'œil ou la peau.
Des pollutions dues aux activités humaines..
La réglementation définit des limites de qualité pour différents polluants résultant d'activités humaines, notamment agricole ou industrielle.
Les polluants les plus fréquemment rencontrés dans l'eau du robinet sont d'origine agricole :
le risque entraîné par les pesticides est celui d'une exposition sur le long terme ou à des stades cruciaux du développement de l'organisme,
à des doses très faibles mais répétitives et avec des interactions possibles entre différents pesticides.
Les risques suspectés, sans qu'ils aient pu être formellement démontrés à ce jour, pourraient être notamment :
des cancers (leucémies, entre autres),
des troubles du système nerveux ainsi que
des troubles de la reproduction.
les teneurs excessives en nitrates dans l'alimentation sont susceptibles de faire courir des risques de méthémoglobinémie
(syndrome du bébé bleu) chez les nourrissons.
En effet, les nitrates, transformés dans l'organisme en nitrites, peuvent, par la modification des propriétés de l'hémoglobine du sang, empêcher un transport correct de l'oxygène par les globules rouges.
Toutefois, aucun cas de méthémoglobine lié à l'eau d'alimentation n'est recensé aujourd'hui en France.
Plus généralement, la présence de nitrates dans l'eau potable est un indicateur de pollution d'origine agricole, qui peut s'accompagner de la présence d'autres polluants tels que des pesticides.
GLYPHOSATE..
Important :
*pour la recherche du plomb,
du cuivre,
du nickel,
du chlorure de vinyle et de
l'épichlorhydrine,
le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.
Les 50 paramètres analysés correspondent aux analyses réglementaires (excepté les paramètres non mesurables : saveur et odeur),
définis dans le cadre des contrôles officiels (1).
Ces résultats ne préjugent pas des niveaux de qualité pour d'autres paramètres susceptibles d'être analysés dans le cadre de contrôles plus spécifiques répondant à des problématiques ponctuelles ou locales, consultables en mairie ainsi que sur les sites Internet des Agences régionales de santé et du ministère de la Santé.
source.
/www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/
Elles sont plus fréquemment rencontrées dans des communes rurales ou de montagne.
Selon l'importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.
-........................... Limites de qualité :
- qualité microbiologique :
c'est l'exigence première pour qu'une eau soit considérée comme potable.
La réglementation définit d'une part des limites de qualité qui ne doivent pas être dépassées pour les germes susceptibles de causer des problèmes de santé tels que des troubles intestinaux ou des infections localisées (Escherichia coli et entérocoques) et d'autre part des références de qualité pour les germes qui, sans être pathogènes, signalent une défaillance dans le traitement de l'eau ou dans le réseau
(bactéries coliformes, bactéries sulfitoréductrices).
- les bromates :
sont des sels du brome, un élément chimique très toxique pour les organismes aquatiques.
Les bromates seraient susceptibles d'être à l'origine de cancers des reins.
Ils peuvent apparaître lors du processus de potabilisation de l'eau, soit lorsqu'une eau contenant déjà du brome est désinfectée à l'ozone,
soit parce que l'eau de Javel en contient.
Références de qualité :
- chlore : il s'agit des chlorites formés lors de l'utilisation de chlore pour la désinfection de l'eau potable.
- les matières organiques :
sont issues du lessivage des sols ou des rejets agricoles et urbains.
Elles peuvent engendrer un développement microbien, d'algues ou de champignons ou encore être à l'origine de mauvais goûts.
- la présence d'aluminium :
peut être d'origine naturelle, mais le plus souvent, elle résulte de l'ajout volontaire de sels d'aluminium utilisés pour rendre limpides des eaux naturellement troubles.
Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l'eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons.
Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l'eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.
Lorsque l'eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l'utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l'œil ou la peau.
Des pollutions dues aux activités humaines..
La réglementation définit des limites de qualité pour différents polluants résultant d'activités humaines, notamment agricole ou industrielle.
Les polluants les plus fréquemment rencontrés dans l'eau du robinet sont d'origine agricole :
le risque entraîné par les pesticides est celui d'une exposition sur le long terme ou à des stades cruciaux du développement de l'organisme,
à des doses très faibles mais répétitives et avec des interactions possibles entre différents pesticides.
Les risques suspectés, sans qu'ils aient pu être formellement démontrés à ce jour, pourraient être notamment :
des cancers (leucémies, entre autres),
des troubles du système nerveux ainsi que
des troubles de la reproduction.
les teneurs excessives en nitrates dans l'alimentation sont susceptibles de faire courir des risques de méthémoglobinémie
(syndrome du bébé bleu) chez les nourrissons.
En effet, les nitrates, transformés dans l'organisme en nitrites, peuvent, par la modification des propriétés de l'hémoglobine du sang, empêcher un transport correct de l'oxygène par les globules rouges.
Toutefois, aucun cas de méthémoglobine lié à l'eau d'alimentation n'est recensé aujourd'hui en France.
Plus généralement, la présence de nitrates dans l'eau potable est un indicateur de pollution d'origine agricole, qui peut s'accompagner de la présence d'autres polluants tels que des pesticides.
GLYPHOSATE..
Important :
*pour la recherche du plomb,
du cuivre,
du nickel,
du chlorure de vinyle et de
l'épichlorhydrine,
le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.
Les 50 paramètres analysés correspondent aux analyses réglementaires (excepté les paramètres non mesurables : saveur et odeur),
définis dans le cadre des contrôles officiels (1).
Ces résultats ne préjugent pas des niveaux de qualité pour d'autres paramètres susceptibles d'être analysés dans le cadre de contrôles plus spécifiques répondant à des problématiques ponctuelles ou locales, consultables en mairie ainsi que sur les sites Internet des Agences régionales de santé et du ministère de la Santé.
source.
/www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/
Pas tous égaux devant la qualité de l'eau...
« Si 97,5 % des Français ont accès tout au long de l'année à une eau de bonne qualité, en revanche près de deux millions de consommateurs paient, eux, pour une eau non conforme aux critères règlementaires.».
Journée mondiale de l'eau oblige, l'UFC que choisir en a profité pour rendre public les résultats d'une longue enquête.
les critères étudiés :
alors que le code de la santé publique en impose 50,
l'étude se base sur 6 critères principaux, caractéristiques d'une eau impropre à la consommation.
« au regard de la sécurité sanitaire et des préoccupations des consommateurs»,
souligne l'association de consommateurs :
la bactériologie,
la teneur en aluminium,
la radioactivité,
les pesticides,
les nitrates et
le sélénium.
Les différences constatées :
en compilant 2 années de données fournies par le Ministère de la santé, les résultats jettent un pavé dans la mare :
2 747 communes distribueraient une eau non conforme aux normes dictées par le code de la santé publique, sur au moins un critère.
Les citadins sont moins touchés par le phénomène.
Sous surveillance constante et renforcée, les villes et grandes agglomérations restent privilégiées face aux zones rurales, victimes d'une pollution agricole sévère et proche des points de captage.
Et ma commune ?
Pour connaitre la qualité de l'eau distribuée dans votre ville, l'association de consommateurs propose une carte interactive sur la qualité de l'eau par commune avec notation et détail des analyses par critère.
Les principales sources de pollution : qui est responsable ?
• Radioactivité : 4 % des cas.
Naturellement présente dans certaines roches, le principe de précaution s'applique aux mesures de radioactivité, pour éviter d'exposer les consommateurs
à des risques supposés mais non prouvés de cancers.
• Dysfonctionnement lors du traitement de l'eau : 27 % des cas.
Avant distribution, des additifs chimiques sont dissous pour rendre l'eau potable :
le chlore pour tuer les bactéries mais aussi
l'aluminium pour rendre limpide les eaux naturellement troubles.
Une erreur de dosage peut entraîner des problèmes intestinaux
voire des maladies plus graves chez les consommateurs, comme Alzheimer, même si aucune étude n'a encore établi le lien de cause à effet.
• Pollution agricole : 69 % des cas.
Pesticides,
nitrates,
sélénium,
l'association de consommateurs relève également que la filière agricole ne paie que 1.2 % de la décontamination de l'eau alors qu'elle déverse 90 % des pesticides.
"Pollueur-payeur",
il reste encore du chemin à parcourir pour faire respecter ce principe vieux de 40 ans.
Les bons gestes pour boire l'eau du robinet...
...........Le mieux c' est surtout de ne pas en boire..
Les nitrates :
la norme impose de ne pas dépasser le seuil de 100mg/L.
Pollution d'origine agricole, ils s'accompagnent souvent de pesticides et sont particulièrement dangereux pour les nourrissons et les femmes enceintes.
Il leur est donc conseillé de boire de l'eau en bouteille.
Le plomb :
ce métal dangereux pour la santé peut être présent dans l'eau du robinet si les canalisations sont elles-mêmes en plomb.
Pour éviter d'en ingérer, fais couler l'eau jusqu'à ce qu'elle soit fraîche, après une nuit de sommeil et plus particulièrement après une longue absence : quand l'eau n'est pas utilisée, elle stagne dans les canalisations et se charge en plomb.
Le chlore : pour enlever le goût de chlore (sans danger pour la santé comme le calcaire), laisse une carafe d'eau reposer au frigo (pas plus de 2 jours).
LES PESTICIDES ET LES NITRATES INONDENT LES CULTURES... MAIS AUSSI L'EAU DU ROBINET...
Plus d'un million de consommateurs reçoivent une eau contaminée en pesticides, en nitrates et en sélénium.
Les départements les plus touchés se retrouvent dans les zones où l'agriculture est la plus intensive :
Bassin Parisien (Eure-et-Loir,
Loiret,
Seine-et-Marne, Yonne),
le Nord
et la Champagne
le (Pas-de-Calais,
Marne,
Aube).
L'AGRICULTURE : UN POLLUEUR RÉCIDIVISTE
Loin d'être ponctuel, le problème de la pollution d'origine agricole est structurel.
L'utilisation des pesticides n'a pas diminué en 10 ans.
L'explication tient au fait que le principe pollueur-payeur est inversé.
Alors que l'agriculture est à l'origine de la pollution en nitrates et pesticides respectivement pour 74% et 90%, ce sont les consommateurs qui supportent, via la redevance pollution, l'essentiel (près de 90%) de la facture.
Au final, les pollutions agricoles génèrent sur la facture d'eau
des dépenses supplémentaires annuelles au minimum comprises entre 640 et 1 140 millions d'euros,
soit de 7% à 12% de la facture d'eau des ménages français(2).
-De plus , nous ne sommes pas à l' abris d'une erreur humaine lors du dosage des produits pour l' eau..
TRAITEMENT DE L'EAU ET CONTAMINATION NATURELLE :
DES DÉFAUTS DE RÉGLAGE À LA MARGE...
Les contaminations liées au défaut de traitement
(qualité bactériologique, aluminium) et
aux contaminations naturelles (radioactivité) sont nettement moins marquées.
Si elles ne représentent que 31% de la pollution de l'eau, elles touchent néanmoins 1 500 communes et 500 000 consommateurs.
Les associations locales de l'UFC-Que Choisir, situées dans ces secteurs, sont donc intervenues auprès des maires des communes concernées pour leur demander de prendre, sans délai, des mesures d'information des consommateurs et de traitement des non-conformités.
L'enjeu d'une eau de qualité est primordial, tant du point de vue du pouvoir d'achat, que de l'environnement.
Il faut en effet rappeler que, comparée à l'eau en bouteille, l'eau du robinet remporte le match haut la main.
Elle est ainsi à qualité équivalente, jusqu'à 130 fois moins chère que sa rivale en bouteille plastique et contribue près de mille fois moins à l'effet de serre(3).
L'UFC-Que Choisir ne peut plus tolérer le recours aux mesures palliatives où l'eau polluée est diluée avec de l'eau conforme, ni encourager la fuite en avant consistant à percer toujours plus de captages.
une Utopie..
Afin que les pollutions agricoles soient stoppées à la source, l'UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics nationaux et européens :
- Une protection efficace de tous les captages ;
- Une application du principe constitutionnel pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles pour dissuader les pratiques agricoles polluantes ;
- Que les aides de la Politique Agricole Commune (PAC) soient réservées aux modes de production s'inspirant des principes des agricultures intégrées et biologiques.
En tout état de cause, décidée à informer les consommateurs sur la qualité de leur eau du robinet et les bons réflexes en matière d'eau potable, l'association a mis à disposition sur son site les résultats, commune par commune, de ses relevés.
https://www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/
(1) Relevé effectué par l'UFC-Que Choisir des analyses d'eau potable au niveau des communes pour six paramètres : pesticides (quantité totale de pesticides, atrazine et ses métabolites), nitrates, sélénium, qualité bactériologique (bactéries coliformes), radioactivité et aluminium – Source site internet du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé.
(2) Commissariat général au Développement durable « Coûts des principales pollutions agricoles de l'eau», septembre 2011.
(3) Etude SSIGE – Dr N. JUNGBLUTH (Esu-Services) 2006.
Source.
https://www.radins.com/dossiers/energie-eau/peut-on-encore-boire-eau-robinet,635.html?utm_source=newsletter_jt_17h&utm_medium=email&utm_campaign=15-03-18&osde=OSD.dkyspblrsm_fo_dwq_cyz_xym
https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-qualite-de-l-eau-du-robinet-en-france-l-appel-e-au-secours-de-l-ufc-que-choisir-n12861/
Important :
*pour la recherche :
du plomb,
du cuivre,
du nickel,
du chlorure de vinyle et de
l'épichlorhydrine,
le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.
Les 50 paramètres analysés correspondent aux analyses réglementaires (excepté les paramètres non mesurables :
saveur et odeur),
définis dans le cadre des contrôles officiels (1). Ces résultats ne préjugent pas des niveaux de qualité pour d'autres paramètres susceptibles d'être analysés dans le cadre de contrôles plus spécifiques répondant à des problématiques ponctuelles ou locales, consultables en mairie ainsi que sur les sites Internet des Agences régionales de santé et du ministère de la Santé.
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.................................MÉTHODOLOGIE ...
Synthèse réalisée à partir des analyses de l'eau effectuées entre février 2014 et août 2016,
sur les 36 568 communes de France métropolitaine, publiées sur le site du ministère de la Santé,
pour 50 contaminants et paramètres physico-chimiques.
Les critères étudiés sont classés réglementairement en deux groupes d'importance différente :
Les limites de qualité
sont les critères les plus importants, pour lesquels des non-respects des normes peuvent être dangereux pour la santé, selon le niveau et la fréquence de dépassement.
Il s'agit notamment de critères microbiologiques
(Escherichia coli, entérocoques) et
de substances toxiques (pesticides, nitrates, plomb, nickel, cuivre, arsenic, solvants chlorés...).
Pour les critères étant définis comme des limites de qualité, nous avons défini les appréciations suivantes :
Qualité de l'eau « Bonne » :
moins de 5 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Satisfaisante » :
entre 5 % et 25 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Médiocre » :
entre 25 % et 50 % d'analyses non conformes..
Qualité de l'eau « Mauvaise » :
entre 50 % et 75 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Très mauvaise » :
plus de 75 % d'analyses non conformes...
Les références de qualité :
des dépassements sur ces critères n'ont pas d'impact direct sur la santé,
mais
ils traduisent notamment des dysfonctionnements du traitement pour rendre l'eau potable.
(certains critères microbiologiques, présence de chlore ou d'aluminium, eau trouble...).
Ils peuvent traduire également les caractéristiques spécifiques de la ressource utilisée pour fabriquer l'eau potable
(eau dure/eau douce, eau acide, présence de fer, radioactivité...)
qui peuvent être à l'origine d'inconfort ou de désagrément pour le consommateur ..
(eau colorée, entartrage dû à une eau calcaire, corrosion des canalisations et des appareils de chauffage par une eau agressive).
Pour les critères étant définis comme des références de qualité, nous avons défini les appréciations suivantes :
Qualité de l'eau « Bonne » : moins de 25 % d'analyses non conformes..
Qualité de l'eau « Satisfaisante » : entre 25 % et 50 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Médiocre» : plus de 50 % d'analyses non conformesLes non-respects relevés dans le cadre de cette étude se répartissent en quatre grandes catégories :
Des pollutions dues aux activités humaines...
La réglementation définit des limites de qualité pour différents polluants résultant d'activités humaines, notamment agricole ou industrielle.
Les polluants les plus fréquemment rencontrés dans l'eau du robinet sont d'origine agricole :
le risque entraîné par les pesticides est celui d'une exposition sur le long terme ou à des stades cruciaux du développement de l'organisme, à des doses très faibles mais répétitives et avec des interactions possibles entre différents pesticides.
Les risques suspectés, sans qu'ils aient pu être formellement démontrés à ce jour, pourraient être notamment des cancers (leucémies, entre autres), des troubles du système nerveux ainsi que des troubles de la reproduction.les teneurs excessives en nitrates dans l'alimentation sont susceptibles de faire courir des risques de méthémoglobinémie (syndrome du bébé bleu) chez les nourrissons. En effet, les nitrates, transformés dans l'organisme en nitrites, peuvent, par la modification des propriétés de l'hémoglobine du sang, empêcher un transport correct de l'oxygène par les globules rouges.
Toutefois, aucun cas de méthémoglobinémie lié à l'eau d'alimentation n'est recensé aujourd'hui en France.
Plus généralement, la présence de nitrates dans l'eau potable est un indicateur de pollution d'origine agricole, qui peut s'accompagner de la présence d'autres polluants tels que des pesticides.
Des composants des canalisations...
La réglementation définit des limites de qualité sur certains des composants des canalisations pouvant migrer dans l'eau.
Pour la recherche de ces polluants, le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.
le plomb
est toxique et son ingestion à faibles doses mais répétées est à l'origine du saturnisme, une maladie touchant les enfants qui se manifeste par de l'anémie, un retard de développement intellectuel, des troubles neurologiques, digestifs et rénaux.
Pendant longtemps, il a été utilisé pour la réalisation de canalisations. Bien qu'il soit désormais interdit, il peut encore subsister dans certains branchements publics ou privés, dans des soudures au plomb ou encore dans les colonnes montantes des immeubles anciens. Les canalisations en plomb doivent donc impérativement être remplacées.
le nickel
est toxique notamment pour les reins.
Sa présence est généralement due à son utilisation en plomberie (tuyaux, raccords, robinets).
une exposition au cuivre à long terme est susceptible de provoquer des irritations du nez, de la bouche ou des yeux.
Sa présence dans l'eau provient de la corrosion des canalisations, notamment par des eaux agressives (trop douces).
le chlorure de vinyle est classé cancérogène certain pour l'homme et constitue un facteur de risque pour le cancer du foie.
C'est un composant du PVC utilisé pour les canalisations.
Sa présence dans l'eau est due à certains PVC de mauvaise qualité utilisés avant les années 1980.
Des défauts de traitement de l'eau...
Ces contaminations peuvent être dues à un défaut de surveillance ou à une vétusté des installations de traitement et de distribution de l'eau. Elles sont plus fréquemment rencontrées dans des communes rurales ou de montagne.
Selon l'importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.
Limites de qualité :
qualité microbiologique :
c'est l'exigence première pour qu'une eau soit considérée comme potable. La réglementation définit d'une part des limites de qualité qui ne doivent pas être dépassées pour les germes susceptibles de causer des problèmes de santé tels que des troubles intestinaux ou des infections localisées (Escherichia coli et entérocoques) et d'autre part des références de qualité pour les germes qui, sans être pathogènes, signalent une défaillance dans le traitement de l'eau ou dans le réseau (bactéries coliformes, bactéries sulfitoréductrices).
les bromates
sont des sels du brome, un élément chimique très toxique pour les organismes aquatiques.
Les bromates seraient susceptibles d'être à l'origine de cancers des reins. Ils peuvent apparaître lors du processus de potabilisation de l'eau, soit lorsqu'une eau contenant déjà du brome est désinfectée à l'ozone,
soit parce que l'eau de Javel en contient.
Références de qualité :
chlore :
il s'agit des chlorites formés lors de l'utilisation de chlore pour la désinfection de l'eau potable.
les matières organiques
sont issues du lessivage des sols ou des rejets agricoles et urbains.
Elles peuvent engendrer un développement microbien, d'algues ou de champignons ou encore être à l'origine de mauvais goûts.
la présence d'aluminium peut être d'origine naturelle, mais le plus souvent, elle résulte de l'ajout volontaire de sels d'aluminium utilisés pour rendre limpides des eaux naturellement troubles.Des caractéristiques d'origine naturelle
Certaines caractéristiques de l'eau potable sont d'origine naturelle et propres aux eaux brutes (rivière ou nappes phréatiques) utilisées pour la fabrication de l'eau potable. Selon l'importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.
Limites de qualité :
la présence d'arsenic dans l'eau est essentiellement d'origine naturelle, car celui-ci est présent dans les roches anciennes ou volcaniques (Massif central, Vosges...).
L'arsenic est toxique par effet cumulatif, il peut entraîner des cancers de la peau et des cancers internes.
le sélénium : c'est un composant des roches profondes dont la présence dans les eaux révèle l'épuisement des nappes phréatiques du fait d'une surutilisation, notamment agricole.
Bien que ce composé soit toxique, ses conséquences sur la santé sont à ce jour mal évaluées compte tenu des faibles niveaux auxquels est exposée la population française
.Référence de qualité :
la minéralisation de l'eau
traduit la richesse de l'eau en sels minéraux d'origine naturelle.
Une eau faiblement minéralisée (également appelée douce) peut être corrosive pour les canalisations et les appareils de chauffage et entraîner une dissolution des métaux toxiques comme le plomb.
Si cette eau est en outre acide, elle est alors considérée comme agressive car elle peut attaquer les canalisations (plomb, cuivre, zinc).
À l'inverse, une eau trop minéralisée (souvent appelée « calcaire » ou « eau dure ») peut être à l'origine de dépôts et d'entartrage.
eau acide/eau alcaline :
ce paramètre est directement lié à la nature du sous-sol.
En régions granitiques les eaux sont acides, alors qu'en régions calcaires elles sont alcalines.
Une eau à la fois acide et peu minéralisée est considérée comme agressive (voir point précédent).
le manganèse
est naturellement présent dans les roches au contact de l'eau.
Il ne semble pas présenter de toxicité, en revanche il peut donner une coloration et un goût métallique à l'eau.la présence de fer dans l'eau est majoritairement d'origine naturelle lorsqu'il est présent dans les roches. Dans certains cas, sa présence peut être due à la corrosion des canalisations.
Il ne présente pas de toxicité, par contre il peut être à l'origine de colorations de l'eau ou de goûts désagréables.
la radioactivité de l'eau
est due à la présence, dans certaines régions, d'un sous-sol granitique riche en composés radioactifs naturellement présents dans les roches.
Elle est faible par rapport aux autres sources de radiations naturelles (rayonnements du sous-sol, de l'air ambiant ou rayonnements cosmiques).
Les études épidémiologiques menées à ce jour n'ont pas permis d'établir de lien entre l'eau de boisson et les cancers du système digestif ou d'autres organes.
Par application du principe de précaution, il est cependant recommandé de limiter cette contamination..
Pour la liste complète des paramètres étudiés, voir le glossaire.
LES BONS GESTES POUR LES CONSOMMATEURS...
Laissez couler l'eau quelques instants avant de la boire.
Dans le cas où l'odeur est marquée, il suffit de laisser l'eau s'aérer, par exemple dans une carafe ouverte.
Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l'eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons.
Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l'eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.
Lorsque l'eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l'utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l'œil ou la peau.
NOTES
(1) Critères mesurables définis par l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique.
contrôle de l' état:.
https://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/rechercherResultatQualite.do
Entérocoques : Terminologie qui désigne diverses espèces de streptocoques qui sont hôtes habituels du gros intestin de l'homme et/ou des animaux. Leur présence dans l'eau, même en l'absence d'E. coli, indique une pollution fécale. La réglementation des eaux destinées à la consommation humaine prévoit leur absence dans 100ml d'eau.
Escherichia-coli : Organisme coliforme thermotolérant, aérobie et facultativement anaérobie, qui loge généralement dans le gros intestin, chez l'homme et les animaux à sang chaud.
Les E. coli ne sont généralement pas capables de se multiplier dans l'eau.
Les Escherichia coli sont des bactéries utilisées comme indicateur de la pollution microbiologique d'une eau.
La réglementation prévoit leur absence dans les eaux d'alimentation ( 0/ 100 ml).
Une eau destinée à la consommation humaine est déclarée non conforme dès lors que l'on dénombre une seule E. Coli dans un échantillon de 100 ml. Voir coliformes
Estimation (ou appréciation) du risque :
Estimation qualitative et / ou quantitative, incluant les incertitudes qui lui sont associées, de la probabilité de survenance et de gravité des effets néfastes pour la santé, connus ou potentiels, sur une population donnée, basée sur l'identification des dangers, l'appréciation des effets et l'appréciation de l'exposition. Source :Codex alimentarius (1998)
Evaluation du risque :
Jugement de valeur sur le caractère acceptable ou non du risque estimé au terme du processus d'appréciation du risque. Source :Codex alimentarius (1998)
Exigence de qualité :
Des exigences de qualité sont fixées par la réglementation. D'une manière générale, les eaux " ne doivent pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ". De plus, des limites de qualité sont fixées pour les paramètres de santé (microbiologiques ou chimiques) et des références de qualité sont définies pour les paramètres indicateurs du fonctionnement des installations de production et de distribution de l'eau.
Le respect des limites de qualité constitue une contrainte sévère.
Si une référence de qualité n'est pas satisfaite et que l'eau présente un risque pour la santé des personnes, le responsable de la distribution est tenu de prendre des mesures correctives.
Gestion du risque : Elaboration de la décision et mise en oeuvre des actions concernant les risques, en passant de l 'estimation du risque à l'évaluation du risque (voir évaluation du risque).
Karst : Sous-sol calcaire fissuré ou microfissuré présentant une grande vulnérabilité aux contaminations du fait des écoulements rapides par les fissures.
Dans les zones karstiques, une attention particulière doit être portée vis-à-vis des pollutions microbiologiques notamment en présence d'élevages.
Limites de qualité : Les limites de qualité réglementaires sont fixées pour des paramètres dont la présence dans l'eau est susceptible de générer des risques immédiats ou à plus long terme pour la santé du consommateur. Elles concernent aussi bien des paramètres microbiologiques que chimiques.
Maître d'oeuvre : Personne ou entreprise qui est chargée de diriger la réalisation d'un ouvrage ou des travaux pour le compte du maître de l'ouvrage (celui qui finance).
Maître d'ouvrage : Personne publique ou privée (communes, syndicats, etc ...) responsable des décisions par délibération et pour le compte de laquelle des travaux ou des ouvrages sont réalisés. Responsable de la bonne utilisation des fonds, il effectue le paiement des travaux et opérations.
Micro-organismes : Organisme microscopique animal ou végétal : Bactéries, virus, protozoaires, algues, champignons, ...
Mutagène : Substance susceptible de provoquer des mutations ou modifications de la structure des chromosomes chez les êtres vivants.
Nappe souterraine captive : Nappe d'eau située entre deux couches de terrains imperméables (argiles). La couche superficielle la sépare et la protége des pollutions de surface.
Nappe souterraine libre : La nappe d'eau est dite libre, lorsqu'elle est directement alimentée par lesprécipitations qui s'infiltrent depuis la surface du sol.
Ces nappes sont particulièrement vulnérables aux pollutions.
NFU : Unité standard de mesure de la turbidité (Nephelometric Formazin Unit).
Non conformité : Non respect des exigences de qualité ( voir exigences ou critères de qualité)
Organisation mondiale de la santé :
Institution internationale spécialisée des nations unies créée en 1948 qui traite de questions sanitaires et de santé publique
Les valeurs guides recommandées pour l'eau de boisson par l'organisation mondiale de la santé visent la protection de la santé publique, mais ne constituent pas des limites impératives.
Elles sont destinées à servir de principes de base pour l'élaboration de normes nationales qui elles prennent également en considération des critères environnementaux, sociaux, économiques et culturels locaux.
Pathogène : Qui provoque des maladies. Les agents pathogènes peuvent être microbiologiques (bactéries, virus, protozoairesé), chimiques ou physiques.
Perturbateur endocrinien :
Le système endocrinien se compose d'un ensemble de glandes et des hormones qu'elles produisent qui agissent sur le développement, la croissance, la reproduction et le comportement des animaux et des êtres humains.
Les perturbateurs endocriniens sont des agents qui paraissent influer (ou "perturber") sur le fonctionnement de ce système.
Périmètre de protection :
Limites de l'espace réservé réglementairement autour des captages utilisés pour l'alimentation en eau potable, après avis d'un hydrogéologue agréé.
Les constructions, les installations, les ouvrages, les travaux et les activités (artisanales, agricoles et industrielles) y sont réglementées et peuvent y être interdites afin de préserver la ressource en eau, en évitant des pollutions chroniques ou accidentelles.
On peut distinguer réglementairement trois périmètres :
- le périmètre de protection immédiate,
- le périmètre de protection rapprochée,
- le périmètre de protection éloignée.
Pour plus d'information sur ces différents périmètres de protection, se reporter à la fiche "La protection des captages" de la rubrique "l'eau dans votre région".
haut de page
Phytosanitaires/Pesticides : Ce sont des substances chimiques telles que les herbicides, les insecticides, les fongicides...utilisées pour la protection des cultures contre les maladies, les insectes ravageurs ou les "mauvaises herbes". Les pesticides se dégradent plus ou moins lentement dans l'environnement et se retrouvent dans les ressources en eaux notamment celles utilisées pour la production d'eaux destinées à la consommation humaine.
Pollution diffuse :
Pollution des milieux aquatiques et des formations aquifères dont le type ou la nature peuvent être généralement connus mais dont l'origine géographique est difficilement repérable car elles ne proviennent pas d'un site ou d'une source unique.
Pollution ponctuelle : Pollution provenant d'un lieu particulier, par exemple point de rejet d'un effluent domestique, agricole ou industriel, zone contaminée, rejet accidentel...
Principe de précaution :
Principe selon lequel toutes les mesures de précaution devraient être prises lorsqu'une activité comporte un risque pour l'environnement ou la santé humaine, que l'on dispose ou non de résultats de recherche scientifique indiquant de façon irréfutable le bien-fondé de ces mesures.Selon l' article L. 110-1-II-1 du Code de l'environnement : "Principe selon lequel l'absence de certitudes, compte-tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement, à un coût économiquement acceptable".
Protection des captages : Voir périmètres de protection
Références de qualité :
Valeurs indicatives établies à des fins de suivi des installations de production et de distribution d'eau et d'évaluation du risque pour la santé des personnes( voir critère de qualité ou exigences de qualité ).
Régie : Mode de gestion d'un service public lorsque celui-ci est assuré directement par l'administration, en l'occurrence les collectivités.
Ressources : Masses d'eau disponibles.
Risque :
Probabilité d'occurrence d'un effet néfaste sur la santé (danger ou inconvénient immédiat ou à long terme).
Solubilité : Aptitude d'une substance à se dissoudre dans l'eau.
Structures intercommunales : Regroupement administratif de communes (syndicats, communautés de communes).
Surveillance : Suivi des installations et de la qualité de l'eau assuré par le responsable de la distribution de l'eau.
Synergie (effets synergiques) : Interaction de plusieurs substances ou processus dont l'effet est supérieur à la somme des effets individuels de chaque substance ou processus.
Toxicité :
Particularité propre à diverses substances dont l'absorption a pour effet de perturber la croissance, le métabolisme, la reproduction et la résistance aux maladies des êtres vivants, provoquant des troubles physiologiques pouvant aller jusqu'à la mort des individus exposés.
En fonction de l'intensité et de la rapidité des effets, on distingue une toxicité aiguë,
une toxicité subaiguë et
une toxicité à long terme encore dénommée
toxicité chronique,
résultant de l'exposition permanente à de faibles concentrations d'un toxique.
-voila , ce que je voulais voir et entendre..
a bonne entendeur...
Turbidité :
La turbidité traduit le trouble de l'eau et s'exprime en NFU.
Elle est due à la présence dans l'eau de particules solides très petites (limons, argiles, micro-organismes...) non visibles à l'œil (0,001 millimètre).
Ce paramètre présente une grande importance dans la mesure où il est un des indicateurs de contamination microbiologique de la ressource ou de dysfonctionnement dans les installations de traitement et de distribution.
Le risque principal pour la santé est dû aux microorganismes (bactéries, virus, parasites) qui se fixent sur les matières en suspension et sont ainsi protégés de l'action du désinfectant.
Unité de distribution (UDI) :
Zone géographique à l'intérieur d'une même entité administrative (syndicat ou commune), exploitée par la même personne morale et dans laquelle la qualité de l'eau distribuée est homogène.
Zone d'appel :
La zone d'appel est une zone dans laquelle les niveaux de la nappe sont influencés par le pompage et dans laquelle l'ensemble des filets d'eau se dirigent vers le pompage c'est à dire l'endroit oû l'eau est captée.
Elle appartient au bassin d'alimentation du captage, elle a une importance considérable car les polluants introduits dans cette zone sont susceptibles d'atteindre l'ouvrage de pompage.
source:
https://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/orobnat/glossaire/glossaire_DR.html#refqual
Quels sont les effets sanitaires liés à l'ingestion de perchlorates ?
Les perchlorates ne sont classés cancérogènes ou mutagènes par aucun organisme international.
Les perchlorates interfèrent avec le processus d'incorporation de l'iode par la thyroïde ;
ils peuvent donc induire une diminution dans la synthèse des hormones thyroïdiennes (TSH).
C'est un effet biologique.
Les études épidémiologiques ne permettent pas de conclure à un effet clinique sur l'homme aux niveaux d'exposition actuellement mis en évidence.
Il convient de souligner que les perchlorates ne s'accumulent pas dans l'organisme humain et que leurs effets sont réversibles.
Les fluctuations de courte durée des hormones thyroïdiennes ne sont pas un problème chez l'adulte en bonne santé.
Les divers sels de perchlorates peuvent être utilisés dans de nombreuses applications industrielles, en particulier dans les domaines militaires et de l'aérospatiale (propulseurs de fusées, dispositifs pyrotechniques, poudres d'armes à feu, etc).
Les perchlorates peuvent se retrouver dans l'environnement à la suite de rejets industriels, mais également dans des zones ayant fait l'objet de combats pendant la première guerre mondiale.
Les ions perchlorates sont très solubles dans l'eau.
- Eau et chlorure de vinyle monomère (CVM)
Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un gaz organique, incolore à température ambiante. C'est un composé très volatil et faiblement soluble dans l'eau.
En France, l'analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l'eau du robinet, sur le réseau de distribution, est systématique depuis 2007.
La limite de qualité pour l'eau du robinet est fixée à 0,5 µg/L, en application de la directive européenne 98/83/CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
Cependant, cette directive européenne n'oblige pas à mesurer la concentration en CVM dans l'eau du robinet.
En 2007, les progrès techniques permettant alors d'analyser plus facilement le CVM dans l'eau, la France a mis en place une règlementation [1] plus exigeante que la réglementation européenne et rendu obligatoire l'analyse du CVM dans le contrôle sanitaire de l'eau.
Le chlorure de vinyle monomère dans l'eau du robinet
Le CVM est un produit chimique purement synthétique.
Il n'existe aucune source naturelle de ce composé.
Le chlorure de vinyle monomère est principalement utilisé pour l'élaboration (par polymérisation) du polychlorure de vinyle (PVC).
Le PVC a de multiples usages, dont la fabrication de canalisations.
La présence de CVM dans l'eau du robinet peut résulter d'une pollution de la ressource en eau, principalement du fait de rejets d'industries du PVC.
Cette pollution peut être directe ou provenir de la dégradation en CVM de certains hydrocarbures chlorés.
Le CVM peut s'accumuler dans les eaux souterraines, alors qu'il est généralement trop volatil pour être retrouvé dans les eaux superficielles.
Le CVM présent dans l'eau du robinet peut également provenir de certaines canalisations en PVC.
Les effets sanitaires du chlorure de vinyle monomère
Le chlorure de vinyle monomère est classé depuis 1987 comme étant un agent cancérogène certain pour l'Homme selon le centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Toutefois, ce classement a été établi sur la base d'études menées en milieu professionnel, avec des expositions par voie respiratoire à de fortes doses de CVM(industries du PVC et du CVM essentiellement.)
Le CVM peut être à l'origine de cancers du foie pouvant se manifester selon deux formes :
l'angiosarcome hépatique, un cancer du foie très rare (10 cas/an estimés en France)
le carcinome hépatocellulaire (ou hépatocarcinome), forme la plus fréquente de cancer du foie (7 600 cas/an estimés en France) mais le plus souvent lié à d'autres facteurs de risques comme l'alcoolisme ou les infections par les virus des hépatites.
Dans le cas d'une consommation quotidienne d'eau du robinet renfermant des teneurs moindres de CVM, le risque de cancer est théorique et fondé sur des études toxicologiques réalisées sur des animaux.
L'exposition aux CVM par la consommation d'eau du robinet est faible et aucun lien certain n'a été établi à ce jour entre les cas d'angiosarcome et d'hépatocarcinome et la consommation de l'eau du robinet.
La littérature scientifique considère l'angiosarcome hépatique comme un « cancer sentinelle » de l'exposition au CVM. Ainsi, l'Agence nationale de santé publique (ANSP) a conduit une étude, entre 2013 et 2016, afin de tester la faisabilité du repérage des cas d'angiosarcomes du foie à l'échelle nationale afin de mettre en place une surveillance prospective, en décrivant les éventuels facteurs de risques professionnels et environnementaux.
Du fait du nombre faible de cas recensés, la portée des informations issues de la recherche des expositions environnementales provenant de l'ingestion d'eau du robinet s'avère limitée et ne permet pas de mettre en place une étude épidémiologique à un niveau national.
L'hépatocarcinome est un cancer beaucoup plus fréquent (7 600 cas/an estimés en France), mais le rôle du CVM est plus difficile à mettre en évidence par une étude épidémiologique, compte tenu des autres facteurs de risque associés à ce type de cancer (consommation d'alcool, infections par les virus des hépatites).
La mesure du CVM dans l'eau du robinet
Les personnes responsables de la production et de la distribution de l'eau sont les responsables directs de la qualité de l'eau distribuée à la population.
Selon l'organisation locale et la nature de l'éventuel contrat liant les parties, il s'agit des maires, présidents des collectivités productrices ou distributrices d'eau, exploitants privés qui se voient confier le service de l'eau.
Elles sont tenues de vérifier la qualité de l'eau et en cas d'anomalies, de prendre des mesures correctives, d'informer les usagers, le maire et le préfet et l'ARS.
Les progrès des techniques analytiques ont permis d'inclure l'analyse de CVM dans le contrôle sanitaire de l'eau potable à partir de 2007.
Les prélèvements et analyses du CVM dans l'eau sont réalisés, à la demande des Agences régionales de santé, par des laboratoires agréés par le ministère chargé de la santé et sont financièrement à la charge du syndicat ou de la commune ou de l'exploitant du réseau.
Ces analyses sont réalisées dans différents cas de figure :
dans le cadre du contrôle sanitaire classique, dans le cadre de la mise en œuvre de l'instruction d'octobre 2012 (études), en cas de risque sanitaire suspecté.
En cas de dépassement confirmé de la limite de qualité de l'eau pour le CVM
En cas de dépassement confirmé de la limite de qualité du CVM, la personne responsable de la production et de la distribution de l'eau doit mettre en place des purges dans les meilleurs délais dans les secteurs du réseau de distribution concernés et avertir l'Agence régionale de Santé (ARS).
Ces purges consistent à renouveler régulièrement une partie de l'eau en plusieurs points du réseau, afin de diminuer le temps de séjour de l'eau dans les canalisations en PVC et réduire significativement la teneur en CVM dans l'eau du robinet.
Si ces purges ne peuvent pas être mises en œuvre, ou ne sont pas suffisamment efficaces, la personne responsable de la distribution (collectivité ou exploitant du réseau d'eau) informe les consommateurs des restrictions de consommation de l'eau à respecter.
(qualité bactériologique, aluminium) et
aux contaminations naturelles (radioactivité) sont nettement moins marquées.
Si elles ne représentent que 31% de la pollution de l'eau, elles touchent néanmoins 1 500 communes et 500 000 consommateurs.
Les associations locales de l'UFC-Que Choisir, situées dans ces secteurs, sont donc intervenues auprès des maires des communes concernées pour leur demander de prendre, sans délai, des mesures d'information des consommateurs et de traitement des non-conformités.
L'enjeu d'une eau de qualité est primordial, tant du point de vue du pouvoir d'achat, que de l'environnement.
Il faut en effet rappeler que, comparée à l'eau en bouteille, l'eau du robinet remporte le match haut la main.
Elle est ainsi à qualité équivalente, jusqu'à 130 fois moins chère que sa rivale en bouteille plastique et contribue près de mille fois moins à l'effet de serre(3).
L'UFC-Que Choisir ne peut plus tolérer le recours aux mesures palliatives où l'eau polluée est diluée avec de l'eau conforme, ni encourager la fuite en avant consistant à percer toujours plus de captages.
une Utopie..
Afin que les pollutions agricoles soient stoppées à la source, l'UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics nationaux et européens :
- Une protection efficace de tous les captages ;
- Une application du principe constitutionnel pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles pour dissuader les pratiques agricoles polluantes ;
- Que les aides de la Politique Agricole Commune (PAC) soient réservées aux modes de production s'inspirant des principes des agricultures intégrées et biologiques.
En tout état de cause, décidée à informer les consommateurs sur la qualité de leur eau du robinet et les bons réflexes en matière d'eau potable, l'association a mis à disposition sur son site les résultats, commune par commune, de ses relevés.
https://www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/
(1) Relevé effectué par l'UFC-Que Choisir des analyses d'eau potable au niveau des communes pour six paramètres : pesticides (quantité totale de pesticides, atrazine et ses métabolites), nitrates, sélénium, qualité bactériologique (bactéries coliformes), radioactivité et aluminium – Source site internet du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé.
(2) Commissariat général au Développement durable « Coûts des principales pollutions agricoles de l'eau», septembre 2011.
(3) Etude SSIGE – Dr N. JUNGBLUTH (Esu-Services) 2006.
Source.
https://www.radins.com/dossiers/energie-eau/peut-on-encore-boire-eau-robinet,635.html?utm_source=newsletter_jt_17h&utm_medium=email&utm_campaign=15-03-18&osde=OSD.dkyspblrsm_fo_dwq_cyz_xym
https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-qualite-de-l-eau-du-robinet-en-france-l-appel-e-au-secours-de-l-ufc-que-choisir-n12861/
Important :
*pour la recherche :
du plomb,
du cuivre,
du nickel,
du chlorure de vinyle et de
l'épichlorhydrine,
le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.
Les 50 paramètres analysés correspondent aux analyses réglementaires (excepté les paramètres non mesurables :
saveur et odeur),
définis dans le cadre des contrôles officiels (1). Ces résultats ne préjugent pas des niveaux de qualité pour d'autres paramètres susceptibles d'être analysés dans le cadre de contrôles plus spécifiques répondant à des problématiques ponctuelles ou locales, consultables en mairie ainsi que sur les sites Internet des Agences régionales de santé et du ministère de la Santé.
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.................................MÉTHODOLOGIE ...
Synthèse réalisée à partir des analyses de l'eau effectuées entre février 2014 et août 2016,
sur les 36 568 communes de France métropolitaine, publiées sur le site du ministère de la Santé,
pour 50 contaminants et paramètres physico-chimiques.
Les critères étudiés sont classés réglementairement en deux groupes d'importance différente :
Les limites de qualité
sont les critères les plus importants, pour lesquels des non-respects des normes peuvent être dangereux pour la santé, selon le niveau et la fréquence de dépassement.
Il s'agit notamment de critères microbiologiques
(Escherichia coli, entérocoques) et
de substances toxiques (pesticides, nitrates, plomb, nickel, cuivre, arsenic, solvants chlorés...).
Pour les critères étant définis comme des limites de qualité, nous avons défini les appréciations suivantes :
Qualité de l'eau « Bonne » :
moins de 5 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Satisfaisante » :
entre 5 % et 25 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Médiocre » :
entre 25 % et 50 % d'analyses non conformes..
Qualité de l'eau « Mauvaise » :
entre 50 % et 75 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Très mauvaise » :
plus de 75 % d'analyses non conformes...
Les références de qualité :
des dépassements sur ces critères n'ont pas d'impact direct sur la santé,
mais
ils traduisent notamment des dysfonctionnements du traitement pour rendre l'eau potable.
(certains critères microbiologiques, présence de chlore ou d'aluminium, eau trouble...).
Ils peuvent traduire également les caractéristiques spécifiques de la ressource utilisée pour fabriquer l'eau potable
(eau dure/eau douce, eau acide, présence de fer, radioactivité...)
qui peuvent être à l'origine d'inconfort ou de désagrément pour le consommateur ..
(eau colorée, entartrage dû à une eau calcaire, corrosion des canalisations et des appareils de chauffage par une eau agressive).
Pour les critères étant définis comme des références de qualité, nous avons défini les appréciations suivantes :
Qualité de l'eau « Bonne » : moins de 25 % d'analyses non conformes..
Qualité de l'eau « Satisfaisante » : entre 25 % et 50 % d'analyses non conformes
Qualité de l'eau « Médiocre» : plus de 50 % d'analyses non conformesLes non-respects relevés dans le cadre de cette étude se répartissent en quatre grandes catégories :
Des pollutions dues aux activités humaines...
La réglementation définit des limites de qualité pour différents polluants résultant d'activités humaines, notamment agricole ou industrielle.
Les polluants les plus fréquemment rencontrés dans l'eau du robinet sont d'origine agricole :
le risque entraîné par les pesticides est celui d'une exposition sur le long terme ou à des stades cruciaux du développement de l'organisme, à des doses très faibles mais répétitives et avec des interactions possibles entre différents pesticides.
Les risques suspectés, sans qu'ils aient pu être formellement démontrés à ce jour, pourraient être notamment des cancers (leucémies, entre autres), des troubles du système nerveux ainsi que des troubles de la reproduction.les teneurs excessives en nitrates dans l'alimentation sont susceptibles de faire courir des risques de méthémoglobinémie (syndrome du bébé bleu) chez les nourrissons. En effet, les nitrates, transformés dans l'organisme en nitrites, peuvent, par la modification des propriétés de l'hémoglobine du sang, empêcher un transport correct de l'oxygène par les globules rouges.
Toutefois, aucun cas de méthémoglobinémie lié à l'eau d'alimentation n'est recensé aujourd'hui en France.
Plus généralement, la présence de nitrates dans l'eau potable est un indicateur de pollution d'origine agricole, qui peut s'accompagner de la présence d'autres polluants tels que des pesticides.
Des composants des canalisations...
La réglementation définit des limites de qualité sur certains des composants des canalisations pouvant migrer dans l'eau.
Pour la recherche de ces polluants, le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.
le plomb
est toxique et son ingestion à faibles doses mais répétées est à l'origine du saturnisme, une maladie touchant les enfants qui se manifeste par de l'anémie, un retard de développement intellectuel, des troubles neurologiques, digestifs et rénaux.
Pendant longtemps, il a été utilisé pour la réalisation de canalisations. Bien qu'il soit désormais interdit, il peut encore subsister dans certains branchements publics ou privés, dans des soudures au plomb ou encore dans les colonnes montantes des immeubles anciens. Les canalisations en plomb doivent donc impérativement être remplacées.
le nickel
est toxique notamment pour les reins.
Sa présence est généralement due à son utilisation en plomberie (tuyaux, raccords, robinets).
une exposition au cuivre à long terme est susceptible de provoquer des irritations du nez, de la bouche ou des yeux.
Sa présence dans l'eau provient de la corrosion des canalisations, notamment par des eaux agressives (trop douces).
le chlorure de vinyle est classé cancérogène certain pour l'homme et constitue un facteur de risque pour le cancer du foie.
C'est un composant du PVC utilisé pour les canalisations.
Sa présence dans l'eau est due à certains PVC de mauvaise qualité utilisés avant les années 1980.
Des défauts de traitement de l'eau...
Ces contaminations peuvent être dues à un défaut de surveillance ou à une vétusté des installations de traitement et de distribution de l'eau. Elles sont plus fréquemment rencontrées dans des communes rurales ou de montagne.
Selon l'importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.
Limites de qualité :
qualité microbiologique :
c'est l'exigence première pour qu'une eau soit considérée comme potable. La réglementation définit d'une part des limites de qualité qui ne doivent pas être dépassées pour les germes susceptibles de causer des problèmes de santé tels que des troubles intestinaux ou des infections localisées (Escherichia coli et entérocoques) et d'autre part des références de qualité pour les germes qui, sans être pathogènes, signalent une défaillance dans le traitement de l'eau ou dans le réseau (bactéries coliformes, bactéries sulfitoréductrices).
les bromates
sont des sels du brome, un élément chimique très toxique pour les organismes aquatiques.
Les bromates seraient susceptibles d'être à l'origine de cancers des reins. Ils peuvent apparaître lors du processus de potabilisation de l'eau, soit lorsqu'une eau contenant déjà du brome est désinfectée à l'ozone,
soit parce que l'eau de Javel en contient.
Références de qualité :
chlore :
il s'agit des chlorites formés lors de l'utilisation de chlore pour la désinfection de l'eau potable.
les matières organiques
sont issues du lessivage des sols ou des rejets agricoles et urbains.
Elles peuvent engendrer un développement microbien, d'algues ou de champignons ou encore être à l'origine de mauvais goûts.
la présence d'aluminium peut être d'origine naturelle, mais le plus souvent, elle résulte de l'ajout volontaire de sels d'aluminium utilisés pour rendre limpides des eaux naturellement troubles.Des caractéristiques d'origine naturelle
Certaines caractéristiques de l'eau potable sont d'origine naturelle et propres aux eaux brutes (rivière ou nappes phréatiques) utilisées pour la fabrication de l'eau potable. Selon l'importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.
Limites de qualité :
la présence d'arsenic dans l'eau est essentiellement d'origine naturelle, car celui-ci est présent dans les roches anciennes ou volcaniques (Massif central, Vosges...).
L'arsenic est toxique par effet cumulatif, il peut entraîner des cancers de la peau et des cancers internes.
le sélénium : c'est un composant des roches profondes dont la présence dans les eaux révèle l'épuisement des nappes phréatiques du fait d'une surutilisation, notamment agricole.
Bien que ce composé soit toxique, ses conséquences sur la santé sont à ce jour mal évaluées compte tenu des faibles niveaux auxquels est exposée la population française
.Référence de qualité :
la minéralisation de l'eau
traduit la richesse de l'eau en sels minéraux d'origine naturelle.
Une eau faiblement minéralisée (également appelée douce) peut être corrosive pour les canalisations et les appareils de chauffage et entraîner une dissolution des métaux toxiques comme le plomb.
Si cette eau est en outre acide, elle est alors considérée comme agressive car elle peut attaquer les canalisations (plomb, cuivre, zinc).
À l'inverse, une eau trop minéralisée (souvent appelée « calcaire » ou « eau dure ») peut être à l'origine de dépôts et d'entartrage.
eau acide/eau alcaline :
ce paramètre est directement lié à la nature du sous-sol.
En régions granitiques les eaux sont acides, alors qu'en régions calcaires elles sont alcalines.
Une eau à la fois acide et peu minéralisée est considérée comme agressive (voir point précédent).
le manganèse
est naturellement présent dans les roches au contact de l'eau.
Il ne semble pas présenter de toxicité, en revanche il peut donner une coloration et un goût métallique à l'eau.la présence de fer dans l'eau est majoritairement d'origine naturelle lorsqu'il est présent dans les roches. Dans certains cas, sa présence peut être due à la corrosion des canalisations.
Il ne présente pas de toxicité, par contre il peut être à l'origine de colorations de l'eau ou de goûts désagréables.
la radioactivité de l'eau
est due à la présence, dans certaines régions, d'un sous-sol granitique riche en composés radioactifs naturellement présents dans les roches.
Elle est faible par rapport aux autres sources de radiations naturelles (rayonnements du sous-sol, de l'air ambiant ou rayonnements cosmiques).
Les études épidémiologiques menées à ce jour n'ont pas permis d'établir de lien entre l'eau de boisson et les cancers du système digestif ou d'autres organes.
Par application du principe de précaution, il est cependant recommandé de limiter cette contamination..
Pour la liste complète des paramètres étudiés, voir le glossaire.
LES BONS GESTES POUR LES CONSOMMATEURS...
Laissez couler l'eau quelques instants avant de la boire.
Dans le cas où l'odeur est marquée, il suffit de laisser l'eau s'aérer, par exemple dans une carafe ouverte.
Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l'eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons.
Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l'eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.
Lorsque l'eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l'utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l'œil ou la peau.
NOTES
(1) Critères mesurables définis par l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique.
contrôle de l' état:.
https://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/rechercherResultatQualite.do
Entérocoques : Terminologie qui désigne diverses espèces de streptocoques qui sont hôtes habituels du gros intestin de l'homme et/ou des animaux. Leur présence dans l'eau, même en l'absence d'E. coli, indique une pollution fécale. La réglementation des eaux destinées à la consommation humaine prévoit leur absence dans 100ml d'eau.
Escherichia-coli : Organisme coliforme thermotolérant, aérobie et facultativement anaérobie, qui loge généralement dans le gros intestin, chez l'homme et les animaux à sang chaud.
Les E. coli ne sont généralement pas capables de se multiplier dans l'eau.
Les Escherichia coli sont des bactéries utilisées comme indicateur de la pollution microbiologique d'une eau.
La réglementation prévoit leur absence dans les eaux d'alimentation ( 0/ 100 ml).
Une eau destinée à la consommation humaine est déclarée non conforme dès lors que l'on dénombre une seule E. Coli dans un échantillon de 100 ml. Voir coliformes
Estimation (ou appréciation) du risque :
Estimation qualitative et / ou quantitative, incluant les incertitudes qui lui sont associées, de la probabilité de survenance et de gravité des effets néfastes pour la santé, connus ou potentiels, sur une population donnée, basée sur l'identification des dangers, l'appréciation des effets et l'appréciation de l'exposition. Source :Codex alimentarius (1998)
Evaluation du risque :
Jugement de valeur sur le caractère acceptable ou non du risque estimé au terme du processus d'appréciation du risque. Source :Codex alimentarius (1998)
Exigence de qualité :
Des exigences de qualité sont fixées par la réglementation. D'une manière générale, les eaux " ne doivent pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ". De plus, des limites de qualité sont fixées pour les paramètres de santé (microbiologiques ou chimiques) et des références de qualité sont définies pour les paramètres indicateurs du fonctionnement des installations de production et de distribution de l'eau.
Le respect des limites de qualité constitue une contrainte sévère.
Si une référence de qualité n'est pas satisfaite et que l'eau présente un risque pour la santé des personnes, le responsable de la distribution est tenu de prendre des mesures correctives.
Gestion du risque : Elaboration de la décision et mise en oeuvre des actions concernant les risques, en passant de l 'estimation du risque à l'évaluation du risque (voir évaluation du risque).
Karst : Sous-sol calcaire fissuré ou microfissuré présentant une grande vulnérabilité aux contaminations du fait des écoulements rapides par les fissures.
Dans les zones karstiques, une attention particulière doit être portée vis-à-vis des pollutions microbiologiques notamment en présence d'élevages.
Limites de qualité : Les limites de qualité réglementaires sont fixées pour des paramètres dont la présence dans l'eau est susceptible de générer des risques immédiats ou à plus long terme pour la santé du consommateur. Elles concernent aussi bien des paramètres microbiologiques que chimiques.
Maître d'oeuvre : Personne ou entreprise qui est chargée de diriger la réalisation d'un ouvrage ou des travaux pour le compte du maître de l'ouvrage (celui qui finance).
Maître d'ouvrage : Personne publique ou privée (communes, syndicats, etc ...) responsable des décisions par délibération et pour le compte de laquelle des travaux ou des ouvrages sont réalisés. Responsable de la bonne utilisation des fonds, il effectue le paiement des travaux et opérations.
Micro-organismes : Organisme microscopique animal ou végétal : Bactéries, virus, protozoaires, algues, champignons, ...
Mutagène : Substance susceptible de provoquer des mutations ou modifications de la structure des chromosomes chez les êtres vivants.
Nappe souterraine captive : Nappe d'eau située entre deux couches de terrains imperméables (argiles). La couche superficielle la sépare et la protége des pollutions de surface.
Nappe souterraine libre : La nappe d'eau est dite libre, lorsqu'elle est directement alimentée par lesprécipitations qui s'infiltrent depuis la surface du sol.
Ces nappes sont particulièrement vulnérables aux pollutions.
NFU : Unité standard de mesure de la turbidité (Nephelometric Formazin Unit).
Non conformité : Non respect des exigences de qualité ( voir exigences ou critères de qualité)
Organisation mondiale de la santé :
Institution internationale spécialisée des nations unies créée en 1948 qui traite de questions sanitaires et de santé publique
Les valeurs guides recommandées pour l'eau de boisson par l'organisation mondiale de la santé visent la protection de la santé publique, mais ne constituent pas des limites impératives.
Elles sont destinées à servir de principes de base pour l'élaboration de normes nationales qui elles prennent également en considération des critères environnementaux, sociaux, économiques et culturels locaux.
Pathogène : Qui provoque des maladies. Les agents pathogènes peuvent être microbiologiques (bactéries, virus, protozoairesé), chimiques ou physiques.
Perturbateur endocrinien :
Le système endocrinien se compose d'un ensemble de glandes et des hormones qu'elles produisent qui agissent sur le développement, la croissance, la reproduction et le comportement des animaux et des êtres humains.
Les perturbateurs endocriniens sont des agents qui paraissent influer (ou "perturber") sur le fonctionnement de ce système.
Périmètre de protection :
Limites de l'espace réservé réglementairement autour des captages utilisés pour l'alimentation en eau potable, après avis d'un hydrogéologue agréé.
Les constructions, les installations, les ouvrages, les travaux et les activités (artisanales, agricoles et industrielles) y sont réglementées et peuvent y être interdites afin de préserver la ressource en eau, en évitant des pollutions chroniques ou accidentelles.
On peut distinguer réglementairement trois périmètres :
- le périmètre de protection immédiate,
- le périmètre de protection rapprochée,
- le périmètre de protection éloignée.
Pour plus d'information sur ces différents périmètres de protection, se reporter à la fiche "La protection des captages" de la rubrique "l'eau dans votre région".
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Phytosanitaires/Pesticides : Ce sont des substances chimiques telles que les herbicides, les insecticides, les fongicides...utilisées pour la protection des cultures contre les maladies, les insectes ravageurs ou les "mauvaises herbes". Les pesticides se dégradent plus ou moins lentement dans l'environnement et se retrouvent dans les ressources en eaux notamment celles utilisées pour la production d'eaux destinées à la consommation humaine.
Pollution diffuse :
Pollution des milieux aquatiques et des formations aquifères dont le type ou la nature peuvent être généralement connus mais dont l'origine géographique est difficilement repérable car elles ne proviennent pas d'un site ou d'une source unique.
Pollution ponctuelle : Pollution provenant d'un lieu particulier, par exemple point de rejet d'un effluent domestique, agricole ou industriel, zone contaminée, rejet accidentel...
Principe de précaution :
Principe selon lequel toutes les mesures de précaution devraient être prises lorsqu'une activité comporte un risque pour l'environnement ou la santé humaine, que l'on dispose ou non de résultats de recherche scientifique indiquant de façon irréfutable le bien-fondé de ces mesures.Selon l' article L. 110-1-II-1 du Code de l'environnement : "Principe selon lequel l'absence de certitudes, compte-tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement, à un coût économiquement acceptable".
Protection des captages : Voir périmètres de protection
Références de qualité :
Valeurs indicatives établies à des fins de suivi des installations de production et de distribution d'eau et d'évaluation du risque pour la santé des personnes( voir critère de qualité ou exigences de qualité ).
Régie : Mode de gestion d'un service public lorsque celui-ci est assuré directement par l'administration, en l'occurrence les collectivités.
Ressources : Masses d'eau disponibles.
Risque :
Probabilité d'occurrence d'un effet néfaste sur la santé (danger ou inconvénient immédiat ou à long terme).
Solubilité : Aptitude d'une substance à se dissoudre dans l'eau.
Structures intercommunales : Regroupement administratif de communes (syndicats, communautés de communes).
Surveillance : Suivi des installations et de la qualité de l'eau assuré par le responsable de la distribution de l'eau.
Synergie (effets synergiques) : Interaction de plusieurs substances ou processus dont l'effet est supérieur à la somme des effets individuels de chaque substance ou processus.
Toxicité :
Particularité propre à diverses substances dont l'absorption a pour effet de perturber la croissance, le métabolisme, la reproduction et la résistance aux maladies des êtres vivants, provoquant des troubles physiologiques pouvant aller jusqu'à la mort des individus exposés.
En fonction de l'intensité et de la rapidité des effets, on distingue une toxicité aiguë,
une toxicité subaiguë et
une toxicité à long terme encore dénommée
toxicité chronique,
résultant de l'exposition permanente à de faibles concentrations d'un toxique.
-voila , ce que je voulais voir et entendre..
a bonne entendeur...
Turbidité :
La turbidité traduit le trouble de l'eau et s'exprime en NFU.
Elle est due à la présence dans l'eau de particules solides très petites (limons, argiles, micro-organismes...) non visibles à l'œil (0,001 millimètre).
Ce paramètre présente une grande importance dans la mesure où il est un des indicateurs de contamination microbiologique de la ressource ou de dysfonctionnement dans les installations de traitement et de distribution.
Le risque principal pour la santé est dû aux microorganismes (bactéries, virus, parasites) qui se fixent sur les matières en suspension et sont ainsi protégés de l'action du désinfectant.
Unité de distribution (UDI) :
Zone géographique à l'intérieur d'une même entité administrative (syndicat ou commune), exploitée par la même personne morale et dans laquelle la qualité de l'eau distribuée est homogène.
Zone d'appel :
La zone d'appel est une zone dans laquelle les niveaux de la nappe sont influencés par le pompage et dans laquelle l'ensemble des filets d'eau se dirigent vers le pompage c'est à dire l'endroit oû l'eau est captée.
Elle appartient au bassin d'alimentation du captage, elle a une importance considérable car les polluants introduits dans cette zone sont susceptibles d'atteindre l'ouvrage de pompage.
source:
https://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/orobnat/glossaire/glossaire_DR.html#refqual
Quels sont les effets sanitaires liés à l'ingestion de perchlorates ?
Les perchlorates ne sont classés cancérogènes ou mutagènes par aucun organisme international.
Les perchlorates interfèrent avec le processus d'incorporation de l'iode par la thyroïde ;
ils peuvent donc induire une diminution dans la synthèse des hormones thyroïdiennes (TSH).
C'est un effet biologique.
Les études épidémiologiques ne permettent pas de conclure à un effet clinique sur l'homme aux niveaux d'exposition actuellement mis en évidence.
Il convient de souligner que les perchlorates ne s'accumulent pas dans l'organisme humain et que leurs effets sont réversibles.
Les fluctuations de courte durée des hormones thyroïdiennes ne sont pas un problème chez l'adulte en bonne santé.
Les divers sels de perchlorates peuvent être utilisés dans de nombreuses applications industrielles, en particulier dans les domaines militaires et de l'aérospatiale (propulseurs de fusées, dispositifs pyrotechniques, poudres d'armes à feu, etc).
Les perchlorates peuvent se retrouver dans l'environnement à la suite de rejets industriels, mais également dans des zones ayant fait l'objet de combats pendant la première guerre mondiale.
Les ions perchlorates sont très solubles dans l'eau.
- Eau et chlorure de vinyle monomère (CVM)
Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un gaz organique, incolore à température ambiante. C'est un composé très volatil et faiblement soluble dans l'eau.
En France, l'analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l'eau du robinet, sur le réseau de distribution, est systématique depuis 2007.
La limite de qualité pour l'eau du robinet est fixée à 0,5 µg/L, en application de la directive européenne 98/83/CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
Cependant, cette directive européenne n'oblige pas à mesurer la concentration en CVM dans l'eau du robinet.
En 2007, les progrès techniques permettant alors d'analyser plus facilement le CVM dans l'eau, la France a mis en place une règlementation [1] plus exigeante que la réglementation européenne et rendu obligatoire l'analyse du CVM dans le contrôle sanitaire de l'eau.
Le chlorure de vinyle monomère dans l'eau du robinet
Le CVM est un produit chimique purement synthétique.
Il n'existe aucune source naturelle de ce composé.
Le chlorure de vinyle monomère est principalement utilisé pour l'élaboration (par polymérisation) du polychlorure de vinyle (PVC).
Le PVC a de multiples usages, dont la fabrication de canalisations.
La présence de CVM dans l'eau du robinet peut résulter d'une pollution de la ressource en eau, principalement du fait de rejets d'industries du PVC.
Cette pollution peut être directe ou provenir de la dégradation en CVM de certains hydrocarbures chlorés.
Le CVM peut s'accumuler dans les eaux souterraines, alors qu'il est généralement trop volatil pour être retrouvé dans les eaux superficielles.
Le CVM présent dans l'eau du robinet peut également provenir de certaines canalisations en PVC.
Les effets sanitaires du chlorure de vinyle monomère
Le chlorure de vinyle monomère est classé depuis 1987 comme étant un agent cancérogène certain pour l'Homme selon le centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Toutefois, ce classement a été établi sur la base d'études menées en milieu professionnel, avec des expositions par voie respiratoire à de fortes doses de CVM(industries du PVC et du CVM essentiellement.)
Le CVM peut être à l'origine de cancers du foie pouvant se manifester selon deux formes :
l'angiosarcome hépatique, un cancer du foie très rare (10 cas/an estimés en France)
le carcinome hépatocellulaire (ou hépatocarcinome), forme la plus fréquente de cancer du foie (7 600 cas/an estimés en France) mais le plus souvent lié à d'autres facteurs de risques comme l'alcoolisme ou les infections par les virus des hépatites.
Dans le cas d'une consommation quotidienne d'eau du robinet renfermant des teneurs moindres de CVM, le risque de cancer est théorique et fondé sur des études toxicologiques réalisées sur des animaux.
L'exposition aux CVM par la consommation d'eau du robinet est faible et aucun lien certain n'a été établi à ce jour entre les cas d'angiosarcome et d'hépatocarcinome et la consommation de l'eau du robinet.
La littérature scientifique considère l'angiosarcome hépatique comme un « cancer sentinelle » de l'exposition au CVM. Ainsi, l'Agence nationale de santé publique (ANSP) a conduit une étude, entre 2013 et 2016, afin de tester la faisabilité du repérage des cas d'angiosarcomes du foie à l'échelle nationale afin de mettre en place une surveillance prospective, en décrivant les éventuels facteurs de risques professionnels et environnementaux.
Du fait du nombre faible de cas recensés, la portée des informations issues de la recherche des expositions environnementales provenant de l'ingestion d'eau du robinet s'avère limitée et ne permet pas de mettre en place une étude épidémiologique à un niveau national.
L'hépatocarcinome est un cancer beaucoup plus fréquent (7 600 cas/an estimés en France), mais le rôle du CVM est plus difficile à mettre en évidence par une étude épidémiologique, compte tenu des autres facteurs de risque associés à ce type de cancer (consommation d'alcool, infections par les virus des hépatites).
La mesure du CVM dans l'eau du robinet
Les personnes responsables de la production et de la distribution de l'eau sont les responsables directs de la qualité de l'eau distribuée à la population.
Selon l'organisation locale et la nature de l'éventuel contrat liant les parties, il s'agit des maires, présidents des collectivités productrices ou distributrices d'eau, exploitants privés qui se voient confier le service de l'eau.
Elles sont tenues de vérifier la qualité de l'eau et en cas d'anomalies, de prendre des mesures correctives, d'informer les usagers, le maire et le préfet et l'ARS.
Les progrès des techniques analytiques ont permis d'inclure l'analyse de CVM dans le contrôle sanitaire de l'eau potable à partir de 2007.
Les prélèvements et analyses du CVM dans l'eau sont réalisés, à la demande des Agences régionales de santé, par des laboratoires agréés par le ministère chargé de la santé et sont financièrement à la charge du syndicat ou de la commune ou de l'exploitant du réseau.
Ces analyses sont réalisées dans différents cas de figure :
dans le cadre du contrôle sanitaire classique, dans le cadre de la mise en œuvre de l'instruction d'octobre 2012 (études), en cas de risque sanitaire suspecté.
En cas de dépassement confirmé de la limite de qualité de l'eau pour le CVM
En cas de dépassement confirmé de la limite de qualité du CVM, la personne responsable de la production et de la distribution de l'eau doit mettre en place des purges dans les meilleurs délais dans les secteurs du réseau de distribution concernés et avertir l'Agence régionale de Santé (ARS).
Ces purges consistent à renouveler régulièrement une partie de l'eau en plusieurs points du réseau, afin de diminuer le temps de séjour de l'eau dans les canalisations en PVC et réduire significativement la teneur en CVM dans l'eau du robinet.
Si ces purges ne peuvent pas être mises en œuvre, ou ne sont pas suffisamment efficaces, la personne responsable de la distribution (collectivité ou exploitant du réseau d'eau) informe les consommateurs des restrictions de consommation de l'eau à respecter.
Seuls des travaux sur les canalisations concernées permettent de garantir une conformité durable vis-à-vis du CVM.
En attente de ce remplacement, des solutions telles que des purges sont mises en place pour répondre aux problèmes éventuels de dépassement de limite CVM.
Des procédés tels que le tubage, qui consiste à introduire une canalisation de diamètre inférieur dans la canalisation, permettent de supprimer les contacts entre les parois en PVC contenant du CVM et l'eau. Cependant, cette technique n'est utilisable que dans des conditions spécifiques (faible longueur de canalisation, peu de branchements, absence de poteau incendie en aval...).
Les mesures prises par les autorités sanitaires
Une obligation réglementaire d'analyse du CVM
L'analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l'eau à la sortie des installations de traitement a été rendue systématique dans le contrôle sanitaire en 2007.
Une campagne nationale de mesure du CVM
Sur la période 2008-2010, quelques dépassements de la limite de qualité (0,5 μg/L) ont été observés dans l'eau sur le réseau de distribution et ont alerté les autorités sanitaires.
Ainsi, en 2010, la Direction générale de la Santé (Ministère chargé de la Santé) a confié au Laboratoire d'hydrologie de Nancy de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) l'organisation et la réalisation d'une campagne nationale de mesure du CVM dans l'eau du robinet afin de mieux appréhender les risques de dépassement de la limite de qualité.
Cette campagne a ciblé un échantillon de 300 communes de faible densité de population et alimentées par un réseau constitué majoritairement de canalisations anciennes en PVC. Ces communes avaient été sélectionnées au regard de la potentielle présence de CVM dans l'eau distribuée.
L'instruction ministérielle d'octobre 2012
Au vu des résultats de l'étude du Laboratoire d'hydrologie de Nancy de l'Anses, la Direction générale de la Santé a élaboré l'Instruction DGS/EA4 n°2012-366 du 18 octobre 2012 demandant aux Agences régionales de Santé (ARS) d'identifier les secteurs à risque du réseau de distribution d'eau potable et d'engager un plan d'échantillonnage pluri annuel, avec l'appui des personnes responsables de la production et de la distribution de l'eau. Cette instruction encadre également les modalités de gestion des non conformités.
Les actions des Agences régionales de santé
Les ARS ont engagé, en lien avec les responsables de la distribution d'eau, un repérage des canalisations susceptibles de relarguer du CVM, grâce notamment aux données patrimoniales fournies par les collectivités.
Des campagnes de mesures, réalisées en complément du contrôle sanitaire réglementaire, sont programmées par les ARS, dans les zones identifiées comme étant potentiellement concernées par la présence de CVM dans l'eau. Ainsi, plus de 117 000 analyses de CVM ont été réalisées, à la demande des ARS, depuis octobre 2012.
Par ailleurs, les ARS poursuivent la sensibilisation des collectivités à la problématique des CVM dans l'eau. Elles sensibilisent également les comités de bassin des Agences de l'eau afin que les Agences de l'eau puissent apporter un soutien financier aux collectivités concernées par la présence de CVM dans l'eau (réalisations d'études dites patrimoniales et/ou réalisation de travaux de remplacement des canalisations incriminées).
Recommandations aux consommateurs
En cas de dépassement confirmé de la limite de qualité (0,5 μg/L) et si les mesures mises en œuvre par le responsable de la distribution d'eau (collectivité ou exploitant du réseau d'eau) ne permettent pas de corriger la situation, les consommateurs concernés sont alertés par le responsable de la distribution d'eau et informés des consignes de restriction d'usages à respecter.
La consommation d'eau en bouteille
En cas de dépassement, l'utilisation d'eau en bouteille est préconisée pour la boisson et pour la préparation des aliments.
En revanche, l'utilisation de l'eau du robinet pour tout autre usage sanitaire (toilette, brossage des dents, lavage des légumes par exemple) est sans risque.
Les solutions alternatives à la consommation d'eau en bouteille
Des tests réalisés en laboratoire ont montré que si la concentration en CVM ne dépasse pas 1 µg/L, le stockage pendant 8h à température ambiante dans une carafe propre, permet de diminuer de moitié la concentration en CVM et ainsi respecter la limite de qualité.
L'eau du robinet peut être utilisée pour la cuisson des aliments et les boissons chaudes si elle est portée à ébullition.
L'utilisation de cartouches filtrantes afin d'éliminer le CVM de l'eau n'est pas conseillée.
En effet, des essais en laboratoire ont montré qu'au-delà d'une semaine d'utilisation avec une eau contenant 2 µg/L de CVM,
la cartouche ne permet plus d'atteindre la limite de qualité de 0,5 μg/L.
Il est à noter qu'une eau ne contenant pas de CVM se charge en CVM en passant au travers d'une cartouche usagée.
Les réseaux d'eau concernés
Seules les canalisations en PVC, en partie publique du réseau, posées avant 1980 sont concernées
Les réseaux d'eau sont constitués d'une partie publique et d'une partie privée en aval des compteurs.
Différents matériaux sont utilisés pour la réalisation des réseaux.
L'eau qui parvient à chaque foyer a transité par un linéaire de canalisation qui peut être très long (parfois plusieurs dizaines de kilomètres entre l'usine de production d'eau potable et le consommateur).
Seules les canalisations en PVC, en partie publique du réseau, posées avant 1980 peuvent entrainer la présence de CVM dans l'eau, sous certaines conditions.
En effet, le procédé de fabrication de ces canalisations entraînait la présence de cette molécule à des concentrations importantes dans le matériau plastique de la canalisation. Ce résiduel piégé dans la canalisation peut alors migrer lentement vers la paroi intérieure de la canalisation où il va se mélanger à l'eau.
A partir de 1980, la technique de fabrication a changé de sorte que la concentration en PVC dans les canalisations mises sur le marché après 1980 a diminué considérablement.
C'est ainsi qu'une canalisation fabriquée après 1980 renferme moins de 1 mg de CVM par kg de PVC (à cette concentration, il n'est plus possible de détecter du CVM dans l'eau distribuée) alors qu'une canalisation fabriquée entre 1970 et 1980 peut en renfermer jusqu'à 2 000 fois plus.
Les canalisations intérieures des bâtiments (après le branchement public) ne sont pas concernées
Le PVC a été utilisé pour la fabrication de canalisations d'eau potable à partir du début des années 1970, presqu'exclusivement pour les canalisations publiques.
Les canalisations intérieures d'eau froide ne sont généralement pas en PVC.
Des facteurs favorisent le risque de dépassement
Toutefois, parmi ces canalisations en PVC ancien, les risques de dépassement de la limite de qualité en CVM augmentent lorsque les facteurs suivants augmentent :
> le linéaire de canalisations en PVC ancien emprunté par l'eau,
> la teneur en CVM initiale dans ces canalisations,
> le temps de contact de l'eau avec ces canalisations,
> la température de l'eau.
La présence de canalisations en PVC posées avant 1980 n'entraîne pas à elle seule un dépassement de la limite de qualité. C'est la combinaison de ces facteurs qui peut conduire à un dépassement de la limite de qualité.
Ces situations, où un dépassement de la limite de qualité peut être possible, se rencontrent essentiellement dans les canalisations desservant les habitats dispersés des réseaux ruraux (antennes de réseaux) et non pas les parties agglomérées des communes.
Un réseau d'eau en PVC posé avant 1980 n'entraîne pas forcément la présence de CVM dans l'eau
Le risque de présence de CVM va dépendre, en partie, du temps de stagnation de l'eau dans ces canalisations, c'est-à-dire, le temps pendant lequel l'eau est en contact avec le PVC.
Seuls les abonnés desservis par une eau ayant stagné longtemps dans les parties de canalisation en PVC sont susceptibles d'être concernés.
Ainsi, les agglomérations, les communes ou les lotissements, où l'eau circule constamment, ne sont pas touchées par le problème. En revanche, les zones rurales en bout de réseau sont susceptibles d'être concernées, compte tenu du temps de séjour de l'eau dans les canalisations plus élevé.
Pour identifier les canalisations susceptibles de relarguer du CVM, la première étape est d'identifier les canalisations en PVC posées avant 1980 et d'évaluer le temps de contact de l'eau dans ces canalisations.
En priorité, les tronçons identifiés comme susceptibles de relarguer du CVM sont ceux présentant un temps de contact de l'eau supérieur à 48 heures.
Des prélèvements d'échantillon d'eau et des analyses de CVM sont réalisés au niveau de ces canalisations.
Entre 50 000 km et 340 000 km de conduites concernées, selon les sources de données
Il est difficile, en l'absence de données patrimoniales sur la nature et le linéaire de la totalité des canalisations posées, notamment celles posées avant 1980, de donner une indication précise du linéaire concerné.
Les collectivités sont tenues de réaliser un descriptif détaillé des ouvrages de transport et de distribution d'eau potable (loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement, dite Grenelle 2). Ces descriptifs incluent les plans des réseaux et un inventaire portant notamment sur les linéaires de canalisations, l'année ou la période de pose, les matériaux utilisés (si cette information est disponible). Ces descriptifs détaillés doivent être mis à jour annuellement (travaux réalisés sur les réseaux et données acquises durant l'année).
D'après l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA dont les compétences sont désormais exercées par l'Agence Française pour la Biodiversité), l'alimentation en eau potable en France est assurée par plus de 900 000 kilomètres de canalisations.
Les canalisations en PVC posées avant 1980 (ou de date de pose inconnue) représenteraient entre 50 000 km (estimation des plasturgistes fabricants) et 340 000 km de conduites (extrapolation à partir de données patrimoniales). La situation est par ailleurs très hétérogène selon les régions et au sein d'un même département.
La solution la plus pérenne est le remplacement des canalisations
Ce chantier est à la charge de la collectivité propriétaire du réseau (commune / groupement de communes / syndicat d'alimentation en eau potable) et nécessite un important investissement financier et une programmation pluriannuelle au niveau de son budget.
Le changement d'un kilomètre de canalisation coûte entre 50 000 et 200 000 euros selon la configuration des lieux.
Où puis-je consulter les résultats des contrôles sanitaires de l'eau réalisés en routine par les autorités sanitaires ?
Les résultats des contrôles sanitaires sont disponibles :
en mairie, où sont affichés les derniers résultats d'analyse de l'eau du robinet, transmis par l'Agence régionale de Santé,auprès du responsable de la distribution d'eau,sur le site internet du ministère chargé de la Santé www.eaupotable.sante.gouv.fr (nouvelle fenêtre)" style="box-sizing: inherit; color: rgb(2, 83, 163); text-decoration-line: none;">www.eaupotable.sante.gouv.fr où les résultats du contrôle sanitaire de l'eau du robinet mis en œuvre par les ARS sont accessibles commune par commune et sont régulièrement actualisés,avec la facture d'eau, à laquelle est jointe annuellement une note de synthèse élaborée par l'ARS sur la qualité de l'eau, pour les abonnés au service des eaux.
[1] Arrêté du 11 janvier 2007 relatif au programme de prélèvements et d'analyses du contrôle sanitaire pour les eaux fournies par un réseau de distribution, pris en application des articles R. 1321-10, R. 1321-15 et R. 1321-16 du code de la santé publique
Plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux (PNRM) 2010-2015
publié le27.01.16
Les résidus de médicaments dans l'eau sont l'un des thèmes récurrents en santé environnementale (ondes électromagnétiques, nanomatériaux, autres substances émergentes) mis à l'actualité.
Il s'exprime comme d'autres sujets relatifs aux produits chimiques à travers une attente sociétale fortedes citoyens de plus en plus soucieux de la protection vis-à-vis de risques sanitaires liés à des facteurs environnementaux. Les acteurs concernés sont multiples : industriels du médicament, acteurs sanitaires et associations de patients, établissements de santé, industriels de la production et du traitement d'eau, acteurs environnementaux professionnels ou associatifs, chercheurs, etc.
Le plan vise à anticiper un risque éventuel pour l'Homme tout en prenant en compte le fait que le médicament est un micropolluant à distinguer des autres micropolluants chimiques de l'eau de par sa fonction thérapeutique.
Le plan explore notamment les associations et interactions potentielles avec d'autres molécules chimiques, l'exposition chronique à faible dose et la mesure des effets sur l'Homme par des tests biologiques ou biochimiques, en accordant une attention particulière aux anticancéreux et dérivés hormonaux.
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Bon à savoir l' evidence méme..
Selon une récente étude, l'eau en bouteille concentrerait de nombreuses particules de plastique. Et pour le moment, nul ne sait quel danger représente cette forme de pollution qui touche des milliards d'êtres humains sur la planète.
...Des centaines de particules plastiques par litre d'eau...
L'eau que vous achetez en bouteille est peut-être contaminée par des dizaines, voire des centaines de particules de plastique microscopiques. C'est ce que vient de révéler une étude réalisée par l'université de New York, pour Orb Media, une organisation journalistique américaine qui, pour parvenir à cette conclusion, a effectué des tests sur plus de 250 bouteilles de 11 marques différentes.
Les analyses ont révélé, dans 93% des eaux testées, la présence de différentes sortes de plastiques tels que du polypropylène, du nylon ou encore du polyéthylène téréphtalate (PET).
Les particules observées sont de différentes tailles et, sur la totalité des bouteilles analysées, les scientifiques ont conclu à une moyenne mondiale de 10,4 particules de plastiques de 100 microns et de 314,6 particules encore plus petite, par litre d'eau.
L'eau en bouteille est vitale pour des milliards d'êtres humains
Ces découvertes suggèrent qu'une personne qui consommerait un litre d'eau embouteillée par jour pourrait avaler plusieurs dizaines de milliers de microparticules de plastique chaque année.
Or aujourd'hui, aucune étude ne s'est penchée sur les conséquences, sur la santé, de l'ingestion de plastique.
Et si les organisations écologiques en font un argument supplémentaire pour appeler à la fin des bouteilles en plastique, ce mode de conditionnement est aujourd'hui le seul qui permet à 2,1 milliards de personnes dans le monde, qui n'ont pas accès à l'eau potable, de boire tous les jours.
source:
https://www.radins.com/actualites/leau-en-bouteille-contaminee-par-des-particules-de-plastique,41427.html?utm_source=newsletter_jt_17h&utm_medium=email&utm_campaign=15-03-18&osde=OSD.dkyspblrsm_fo_
Ce geste quotidien rongerait votre cerveau
[url=[img]https://i49.servimg.com/u/f49/11/32/05/72/mail10.jpg]https://servimg.com/view/11320572/4894][img]https://i49.servimg.com/u/f49/11/32/05/72/mail10.jpg

Attention, je ne suis pas en train de vous dire d'arrêter de boire du café...
Je parle plutôt de la façon dont votre café est préparé.
Si vous buvez du café préparé avec des capsules en aluminium, vous êtes directement concerné.
Mais lisez bien ce message jusqu'au bout car vous verrez que ce poison se cache partout dans notre alimentation.
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Attention, je ne suis pas en train de vous dire d'arrêter de boire du café...
Je parle plutôt de la façon dont votre café est préparé.
Si vous buvez du café préparé avec des capsules en aluminium, vous êtes directement concerné.
Mais lisez bien ce message jusqu'au bout car vous verrez que ce poison se cache partout dans notre alimentation.
C'est l'un des principaux thèmes abordés lors du dernier Congrès International de la Santé Naturelle qui s'est tenu en décembre dernier à Marseille.
Le Professeur Exley, l'un des plus éminents spécialistes de ce sujet, est venu en parler devant un amphithéâtre plein à craquer.
Après le plomb,
le mercure,
l'amiante,
je suis prête à parier que le prochain scandale sanitaire concernera l'omniprésence de l'aluminium dans notre quotidien.
Mais il semble que personne ne prenne le problème au sérieux.
Vous-même avez probablement déjà entendu parler des dangers de l'aluminium.
Mais avez-vous vraiment connaissance de son impact sur votre santé ?
J'en ai pris conscience pour la première fois lors d'un débat passionné avec Rose Razafimbelo, grande spécialiste du vieillissement.
Elle considère que l'aluminium est l'un des grands agents pro-oxydants et pro-inflammatoires qui accélèrent le vieillissement de nos cellules et de nos tissus.
Et cela peut avoir des conséquences irréversibles sur votre cerveau.
L'aluminium oxyde votre cerveau
Normalement notre corps est conçu pour éliminer les déchets grâce à notre système digestif et au rôle filtrant des
reins qui « nettoient » notre sang.
Mais une partie de l'aluminium que nous ingérons échappe à cette grande machine de nettoyage.
Résultat :
des particules infimes d'aluminium finissent par s'accumuler dans notre organisme, en particulier dans notre cerveau.
Là, l'aluminium peut tranquillement y faire des dégâts irréparables. C'est en effet un dangereux neurotoxique, bio permanent et non biodégradable.
Certains spécialistes comme le Pr Exley considèrent qu'il pourrait déclencher une inflammation chronique responsable de maladies dégénératives du cerveau comme des démences ou la maladie d'Alzheimer.
Mais il jouerait peut-être un rôle aussi dans d'autres troubles neurologiques et notamment l'autisme[2] et la myofasciite à macrophages[3].
Derrière ce nom barbare, se cache une maladie grave qu'on ne sait pas soigner :
elle provoque des troubles neurologiques très handicapants,
des pertes de mémoire,
des douleurs partout dans les muscles, et
une très grande fatigue.
Et ce n'est pas tout.
Une intoxication à l'aluminium peut affecter aussi nos os et notre système immunitaire.
Il pourrait ainsi être impliqué dans l'apparition de certaines allergies.
Les déodorants antitranspirants à base d'aluminium sont depuis longtemps suspectés de jouer un rôle dans l'explosion du nombre de cancers du sein[4].
Et pourtant, on en trouve partout !
Nous en absorbons chaque jour sans nous en rendre compte !
Rose Razafimbelo est affolée par l'ampleur du phénomène.
Elle me disait :
« Le plus malheureux, c'est qu'il existe un moyen tout simple d'empêcher l'aluminium de s'accumuler dans notre corps. »
Je lui ai donc demandé de le révéler à mes lecteurs dans le tout dernier numéro du Journal de la Médecine Anti-Âge.
Mais d'abord, je voudrais revenir sur notre exposition quotidienne à l'aluminium qui a littéralement explosé ces dernières décennies.
Notre poison quotidien
Ce simple geste que vous accomplissez 20 fois par jour, ouvrir le robinet pour vous servir un verre d'eau, est loin d'être anodin.
Il pourrait, sans mauvais jeu de mots, faire dangereusement
« déborder le vase ».

Sans vous en rendre compte, vous faites probablement chaque matin un geste qui laisse pénétrer dans votre corps un produit hautement toxique.
Vous le répétez peut-être plusieurs fois par jour, sans prendre conscience du risque pour votre santé.
Ce geste, c'est celui-ci :

En buvant un verre d'eau du robinet,
vous ingérez peut-être sans le savoir une microscopique dose d'aluminium.
Sur certains réseaux d'eau, en effet, le procédé de traitement des eaux usées utilise des sels d'aluminium pour assainir l'eau et la rendre potable (floculation).
D'après l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses),
cette étape « permet notamment de réduire la présence de micro-organismes dans l'eau (bactéries, virus, parasites), d'en améliorer la couleur et la turbidité et d'atteindre une qualité d'eau garantissant l'efficacité de l'étape de désinfection »[5].
À l'issue du processus, la dose résiduelle d'aluminium est dérisoire, heureusement.
Si les installations respectent les normes, l'eau de votre robinet ne devrait en théorie pas dépasser 200 µg d'aluminium/L, selon les recommandations de l'OMS.
Je dis « en théorie » car ce seuil est parfois dépassé.
Et cette micro-dose d'aluminium vient s'ajouter à toutes les doses microscopiques que vous ingérez à longueur de journée, provenant d'autres sources comme :
Certains médicaments que vous prenez tous les jours. Par exemple, les médicaments contre les remontées acides[6] ont une forte teneur en aluminium.
Votre poisson cuisiné en papillote avec du « papier d'alu ». Avec la chaleur, l'aluminium migre du papier vers les aliments. Et c'est encore plus grave si vous ajoutez une tranche de citron : l'acidité accentue le phénomène !
Les aliments industriels comme le pain de mie, les glaces, les plats préparés, etc. :
ils peuvent contenir des additifs alimentaires (pourtant autorisés) à base d'aluminium. A la fois colorants, antiagglomérants, affermissants, conservateurs, agents blanchissants, etc,
les industriels les adorent !
La plupart des emballages :(canettes, capsules de café, conserves, etc.).
Et même les ustensiles de cuisine, quand ils sont conçus avec de l'aluminium.
Dans votre salle de bains aussi, l'exposition est permanente :
Votre déodorant antitranspirant peut contenir jusqu'à 20 % de sels d'aluminiumEt l'aluminium passe à travers la peau (surtout quand elle est lésée, comme quand vous vous rasez les aisselles) !
L'aluminium serait présent dans 1 produit de maquillage sur 2 ![8]
Mais les géants de cosmétiques ne peuvent pas s'en passer. Il est tellement pratique : il facilite la pénétration des crèmes, durcit le vernis à ongles, blanchit les dents...
Votre teinture de cheveux, votre dentifrice, etc[9].
Et il est même présent à l'état naturel dans certains végétaux.
Même le thé bio est contaminé !
On trouve de l'aluminium aussi dans certains légumes et céréales! Normal, puisque l'aluminium est naturellement présent dans la croûte terrestre.
Le cacao par exemple en contient 50 mg/kg[11].
C'est l'un des végétaux les plus riches en aluminium, avec le thé.
Les plants de thés absorbent en effet des quantités significatives d'aluminium par les racines [12]
Toutes sources confondues, les autorités sanitaires suggèrent que l'organisme peut tolérer jusqu'à 1 mg d'alu/kg de poids corporel/semaine[13].
Mais, pour les industriels de la cosmétique et de l'agroalimentaire,
il n'existe AUCUNE obligation de communiquer clairement sur les doses contenues dans leurs produits !!!
Pire, il n'existe pas de norme pour les obliger à limiter la teneur en aluminium dans leurs produits :
ils peuvent en mettre autant qu'ils le souhaitent.
Ainsi le lait infantile contiendrait 2 fois plus d'aluminium que les doses autorisées dans l'eau du robinet
(d'après le Pr Christopher Exley, le grand spécialiste britannique de la question[14]).
Le constat est effarant :
aujourd'hui, il est impossible de connaître la dose que vous ingérez, respirez, absorbez chaque jour...
Selon certaines estimations, la limite de 1 mg/kg de poids corporel/semaine serait allègrement franchie par une grande partie des Français.
Et 5 % d'entre eux ingéreraient 95 mg d'aluminium PAR JOUR ![15]
Or, ce métal n'a rien à faire dans notre organisme.
La médecine orthomoléculaire ne lui a trouvé aucun bénéfice physiologique, à la différence du fer ou du zinc.
Heureusement, vous allez voir que la nature nous a mis à disposition un allié extrêmement précieux pour empêcher l'aluminium de se fixer dans nos cellules.
C'est ce que révèle Rose Razafimbelo dans le tout dernier numéro du Journal de la Médecine Anti-Âge.
Branchez l'aspirateur naturel à aluminium:
Il existe, dans notre corps, un oligo-élément qui agit comme un véritable « aspirateur » à aluminium.
Il nous aide à capter le trop-plein d'aluminium de notre organisme pour l'éliminer via les urines.
Malheureusement nos réserves diminuent avec l'âge et le travail de « nettoyage » est de moins en moins efficace.
source:
Tout notre environnement est contaminé
Ve, 25 Jan 2019 12:23 pm
Sébastien Duparc- Editeur de la Lettre du Dr Rueff sebastien-duparc@mail.lettre-docteur-rueff.fr
Le Professeur Exley, l'un des plus éminents spécialistes de ce sujet, est venu en parler devant un amphithéâtre plein à craquer.
Après le plomb,
le mercure,
l'amiante,
je suis prête à parier que le prochain scandale sanitaire concernera l'omniprésence de l'aluminium dans notre quotidien.
Mais il semble que personne ne prenne le problème au sérieux.
Vous-même avez probablement déjà entendu parler des dangers de l'aluminium.
Mais avez-vous vraiment connaissance de son impact sur votre santé ?
J'en ai pris conscience pour la première fois lors d'un débat passionné avec Rose Razafimbelo, grande spécialiste du vieillissement.
Elle considère que l'aluminium est l'un des grands agents pro-oxydants et pro-inflammatoires qui accélèrent le vieillissement de nos cellules et de nos tissus.
Et cela peut avoir des conséquences irréversibles sur votre cerveau.
L'aluminium oxyde votre cerveau
Normalement notre corps est conçu pour éliminer les déchets grâce à notre système digestif et au rôle filtrant des
reins qui « nettoient » notre sang.
Mais une partie de l'aluminium que nous ingérons échappe à cette grande machine de nettoyage.
Résultat :
des particules infimes d'aluminium finissent par s'accumuler dans notre organisme, en particulier dans notre cerveau.
Là, l'aluminium peut tranquillement y faire des dégâts irréparables. C'est en effet un dangereux neurotoxique, bio permanent et non biodégradable.
Certains spécialistes comme le Pr Exley considèrent qu'il pourrait déclencher une inflammation chronique responsable de maladies dégénératives du cerveau comme des démences ou la maladie d'Alzheimer.
Mais il jouerait peut-être un rôle aussi dans d'autres troubles neurologiques et notamment l'autisme[2] et la myofasciite à macrophages[3].
Derrière ce nom barbare, se cache une maladie grave qu'on ne sait pas soigner :
elle provoque des troubles neurologiques très handicapants,
des pertes de mémoire,
des douleurs partout dans les muscles, et
une très grande fatigue.
Et ce n'est pas tout.
Une intoxication à l'aluminium peut affecter aussi nos os et notre système immunitaire.
Il pourrait ainsi être impliqué dans l'apparition de certaines allergies.
Les déodorants antitranspirants à base d'aluminium sont depuis longtemps suspectés de jouer un rôle dans l'explosion du nombre de cancers du sein[4].
Et pourtant, on en trouve partout !
Nous en absorbons chaque jour sans nous en rendre compte !
Rose Razafimbelo est affolée par l'ampleur du phénomène.
Elle me disait :
« Le plus malheureux, c'est qu'il existe un moyen tout simple d'empêcher l'aluminium de s'accumuler dans notre corps. »
Je lui ai donc demandé de le révéler à mes lecteurs dans le tout dernier numéro du Journal de la Médecine Anti-Âge.
Mais d'abord, je voudrais revenir sur notre exposition quotidienne à l'aluminium qui a littéralement explosé ces dernières décennies.
Notre poison quotidien
Ce simple geste que vous accomplissez 20 fois par jour, ouvrir le robinet pour vous servir un verre d'eau, est loin d'être anodin.
Il pourrait, sans mauvais jeu de mots, faire dangereusement
« déborder le vase ».

Sans vous en rendre compte, vous faites probablement chaque matin un geste qui laisse pénétrer dans votre corps un produit hautement toxique.
Vous le répétez peut-être plusieurs fois par jour, sans prendre conscience du risque pour votre santé.
Ce geste, c'est celui-ci :

En buvant un verre d'eau du robinet,
vous ingérez peut-être sans le savoir une microscopique dose d'aluminium.
Sur certains réseaux d'eau, en effet, le procédé de traitement des eaux usées utilise des sels d'aluminium pour assainir l'eau et la rendre potable (floculation).
D'après l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses),
cette étape « permet notamment de réduire la présence de micro-organismes dans l'eau (bactéries, virus, parasites), d'en améliorer la couleur et la turbidité et d'atteindre une qualité d'eau garantissant l'efficacité de l'étape de désinfection »[5].
À l'issue du processus, la dose résiduelle d'aluminium est dérisoire, heureusement.
Si les installations respectent les normes, l'eau de votre robinet ne devrait en théorie pas dépasser 200 µg d'aluminium/L, selon les recommandations de l'OMS.
Je dis « en théorie » car ce seuil est parfois dépassé.
Et cette micro-dose d'aluminium vient s'ajouter à toutes les doses microscopiques que vous ingérez à longueur de journée, provenant d'autres sources comme :
Certains médicaments que vous prenez tous les jours. Par exemple, les médicaments contre les remontées acides[6] ont une forte teneur en aluminium.
Votre poisson cuisiné en papillote avec du « papier d'alu ». Avec la chaleur, l'aluminium migre du papier vers les aliments. Et c'est encore plus grave si vous ajoutez une tranche de citron : l'acidité accentue le phénomène !
Les aliments industriels comme le pain de mie, les glaces, les plats préparés, etc. :
ils peuvent contenir des additifs alimentaires (pourtant autorisés) à base d'aluminium. A la fois colorants, antiagglomérants, affermissants, conservateurs, agents blanchissants, etc,
les industriels les adorent !
La plupart des emballages :(canettes, capsules de café, conserves, etc.).
Et même les ustensiles de cuisine, quand ils sont conçus avec de l'aluminium.
Dans votre salle de bains aussi, l'exposition est permanente :
Votre déodorant antitranspirant peut contenir jusqu'à 20 % de sels d'aluminiumEt l'aluminium passe à travers la peau (surtout quand elle est lésée, comme quand vous vous rasez les aisselles) !
L'aluminium serait présent dans 1 produit de maquillage sur 2 ![8]
Mais les géants de cosmétiques ne peuvent pas s'en passer. Il est tellement pratique : il facilite la pénétration des crèmes, durcit le vernis à ongles, blanchit les dents...
Votre teinture de cheveux, votre dentifrice, etc[9].
Et il est même présent à l'état naturel dans certains végétaux.
Même le thé bio est contaminé !
On trouve de l'aluminium aussi dans certains légumes et céréales! Normal, puisque l'aluminium est naturellement présent dans la croûte terrestre.
Le cacao par exemple en contient 50 mg/kg[11].
C'est l'un des végétaux les plus riches en aluminium, avec le thé.
Les plants de thés absorbent en effet des quantités significatives d'aluminium par les racines [12]
Toutes sources confondues, les autorités sanitaires suggèrent que l'organisme peut tolérer jusqu'à 1 mg d'alu/kg de poids corporel/semaine[13].
Mais, pour les industriels de la cosmétique et de l'agroalimentaire,
il n'existe AUCUNE obligation de communiquer clairement sur les doses contenues dans leurs produits !!!
Pire, il n'existe pas de norme pour les obliger à limiter la teneur en aluminium dans leurs produits :
ils peuvent en mettre autant qu'ils le souhaitent.
Ainsi le lait infantile contiendrait 2 fois plus d'aluminium que les doses autorisées dans l'eau du robinet
(d'après le Pr Christopher Exley, le grand spécialiste britannique de la question[14]).
Le constat est effarant :
aujourd'hui, il est impossible de connaître la dose que vous ingérez, respirez, absorbez chaque jour...
Selon certaines estimations, la limite de 1 mg/kg de poids corporel/semaine serait allègrement franchie par une grande partie des Français.
Et 5 % d'entre eux ingéreraient 95 mg d'aluminium PAR JOUR ![15]
Or, ce métal n'a rien à faire dans notre organisme.
La médecine orthomoléculaire ne lui a trouvé aucun bénéfice physiologique, à la différence du fer ou du zinc.
Heureusement, vous allez voir que la nature nous a mis à disposition un allié extrêmement précieux pour empêcher l'aluminium de se fixer dans nos cellules.
C'est ce que révèle Rose Razafimbelo dans le tout dernier numéro du Journal de la Médecine Anti-Âge.
Branchez l'aspirateur naturel à aluminium:
Il existe, dans notre corps, un oligo-élément qui agit comme un véritable « aspirateur » à aluminium.
Il nous aide à capter le trop-plein d'aluminium de notre organisme pour l'éliminer via les urines.
Malheureusement nos réserves diminuent avec l'âge et le travail de « nettoyage » est de moins en moins efficace.
source:
Tout notre environnement est contaminé
Ve, 25 Jan 2019 12:23 pm
Sébastien Duparc- Editeur de la Lettre du Dr Rueff sebastien-duparc@mail.lettre-docteur-rueff.fr

http://fr.boell.org/fr/2018/06/01/les-dechets-sur-les-cotes-un-poison-pour-la-mer
L'évacuation des eaux usées radioactives dans l'océan est toujours autorisée et pratiquée.
LES PRODUITS CHIMIQUES ET LES MÉTAUX LOURDS..
CAUSES : Eaux usées industrielles et gaz résiduaires, exploitation minière, consommation de fioul.
EFFETS ET TENDANCES :
Selon l'OCDE, environ 100 000 substances chimiques différentes circulent dans le monde.
Elles comprennent les métaux lourds comme
le plomb et
le mercure,
mais aussi les polluants organiques persistants (POP).
Beaucoup de ces substances sont très problématiques, car elles s'accumulent dans le corps des organismes marins et pénètrent dans la chaîne alimentaire où elles présentent un risque pour la santé humaine.
Doit-on préférer l'eau en bouteille ou l'eau du robinet pour notre santé ?
OUI... L' eau de source de montagne en bouteille de verre
Si cette question est tranchée d'un point vue environnemental,
la conclusion est bien plus ardue lorsque l'on s'intéresse aux contaminants de l'eau :(
-nitrates,
-pesticides,
-métaux lourds...) et notamment
-les micro-plastiques qui souillent maintenant notre planète.
Doit-on consommer de l'eau du robinet ou de l'eau en bouteille ?
Si cette question est tranchée d'un point vue environnemental,
la conclusion est bien plus ardue lorsque l'on s'intéresse aux contaminants de l'eau :(
-nitrates,
-pesticides,
-métaux lourds...) et notamment
-les micro-plastiques qui souillent maintenant notre planète.
Doit-on consommer de l'eau du robinet ou de l'eau en bouteille ?
OUI... L' eau de source de montagne en bouteille de verre
La réponse n'est pas si évidente.
Ecologiquement, la mise en bouteille, son transport et la gestion des déchets est polluant et énergivore mais qu'en est-il de la qualité de l'eau que nous buvons ?
En France, consommer de l'eau du robinet, dans un pays qui se targue d'avoir les meilleurs contrôles qualité au monde pourrait nous conforter dans ce choix.et bien NON..
L'eau du robinet contient des nitrates et pesticides
Cependant, les cours d'eau sont très pollués en France, principalement à cause des nitrates et des pesticides.
C'est pourquoi, l'eau du robinet peut présenter des valeurs significatives de pesticides, et de nitrates.
En 2015,
61,8 % de la population française disposait d'une eau de distribution avec une concentration maximale en nitrates inférieure à 25 mg/L (Ministère de la Santé, 2016).
Autrement dit,
38 % des Français pouvaient boire une eau du robinet avec des valeurs en nitrates comprises entre 25 et 50 mg/l,
là où la plupart des eaux en bouteille (eaux minérales naturelles et eaux de source) restent en dessous de 5 mg/l et ne contiennent pas de pesticides...
Soulignons que plus de 90 % des cours d'eau en France sont contaminés par des pesticides,
pesticides que l'on retrouve ensuite dans l'eau du robinet.
En témoigne une analyse urinaire de détection du glyphosate effectuée en 2019 par une personne qui ne mange que des produits bio mais boit de l'eau du robinet.
Ses résultats ont montré une contamination assez élevée en glyphosate.
Quid de l'aluminium dans l'eau du robinet ?
Autre sujet d'inquiétude :....... l'aluminium,
un métal présent naturellement sur Terre que l'on retrouve partout :
-dans les organismes vivants,
-le sol,
-l'eau...
Sa concentration dans l'eau du robinet, non renseignée dans les analyses, a fait l'objet de suspicions quant à son lien avec la maladie d'Alzheimer qui touche maintenant 900 000 personnes en France.
En fait, dans l'état actuel des études sur la question :
"il ne peut être envisagé d'association causale entre l'exposition à l'aluminium via l'eau du robinet et maladie d'Alzheimer",
a réaffirmé l'ARS en 2014.
De l'arsenic dans l'eau du robinet ?
Selon une étude menée par un groupe de chercheurs de l'Environmental Working Group (EWG) effectuée en Californie de 2010 à 2017,
la consommation d'eau du robinet aux Etats-Unis pourrait être à l'origine de centaines de milliers de cancers.
En cause : la présence d'arsenic mais aussi de produits désinfectants dans l'eau du robinet.
Sur le même sujet :
Pollution plastique planétaire : quelles responsabilités et solutions ?
Evaluer la qualité des eaux de la MéditerranéeLa Méditerranée :
l'une des mers les plus polluées au monde par les déchets plastiques
Un gigantesque "continent" de déchets se forme dans le Pacifique Nord
"L'arsenic est connu pour sa forte toxicité générant des
troubles digestifs graves pouvant entraîner la mort
(l'arsenic a été d'ailleurs longtemps utilisé comme poison mortel. La dose létale est comprise entre 70 et 180 mg).
D'autres toxicités ont été découvertes, notamment
le risque vasculaire et
le risque sur l'athérosclérose carotidienne découverte en 2002.
L'arsenic est surtout un cancérogène entraînant des cancers de la peau et des cancers internes."
(La qualité de l'eau et assainissement en France, 2003)
En France aussi, l'arsenic est retrouvé dans l'eau du robinet en quantités variables suivant la géographie des stations de pompage.
Si l'arsenic est suivi très régulièrement pour les grandes villes,
ce n'est pas le cas pour les plus petites villes où la population peut donc être exposée en fonction de sa localisation.
En effet, l'arsenic provient du sol et se retrouve principalement dans les roches anciennes, granitiques (Vosges, Bretagne, Corse...)
ou les roches volcaniques (Massif Central) mais aussi des carrières, y compris les plus anciennes..
Les eaux minérales ne sont pas exemptées d'arsenic et ce sont les eaux bicarbonatées gazeuses qui en contiennent le plus (Anses, 2008).
L'eau du robinet altérée par l'état des canalisations..
La réponse n'est pas si évidente.
Ecologiquement, la mise en bouteille, son transport et la gestion des déchets est polluant et énergivore mais qu'en est-il de la qualité de l'eau que nous buvons ?
En France, consommer de l'eau du robinet, dans un pays qui se targue d'avoir les meilleurs contrôles qualité au monde pourrait nous conforter dans ce choix.et bien NON..
L'eau du robinet contient des nitrates et pesticides
Cependant, les cours d'eau sont très pollués en France, principalement à cause des nitrates et des pesticides.
C'est pourquoi, l'eau du robinet peut présenter des valeurs significatives de pesticides, et de nitrates.
En 2015,
61,8 % de la population française disposait d'une eau de distribution avec une concentration maximale en nitrates inférieure à 25 mg/L (Ministère de la Santé, 2016).
Autrement dit,
38 % des Français pouvaient boire une eau du robinet avec des valeurs en nitrates comprises entre 25 et 50 mg/l,
là où la plupart des eaux en bouteille (eaux minérales naturelles et eaux de source) restent en dessous de 5 mg/l et ne contiennent pas de pesticides...
Soulignons que plus de 90 % des cours d'eau en France sont contaminés par des pesticides,
pesticides que l'on retrouve ensuite dans l'eau du robinet.
En témoigne une analyse urinaire de détection du glyphosate effectuée en 2019 par une personne qui ne mange que des produits bio mais boit de l'eau du robinet.
Ses résultats ont montré une contamination assez élevée en glyphosate.
Quid de l'aluminium dans l'eau du robinet ?
Autre sujet d'inquiétude :....... l'aluminium,
un métal présent naturellement sur Terre que l'on retrouve partout :
-dans les organismes vivants,
-le sol,
-l'eau...
Sa concentration dans l'eau du robinet, non renseignée dans les analyses, a fait l'objet de suspicions quant à son lien avec la maladie d'Alzheimer qui touche maintenant 900 000 personnes en France.
En fait, dans l'état actuel des études sur la question :
"il ne peut être envisagé d'association causale entre l'exposition à l'aluminium via l'eau du robinet et maladie d'Alzheimer",
a réaffirmé l'ARS en 2014.
De l'arsenic dans l'eau du robinet ?
Selon une étude menée par un groupe de chercheurs de l'Environmental Working Group (EWG) effectuée en Californie de 2010 à 2017,
la consommation d'eau du robinet aux Etats-Unis pourrait être à l'origine de centaines de milliers de cancers.
En cause : la présence d'arsenic mais aussi de produits désinfectants dans l'eau du robinet.
Sur le même sujet :
Pollution plastique planétaire : quelles responsabilités et solutions ?
Evaluer la qualité des eaux de la MéditerranéeLa Méditerranée :
l'une des mers les plus polluées au monde par les déchets plastiques
Un gigantesque "continent" de déchets se forme dans le Pacifique Nord
"L'arsenic est connu pour sa forte toxicité générant des
troubles digestifs graves pouvant entraîner la mort
(l'arsenic a été d'ailleurs longtemps utilisé comme poison mortel. La dose létale est comprise entre 70 et 180 mg).
D'autres toxicités ont été découvertes, notamment
le risque vasculaire et
le risque sur l'athérosclérose carotidienne découverte en 2002.
L'arsenic est surtout un cancérogène entraînant des cancers de la peau et des cancers internes."
(La qualité de l'eau et assainissement en France, 2003)
En France aussi, l'arsenic est retrouvé dans l'eau du robinet en quantités variables suivant la géographie des stations de pompage.
Si l'arsenic est suivi très régulièrement pour les grandes villes,
ce n'est pas le cas pour les plus petites villes où la population peut donc être exposée en fonction de sa localisation.
En effet, l'arsenic provient du sol et se retrouve principalement dans les roches anciennes, granitiques (Vosges, Bretagne, Corse...)
ou les roches volcaniques (Massif Central) mais aussi des carrières, y compris les plus anciennes..
Les eaux minérales ne sont pas exemptées d'arsenic et ce sont les eaux bicarbonatées gazeuses qui en contiennent le plus (Anses, 2008).
L'eau du robinet altérée par l'état des canalisations..
En 2016, l'association Que Choisir publiait une
enquête alarmante sur la qualité réelle de l'eau du robinet
en ajoutant un critère important :
l'état des canalisations qui délivrent l'eau courante et la présence de composants toxiques comme
le plomb,
le cuivre,
le nickel et
le chlorure de vinyle.
Si l'initiative est louable, elle manque cruellement de points de contrôle comme le souligne Que Choisir :
"pour la recherche du plomb,
du cuivre,
du nickel,
du chlorure de vinyle et
de l'épichlorhydrine,
le prélèvement de l'eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs.
Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l'ensemble du réseau ou de la ville,
car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements."
Ce qui signifie que la qualité de l'eau du robinet dépend principalement de l'état des canalisations en aval, dans notre logement.
De l'eau du robinet radioactive ?
L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO) a jeté un pavé dans la mare en montrant que plus de 268 communes en France délivrent une eau du robinet qui contient du tritium
(un hydrogène radioactif rejeté par les installations nucléaires)
et que pas moins de 6,4 millions de personnes sont alimentées par une eau contaminée au tritium.
Carte à l'appui, de nombreuses communes d'Ile-de-France et des Pays de la Loire sont concernées (Paris, Colombes, Les Ulis, Noisy-le-Grand, Corbeil-Essonnes, Orléans, Blois, Tours, Angers, Nantes...).
En cause :
les installations et centrales nucléaires installées le long de la Seine et de la Loire qui rejettent des éléments radioactifs dans l'eau.
Heureusement, aucune valeur mesurée ne dépasse le critère de qualité fixé à 100 Bq/L
instauré par les autorités sanitaires, sauf à Saumur où des doses de 310 Bq/L ont été mesurées :
l'Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) s'est emparée du sujet mais ne parvient pas à expliquer cette concentration qui ne serait pas à imputer aux centrales nucléaires...
Dans tous les cas, la présence de tritium dans l'eau potable ne chiffonne pas Jean-Michel Bonnet, le directeur de la santé de l'IRSN :
"en consommant deux litres d'eau par jour pendant un an
contenant 10 000 Bq/l de tritrium, la dose de radiation à laquelle on s'expose équivaut à celle reçue au cours d'un vol Paris-Tokyo.
Cette exposition est dix fois plus faible que la dose reçue par le corps humain lorsqu'il est soumis à un examen médical par scanner."
Pour l'ACRO, il ne s'agit pas d'apeurer la population qui boirait une eau dangereuse pour la santé mais de sensibiliser nos décideurs sur les conséquences d'un accident nucléaire majeur en France :
"en cas d'accident grave sur une des centrales nucléaires sur la Seine, la Vienne ou la Loire,
il n'y aura pas que le tritium rejeté et ce sont des millions de personnes qui risquent d'être privées d'eau potable.
Comment les autorités vont-elles faire pour assurer les besoins vitaux de ces personnes ?
Aucun plan n'est disponible pour le moment."
Comment vérifier la qualité de son eau du robinet ?
Finalement, en vérifiant régulièrement,
grâce au site web dédié du Ministère de la Santé, que l'eau délivrée à son domicile présente de faibles teneurs en nitrates et pesticides,
l'eau du robinet peut tout à fait être consommée sereinement.
D'autant plus que la très grande majorité des contaminants que nous ingérons, proviennent de notre alimentation, qui elle doit être surveillée avec sérieux, en privilégiant principalement les produits d'origine biologique.
65 fois plus chère que l'eau du robinet, à l'origine de 150 000 tonnes de déchets plastiques par an en France,
l'eau embouteillée ne serait pas franchement justifiée.
Et pourtant,
d'autres composants chimiques polluent l'eau :
substances médicamenteuses, partiellement supprimées lors du traitement et plus inquiétant encore,
des plastiques,
des hydrocarbures et
des nanoparticules
qui ont envahi notre quotidien et notre alimentation...
"Aujourd'hui, cet effet « mélange de molécules » mobilise des programmes de recherches spécifiques se déroulant dans le monde entier." précise le Centre d'Informations sur l'Eau (CIEAU).
Or, ces nouveaux polluants ne sont pas mesurés ou non divulgués par les analyses publiques du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.
80% de l'eau du robinet contient du plastique
Depuis 1950, année où le plastique fait son apparition dans notre vie quotidienne, nous avons produit et consommé à l'échelle mondiale 8,4 milliards de tonnes de plastique (plus de 1 million de fois le poids de la tour Eiffel).
Une étude publiée en 2017 dans Science Advances montre que 6,3 milliards de tonnes de ces déchets sont des plastiques très peu biodégradables,
qui s'accumulent dans les milieux et sont transportés vers l'océan par les cours d'eau.
Aujourd'hui,
on trouve des morceaux de plastique,
mais aussi des fibres textiles partout :
dans l'air,
le sol et dans
le milieu aquatique
comme en témoignent les très médiatisés "continents de déchets" présents dans les gyres océaniques.
Résultat : toute la chaine alimentaire est contaminée, du minuscule zooplancton aux thons en passant par les oiseaux et l'Homme...
Comment vérifier la qualité de son eau du robinet ?
avec un laboratoire indépendant , surtout pas avec un laboratoire ayant fait allégeance à l' état, les resultats serait tronqué.....
Finalement, en vérifiant régulièrement, grâce au site web dédié du Ministère de la Santé,
que l'eau délivrée à son domicile présente de faibles teneurs en
nitrates et
pesticides,
plastique
tritium.
l'eau du robinet peut tout à fait être consommée sereinement.
D'autant plus que la très grande majorité des contaminants que nous ingérons, proviennent de notre alimentation,
qui elle doit être surveillée avec sérieux,
en privilégiant principalement les produits d'origine biologique.
65 fois plus chère que l'eau du robinet,
à l'origine de 150 000 tonnes de déchets plastiques par an en France, l'eau embouteillée ne serait pas franchement justifiée. Et pourtant,
d'autres composants chimiques polluent l'eau :
substances médicamenteuses, partiellement supprimées lors du traitement et plus inquiétant encore,
- des plastiques,
- des hydrocarbures et
- des nanoparticules qui ont envahi notre quotidien et notre alimentation... "
Aujourd'hui, cet effet « mélange de molécules »
mobilise des programmes de recherches spécifiques se déroulant dans le monde entier." précise le Centre d'Informations sur l'Eau (CIEAU).
Or, ces nouveaux polluants ne sont pas mesurés ou non divulgués par les analyses publiques du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.
80% de l'eau du robinet contient du plastique:
Depuis 1950, année où le plastique fait son apparition dans notre vie quotidienne, nous avons produit et consommé à l'échelle mondiale 8,4 milliards de tonnes de plastique (plus de 1 million de fois le poids de la tour Eiffel).
Une étude publiée en 2017 dans Science Advances montre que 6,3 milliards de tonnes de ces déchets sont des plastiques très peu biodégradables, qui s'accumulent dans les milieux et sont transportés vers l'océan par les cours d'eau.
Aujourd'hui, on trouve des morceaux de plastique, mais aussi des fibres textiles partout :
dans l'air,
le sol et dans
le milieu aquatique comme en témoignent les très médiatisés
"continents de déchets" présents dans les gyres océaniques.
Résultat : toute la chaîne alimentaire est contaminée,
du minuscule zooplancton aux thons en passant par les oiseaux et l'Homme...
"La surveillance des micro-plastiques dans l'eau de boisson n'est pas recommandée pour le moment, car rien n'indique qu'il y ait un risque pour la santé humaine (...)
Cependant, pour les chercheurs, il serait approprié de mener des études d'investigation ciblées, bien conçues et contrôlées par la qualité afin de mieux comprendre les sources et la présence de micro-plastiques dans les eaux douces et les eaux de boisson (...)
En outre, une meilleure compréhension de l'absorption et du devenir des micro-plastiques et des nano-plastiques après leur ingestion est nécessaire.
Enfin, étant donné que les êtres humains peuvent être exposés aux micro-plastiques par le biais d'une variété de milieux environnementaux,
y compris les aliments et l'air, une meilleure compréhension de l'exposition globale aux micro-plastiques provenant plus largement de l'environnement est nécessaire." résume le rapport.
...
En outre, n'oublions pas de contribuer au recyclage des déchets plastique : une seule bouteille en plastique de 1 litre jetée dans la nature peut se morceler en micro-plastiques qui, alignés, forme une ligne de 1,6 km de long !
Et malheureusement, ces micro-plastiques, invisibles à l' oeil nu, ne se dégradent pas et ne peuvent être récupérés ni détruits... Ils perdureront pendant des siècles sous forme microscopique voire nanoscopique, affectant tous les milieux et tout le vivant de notre planète avec des conséquences que l'on ne mesure pas encore.
Micro-plastiques dans l'eau potable :
un risque pour la santé ?
Finalement, en vérifiant régulièrement, grâce au site web dédié du Ministère de la Santé,
que l'eau délivrée à son domicile présente de faibles teneurs en
nitrates et
pesticides,
plastique
tritium.
l'eau du robinet peut tout à fait être consommée sereinement.
D'autant plus que la très grande majorité des contaminants que nous ingérons, proviennent de notre alimentation,
qui elle doit être surveillée avec sérieux,
en privilégiant principalement les produits d'origine biologique.
65 fois plus chère que l'eau du robinet,
à l'origine de 150 000 tonnes de déchets plastiques par an en France, l'eau embouteillée ne serait pas franchement justifiée. Et pourtant,
d'autres composants chimiques polluent l'eau :
substances médicamenteuses, partiellement supprimées lors du traitement et plus inquiétant encore,
- des plastiques,
- des hydrocarbures et
- des nanoparticules qui ont envahi notre quotidien et notre alimentation... "
Aujourd'hui, cet effet « mélange de molécules »
mobilise des programmes de recherches spécifiques se déroulant dans le monde entier." précise le Centre d'Informations sur l'Eau (CIEAU).
Or, ces nouveaux polluants ne sont pas mesurés ou non divulgués par les analyses publiques du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.
80% de l'eau du robinet contient du plastique:
Depuis 1950, année où le plastique fait son apparition dans notre vie quotidienne, nous avons produit et consommé à l'échelle mondiale 8,4 milliards de tonnes de plastique (plus de 1 million de fois le poids de la tour Eiffel).
Une étude publiée en 2017 dans Science Advances montre que 6,3 milliards de tonnes de ces déchets sont des plastiques très peu biodégradables, qui s'accumulent dans les milieux et sont transportés vers l'océan par les cours d'eau.
Aujourd'hui, on trouve des morceaux de plastique, mais aussi des fibres textiles partout :
dans l'air,
le sol et dans
le milieu aquatique comme en témoignent les très médiatisés
"continents de déchets" présents dans les gyres océaniques.
Résultat : toute la chaîne alimentaire est contaminée,
du minuscule zooplancton aux thons en passant par les oiseaux et l'Homme...
"La surveillance des micro-plastiques dans l'eau de boisson n'est pas recommandée pour le moment, car rien n'indique qu'il y ait un risque pour la santé humaine (...)
Cependant, pour les chercheurs, il serait approprié de mener des études d'investigation ciblées, bien conçues et contrôlées par la qualité afin de mieux comprendre les sources et la présence de micro-plastiques dans les eaux douces et les eaux de boisson (...)
En outre, une meilleure compréhension de l'absorption et du devenir des micro-plastiques et des nano-plastiques après leur ingestion est nécessaire.
Enfin, étant donné que les êtres humains peuvent être exposés aux micro-plastiques par le biais d'une variété de milieux environnementaux,
y compris les aliments et l'air, une meilleure compréhension de l'exposition globale aux micro-plastiques provenant plus largement de l'environnement est nécessaire." résume le rapport.
...
En outre, n'oublions pas de contribuer au recyclage des déchets plastique : une seule bouteille en plastique de 1 litre jetée dans la nature peut se morceler en micro-plastiques qui, alignés, forme une ligne de 1,6 km de long !
Et malheureusement, ces micro-plastiques, invisibles à l' oeil nu, ne se dégradent pas et ne peuvent être récupérés ni détruits... Ils perdureront pendant des siècles sous forme microscopique voire nanoscopique, affectant tous les milieux et tout le vivant de notre planète avec des conséquences que l'on ne mesure pas encore.
Micro-plastiques dans l'eau potable :
un risque pour la santé ?
En théorie oui, car les micro-plastiques contiennent ou favorisent l'adsorption de composés chimiques persistants et toxiques, qui vont ensuite s'accumuler dans nos tissus et favoriser l'apparition de cancers et maladies, indique l'étude. Mais les premières études concernant les effets sur la santé des micro-plastiques ne font que commencer et l'on ne sait pas encore si les législateurs iront jusqu'à établir une valeur limite de concentration en micro-plastiques dans notre eau. Ne parlons même pas des études sur notre exposition aux nano-plastiques, qui appartiennent encore au futur.
Si les micro-plastiques ont été détectés partout :
eau de mer,
eaux usées,
eau douce,
nourriture,
eau embouteillée et
eau du robinet,
un rapport de l'OMS publiée en août 2019
se veut rassurant ,des menteurs..
nous ne pouvons plu faire confiance aux gens de l' OMS
à la lumière des études actuelles, pourtant encore très lacunaires et pas toujours très fiables, dixit le rapport.
Ainsi, les quantités actuelles de micro-plastiques dans l'eau ne sont actuellement pas une source de préoccupation pour la santé.
"La surveillance des micro-plastiques dans l'eau de boisson n'est pas recommandée pour le moment, car rien n'indique qu'il y ait un risque pour la santé humaine (...)
Cependant, pour les chercheurs, il serait approprié de mener des études d'investigation ciblées, bien conçues et contrôlées par la qualité afin de mieux comprendre les sources et la présence de micro-plastiques dans les eaux douces et les eaux de boisson (...)
En outre, une meilleure compréhension de l'absorption et du devenir des micro-plastiques et des nano-plastiques après leur ingestion est nécessaire.
Enfin, étant donné que les êtres humains peuvent être exposés aux micro-plastiques par le biais d'une variété de milieux environnementaux, y compris les aliments et l'air,
une meilleure compréhension de l'exposition globale aux micro-plastiques provenant plus largement de l'environnement est nécessaire." résume le rapport.
Notes
"Le nitrate en lui-même n'est pas toxique. C'est la transformation des nitrates en nitrites qui peut, potentiellement, avoir un impact négatif sur la santé. Dans le sang, la présence de ces nitrites peut en effet provoquer la formation de « méthémoglobine », une forme d'hémoglobine incapable de transporter l'oxygène" (CIEAU, 2017).
source..
https://www.notre-planete.info/actualites/25-pollution-qualite-eau-robinet-bouteille
c' est très grave et scandaleux.
de vous dire n' ayez crainte ,
Ainsi, les quantités actuelles de micro-plastiques dans l'eau ne sont actuellement pas une source de préoccupation pour la santé.
"La surveillance des micro-plastiques dans l'eau de boisson n'est pas recommandée pour le moment, car rien n'indique qu'il y ait un risque pour la santé humaine (...)
Cependant, pour les chercheurs, il serait approprié de mener des études d'investigation ciblées, bien conçues et contrôlées par la qualité afin de mieux comprendre les sources et la présence de micro-plastiques dans les eaux douces et les eaux de boisson (...)
En outre, une meilleure compréhension de l'absorption et du devenir des micro-plastiques et des nano-plastiques après leur ingestion est nécessaire.
Enfin, étant donné que les êtres humains peuvent être exposés aux micro-plastiques par le biais d'une variété de milieux environnementaux, y compris les aliments et l'air,
une meilleure compréhension de l'exposition globale aux micro-plastiques provenant plus largement de l'environnement est nécessaire." résume le rapport.
Notes
"Le nitrate en lui-même n'est pas toxique. C'est la transformation des nitrates en nitrites qui peut, potentiellement, avoir un impact négatif sur la santé. Dans le sang, la présence de ces nitrites peut en effet provoquer la formation de « méthémoglobine », une forme d'hémoglobine incapable de transporter l'oxygène" (CIEAU, 2017).
source..
https://www.notre-planete.info/actualites/25-pollution-qualite-eau-robinet-bouteille
c' est très grave et scandaleux.
de vous dire n' ayez crainte ,
faite nous confiance
on s' occupe de tout,
et sa, sa vous rassure...
WWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWW
Le 12. Février. 2021..
source:
source=LLB&utm_medium=emailing&utm_campaign=20210212_LLB_weekly_newsletter_disparition-des-insectes-v1&is
Chaque jour,
vous avalez des dizaines de pesticides,
de métaux lourds et
de résidus pharmaceutiques à votre insu.
60 millions de consommateurs a mené l'enquête :
8 prélèvements d'eau « potable » sur 10 sont contaminés.1
Chaque jour, vous vous empoisonnez...
Le réseau français d'eau « potable » est complètement contaminé par :
l'agriculture intensive,
l'industrie chimique,
les déchets radioactifs...
Plomb,
manganèse,
bromates,
pesticides,
nitrates,
désherbants...
et de gaz moutarde pour le Nord et pas de Calais..
Les micro- particules de plastique.
Ces derniers polluent plus de 90 % des cours d'eau français.
En tête de liste : le fameux glyphosate......2
de métaux lourds et
de résidus pharmaceutiques à votre insu.
60 millions de consommateurs a mené l'enquête :
8 prélèvements d'eau « potable » sur 10 sont contaminés.1
Chaque jour, vous vous empoisonnez...
Le réseau français d'eau « potable » est complètement contaminé par :
l'agriculture intensive,
l'industrie chimique,
les déchets radioactifs...
Plomb,
manganèse,
bromates,
pesticides,
nitrates,
désherbants...
et de gaz moutarde pour le Nord et pas de Calais..
Les micro- particules de plastique.
Ces derniers polluent plus de 90 % des cours d'eau français.
En tête de liste : le fameux glyphosate......2
« Deux millions de consommateurs boivent une eau non conforme en pesticides »,3
Olivier Andrault, chargé de mission à l'UFC-Que choisir:
Vous voulez savoir quel polluant vous buvez tous les jours ??
Celui qui se retrouve dans votre café du matin, dans le verre d'eau de vos enfants à midi ?
C'est l'Atrazine.
Olivier Andrault, chargé de mission à l'UFC-Que choisir:
Vous voulez savoir quel polluant vous buvez tous les jours ??
Celui qui se retrouve dans votre café du matin, dans le verre d'eau de vos enfants à midi ?
C'est l'Atrazine.
Un désherbant soluble dans l'eau interdit depuis 2001.
2001 !!
L'atrazine (C8H14ClN5) est un herbicide de synthèse de la classe des triazines qui est utilisé de manière assez importante au Canada, principalement pour détruire les mauvaises herbes dans la culture du maïs, mais également dans celle du lin, et pour détruire totalement toute végétation dans les secteurs non cultivés et industriels.
Selon Santé Canada (Santé Canada, 1993),
l'atrazine se présente sous la forme d'une poudre cristalline incolore,
avec une solubilité dans l'eau moyennement faible (30 mg/l à 20 °C)
et une faible volatilité.
Son adsorption aux particules du sol est faible,
ce qui se traduit par un potentiel important de contamination des eaux souterraines et de surface (Santé Canada, 1993).
De plus, ce risque est accentué du fait de sa longue demi-vie dans le sol et dans les eaux souterraines :
environ 40 et jusqu'à 200 jours respectivement (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999).
Dans les sols, l'atrazine est dégradée par action microbienne aérobie et par hydrolyse, en ses résidus principaux, soit en ordre décroissant la diéthyl-atrazine (DEA), la déisopropyl-atrazine (DIA), la diaminochloro-atrazine (DACA), ainsi que l'hydroxy-atrazine (HA).
Dans l'eau, l'atrazine est hydrolysée et biodégradée en ces mêmes métabolites, mais le résidu DACA est plus important que le DIA (United States Environmental Protection Agency, 2002a).
2001 !!
L'atrazine (C8H14ClN5) est un herbicide de synthèse de la classe des triazines qui est utilisé de manière assez importante au Canada, principalement pour détruire les mauvaises herbes dans la culture du maïs, mais également dans celle du lin, et pour détruire totalement toute végétation dans les secteurs non cultivés et industriels.
Selon Santé Canada (Santé Canada, 1993),
l'atrazine se présente sous la forme d'une poudre cristalline incolore,
avec une solubilité dans l'eau moyennement faible (30 mg/l à 20 °C)
et une faible volatilité.
Son adsorption aux particules du sol est faible,
ce qui se traduit par un potentiel important de contamination des eaux souterraines et de surface (Santé Canada, 1993).
De plus, ce risque est accentué du fait de sa longue demi-vie dans le sol et dans les eaux souterraines :
environ 40 et jusqu'à 200 jours respectivement (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999).
Dans les sols, l'atrazine est dégradée par action microbienne aérobie et par hydrolyse, en ses résidus principaux, soit en ordre décroissant la diéthyl-atrazine (DEA), la déisopropyl-atrazine (DIA), la diaminochloro-atrazine (DACA), ainsi que l'hydroxy-atrazine (HA).
Dans l'eau, l'atrazine est hydrolysée et biodégradée en ces mêmes métabolites, mais le résidu DACA est plus important que le DIA (United States Environmental Protection Agency, 2002a).
Sachant que c' est un poison pour l' humain,
pourquoi ne pas l' avoir interdit??
Plusieurs pays en ont limité l'utilisation (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Sources et niveaux environnementaux...
Plusieurs pays en ont limité l'utilisation (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Sources et niveaux environnementaux...
Concentrations dans l'eau potable...
Comme l'atrazine n'était pas un paramètre obligatoire à analyser jusqu'à l'adoption, en 2001, du nouveau Règlement sur la qualité de l'eau potable, les données relatives aux réseaux québécois proviennent uniquement des campagnes ponctuelles d'échantillonnage initiées par le ministère de l'Environnement du Québec (MENV) entre 1986 et 1995, dans différentes régions du Québec. La concentration retrouvée la plus élevée était de 0,802 μg/l (Ministère de l'Environnement du Québec, 2002). Lors d'une campagne d'échantillonnage menée par la Direction de santé publique de la Montérégie en 1994 dans des secteurs agricoles du Québec où la culture du maïs était importante, des concentrations variant entre 0,73 et 11 μg/l ont été détectées dans une trentaine d'échantillons d'eau potable prélevés à partir de puits individuels (Gaudreau, DSPM, comm. pers.). Notons que depuis quelques années, la tendance d'utilisation de l'atrazine est à la baisse puisqu'elle est remplacée par des produits de nouvelle génération, appliqués de manière post-germination (les sulfonylurés dans le cas de la culture du maïs, et le glyphosate dans le cas de la culture du soja transgénique). Toutefois, en tant qu'herbicide utilisé principalement en prégermination, l'atrazine est utilisée au début de la saison, avant la germination du plant de maïs. La méthode prégermination requiert des herbicides plus persistants afin d'être encore présents au moment de la germination. Même si on utilise l'atrazine de moins en moins, on la retrouvera encore pendant de nombreuses années dans l'environnement, à cause de son utilisation passée (Lachance, MAPAQ, communication personnelle).
Exposition de la population
L'exposition de la population est attribuable dans une très vaste proportion à la voie orale, puisqu'elle résulte principalement de l'ingestion d'eau contaminée, et, à un moindre niveau,
de résidus dans les aliments.
En pratique toutefois, cette dernière source est négligeable et souvent, les mesures dans les aliments ne révèlent pas de présence d'atrazine au-delà de la limite de détection (Santé Canada, 1993).
Sauf en de rares exceptions, les campagnes de mesures dans les aliments aux États-Unis n'ont pas révélé de résidus alimentaires. Dans certains cas, des produits de dégradation ont été identifiés, mais le produit-mère demeure très rarement décelable (United States Environmental Protection Agency, 2002b).
L'air n'est pas considéré comme étant une source d'exposition à l'atrazine, sauf sur les sites traités et ce, immédiatement après l'application, ce qui n'est pas typiquement propre à une exposition populationnelle, mais bien occupationnelle (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Le scénario d'exposition des jeunes enfants en milieu agricole implique en plus, comme pour tous les pesticides, la possibilité d'une exposition par ingestion de particules contaminées du sol, en raison des habitudes de jeux et des comportements particuliers des enfants qui portent souvent leur main à leur bouche. Ces habitudes de jeux pourraient aussi constituer une situation d'exposition cutanée, mais il appert que la peau humaine ne soit pas très perméable à l'atrazine (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999).
Le scénario d'exposition des jeunes enfants en milieu agricole implique en plus, comme pour tous les pesticides, la possibilité d'une exposition par ingestion de particules contaminées du sol, en raison des habitudes de jeux et des comportements particuliers des enfants qui portent souvent leur main à leur bouche. Ces habitudes de jeux pourraient aussi constituer une situation d'exposition cutanée, mais il appert que la peau humaine ne soit pas très perméable à l'atrazine (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999).
Voies d'absorption....
Étant donné que l'atrazine se retrouve principalement dans l'eau potable et ce en raison des voies d'exposition humaine possibles, seule l'exposition par voie orale est considérée comme potentiellement significative. Pour les applicateurs,
l'exposition par inhalation n'est pas à écarter, mais étant donné la faible volatilité du produit, elle est très probablement peu importante (Santé Canada, 1993).
Enfin, compte tenu de la faible perméabilité de la peau humaine à l'atrazine, l'exposition cutanée a peu de chance d'être significative (United States Environmental Protection Agency, 2002c).
d'absorption...
Des études in vitro d'absorption cutanée ont démontré qu'un taux d'absorption de 16 % pouvait être atteint pour la peau humaine (Santé Canada, 1993).
Cependant, chez des volontaires, ce taux ne dépassait pas 5 ou 6 % après une semaine, alors que chez le rat, il pouvait atteindre 30 % en 24 heures (United States Environmental Protection Agency, 2002c), particulièrement chez les jeunes.
Chez le rat, la concentration tissulaire maximale était atteinte 2, 10 et 24 heures après une exposition orale unique, selon que les groupes aient été exposés à de faibles ou de fortes doses respectivement (non spécifiées), et la demi-vie d'élimination a été calculée comme étant d'environ 10 heures (United States Environmental Protection Agency, 2002c; Timchalk et al., 1990).
Chez le rat, la concentration tissulaire maximale était atteinte 2, 10 et 24 heures après une exposition orale unique, selon que les groupes aient été exposés à de faibles ou de fortes doses respectivement (non spécifiées), et la demi-vie d'élimination a été calculée comme étant d'environ 10 heures (United States Environmental Protection Agency, 2002c; Timchalk et al., 1990).
L'atrazine étant soluble en milieu aqueux, elle se retrouve principalement dans les tissus richement perfusés tels le foie, le cerveau, le coeur, les poumons, les reins et les muscles squelettiques, après son administration chez le rat, (Bakke et al., 1972).
L'atrazine est rapidement métabolisée par le foie tant chez le rat que chez l'humain.
oui , certe mais elle finie par fatigué le foie et
c' est le Diabéte...
Ainsi, lors de mesures chez des travailleurs, on a observé que l'atrazine était éliminée dans l'urine à 50 % après 8 heures et à 100 % après un peu plus de 24 heures, sous la forme de ses métabolites urinaires, soit l'atrazine bidéalkylée (80 %), la désisopropylée (10 %), la dééthylée (8 %), ainsi que sous forme inchangée (2 %) (Catenacci et al., 1993).
Des acides mercapturiques sont également retrouvés dans l'urine (Buchholz et al., 1999; Ademola et al., 1993; Adams et al., 1990).
La demi-vie d'élimination totale chez l'humain n'a pas été déterminée puisqu'on ne connaît pas le potentiel d'élimination par les autres voies, notamment les fèces.
Données toxicologiques et épidémiologiques
Intoxication aiguë..
Il existe peu de données sur des cas d'intoxications aiguës à l'atrazine.
Loosli (Loosli, 1995) rapporte que de fortes doses (non spécifiées) ont été absorbées lors de tentatives de suicides sans manifestations d'effets toxiques aigus, suggérant l'innocuité de l'atrazine pour l'humain,
du moins à très court terme quoique quelques cas cliniques d'inflammation cutanée ont été rapportés (United States Environmental Protection Agency, 1989). Chez l'animal l'atrazine est considéré comme un irritant modéré de la peau, mais faible au niveau des yeux (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Les systèmes et organes atteints lors d'intoxication chez l'animal sont rapportés comme étant le système cardiovasculaire chez le chien, le foie chez le rat, la souris et le cochon, les reins chez le rat et le cochon, et le système endocrinien chez le rat.
du moins à très court terme quoique quelques cas cliniques d'inflammation cutanée ont été rapportés (United States Environmental Protection Agency, 1989). Chez l'animal l'atrazine est considéré comme un irritant modéré de la peau, mais faible au niveau des yeux (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Les systèmes et organes atteints lors d'intoxication chez l'animal sont rapportés comme étant le système cardiovasculaire chez le chien, le foie chez le rat, la souris et le cochon, les reins chez le rat et le cochon, et le système endocrinien chez le rat.
Effets sur la reproduction et le développement...
Chez l'animal,
la majorité des effets toxiques rapportés pour l'atrazine se situent au niveau des altérations endocriniennes,
lors d'exposition chronique, avec tous les effets possibles découlant de ces altérations.
Ainsi, l'atrazine semble créer ses effets par le débalancement,
par son action sur l'hypophyse, du métabolisme des stéroïdes (International Agency for Research on Cancer, 1991).
Chez le rat, la sécrétion de LH et de prolactine s'en trouve affectée, avec une dose sans effet néfaste observé (DSENO) de 150 ou 300 mg/kg/j selon les expérimentations (Cooper et al., 2000).
Tout cela peut concrètement résulter, chez la femelle, en un débalancement du cycle ovarien à la suite d'une diminution de l'activité oestrogénique à une DSENO de 5 mg/kg/j (Eldridge et al., 1999),
des difficultés à se reproduire, également chez l' homme une très forte baisse des spermatozoïdes ....
Chez l'animal,
la majorité des effets toxiques rapportés pour l'atrazine se situent au niveau des altérations endocriniennes,
lors d'exposition chronique, avec tous les effets possibles découlant de ces altérations.
Ainsi, l'atrazine semble créer ses effets par le débalancement,
par son action sur l'hypophyse, du métabolisme des stéroïdes (International Agency for Research on Cancer, 1991).
Chez le rat, la sécrétion de LH et de prolactine s'en trouve affectée, avec une dose sans effet néfaste observé (DSENO) de 150 ou 300 mg/kg/j selon les expérimentations (Cooper et al., 2000).
Tout cela peut concrètement résulter, chez la femelle, en un débalancement du cycle ovarien à la suite d'une diminution de l'activité oestrogénique à une DSENO de 5 mg/kg/j (Eldridge et al., 1999),
des difficultés à se reproduire, également chez l' homme une très forte baisse des spermatozoïdes ....
des taux accrus d'arrêt de développement embryonnaire et des difficultés d'implantation (DSENO de 50 ou 100 mg/kg/j
selon les expérimentations) (Cummings et al., 2000).
Les niveaux d'oestradiol et de progestérone semblent également être affectés à la baisse par l'administration d'atrazine à une dose avec effet néfaste observé (DAENO) de 100 mg/kg/j (Eldridge et al., 1994).
Les effets sur les niveaux de prolactine peuvent résulter en des portées ayant une certaine difficulté à prendre du poids,
et ce en raison d'une faible disponibilité de lait par la tétée (Stoker et al., 1999).
Une étude de reproduction sur deux générations de rats Charles River a d'ailleurs démontré une diminution significative du poids des rejetons de la deuxième génération, et une augmentation significative du poids des testicules chez les mâles (Santé Canada, 1993).
La DSENO de cette expérience était de 0,5 mg/kg/j.
Peu de données épidémiologiques existent en regardant les effets de l'atrazine sur les populations humaines pour ce qui est des effets sur la reproduction et le développement.
À la lumière d'études épidémiologiques, des liens ont été suspectés mais non démontrés entre l'exposition à l'atrazine et des retards de croissance intra-utérine (Munger et al., 1997) et des naissances prématurées (Savitz et al., 1997).
Intoxication chronique...
Au niveau chronique, des chiens beagle exposés jusqu'à 35 mg/kg/j d'atrazine durant 1 ou 2 ans selon les expérimentations ont montré des signes de toxicité variant de la perte de gain de poids, de consommation de nourriture, de modification des paramètres hématologiques et d'augmentation du poids de certains organes aux plus faibles doses à des signes de dégénérescence du myocarde aux plus fortes doses.
Ces symptômes, sauf la dégénérescence du myocarde, ont aussi été observés chez le rat exposé jusqu'à 50 mg/kg/j
lors d'une étude de deux ans.
Des thromboses cardiaques ont aussi été observées
selon les expérimentations) (Cummings et al., 2000).
Les niveaux d'oestradiol et de progestérone semblent également être affectés à la baisse par l'administration d'atrazine à une dose avec effet néfaste observé (DAENO) de 100 mg/kg/j (Eldridge et al., 1994).
Les effets sur les niveaux de prolactine peuvent résulter en des portées ayant une certaine difficulté à prendre du poids,
et ce en raison d'une faible disponibilité de lait par la tétée (Stoker et al., 1999).
Une étude de reproduction sur deux générations de rats Charles River a d'ailleurs démontré une diminution significative du poids des rejetons de la deuxième génération, et une augmentation significative du poids des testicules chez les mâles (Santé Canada, 1993).
La DSENO de cette expérience était de 0,5 mg/kg/j.
Peu de données épidémiologiques existent en regardant les effets de l'atrazine sur les populations humaines pour ce qui est des effets sur la reproduction et le développement.
À la lumière d'études épidémiologiques, des liens ont été suspectés mais non démontrés entre l'exposition à l'atrazine et des retards de croissance intra-utérine (Munger et al., 1997) et des naissances prématurées (Savitz et al., 1997).
Intoxication chronique...
Au niveau chronique, des chiens beagle exposés jusqu'à 35 mg/kg/j d'atrazine durant 1 ou 2 ans selon les expérimentations ont montré des signes de toxicité variant de la perte de gain de poids, de consommation de nourriture, de modification des paramètres hématologiques et d'augmentation du poids de certains organes aux plus faibles doses à des signes de dégénérescence du myocarde aux plus fortes doses.
Ces symptômes, sauf la dégénérescence du myocarde, ont aussi été observés chez le rat exposé jusqu'à 50 mg/kg/j
lors d'une étude de deux ans.
Des thromboses cardiaques ont aussi été observées
chez des souris exposées durant 91 semaines, à des doses allant jusqu'à 0,5 g/kg/j (United States Environmental Protection Agency, 1989).
Aucune donnée n'a été rapportée concernant de possibles intoxications chroniques à l'atrazine chez l'humain.
Effets cancérigènes...
La possibilité d'un risque cancérigène associé à l'exposition à l'atrazine chez l'humain est loin d'être établie.
Chez l'animal, les études réalisées avec l'atrazine ont démontré une augmentation de l'incidence de tumeurs des glandes mammaires (fibroadénomes bénins et adénocarcinomes malins),
les femmes cancer du sein et de l'utérus..
Aucune donnée n'a été rapportée concernant de possibles intoxications chroniques à l'atrazine chez l'humain.
Effets cancérigènes...
La possibilité d'un risque cancérigène associé à l'exposition à l'atrazine chez l'humain est loin d'être établie.
Chez l'animal, les études réalisées avec l'atrazine ont démontré une augmentation de l'incidence de tumeurs des glandes mammaires (fibroadénomes bénins et adénocarcinomes malins),
les femmes cancer du sein et de l'utérus..
de l'hypophyse, (NOAEL de 45 mg/kg/j (Wetzel et al., 1994),
hématopoïétiques et de l'utérus (NOAEL de 29 mg/kg/j) (Pinter et al., 1990) chez des rats.
Le fait que l'atrazine puisse être responsable d'effets endocriniens démontrés chez l'animal et qu'elle ne soit pas génotoxique (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999) semble indiquer que les effets cancérigènes observés résultent d'un effet promoteur attribuable potentiellement à ces effets endocriniens.
Plusieurs auteurs rapportent qu'en raison des différences au niveau des mécanismes hormonaux des rats et des humains,
cet effet promoteur observé chez les rats n'est pas susceptible d'être observé chez les humains (United States Environmental Protection Agency, 2002c).
En effet, des tumeurs ont été mises en évidence uniquement chez le rat Sprague-Dawley femelle.
Le dérèglement hormonal chez cette espèce serait dû à un cycle oestral prolongé à forte dose (Sarhan, 1995).
Plusieurs groupes d'experts ont réévalué les études épidémiologiques réalisées chez les populations exposées à l'atrazine ou à d'autres triazines (International Agency for Research on Cancer, 1999;
Sathiakumar et Delzell, 1997).
Quelques études de type cas-témoins ont rapporté des augmentations de risque de lymphome non hodgkinien chez des agriculteurs américains exposés à des herbicides,
mais le lien de causalité avec l'exposition aux triazines semble peu probable (Sathiakumar et Delzell, 1997).
Une étude de cohorte réalisée chez les travailleurs produisant des triazines a rapporté un excès de lymphome non hodgkinien chez ces travailleurs mais aucune dose-réponse n'a été établie, ce qui a fait remettre en cause la possibilité d'un lien causal (MacLennan et al., 2003).
D'autres études menées sur le risque de maladie de Hodgkin, de leucémie ou de sarcome des tissus mous se sont avérées non concluantes mais les données disponibles sont limitées (International Agency for Research on Cancer, 1999).
Le fait que l'atrazine puisse être responsable d'effets endocriniens démontrés chez l'animal et qu'elle ne soit pas génotoxique (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999) semble indiquer que les effets cancérigènes observés résultent d'un effet promoteur attribuable potentiellement à ces effets endocriniens.
Plusieurs auteurs rapportent qu'en raison des différences au niveau des mécanismes hormonaux des rats et des humains,
cet effet promoteur observé chez les rats n'est pas susceptible d'être observé chez les humains (United States Environmental Protection Agency, 2002c).
En effet, des tumeurs ont été mises en évidence uniquement chez le rat Sprague-Dawley femelle.
Le dérèglement hormonal chez cette espèce serait dû à un cycle oestral prolongé à forte dose (Sarhan, 1995).
Plusieurs groupes d'experts ont réévalué les études épidémiologiques réalisées chez les populations exposées à l'atrazine ou à d'autres triazines (International Agency for Research on Cancer, 1999;
Sathiakumar et Delzell, 1997).
Quelques études de type cas-témoins ont rapporté des augmentations de risque de lymphome non hodgkinien chez des agriculteurs américains exposés à des herbicides,
mais le lien de causalité avec l'exposition aux triazines semble peu probable (Sathiakumar et Delzell, 1997).
Une étude de cohorte réalisée chez les travailleurs produisant des triazines a rapporté un excès de lymphome non hodgkinien chez ces travailleurs mais aucune dose-réponse n'a été établie, ce qui a fait remettre en cause la possibilité d'un lien causal (MacLennan et al., 2003).
D'autres études menées sur le risque de maladie de Hodgkin, de leucémie ou de sarcome des tissus mous se sont avérées non concluantes mais les données disponibles sont limitées (International Agency for Research on Cancer, 1999).
Une étude cas-témoins réalisée en Italie a rapporté un excès de cancers ovariens chez les femmes travailleuses agricoles ayant été exposées aux triazines (Donna et al., 1989).
Cependant, le non-contrôle de l'exposition à d'autres pesticides et le faible nombre de cas étudiés a fait remettre en cause la possibilité d'un lien causal (International Agency for Research on Cancer, 1999; Sathiakumar et Delzell, 1997).
Plus récemment, une étude écologique réalisée en Californie a rapporté des associations entre l'utilisation régionale d'atrazine et
des excès de leucémies et
de cancers de la prostate,
des testicules et
du cerveau (Mills, 1998).
Par ailleurs, une étude écologique de même type réalisée au Kentucky sur les cancers du sein et de l'ovaire s'est avérée négative (Hopenhayn-Rich et al., 2002).
Finalement, une étude écologique réalisée en Ontario a rapporté une association positive entre la concentration d'atrazine dans l'eau et le cancer de l'estomac (mais aussi une association négative avec le cancer du colon) (Van Leeuwen et al., 1999).
Au total, les études épidémiologiques sur le risque de cancer sont non concluantes mais elles ont pour la plupart de sérieuses limites.
Ainsi lors de sa réévaluation, l'International Agency for Research on Cancer (IARC) a conclu que l'atrazine était non classifiable sur le plan de la cancérogénicité à cause des données inadéquates chez l'humain (International Agency for Research on Cancer, 1999).
L'US EPA a, quant à elle, classé récemment l'atrazine comme « probablement non cancérigène chez l'humain » (United States Environmental Protection Agency, 2002b).
Groupes vulnérables...
Cependant, le non-contrôle de l'exposition à d'autres pesticides et le faible nombre de cas étudiés a fait remettre en cause la possibilité d'un lien causal (International Agency for Research on Cancer, 1999; Sathiakumar et Delzell, 1997).
Plus récemment, une étude écologique réalisée en Californie a rapporté des associations entre l'utilisation régionale d'atrazine et
des excès de leucémies et
de cancers de la prostate,
des testicules et
du cerveau (Mills, 1998).
Par ailleurs, une étude écologique de même type réalisée au Kentucky sur les cancers du sein et de l'ovaire s'est avérée négative (Hopenhayn-Rich et al., 2002).
Finalement, une étude écologique réalisée en Ontario a rapporté une association positive entre la concentration d'atrazine dans l'eau et le cancer de l'estomac (mais aussi une association négative avec le cancer du colon) (Van Leeuwen et al., 1999).
Au total, les études épidémiologiques sur le risque de cancer sont non concluantes mais elles ont pour la plupart de sérieuses limites.
Ainsi lors de sa réévaluation, l'International Agency for Research on Cancer (IARC) a conclu que l'atrazine était non classifiable sur le plan de la cancérogénicité à cause des données inadéquates chez l'humain (International Agency for Research on Cancer, 1999).
L'US EPA a, quant à elle, classé récemment l'atrazine comme « probablement non cancérigène chez l'humain » (United States Environmental Protection Agency, 2002b).
Groupes vulnérables...
En raison des altérations possibles au niveau de la régulation du système endocrinien, l'US EPA considère les enfants plus vulnérables à l'exposition à l'atrazine en raison de l'influence du système endocrinien sur les stades de développement de l'enfant (United States Environmental Protection Agency, 2002c).
De plus, les comportements particuliers des jeunes enfants,
tel que mentionné plus haut, peuvent résulter en une exposition plus élevée que pour les autres classes d'âges.
Par ailleurs, comme il a été démontré que l'atrazine peut causer des dommages hépatiques chez l'animal, les personnes ayant une pathologie hépatique sont considérées comme pouvant être plus sensibles (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999), d'autant plus que le métabolisme de l'atrazine se produit dans cet organe.
De plus, les comportements particuliers des jeunes enfants,
tel que mentionné plus haut, peuvent résulter en une exposition plus élevée que pour les autres classes d'âges.
Par ailleurs, comme il a été démontré que l'atrazine peut causer des dommages hépatiques chez l'animal, les personnes ayant une pathologie hépatique sont considérées comme pouvant être plus sensibles (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999), d'autant plus que le métabolisme de l'atrazine se produit dans cet organe.
Donc
Interactions avec d'autres substances...
Il n'existe aucune donnée concernant les interactions possibles de l'atrazine avec d'autres substances chez l'humain.
Toutefois, certaines interactions ont été observées chez le rat.
Les auteurs de l'étude ont conclu qu'il n'est pas exclu que l'atrazine puisse altérer les effets d'autres substances chimiques par l'induction des enzymes hépatiques de détoxification métabolique,
puisque lors de l'administration conjointe avec de l'atrazine,
les effets du tétrachlorure de carbone (CCl4), un puissant hépatotoxique, ont été diminués de manière importante (Ugazio et al., 1993).
Dosage biologique...
Le dosage biologique de l'atrazine se fait par mesure des métabolites déalkylés et des acides mercapturiques dans l'urine,
qui peuvent être détectés à des concentrations aussi basses que 1 μg/l (Ikonen et al., 1988).
Cependant, puisque l'atrazine est éliminée relativement rapidement de l'organisme,
les tests doivent être effectués rapidement après l'exposition.
De plus, comme les métabolites déalkylés se dégradent rapidement, les acides mercapturiques sont probablement de meilleurs indicateurs (Jaeger et al., 1998).
Toutefois, ils ne sont pas spécifiques à l'atrazine et résultent aussi de la dégradation des autres herbicides de la classe des triazines (Hanioka et al., 1999).
L'atrazine inchangée peut être un biomarqueur spécifique,
mais elle ne représente que 2 % de la dose initiale dans l'urine (Catenacci et al., 1993).
L'atrazine et ses métabolites peuvent aussi être détectés dans le sang et les tissus à des concentrations aussi faibles que 14 ng/l (Pommery et al., 1993).
Le dosage biologique de l'atrazine, que ce soit dans l'urine ou dans le sang, ne constitue cependant pas une pratique courante.
De plus, le nombre de laboratoires qui effectuent ce type d'analyse est très limité.
Méthode analytique, limite de détection et seuil de quantification.
La méthode utilisée par le Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec (CEAEQ) pour le dosage simultané de l'atrazine et de ses métabolites déisopropylatrazine et dééthylatrazine dans l'eau est la méthode de chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC/MS).
La limite de détection pour cette méthode est de 0,02 μg/l et le seuil de quantification est de 0,07 μg/l (Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, 2000a;
Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, 2000b).
Interactions avec d'autres substances...
Il n'existe aucune donnée concernant les interactions possibles de l'atrazine avec d'autres substances chez l'humain.
Toutefois, certaines interactions ont été observées chez le rat.
Les auteurs de l'étude ont conclu qu'il n'est pas exclu que l'atrazine puisse altérer les effets d'autres substances chimiques par l'induction des enzymes hépatiques de détoxification métabolique,
puisque lors de l'administration conjointe avec de l'atrazine,
les effets du tétrachlorure de carbone (CCl4), un puissant hépatotoxique, ont été diminués de manière importante (Ugazio et al., 1993).
Dosage biologique...
Le dosage biologique de l'atrazine se fait par mesure des métabolites déalkylés et des acides mercapturiques dans l'urine,
qui peuvent être détectés à des concentrations aussi basses que 1 μg/l (Ikonen et al., 1988).
Cependant, puisque l'atrazine est éliminée relativement rapidement de l'organisme,
les tests doivent être effectués rapidement après l'exposition.
De plus, comme les métabolites déalkylés se dégradent rapidement, les acides mercapturiques sont probablement de meilleurs indicateurs (Jaeger et al., 1998).
Toutefois, ils ne sont pas spécifiques à l'atrazine et résultent aussi de la dégradation des autres herbicides de la classe des triazines (Hanioka et al., 1999).
L'atrazine inchangée peut être un biomarqueur spécifique,
mais elle ne représente que 2 % de la dose initiale dans l'urine (Catenacci et al., 1993).
L'atrazine et ses métabolites peuvent aussi être détectés dans le sang et les tissus à des concentrations aussi faibles que 14 ng/l (Pommery et al., 1993).
Le dosage biologique de l'atrazine, que ce soit dans l'urine ou dans le sang, ne constitue cependant pas une pratique courante.
De plus, le nombre de laboratoires qui effectuent ce type d'analyse est très limité.
Méthode analytique, limite de détection et seuil de quantification.
La méthode utilisée par le Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec (CEAEQ) pour le dosage simultané de l'atrazine et de ses métabolites déisopropylatrazine et dééthylatrazine dans l'eau est la méthode de chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC/MS).
La limite de détection pour cette méthode est de 0,02 μg/l et le seuil de quantification est de 0,07 μg/l (Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, 2000a;
Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, 2000b).
L'US EPA quant à elle utilise la spectroscopie à infrarouge,
la chromatographie en phase liquide (HPLC), ou encore la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse, à l'ionisation de flamme, à un détecteur d'ions, à un détecteur azotephosphore, ou à un système de capture d'électron (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999).
Mesures de contrôle disponibles
Mesures communautaires
la chromatographie en phase liquide (HPLC), ou encore la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse, à l'ionisation de flamme, à un détecteur d'ions, à un détecteur azotephosphore, ou à un système de capture d'électron (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999).
Mesures de contrôle disponibles
Mesures communautaires
Les techniques de traitement par échange d'ions, par osmose inverse, par oxydation à l'ozone, par rayonnement ultraviolet et par charbon activé granulaire sont reconnues comme efficaces pour enlever l'atrazine de l'eau potable (Santé Canada, 1993).
Mesures individuelles..
Lorsqu'un puits est affecté par la présence d'atrazine,
il importe, dans un premier temps, de déterminer la ou les sources de contamination.
La proximité de champs de maïs ou encore une déficience dans la structure du puits pourrait être responsable de la contamination.
Une fois la source de contamination identifiée, on doit tenter de remédier à la situation.
Dans le cas où cette première intervention ne serait pas suffisante pour enrayer le problème,
il faudrait envisager de s'approvisionner à partir d'une nouvelle source d'eau potable ou encore utiliser un appareil de traitement domestique approprié comme un filtre à charbon (Santé Canada, 1993).
Santé Canada recommande, aux consommateurs qui désirent se procurer de tels appareils, l'achat d'un dispositif de traitement de l'eau certifié conforme à une des normes de rendement en matière de santé ANSI/NSF (Santé Canada, 2003).
Lorsqu'un puits est affecté par la présence d'atrazine,
il importe, dans un premier temps, de déterminer la ou les sources de contamination.
La proximité de champs de maïs ou encore une déficience dans la structure du puits pourrait être responsable de la contamination.
Une fois la source de contamination identifiée, on doit tenter de remédier à la situation.
Dans le cas où cette première intervention ne serait pas suffisante pour enrayer le problème,
il faudrait envisager de s'approvisionner à partir d'une nouvelle source d'eau potable ou encore utiliser un appareil de traitement domestique approprié comme un filtre à charbon (Santé Canada, 1993).
Santé Canada recommande, aux consommateurs qui désirent se procurer de tels appareils, l'achat d'un dispositif de traitement de l'eau certifié conforme à une des normes de rendement en matière de santé ANSI/NSF (Santé Canada, 2003).
Norme québécoise...
La norme prévue par le Règlement sur la qualité de l'eau potable concernant la somme de l'atrazine et ses métabolites est de 5 μg/l (annexe 1 du règlement) (Gouvernement du Québec, 2001).
Pour les systèmes de distribution d'eau qui alimentent plus de 5000 personnes, le règlement prévoit le prélèvement annuel d'au moins un échantillon des eaux distribuées pour chacun des trimestres commençant respectivement les 1er janvier, 1er avril, 1er juillet et 1er octobre avec un intervalle d'au moins deux mois entre chacun des prélèvements (art. 19).
L'échantillon doit être prélevé au robinet, après avoir laissé couler l'eau pendant au moins cinq minutes et ne doit pas avoir subi de traitement pas le biais d'un dispositif individuel (art. 11, 2e alinéa).
Les prélèvements doivent être effectués aux extrémités du système de distribution (art. 20).
Recommandation canadienne...
Santé Canada a fixé à 5 μg/l la concentration maximale acceptable provisoire (CMAP) d'atrazine dans l'eau potable (Santé Canada, 2002).
Cette valeur découle de l'étude de reproduction menée sur deux générations de rats, dans laquelle la DSENO de 0,5 mg/kg/j a été retenue sur la base de la réduction du poids corporel de la progéniture dans la deuxième génération de petits (Santé Canada, 1993).
Un facteur d'incertitude de 1000 a été appliqué pour tenir compte de la variabilité intra (10) et inter-espèce (10),
ainsi que des indications selon lesquelles l'atrazine peut agir comme un agent de cancérogenèse non génotoxique ou comme promoteur chez le rat en perturbant la régulation hormonale (10).
En considérant un adulte de 70 kg consommant 1,5 l/j et en assumant une contribution par l'eau potable de 20 % à la charge corporelle totale journalière, on obtient la valeur de 4,5 μg/l, arrondie à 5 μg/l.
Cette recommandation s'applique à la somme de l'atrazine et de ses métabolites environnementaux compte tenu que la déséthylatrazine,
Cette recommandation s'applique à la somme de l'atrazine et de ses métabolites environnementaux compte tenu que la déséthylatrazine,
un des métabolites de l'atrazine, entraîne tout aussi efficacement que le composé parental, des déséquilibres hormonaux (changement des taux d'enzyme et des sites de fixation de la testostérone dans les testicules) chez de petits rats mâles après l'ingestion de ce composé par les femelles gravides et par les petits par l'intermédiaire du lait maternel.
Il s'agit d'une recommandation provisoire qui est valide jusqu'à ce que d'autres études en cours soient complétées (Santé Canada, 1993).
Norme américaine...
L'US EPA a officiellement fixé à 3 μg/l la concentration d'atrazine à ne pas dépasser dans l'eau de consommation lors de l'émission de ses critères, en 1991 (United States Environmental Protection Agency, 1991).
Cette valeur se base sur la même étude que pour la recommandation de Santé Canada,
Norme américaine...
L'US EPA a officiellement fixé à 3 μg/l la concentration d'atrazine à ne pas dépasser dans l'eau de consommation lors de l'émission de ses critères, en 1991 (United States Environmental Protection Agency, 1991).
Cette valeur se base sur la même étude que pour la recommandation de Santé Canada,
mais en attribuant une consommation d'eau potable de 2 l/j plutôt que 1,5 l/j
et en arrondissant le résultat de 3,4 μg/l à 3 μg/l.
et en arrondissant le résultat de 3,4 μg/l à 3 μg/l.
l'US EPA ne spécifie pas si cette norme s'applique à l'atrazine et à ses métabolites mais on peut déduire qu'elle s'applique uniquement à l'atrazine.
Une analyse de risque récente effectuée par l'Office of Pesticide Programs de l'US EPA suggère une dose de référence (RfD) chronique de 1,8 μg/kg/j
Une analyse de risque récente effectuée par l'Office of Pesticide Programs de l'US EPA suggère une dose de référence (RfD) chronique de 1,8 μg/kg/j
(United States Environmental Protection Agency, 2002b),
ce qui se traduirait par une norme de 13 μg/l en considérant un adulte de 70 kg consommant 2 l/j (paramètre de consommation moyenne américain) et en attribuant une contribution par l'eau potable de 20 % de la dose maximale journalière.
Critère de l'OMS..
La valeur guide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'atrazine est de 2 μg/l.
Cette valeur se base sur une DSENO de 0,5 mg/kg/j obtenue lors d'une étude de cancérogénicité chez le rat en rapport de la diminution du gain de poids.
la valeur guide est obtenue en appliquant le facteur d'incertitude de 1000 [inter (10) et intra-espèce (10), en plus de la possibilité d'effet cancérogène non génotoxique (10)] et en considérant la consommation de 2 l/j d'un adulte de 60 kg et une contribution à la charge corporelle de 10 % par l'eau potable (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Tout comme l'US EPA, l'OMS ne précise pas si la valeur guide porte sur l'atrazine et ses métabolites.
Cependant, on peut croire qu'elle s'applique à l'atrazine uniquement.
Donc : finalement ils savent que c' est dangereux pour la santé , mais bof, ils laissent faire...
ce qui se traduirait par une norme de 13 μg/l en considérant un adulte de 70 kg consommant 2 l/j (paramètre de consommation moyenne américain) et en attribuant une contribution par l'eau potable de 20 % de la dose maximale journalière.
Critère de l'OMS..
La valeur guide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'atrazine est de 2 μg/l.
Cette valeur se base sur une DSENO de 0,5 mg/kg/j obtenue lors d'une étude de cancérogénicité chez le rat en rapport de la diminution du gain de poids.
la valeur guide est obtenue en appliquant le facteur d'incertitude de 1000 [inter (10) et intra-espèce (10), en plus de la possibilité d'effet cancérogène non génotoxique (10)] et en considérant la consommation de 2 l/j d'un adulte de 60 kg et une contribution à la charge corporelle de 10 % par l'eau potable (Organisation mondiale de la Santé, 2000).
Tout comme l'US EPA, l'OMS ne précise pas si la valeur guide porte sur l'atrazine et ses métabolites.
Cependant, on peut croire qu'elle s'applique à l'atrazine uniquement.
Donc : finalement ils savent que c' est dangereux pour la santé , mais bof, ils laissent faire...
Eau en bouteille :
l'UFC Que Choisir dénonce la présence de microplastiques...
D'après l'association de consommateurs,
neuf marques d'eau en bouteille sur vingt contiendraient des microplastiques.
Des plastiques invisibles à l'œil nu, que l'on ingère pourtant.
Des traces de plastiques dans nos bouteilles d'eau...
Faut-il passer définitivement à l'eau en bouteille ?
Ou préférer les bouteilles d'eau en verre ?
La question peut légitimement se poser au regard de la dernière analyse pratiquée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.
Cette dernière a passé au crible vingt marques d'eau en bouteille plastique.
Le résultat est sans appel : neuf d'entre elles contiennent des microplastiques.
En moyenne, les bouteilles d'eau pointées du doigt contiennent une microfibre par litre.
Un taux complètement dérisoire certes.
Mais qui s' additionne jour après jour dans le cerveau des humains
....................................................................
Est-on pour autant obligé d'ingérer du plastique lorsque l'on veut boire ?
La réponse est non, évidemment.
l'UFC Que Choisir dénonce la présence de microplastiques...
D'après l'association de consommateurs,
neuf marques d'eau en bouteille sur vingt contiendraient des microplastiques.
Des plastiques invisibles à l'œil nu, que l'on ingère pourtant.
Des traces de plastiques dans nos bouteilles d'eau...
Faut-il passer définitivement à l'eau en bouteille ?
Ou préférer les bouteilles d'eau en verre ?
La question peut légitimement se poser au regard de la dernière analyse pratiquée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.
Cette dernière a passé au crible vingt marques d'eau en bouteille plastique.
Le résultat est sans appel : neuf d'entre elles contiennent des microplastiques.
En moyenne, les bouteilles d'eau pointées du doigt contiennent une microfibre par litre.
Un taux complètement dérisoire certes.
Mais qui s' additionne jour après jour dans le cerveau des humains
....................................................................
Est-on pour autant obligé d'ingérer du plastique lorsque l'on veut boire ?
La réponse est non, évidemment.
Le sujet agite les principales agences de santé européennes qui travaillent actuellement sur une réglementation européenne,
dans le but de fixer un seuil maximal à la vente.
La question intéresse également les producteurs d'eau en bouteille.
Certains d'entre eux n'hésitent plus à utiliser des bouteilles en plastique fabriquées en Europe.
Des bouteilles évidemment plus chères,
mais d'un plastique de meilleure qualité,
qui ne laisserait pas de résidus dans son contenant.
L'Anses rappelle cependant que les microplastiques
sont présents absolument partout aujourd'hui,
qu'il s'agisse de l'eau, de l'air ou des aliments.
Pour rappel, en France, neuf milliards de litres de bouteilles d'eau sont vendus chaque année.
dont les bouteilles de plastique finissent par rejoindre la mer..
Immoral.....Le vin pour les adulte est vendu en bouteille de verre..
l' eau pour les BB est vendu dans des bouteilles plastiques,
cherchons l' erreur..
....................................................................
J' aime cette façon d' alerté les gens , par la peur
puis pour finir , par un
Mais pas d' inquiétude tout va bien ,
pour vous rassurer...
Finalement c' est grave ,mais pas si grave, car , le risque est pour celui qui boit de l' eau en bouteille plastique, et en cas de maladie grave ,vous ne pourrez pas attaquer en justice la société qui produit cette eau dans des bouteilles de plastique ,
car grasse à cette information, vous avez été mis en garde, donc se sera de votre faute...SIC...
....................................................................
J' aime cette façon d' alerté les gens , par la peur
puis pour finir , par un
Mais pas d' inquiétude tout va bien ,
pour vous rassurer...
Finalement c' est grave ,mais pas si grave, car , le risque est pour celui qui boit de l' eau en bouteille plastique, et en cas de maladie grave ,vous ne pourrez pas attaquer en justice la société qui produit cette eau dans des bouteilles de plastique ,
car grasse à cette information, vous avez été mis en garde, donc se sera de votre faute...SIC...
ce 3 Septembre 2021
Même en temps normal, l'eau du robinet est dangereuse...
Le réseau français d'eau est contaminé par: l'agriculture intensive,
Même en temps normal, l'eau du robinet est dangereuse...
Le réseau français d'eau est contaminé par: l'agriculture intensive,
l'industrie chimique,
les déchets radioactifs...
60 millions de consommateurs a mené une enquête sur la qualité de l'eau potable en France [5].
Au robinet,
8 des 10 prélèvements contenaient au moins un des polluants recherchés.
En bouteille,
10 des 47 échantillons analysés présentaient des traces de pesticides ou de médicaments.
Avec en tête de liste :
le fameux glyphosate,
l'Altrazine (un désherbant interdit depuis 2001 !!) et
une hormone utilisée dans les traitements anticancer... [6].
Pour boire une eau véritablement pure,
60 millions de consommateurs a mené une enquête sur la qualité de l'eau potable en France [5].
Au robinet,
8 des 10 prélèvements contenaient au moins un des polluants recherchés.
En bouteille,
10 des 47 échantillons analysés présentaient des traces de pesticides ou de médicaments.
Avec en tête de liste :
le fameux glyphosate,
l'Altrazine (un désherbant interdit depuis 2001 !!) et
une hormone utilisée dans les traitements anticancer... [6].
Pour boire une eau véritablement pure,
vous n'avez plu le choix.
Vous devez purifier votre eau du robinet...
Un bon système de purification de l'eau est indispensable dans votre vie de tous les jours ! Pour :
vous protéger des contaminations du réseau public ;
Vous devez purifier votre eau du robinet...
Un bon système de purification de l'eau est indispensable dans votre vie de tous les jours ! Pour :
vous protéger des contaminations du réseau public ;
consommer une eau pure sans risque toute l'année ;
être autonome et ne plus jamais dépendre des supermarchés ni de l'Etat qui distribue aléatoirement des bouteilles en cas de problème.....

lu sur le web...
j'ai travaillé dans la potabilisation de l'eau chez veolia ,
on y rajoute du fluor, des polymères et un floculant à base d'aluminium
et on trouve ça normal.
en plus des Nitrates...
- du javel..
le fluor : poison...
aluminium: poison..
javel.........:poison.
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suite
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