chaleur.... inquiétant pour la planète...



Souviens toi  ...Le 1 Aout 1914 au 11 Novembre 1918...

Un axe de rotation irrégulier...

Faire un copier coller et à écouter...
 
http://www.contre-info.com/grand-remplacement-enfin-des-chiffres-officiels-evolution-de-la-part-de-la-population-dorigine-extra-europeenne-chez-les-0-18-ans-dans-les-grandes-villes-francaises


https://youtu.be/sThuGZcEtuU


Une vague de chaleur extraordinaire s'est abattue sur la Sibérie :


les températures dépassent les +30°C et le record de chaleur a été battu avec + 38 °C......
............................Du jamais vu !

Dès le 11 juin 2020, Roman Vilfand, directeur scientifique russe (Hydrometcenter of Russia)
annonçait que les températures en Sibérie occidentale avaient dépassé la normale de + 9°C pour le mois de mai,
"une situation unique et un événement très rare".

Depuis mi-juin 2020, c'est au tour de la Sibérie orientale
- principalement la République de Sakha -
qui est affectée par une vague de chaleur à peine croyable :
les températures y ont dépassé les + 30°C. sur une grande partie de la région.

Le record de chaleur au nord du cercle polaire arctique a même été battu le 20 juin 2020 avec + 38°C à Verhojansk,
une température jamais enregistrée depuis le début des archives en 1885 (le dernier record date du 25 juillet 1988 avec +37,3 °C). 
 
A lire sur ce sujet :
https://nasa.tumblr.com/post/621457530506428416/special-celestial-events-in-june-2020?linkId=91344720




Verkhoïansk accentue encore son record d'amplitude thermique annuelle la plus importante sur Terre : de -67,8°C à + 38°C, une différence de 105,8°C !


Ces températures sont environ 10°C de plus que la normale !
Et ce sont plutôt celles qui sont attendues pour la fin du siècle à cause du changement climatique.



Déjà l'hiver 2019-2020 a été particulièrement chaud en Sibérie : « Cet hiver a été le plus chaud de Sibérie depuis le début des enregistrements il y a 130 ans. Les températures moyennes étaient jusqu'à 6 ° C supérieures aux normales saisonnières. » a précisé Marina Makarova, météorologue en chef du service météorologique russe de Rosgidromet.
Et cette anomalie chaude a perduré pendant le printemps.
 

Conséquence immédiate : plusieurs dizaines de feux de végétation se sont déclarés dans la région.


Autre conséquence à court terme :
de telles températures vont inévitablement accélérer la fonte du pergélisol,
ce qui va entraîner une hausse des émissions de gaz à effet de serre et donc accentuer le réchauffement climatique,
c'est ce qu'on appelle une boucle de rétroaction positive.


Chaque année, la hausse des températures est de plus en plus perceptible et alarmante alors que le mois de mai 2020
a été le mois le plus chaud jamais enregistré depuis 1880 avec une anomalie de +1,02°C à l'échelle planétaire
(par rapport à 1951-1980), ......selon la NASA.


A lire sur ce sujet :
La fonte de la banquise permet à la Russie d'avancer ses pions en ArctiqueNotre planète surchauffe : records de chaleur battus partout dans le mondeLa canicule et les incendies en Russie n'affectent pas le permafrostFonte des glaces de l'Arctique: 800 millions de personnes menacées....


En Sibérie, un mystérieux trou relativement important est apparu dans le sol gelé en permanence, le pergélisol : plusieurs hypothèses sont avancées, des plus extraordinaires aux plus réalistes. Alors que les trous sont de plus en plus nombreux, le réchauffement climatique semble la l'hypothèse la plus probable.


inquiétant..

C'est le journal Siberian Times qui révèle cette surprenante découverte :


un gouffre béant de 30 à 60 mètres de diamètre pour une profondeur estimée entre 50 à 70 mètres,
est apparu en 2012 dans la péninsule sibérienne lacustre de Yamal (Russie), un nom qui signifie « extrémité du monde » dans la langue locale.
 La péninsule de Yamal est parsemée de très nombreux lacs de forme circulaire qui s'apparentent aux gouffres en formation.


source: 
https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/seismes/plaques-tectoniques.php##=_=

Comment ce trou a-t-il pu se former ?
 
Il pourrait également s'agir d'une chute de météorite,


la Russie, plus grand pays du monde, en a connu de nombreuses dont une particulièrement puissante et spectaculaire en 2013.

Pourtant, selon le ministère russe des situations d'urgence :


"Nous pouvons définitivement affirmer qu'il ne s'agit pas d'une météorite".


En effet, les monticules de matériaux qui bordent le trou et qui forment les parois du cratère ont été éjectés de l'intérieur du trou,
laissant croire qu'il s'agirait plutôt d'une explosion souterraine.


De plus, la couleur sombre de la terre autour du cratère semble être de la roche calcinée.
Le cratère est occupé à 80 % par un lac glacé qui est alimenté par les eaux de ruissellement qui viennent de la surface.


La crevasse est située à environ 30 km du champ gazier de Bovanenkovo, exploité par Gazprom


depuis 2012.
En effet, la région qui s'étend sur plus de 700 km, regorge de gaz et de pétrole.
Un lien peut-il être fait entre les deux ?
Les premières investigations de l'équipe de scientifiques et d'ingénieurs qui s'est rendue sur place mi-juillet 2014 confirment qu'il s'agit d'un phénomène naturel,
même si il demeure des zones d'ombres pour l'expliquer,
rapporte le Siberian Times.

Andrey Plekhanov,
chercheur senior au Centre of Arctic Research,
a précisé au journal :


"Nous avons pris des échantillons de sol et de glace qui sont allés directement en laboratoire.
Nous pouvons affirmer que le cratère est apparu relativement récemment, peut-être un ou deux ans (...)
Peut-il être lié au réchauffement climatique ?

Nous devons poursuivre nos recherches pour répondre à cette question.



Les deux étés précédents - 2012 et 2013 ont été relativement chauds pour Yamal, peut-être que cela a influencé la formation du cratère.".




Selon Andrey Plekhanov,
"Pour le moment, nous pouvons dire avec certitude que sous l'influence d'un processus internet il y a eu une éjection du permafrost.
Je tiens à souligner qu'il ne s'agit pas d'une explosion mais d'une éjection, il n'y avait donc pas de chaleur dégagée lorsque c'est arrivé.".


En effet, les premières investigations affirmaient que les flancs du cratère étaient calcinés.
Pour Andrey Plekhanov, il pourrait s'agir d'un phénomène qui s'est déjà produit il y a 8 000 ans et qui expliquerait l'abondance des lacs dans cette région, une théorie déjà avancée dans les années 1980.

Dans tous les cas, ce cratère n'a pas directement une origine anthropique :
les champs gaziers sont trop éloignés du site et aucune activité humaine n'a été relevée.
Quant aux ET, les scientifiques balaient l'idée :


ce phénomène est exceptionnel de mémoire d'Homme mais en aucun cas étrange et inexplicable :
"Il n'y a rien de mystérieux ici, c'est simplement les lois de Mère Nature avec ses changements de pression interne et de température" ajoute Andrey Plekhanov.
-Sa , c' est pour calmer les gens trop curieux..

D'autres gouffres apparaissent en Sibérie

Un an après la formation de ce gouffre, de nouveaux trous impressionnants continuent de se former en Sibérie. La profondeur du cratère le plus important atteint 60 mètres. "J'étais très choqué quand j'ai vu ces gouffres pour la première fois. On peut y mettre une maison de 25 étages", a déclaré le correspondant du média RT, Vitaliï Bouzouev.



La fonte du pergélisol : une menace pour l'environnement...


Anna Kurchatova,
 une chercheuse du centre subarctique de Recherche scientifique avance l'hypothèse d'une gigantesque explosion souterraine engendrée par


un mélange d'eau, de sel et de gaz sous l'effet de la fonte du pergélisol.


En effet, il y a environ 10 000 ans,
la zone était recouverte d'une vaste étendue d'eau salée.


Depuis, elle a disparu
mais l'eau perdure en partie à l'état de glace sous la surface emprisonnant également du sable, du sel et du gaz...


Avec la fonte progressive de la glace dans le sol sous l'effet du réchauffement climatique,
le gaz aurait été expulsé,
à la manière d'un bouchon de champagne, causant cette explosion.

Rappelons que près d'un quart de l'hémisphère nord est recouvert par le pergélisol.


La glace du pergélisol s'est formée pendant ou depuis la dernière période glaciaire et s'enfonce jusqu'à des profondeurs de plus de 700 mètres dans certaines régions du nord de la Sibérie et du Canada.


Le pergélisol se compose d'une couche active pouvant mesurer jusqu'à deux mètres d'épaisseur.


Cette couche active dégèle chaque été et gèle de nouveau chaque hiver. En-dessous de cette couche, le sol est gelé en permanence.


Avec le réchauffement climatique en cours, d'énormes quantités de matières organiques stockées dans les sols gelés commenceraient à se décongeler et à se décomposer,
libérant progressivement de grandes quantités de CO2 et de méthane (CH4), de puissants gaz à effet de serre, dans l'atmosphère.

Selon le ministère russe des Situations d'urgence cité par Ria Novosti,
le dégel du permafrost arctique suite au réchauffement climatique pourrait constituer une menace non seulement pour les infrastructures destinées à la production de pétrole, mais aussi pour les zones de stockage de déchets radioactifs.


"Les tours de forage, les stations de pompage et les oléoducs sont conçus pour être exploités dans des limites de changement bien déterminées des conditions climatiques.


Le dépassement de ces limites risque, avec un haut degré de probabilité, d'entraîner une série de conséquences négatives",
lit-on dans une prévision établie par le ministère pour 2014.
 
Les golfes de la mer de Kara abritent de nombreux objets ayant servi aux essais nucléaires effectués en Nouvelle-Zemble,


des fragments du brise-glace atomique Lénine, ainsi que le sous-marin nucléaire K-27.


D'après le ministère des Situations d'urgence, un abysse avoisinant l'archipel renferme près de 1 200 objets radioactifs dangereux.


En Russie,
la superficie totale des régions dont le sol est gelé toute l'année s'élève à près de 10,7 millions de km2,
ce qui constitue 63% du territoire du pays.


Ces régions recèlent plus de 70% des réserves prospectées de pétrole, environ 93% des réserves de gaz naturel et des gisements importants de houille.
Elles abritent également des infrastructures ramifiées du complexe énergétique national, indique Ria Novosti.

A lire sur ce sujet :
La fonte du pergélisol en Arctique relâche du carbone, mais aussi du mercureSibérie : le réchauffement climatique accélère l'érosion fluviale du fleuve LenaD'importantes fuites de méthane s'échappent du plateau arctique de Sibérie orientaleSibérie : la fonte du pergélisol entraîne une fuite de pétrole et une "marée" rouge dans les rivières de la région
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Sommaire
La tectonique des plaques : définitionPourquoi les plaques tectoniques se déplacent ?
Carte des plaques tectoniques...
Actualités sur les plaques tectoniquesCommentaires...


Source:


https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/seismes/plaques-tectoniques.php##=_=
 




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-  je pense qu' après avoir bouger de son axe ;
...La terre se rapproche du soleil..


et certain , se font de gros profits en prétextant le bouleversement climatique ...
.La réalité nous est , bien cachée...


... étouffant sera l' avenir pour nos petits enfants...

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Bingo , c' est agaçant d' avoir toujours raison...
 
Les globes terrestres que l'on nous vend dans le commerce sont bien sphériques et tournent de manière parfaitement stable autour de leur axe.
Mais la réalité est tout autre et l'axe de rotation de la Terre dérive.
Les scientifiques de la Nasa proposent aujourd'hui leurs explications.
 
Notre planète n'est pas tout à fait sphérique.
Et son axe de rotation qui relie le pôle nord au pôle sud en passant par le centre de la Terre  a tendance à osciller et à dériver petit à petit.
Il dérive de 10 centimètres par an,


c'est-à-dire de quelque 10 mètres au cours du seul XXe siècle.

 
inquiétant..


Des chercheurs de la Nasa (États-Unis) ont souhaité étudier le phénomène. Forts de données d'observation et de modèles puissants, ils ont identifié trois processus qui pourraient l'expliquer.
 
Le rebond glaciaire, déjà incriminé par des études antérieures, est le plus connu d'entre eux. Les glaciers ont tendance à enfoncer la surface de la Terre (un peu comme lorsqu'une personne s'installe sur un matelas).
Au moment de la fonte des glaces, celle-ci remonte peu à peu.
Mais, selon les chercheurs de la Nasa, ce phénomène ne pourrait pas expliquer plus d'un tiers des dérives de rotation observées.
 
Des causes naturelles et une cause anthropique...

La convection du manteau terrestre interviendrait également pour un tiers. Ainsi, sous l'effet de la chaleur émise par le noyau de la Terre,
des roches subissent un schéma de circulation verticale.
De quoi redistribuer les masses et perturber la rotation de notre planète.
Le dernier processus mis en cause est quant à lui imputable à l'Homme.
Il s'agit en effet de la fonte des glaces du Groenland résultant du réchauffement climatique.


Pas moins de 7.500 gigatonnes auraient en effet été transférées vers les océans, responsables d'une élévation du niveau de la mer... et d'une dérive de l'axe de rotation de notre planète.


source:
https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7240

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.............................OU


un peu comme un fêtard après une soirée trop arrosée,


la Terre vacille sur son axe. Un phénomène en grande partie dû aux mouvements du manteau terrestre, mais aussi, semblerait-il, à l'Homme.


Durant ce dernier siècle, l'irrégularité de la rotation de notre planète s'est accrue, et le suspect n°1 est le changement climatique.



Un axe de rotation irrégulier...

La Terre est une boule de matière grossièrement sphérique
– quoique quelque peu irrégulière
– tournant sur elle-même en 23 heures, 56 minutes et 4 secondes.
Du fait de plusieurs facteurs comme sa distribution de masse inégale et son interaction avec les planètes voisines,
son orbite n'est pas parfaitement lisse,
pas plus que la position de son axe de rotation.



Ce dernier a en effet tendance à changer tous les 6 à 14 ans,
donnant l'illusion que notre chère planète "vacille".


Néanmoins, au cours du dernier siècle, ce vacillement a connu un dérapage non négligeable vers l'ouest,
au rythme de 10,5 centimètres par an, pour un total de 10 mètres de décalage.

 
Jusqu'au début des années 2000, quand soudain sa trajectoire s'est inversée, repoussant le pôle Nord vers l'est,


cette fois-ci au rythme de 17 centimètres par an.


 A qui la faute ?


L'idée selon laquelle la fonte des glaces influe sur la façon dont la planète tourne sur son axe ne date pas d'hier.


Toutefois, elle n'avait jusqu'à présent jamais vraiment réussi à convaincre l'ensemble de la communauté scientifique.
La NASA s'est donc récemment donné pour mission de compiler des siècles de données portant sur la rotation de la Terre,
les variations du niveau des eaux,
ainsi que les changements de masse continentale,
afin de les analyser à la lumière des dernières modélisations du mouvement du manteau terrestre.


"L'explication traditionnelle est qu'un certain processus,


le rebond glaciaire [c'est-à-dire le relèvement de masses terrestres suite à la fonte des calottes glaciaires],
est responsable du mouvement de l'axe de rotation de la Terre",


expose Surendra Adhikari,
auteur principal de l'étude publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letters.
"Mais récemment, de nombreux chercheurs ont spéculé que d'autres processus pourraient également avoir d'importants effets dessus."


-  Convection et fonte des glaces..


"Nous avons identifié non pas un mais trois ensembles de processus cruciaux
– et la fonte de la cryosphère (en particulier au Groenland) durant le XXème siècle en fait partie",.... complète-t-il.
En effet, ces 100 dernières années,
le Groenland a perdu pas moins de 7.500 gigatonnes de glace.


Sans ce poids pour la maintenir en place, la masse terrestre se détend et se redistribue en occupant plus de place, causant inévitablement un changement d'axe de rotation.


Ce processus est extrêmement lent, et remonte à la fin de la dernière ère glaciaire.
Toutefois, il ne fait pas de doute qu'il a été récemment aggravé par le réchauffement climatique.
Pour le reste, les courants de convection à l'intérieur du manteau terrestre jouent également un rôle, mais quant à ce dernier, il n'est rien que nous puissions faire.
Le réchauffement climatique causé par l'Homme démontre en revanche, une fois encore, l'ampleur insondable de l'impact qu'il peut avoir sur notre planète.


source:
https://www.maxisciences.com/climat/la-terre-vacille-sur-son-axe-et-selon-la-nasa-c-est-en-partie-de-la-faute-des-humains_art41670.html


Donc c' est de notre faute...
 
Le système solaire 1: la rotation de la Terre

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10 CHOSES à SAVOIR sur l'ANTARCTIQUE


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Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour

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 Une très bonne nouvelle concernant la montée des mers...


Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour
 
https://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2009/11/12/01030-20091112ARTFIG00380-corne-de-l-afrique-un-nouvel-ocean-pourrait-voir-le-jour-.php
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Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour:
 
Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour


L'ouverture d'une fissure géante dans la croûte terrestre en Ethiopie pourrait marquer le début de la formation d'un océan, selon une équipe de scientifiques internationaux.


 Au milieu du mois de septembre 2005,
une fissure s'est ouverte dans la croûte terrestre au nord de l'Afar,
une zone désertique située à une centaine de kilomètres au sud de la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée.


Elle s'étend sur près de 60 km de long,
entre 2 et 12 km de profondeur et son écartement est de 5 mètres en moyenne.
On estime qu'environ 2 km³ de magma basaltique se sont injectés dans cette fissure.
Cette gigantesque lézarde s'est produite en même temps que toute une série de séismes et une éruption sur le flanc du Dabbahu,
un volcan qui culmine à 1 442 m.
Depuis, une dizaine d'autres fissures plus modestes se sont ouvertes au sud.


«L'épisode d'ouverture de l'automne 2005 marque sans doute l'instant zéro de l'ouverture d'un océan dans cette partie du monde»,
estime Éric Jacques, de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP).


Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour
Avec une équipe de chercheurs de plusieurs nationalités, parmi lesquels un Éthiopien,
un Érythréen,
un Yéménite,
des Anglais,
des Américains et
des Français
, il a participé à plusieurs études consacrées à cet événement tectonique majeur (Geophysical Research Letters, vol. 36, octobre 2009 et Journal of Geophysical Research, vol 114, août 2009).


D'autres publications vont paraître prochainement.



La crevasse a été provoquée par l'étirement causé par l'écartement entre l'Afrique et la péninsule Arabique.
Son ampleur s'explique par la quantité de magma basaltique disponible sous le rift de Manda Hararo et remonté du manteau terrestre.


En effet, l'Afar fait partie de la quarantaine de points chauds de la planète,
des endroits où la matière chaude des profondeurs,
moins dense que la matière de surface,
remonte et perce la croûte.
Les concrétions rocheuses sont aujourd'hui partiellement solidifiées et elles forment une sorte de mur vertical coincé entre les deux parois des fractures.
Elles constituent ce que les spécialistes appellent des filons magmatiques ou «dykes» (dikes), du néerlandais dijk qui signifie «digue».


Nombre de filons magmatiques sont restés bloqués à 2 km de profondeur à l'intérieur ou au voisinage du mégadyke.
Cette fracture s'inscrit dans un contexte tectonique déjà bien connu.


Le célèbre vulcanologue Haroun Tazieff l'avait étudié notamment dans les années 1960.
Il avait émis l'hypothèse que la dépression de l'Afar allait s'ouvrir et former un océan.
En effet, cette région se situe au point de rencontre de trois axes majeurs.
Au nord,
les deux rifts océaniques de la mer Rouge et du golfe d'Aden qui, tous les deux à des vitesses comparables (environ 1,5cm/an),
écartent le continent africain de la péninsule Arabique.


Au sud,
le rift continental est-africain qui, d'ici plusieurs millions d'années, à condition que son activité se poursuive, devrait détacher la plaque somalienne du continent africain (voir infographie).


Les rifts sont des fossés tectoniques où se concentre la déformation causée par l'écartement de masses continentales.
La plupart des rifts volcaniques sont situés au fond des mers ou des océans.
«La dépression d'Afar est un véritable laboratoire à ciel ouvert,
le seul lieu sur Terre où l'on peut assister au déchirement d'un continent sans devoir plonger à plusieurs kilomètres sous l'eau», souligne Deborah Sicilia dans la thèse qu'elle a consacrée à cette région du monde et qu'elle a préparé à l'Institut de physique du globe de Paris.


Les mécanismes qui ont provoqué le mégadyke de septembre 2005 sont d'une extrême complexité.
La circulation du magma est elle aussi extrêmement difficile à reconstituer.
En fait, il y a plusieurs sources magmatiques et non pas une seule comme on le croyait au départ,
et la source principale se situe au centre du mégadyke
(thèse de Raphaël Grandin en cours d'achèvement à l'IPGP).
«On ne comprend pas toute cette plomberie», résume avec humour et humilité Éric Jacques.


L'enjeu est double.
D'une part, mieux comprendre ce qui se passe pour être capable d'anticiper et d'avertir les populations d'un éventuel danger.


D'autre part, imaginer ce qui pourrait se passer dans les prochains millions d'années à venir.
Globalement, il est prévisible que le nouveau rift va se former le long de la chaîne du Manda Hararo,
là où s'est ouvert le mégadyke en septembre 2005.
«Dans un million d'années, la dépression de l'Afar se sera ouverte de 30 km supplémentaires»,
avance Éric Jacques.


En revanche, les chercheurs de l'IPGP se demandent où le rift de la mer Rouge et celui du golfe d'Aden vont se rejoindre.


Selon Isabelle Manighetti, du LGIT de Grenoble,
il est possible qu'en se séparant du continent africain,
le petit massif montagneux du Danakil, situé le long des côtes de l'Érythrée,
se brise en deux pour permettre la connexion entre les rifts de la mer Rouge et du golfe d'Aden.

Les recherches sur le terrain sont limitées à cause de l'insécurité qui règne dans la région.
Dans ce type d'études,
les données satellites fournissent de précieuses informations mais doivent être recoupées par des observations faites sur le terrain.


Depuis novembre 2007, les chercheurs ont installé en brousse au sud du mégadyke un petit réseau de stations sismologiques.
Ils ont déjà pu suivre l'injection de trois dykes et en attendent prochainement un autre.
Les appareils installés sont rustiques et peu coûteux.


Les chercheurs craignent en effet qu'ils ne soient vandalisés ou dérobés. Les déplacements dans la région en 4 × 4 sont difficiles.
L'installation des appareils de mesure s'effectue parfois de nuit pour éviter d'attirer l'attention des rebelles.
Les risques sont tels que les scientifiques connaissant la région deviennent souvent fébriles et préfèrent ne pas s'attarder sur place.
«La dernière fois, on n'a pas pu marcher sur la zone de fracture.
On espère pouvoir le faire la prochaine fois», témoigne Éric Jacques.


source..
https://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2009/11/12/01030-20091112ARTFIG00380-corne-de-l-afrique-un-nouvel-ocean-pourrait-voir-le-jour-.php..
 
https://www.pourlascience.fr/sd/geosciences/naissance-dun-ocean-la-dorsale-de-sheba-2438.php
 
https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/un-nouvel-ocean-est-il-en-train-de-naitre-10233
 
 
Dans la corne d'Afrique, une brèche est en train de se former dans le désert de l'Afar. A terme, la mer Rouge recouvrira la région. Tout à commencé avec le réveil d'un volcan...
 
Cet événement géologique aura lieu suite à un "travail" interminable,
car "la naissance officielle" de cet océan n'est pas prévue avant 1 à 2 millions d'années.
Mais les spécialistes peuvent déjà annoncer sa taille :


200 km de largeur, ainsi que son lieu de naissance :
la corne de l'Afrique.
Plus précisément au nord-est de l'Ethiopie, dans l'un des déserts les plus chauds et secs : l'Afar.

Tout remonte à l'année 2005. Fin septembre, le volcan Dabbahu se met à gronder, à tel point que les géologues commencent à surveiller la région.  Bonne pioche : il ne s'agit pas d'une simple éruption, car en moins de trois semaines, la zone se voit secouée par plus d'une centaine de séismes.


UNE DORSALE OCÉANIQUE ÉMERGE...


Le recours aux images satellite élucide ce mystère :


une dorsale océanique est en train de naître avec pour conséquence,
en plein désert,
un affaissement du sol de plusieurs mètres
(jusqu'à 100 m par endroits)
le long d'une bande de 60 km de longueur et 5 km de largeur.


Visible en surface, cette sorte de gigantesque cuvette,
à sec pour le moment,
n'est en fait que le reflet d'un phénomène qui se trame dans les profondeurs de la Terre.
Car à 5 km sous la surface, à l'aplomb de la cuvette,
du magma s'est infiltré dans les fissures de la croûte terrestre et s'y est accumulé, repoussant ainsi la croûte. Un phénomène qui, pour les spécialistes, signe la naissance d'un futur océan.
Du jamais vu en direct !


LA MER ROUGE S'ENGOUFFRERA DANS LA BRÈCHE..


Avec le temps (on parle ici de millions d'années...),
les tensions vont augmenter,
jusqu'à finalement céder.


Ce qui ouvrira une gigantesque brèche, dans laquelle le magma s'engouffrera, pour former, en se solidifiant, des "dykes",
c'est-à-dire des digues dont l'accumulation constituera le plancher océanique du futur océan.
Et l'eau, direz-vous ?


Eh bien, ce sera celle de la mer Rouge toute proche, qui viendra se déverser par la brèche ouverte.


Mais impossible de dire aujourd'hui quelle forme prendra finalement cet océan ni même s'il en portera le nom.


D'après Science & Vie QR n°20 « La mer & les océans » - Feuilleter ce numéro - Acheter ce numéro
A lire aussi :
• L'océan Atlantique est-il destiné à disparaître ?
• Comment naît une île ?





http://schema.org/Person" class="css-17xdmhb e1fytymd0" style="box-sizing: inherit; color: rgb(114, 114, 114); font-family: source-sans-pro, sans-serif; margin-top: 16px; font-size: 1.14286rem; line-height: 1.375em;">Par Yves Miserey
Publié le 12 novembre 2009 à 11:17, mis à jour le 26 novembre 2009 à 11:18


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http://www.contre-info.com/grand-remplacement-enfin-des-chiffres-officiels-evolution-de-la-part-de-la-population-dorigine-extra-europeenne-chez-les-0-18-ans-dans-les-grandes-villes-francaises


oui , triste réalité ,
mais un français se pose la question de l' avenir au cas ou il fait un enfant..


un étranger , se pose pas la question, c' est dieu qui le veut, donc il fait beaucoup de gosses car il y a les allocations familiales et des associations bienfaitrices pour subvenir à leur besoins , de plus , s' il a trois femmes ,comme beaucoup le sont, donc 3 femmes avec 10 gosses chacune, sa fait 30 gosses pour un étranger ,contre 1 voir zéro pour un français...


oui , dans moins de cinquante années, nous serons submergé..

Des nouvelles de la planète qui va trés mal...


Au tournant du millénaire, l'axe de la Terre a commencé à se déplacer brusquement vers l'est,
se dirigeant maintenant vers les îles britanniques à une vitesse d'environ 17 cm par an,
soit deux fois la normale, selon la NASA.


 
Une étude complexe menée par l'agence américaine et publiée le 8 avril dernier dans le magazine Science Advances met en évidence l'évolution de la répartition des masses à la surface de la Terre, ce qui serait responsable de ce changement de direction entamé il y a plus d'une quinzaine d'années.


 
La fonte des glaces aux pôles et au Groenland,
attribuée notamment au réchauffement climatique,
expliquerait en partie cela :
« Si nous perdons de la masse au niveau de la calotte glaciaire du Groenland, nous sommes essentiellement en train de mettre de la masse ailleurs »,
a déclaré Surendra Adhikari, auteur principal de cette étude.
« Comme nous redistribuons cette masse, l'axe de rotation a tendance à chercher une nouvelle direction.
C'est ce que nous appelons le mouvement polaire ».

Des nouvelles de la planète qui va trés mal...
La NASA avait déjà mis en évidence que le Groenland perd 287 milliards de tonnes de glace par an,
l'Antarctique accusant quant à lui une perte annuelle de plus de 134 milliards de tonnes, précise le site Atlantico.


Cependant, les précipitations,
les courants marins et les vents feraient également partie de l'équation, comme l'explique le chercheur :
« la fonte des calottes polaires explique environ la moitié du changement de direction du pôle,
et les modifications concernant la quantité d'eau stockée par les continents, l'autre moitié. »


En effet, la sécheresse et donc le déficit d'eau dans le sous-continent indien et la mer Caspienne ont rendu cette partie du monde moins lourde, car moins chargée en eau, amplifiant le phénomène.


SOURCES : Science Advance | Atlantico | La Presse | Science Post








https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/laxe-de-la-terre-est-en-train-de-changer-regardez-comment/66234
 

 

Des nouvelles de la planète qui va trés mal...


Les gaz HFC, « bons » pour l'ozone, terribles pour l'effet de serre...


Avec une surface de 23,5 millions de kilomètres carrés, l'équivalent de trois fois la superficie des États-Unis ou de la Chine,
le trou dans la couche d'ozone a atteint une dimension gigantesque à la fin de l'hiver austral 2020 qui s'achève, 
selon les chiffres de la Nasa communiqués au mois d'octobre 2020...
Il est passé tout près de son record absolu (26,6 millions de km²) de l'année 2006, qui avait marqué son apogée depuis son apparition à la fin des années 1970.


Le chiffre a désagréablement surpris les scientifiques, qui guettent avec impatience des signaux forts de « guérison » de ce trou saisonnier,
qui apparaît chaque année en hiver pendant quelques mois au-dessus du pôle Sud.

Car depuis le 1er janvier 1989 est entré en vigueur le protocole de Montréal, souvent cité en exemple d'accord international efficace pour l'environnement.
Il se fixe comme objectif l'élimination complète des substances détruisant l'ozone,
dites ODS (Ozone Destroying Substances) en anglais.
Mais les signes d'amélioration restent pour l'instant modestes.


Rappelons que la couche d'ozone est une partie de la stratosphère,
située entre 15 et 35 kilomètres au-dessus de nos têtes,
dans laquelle l'oxygène (de formule chimique O2),
sous l'effet du rayonnement solaire très violent, est transformé en ozone.


Ce gaz, qui est toxique à respirer, n'en a pas moins un effet très bénéfique dans la haute atmosphère,
loin des poumons humains :
il filtre à plus de 95 % la fraction la plus nocive du rayonnement solaire, les UVB et UVC (ultraviolets B et C),
et en protège donc l'ensemble des êtres vivants.


Les scientifiques considèrent que, sans la formation de la couche d'ozone, il y a plus de 600 millions d'années, plantes et animaux ne seraient jamais sortis des océans.


C'est dire le potentiel destructeur des UV solaires, qui sont entre autres de puissants inducteurs de cancers...


« L'émergence de la guérison
de la couche d'ozone en Antarctique » 


Le trou massif de cette année signifie-t-il que le protocole de Montréal ne fonctionne pas ?


Pour Sophie Godin-Beeckmann,
du laboratoire parisien Latmos,
l'une des principales spécialistes françaises de la couche d'ozone,
il n'est pas question d'aller aussi loin. 
« Il y a une variabilité naturelle importante, qui est fortement affectée par la météorologie annuelle, indique à Reporterre la chercheuse.
 
Les hivers où le vortex polaire
(un tourbillon atmosphérique saisonnier) est fort,
et les températures froides, les réactions chimiques détruisant l'ozone sont favorisées.


Mais, dans l'ensemble, les choses s'améliorent lentement. 



» Et il est vrai que le très mauvais chiffre de 2020 avait été précédé par une année 2019 excellente (9,3 millions de km²),
la meilleure depuis 1983.



Cet optimisme prudent se retrouve chez la plupart des spécialistes de chimie atmosphérique.
En 2018, Susan Solomon, chercheuse au MIT et experte étasunienne éminente, titrait dans un article — qui fait référence — paru dans la revue Science sur « l'émergence de la guérison de la couche d'ozone en Antarctique » 


et prédisait un retour à la normale vers le milieu du XXIe siècle.


D'autres travaux, dont ceux de Sophie Godin-Beekmann,
vont dans le même sens.
Mais il n'est pas simple de dégager une tendance :
ce que l'on appelle « le trou » est un phénomène complexe et changeant, comme le montrent diverses animations disponibles sur internet.


Son « bord » est défini par un seuil un peu arbitraire (220 unités Dobson), choisi par les scientifiques ;
sa taille varie d'année en année, tout comme sa durée
— ce qui signifie qu'il y a des années où il est plus étendu mais plus éphémère ;
enfin, ses basses couches ne se comportent pas exactement comme les couches hautes,
et récupèrent apparemment moins vite, un phénomène qui laisse les scientifiques perplexes.


À quoi il faut ajouter que la santé de la couche d'ozone, qui enveloppe la planète, ne se résume pas à la taille du « trou » antarctique.


Comparer deux années n'est donc pas un exercice facile.


Mais en définitive, les scientifiques distinguent une pente favorable. Surtout qu'il ne faut pas oublier
que les fameux gaz ODS ciblés par le protocole de Montréal
(près de 100 composés différents nommés CFC 
chlorofluorocarbures - et HCFC - hydrochlorofluorocarbures),


principalement utilisés par les industriels de la réfrigération et de la climatisation,
ont une durée de vie très longue pour certains,
pouvant atteindre le siècle.


Il est donc normal que leur élimination, désormais effective à 98,6 %, ne produise ses effets que peu à peu.
Une fabrication clandestine résiduelle a du reste été récemment détectée, notamment en Chine, que les autorités se sont engagées à interrompre.


Sous l'effet de l'expansion de la climatisation et de la réfrigération, la production mondiale des gaz HFC 
— au fort pouvoir réchauffant — a explosé ...



Il y a cependant un « mais » .


Qui est lié à un problème largement indépendant de celui de la couche d'ozone,
à savoir le réchauffement climatique.
Car bien que les deux phénomènes soient disjoints en principe,


voilà que les gaz utilisés pour préserver la couche d'ozone, ceux-là mêmes qui ont été utilisés pour remplacer les destructeurs ODS, s'avèrent accélérer la détérioration du climat !


Ils ont en effet un pouvoir réchauffant considérable
— en moyenne 2.500 fois celui du CO2 
pour les dix-huit plus préoccupants d'entre eux.


Et sous l'effet de l'expansion de la climatisation et de la réfrigération,
 la production mondiale de ces gaz, dits HFC (hydrofluorocarbures), a explosé entre 2012 et 2016 (+ 23 %).


En France par exemple, les HFC représentent aujourd'hui 5 % des émissions de gaz à effet de serre,
un chiffre qu'on ne peut plus qualifier de marginal.
Surtout, la prolongation d'une telle hausse exponentielle porterait au climat le coup de grâce.


 
C'est pourquoi un amendement au protocole de Montréal a été adopté en 2016, à Kigali,
visant à réduire de 85 % la production des HFC, ce qui aurait en principe pour effet de réduire de 0,5 °C le réchauffement projeté en 2100.


Cet « amendement de Kigali » peut être considéré comme un succès diplomatique, puisque, comme le reste du protocole de Montréal,
il est contraignant.
 « Cela fait de ce dernier un outil bien plus efficace que le protocole de Kyoto, explique Sophie Godin-Beeckmann, 
et c'est même pour cela qu'on a mis les HFC dans le protocole de Montréal, alors qu'ils ne détruisent pas la couche d'ozone. »


 L'Union européenne (UE) s'est ainsi engagée à réduire de 80 % ses émissions de HFC en dix ans (d'ici à 2030),
et les industriels français ont pris des engagements dans ce sens.
 


Mais ils ne se pressent pas d'éliminer ces émissions, 
« notamment parce qu'ils étaient à l'aise avec les HFC.


C'étaient les industriels qui avaient proposé d'utiliser ces gaz.
Ils étaient sûrs de les maîtriser,
car ces gaz sont proches des produits précédents par leurs propriétés et leur mode de fabrication »,
 dit Sophie Godin-Beeckmann.


Mais il est plus difficile techniquement et plus coûteux de les remplacer par des gaz à faible pouvoir réchauffant tels que l'ammoniaque,
le propane ou le CO2 
— même s'il est démontré que c'est possible.
 


« Nous avons été quelques-uns à nous apercevoir que Bercy avait subtilement supprimé la taxe ! »
 
 
L'avenir dira si le protocole de Montréal suffira à désamorcer la bombe HFC et à faire prendre ce grand tournant à la puissante et mondialisée industrie du froid.


En France en tout cas, celle-ci affirme tenir le cap, et indique dans un dossier remis au gouvernement avoir baissé de 23 % les mises sur le marché de HFC en 2018,
et être en avance sur la trajectoire décidée.


 
Mais les industriels déploient en parallèle un lobbying efficace pour échapper à une taxe sur les HFC,
pourtant décidée par le Parlement en 2018,
qui aurait dû rapporter 34 millions d'euros.


Cette taxe devait s'appliquer au 1er janvier 2021
(après un premier report d'un an déjà),
 « mais lorsque nous avons examiné le projet de budget, en octobre, nous avons été quelques-uns à nous apercevoir
que Bercy avait subtilement supprimé la taxe ! » 
s'agace Lauriane Rossi,
membre de la commission Développement durable de l'Assemblée nationale et députée La République en marche (LREM),
interrogée par Reporterre.
De plus « la question de la partialité du document fourni par l'industrie, qui justifie ce changement de cap, est posée », note la députée. 


« C'est un document établi par la filière, je ne doute pas de leurs chiffres, mais enfin ce n'est pas un document de l'Ademe,
par exemple. »
 Finalement, la taxe a été repoussée de deux ans, à janvier 2023,


et pourrait même être annulée si les industriels parviennent à limiter leurs émissions à 12 % de moins que ce que la réglementation européenne exige.
 
Il est en tout cas d'autant plus important d'arrêter les émissions de HFC qu'un réchauffement climatique hors de contrôle pourrait, 
selon certains auteurs,
détériorer cette couche d'ozone que le protocole de Montréal semble être laborieusement en train de restaurer.


Car on sait que « l'effet de serre, bien qu'il réchauffe la surface de la planète, s'accompagne d'un refroidissement de la stratosphère », 
explique Sophie Godin-Beeckmann.


Ce que l'on peut expliquer en comparant la basse atmosphère,
où les gaz à effet de serre sont concentrés,
à une couverture enveloppant la terre.



Sous la couverture, il fait plus chaud,



mais au-dessus,
dans la stratosphère, l'air est plus froid...



— puisque moins de chaleur s'échappe de la planète.

Or, la réaction qui détruit l'ozone a besoin de cristaux de glace stratosphériques pour s'opérer
(c'est pour cela qu'elle a surtout lieu aux pôles).


Le réchauffement climatique pourrait donc, à terme, favoriser la destruction de l'ozone !

Un scénario encore hypothétique,
mais qui fournit un argument de plus pour limiter les émissions de gaz à effet de serre...
 
source:
https://reporterre.net/Les-gaz-HFC-bons-pour-l-ozone-terribles-pour-l-effet-de-serre?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_hebdo

coup de chance...

 
Nous avons frôlé la catastrophe ce lundi 3 Août 2020...


Un gros orage au dessus de la mer qui était poussé par un vent du Nord , il nous arrivait droit dessus...


- 2 trombes d'eau se sont formées , donc 2 mini tornades ,et
incroyable avant qu'elles n'arrivent sur le sable , subitement ,
le vent a tourné à l' ouest , et les trombes ont finies sur le sable et se sont subitement terminées , les Belges ont eu aussi eu de la chance...
coup de chance...


coup de chance...


- Autre phénomène observé..


Les hirondelles et martinets nous ont quittés ce 3 Août..


et sur quelques jours en juillet 2020 ..
de plusieurs vent en altitude avec des nuages venant de l' EST et d' autres venant de l' ouest et un vent venant du Sud..


et donc 3 vents différents au dessus de nos têtes...

.......................................................................................................


                    Autre sujet inquietant .


25 juin 2014, 17:12

Les conséquences d'une inversion du champ magnétique



Le premier ensemble de résultats haute-résolution obtenus par la constellation de trois satellites Swarm de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) confirme que le champ magnétique qui protège notre planète s'affaiblit,
un prélude possible à une inversion des pôles.


coup de chance...


Les conséquences,
bien que relativement lointaines, pourraient être significatives pour nos civilisations basées sur les technologies.


 
Selon l'Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP),
"le champ magnétique de la Terre est principalement généré à l'intérieur de la Terre, par l'effet de dynamo dus aux mouvements de convection dans le noyau terrestre, composé à 90% de fer liquide.


Ces mouvements sont générés par le refroidissement progressif du noyau et de la graine solide située au centre de la Terre.


 Il en résulte un champ magnétique dipolaire, incliné d'environ 10° par rapport à l'axe de rotation de la Terre.
 



La magnétosphère
- la partie la plus externe -
créée par le champ magnétique terrestre, a joué un rôle essentiel pour le développement de la vie sur terre en déviant les particules de haute énergie du vent solaire et des rayons cosmiques.


Ceci a permis à l'atmosphère terrestre de se maintenir au cours du temps, contrairement à ce qui s'est passé sur Mars,
où l'absence d'un champ magnétique important à permis au vent solaire d'arracher à son passage une grande partie de l'atmosphère de cette planète.
Le bouclier fourni par la magnétosphère terrestre a ainsi réduit le flux de rayonnement à haute énergie qui arrive jusqu'au sol, permettant le maintien de la vie sur Terre."


 
Ce champ magnétique n'est pas stable et s'inverse
(le pôle Nord magnétique devient le pôle Sud)
suivant des intervalles irréguliers pouvant varier de 100 000 ans à plusieurs millions d'années.


Le dernier changement remarquable des pôles magnétiques
– dit inversion Brunhes-Matuyama



– s'est produit il y a déjà plus de 780 000 ans.


Le processus se déroule en trois phases :


un précurseur,
le basculement lui-même,


et un rebond.
Selon les analyses géologiques des inversions précédentes,
la phase de transition dure au plus un millier d'années.
Or, pendant cette période,
"l'intensité du champ chute à moins de 10 % de sa valeur normale" indique Vincent Courtillot dans un article du journal Le Figaro.
 


Les conséquences d'une inversion du champ magnétique terrestre

- Les conséquences seraient significatives sur le vivant et nos technologies, puisque la surface de la Terre ne serait alors plus protégée des radiations solaires.
Toutefois, l'ampleur des dégâts reste incertain et la continuité de la vie après de tels évènements
(aucune extinction massive ne semble liée à une inversion magnétique) témoigne de sa formidable capacité d'adaptation,
ce qui est bien moins évident dans le cas de nos sociétés.


L'IPGP énumère les conséquences d'une perte d'intensité du champ magnétique terrestre :
 
avaries des satellitesperturbations des systèmes de télécommunication: satellites, câbles sous marins...dégradation ou interruption des services de positionnements par satellites, e.g. GPS ou Galileo;augmentation des radiations reçues par les passagers des avions et les astronautes;courants induits dans les oléoducs, accélérant leur usure;courants parasites dans les réseaux électriques, qui peuvent provoquer des pannes de courant sur des vastes régions. 
Selon l'Institut national des sciences de l'univers,
 
l'intensité du champ magnétique terrestre actuel diminue en moyenne de 5% par siècle.


Or, cette diminution s'est accélérée brusquement depuis 1840 au point qu'à ce rythme le dipôle magnétique devrait s'annuler dans environ 1500 ans !...



La mission Swarm révèle les changements du magnétisme terrestre...


Afin de mesurer plus précisément ces changements,


trois satellites (Alpha, Bravo et Charlie)


ont été lancés en novembre 2013 sous le nom de constellation Swarm. Placés à des orbites variant entre 300 et 530 km d'altitude,


Ils embarquent une armada d'instruments parmi lesquels les magnétomètres à saturation de flux (VFM) qui mesurent la direction du champ magnétique et les magnétomètres scalaires absolus (ASM) qui enregistrent l'intensité du champ.


Selon l'Agence spatiale européenne,
« Swarm fournit un aperçu sans précédent des rouages complexes du champ magnétique terrestre, qui nous protège des rayons cosmiques et des particules chargées qui nous bombardent. »


En effet, les instruments permettent une précision inégalée même à grande échelle.


Les mesures effectuées sur les six derniers mois confirment la tendance à l'affaiblissement du champ magnétique,


dont le déclin est le plus spectaculaire sur l'hémisphère occidental et notamment en Amérique du Nord.
Mais dans d'autres zones, par exemple le sud de l'Océan Indien,
le champ magnétique s'est renforcé depuis le mois de janvier 2014.


coup de chance...


Evolution du champ magnétique terrestre de janvier à juin 2014. En rouge les zones où il se renforce, en bleu où il s'affaiblit
© ESA / DTU Space - Licence : CC BY-NC-ND...



Les mesures les plus récentes confirment également que le pôle Nord magnétique, actuellement situé dans la région arctique du Canada, se déplace vers la Sibérie à une vitesse moyenne de 90 mètres par jour !


Ces changements sont basés sur les signaux magnétiques provenant du noyau terrestre qui est le principal (à 95%) moteur même du champ magnétique.



Les scientifiques vont analyser les données pendant les prochains mois pour démêler les contributions magnétiques provenant d'autres sources, telles que:
le manteau,
la croûte,
les océans,
l'ionosphère et
la magnétosphère.


Cela fournira un nouvel éclairage sur de nombreux processus naturels, depuis ceux qui se produisent au plus profond de notre planète à la météorologie spatiale provoquée par l'activité solaire.


En retour, ces informations permettront de mieux comprendre pourquoi le champ magnétique terrestre s'affaiblit...


Source
Swarm révèle les changements du magnétisme terrestre - ESA
 
 ...Christophe Magdelaine / notre-planete.info


 
 
coup de chance...



Depuis une trentaine d'années,


le pôle nord magnétique se déplace de plus en plus vite,
quittant le Canada vers la Sibérie.


Ce changement brusque pourrait annoncer l'inversion des pôles magnétiques alors que le champ magnétique terrestre ne cesse de s'affaiblir.


Dans tous les cas, les scientifiques doivent revoir de plus en plus souvent le modèle magnétique de la Terre qui sert de base aux systèmes de navigation modernes.


 
Le champ magnétique terrestre trouve son origine dans le lent refroidissement de l'intérieur du noyau externe de notre planète où se trouve un océan de fer liquide surchauffé et tourbillonnant qui crée des mouvements de convection, entre 2 900 km et 5 150 kilomètres sous nos pieds.
D'autres facteurs interviennent comme les roches magnétisées dans la croûte terrestre et l'écoulement des océans notamment via les marées, que ce soit en surface ou dans les profondeurs.

Les mouvements de convection dans le noyau externe engendrent un effet dynamo appelé géodynamo, qui convertit une fraction de l'énergie libérée par le refroidissement en énergie électromagnétique.


 
Ce champ magnétique forme la magnétosphère située entre 800 à 1 000 km d'altitude.
 
Il agit comme un bouclier qui protège la vie sur Terre des excès du vent solaire.


 
Mesuré pour la première fois en 1831 par l'explorateur James Clark Ross dans l'Arctique canadien,
le champ magnétique est instable à l'échelle des temps géologiques.
En effet, une de ses caractéristiques les plus étonnantes, révélée par les études paléomagnétiques, est l'inversion aléatoire des pôles magnétiques. Autrement dit, le nord et le sud magnétiques,
qui sont situés respectivement près du nord et sud géographiques, s'inversent à un rythme chaotique avec une moyenne d'environ quatre événements par million d'années,
soit une fois tous les 250 000 ans.


 
Les conséquences d'une inversion du champ magnétique


La dernière inversion du champ magnétique s'est produite il y a environ 780 000 ans.
Si ces inversions n'ont, à priori, pas été accompagnées de crises biologiques majeures,
un nouveau basculement du champ magnétique serait un véritable défi voire une catastrophe pour notre civilisation dépendante de la technologie.
En effet, les systèmes :
électronique,
informatique et
de navigation
seraient complètement perturbés / désorientés et donc l'ensemble de l'économie mondiale et des transports.


Voici quelques conséquences :
perturbations des systèmes de télécommunication : satellites, câbles sous marins...dégradation ou interruption des services de positionnement par satellites, e.g. GPS ou Galileo ;augmentation des radiations reçues par les passagers des avions et les astronautes ;courants induits dans les oléoducs, accélérant leur usure ;courants parasites dans les réseaux électriques, qui peuvent provoquer des pannes de courant (blackout) sur des vastes régions.Le pôle nord magnétique se déplace de plus en plus vite..


Au milieu des années 1990, le pôle nord magnétique s'est déplacé de plus en plus rapidement, passant d'environ  de
15 kilomètres à environ 55 kilomètres par an.

En 2001, une expédition polaire internationale avait découvert qu'il était entré dans l'océan Arctiques et avait parcouru environ 300 km en seulement 7 ans !


Or, ce phénomène s'est encore aggravé début 2018.



Celui-ci s'éloigne rapidement et de manière plus chaotique du Canada vers la Sibérie, sans que les géologues ne puissent déterminer vraiment pourquoi ce changement est si soudain et si spectaculaire.
 
Des hypothèses sont avancées :


les impulsions géomagnétiques, comme celle de 2016,
qui pourraient être attribuées aux ondes « hydromagnétiques » provenant des profondeurs du cœur de notre planète et la présence d'un jet de fer liquide à grande vitesse sous le Canada.


Une étude dirigée par Phil Livermore de l'Université de Leeds (Angleterre) publiée dans la revue Nature Geoscience début mai 2020 avance une nouvelle hypothèse.


Le déplacement du pôle nord magnétique pourrait s'expliquer par une "épreuve de force" entre deux zones du champ magnétique terrestre,


l'une située sous le Canada et l'autre sous la Sibérie.


« Nous avons découvert que la position du pôle Nord magnétique est contrôlée par deux parcelles de champ magnétique.


Elles agissent comme un effet de tir à la corde contrôlant l'emplacement du pôle », a précisé Phil Livermore à la BBC.

Ainsi, selon les chercheurs, la zone magnétique sibérienne serait devenue brusquement plus puissante que la zone canadienne, attirant le pôle nord qui s'éloigne de sa position historique au Canada.


Et le pôle sud magnétique ?


Le pôle sud magnétique se déplace également,


mais plus lentement que le pôle nord.


Il a quitté le continent antarctique dans les années 1970 et se déplace vers le nord-est.


L'anomalie de l'Atlantique Sud...


L'anomalie de l'Atlantique Sud est une région caractérisée par un faible champ magnétique terrestre qui pose des problèmes techniques pour les satellites et les fusées.


Depuis 200 ans, au niveau planétaire,
le champ magnétique de la Terre a perdu 9 % de son intensité et continue de s'affaiblir, notamment dans une large région de l'Atlantique sud entre l'Afrique et l'Amérique du Sud,


connue sous le nom d'anomalie de l'Atlantique Sud.


Celle-ci, est notamment surveillée par la mission satellitaire Swarm de l'Agence spatiale européenne (ESA).


« Un nouveau minimum oriental de l'anomalie de l'Atlantique sud est apparu au cours de la dernière décennie et n'a cessé de se développer ces dernières années », a précisé Jürgen Matzka, du GFZ-Potsdam.




 
 
Depuis sa découverte en 1958,
cette zone s'est développée et s'est déplacée vers l'ouest à un rythme d'environ 20 kilomètres par an.


Cependant, cette anomalie de l'Atlantique Sud existerait depuis 8 à 11 millions d'années,
ce qui suggère qu'elle est peu susceptible d'être un témoin d'une inversion imminente du champ magnétique terrestre, selon des chercheurs de l'Université de Liverpool qui ont publié leurs travaux dans Proceedings of the National Academy of Sciences en août 2020.


Le déplacement des pôles magnétiques est retracé sur notre cartographie interactive dédiée à la position des pôles magnétiques.

Le modèle magnétique de la Terre remis en question...


Régulièrement, les spécialistes en géomagnétisme ou géomagnétistes élaborent et révisent le modèle magnétique de la Terre qui sert de base à toute navigation moderne :


des systèmes de contrôle des navires en mer,
des avions, aux GPS
des smartphones.

Ainsi, le modèle, mis à jour en 2015, doit être plus fréquemment tant le déplacement s'accélère.
« L'erreur augmente constamment », explique Arnaud Chulliat, géomagnétiste à l'Université de Colorado Boulder et à l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique.


En 2016, par exemple, une partie du champ magnétique s'est accélérée sous le nord de l'Amérique du Sud et dans l'est de l'océan Pacifique.


Ces variations géographiques du champ magnétique sont enregistrées chaque jour par le satellite Swarm de l'Agence Spatiale Européenne (ESA).
En 2018, la marge d'erreur du modèle est devenue trop importante :
le modèle magnétique mondial a été mis à jour fin 2019, en retard à cause du shutdown aux USA qui avait entraîné la fermeture du gouvernement fédéral américain notamment chargé de cette tâche.


Vers une nouvelle inversion des pôles ?


De telles inversions se produisent à un rythme chaotique avec une moyenne d'environ quatre événements par million d'années,
soit une fois tous les 250 000 ans.
Or, la dernière inversion s'est produite il y a 780 000 ans.


Nous vivons donc sous une période relativement longue de polarité stable, qui a cependant présenté de multiples phases de croissance et de décroissance du champ magnétique.


Selon une étude de l'Institut national des sciences de l'univers,
l'intensité du champ magnétique terrestre actuel diminue en moyenne de 5% par siècle.
Or, cette diminution s'est accélérée brusquement depuis 1840 au point qu'à ce rythme le dipôle magnétique pourrait s'annuler dans
environ 1 500 ans !


Sources et références
Elevated paleomagnetic dispersion at Saint Helena suggests long-lived anomalous behavior in the South Atlantic ; Yael A. Engbers, Andrew J. Biggin, Richard K. Bono - Proceedings of the National Academy of Sciences Aug 2020, 117 (31) 18258-18263; DOI: 10.1073/pnas.2001217117Earth's magnetic field is acting up and geologists don't know why - NatureSwarm tracks elusive ocean magnetism - ESAWorld Data Center for Geomagnetism, KyotoLivermore, P.W., Finlay, C.C. & Bayliff, M. Recent north magnetic pole acceleration towards Siberia caused by flux lobe elongation. Nat. Geosci. 13, 387–391 (2020).Swarm probes weakening of Earth's magnetic field - ESA


coup de chance...

Et si le Soleil pouvait déclencher de puissants séismes sur Terre ?


Une nouvelle étude publiée dans Nature Scientific Reports tend à montrer que c'est le cas !


 
Alors qu'il est encore impossible de prévoir la survenue des séismes à plus de quelques minutes,
certains chercheurs suggèrent que l'occurrence des tremblements de terre pourrait être liée à des facteurs "astronomiques" :


- vitesse de rotation de la Terre,
- influence de la gravité de la Lune,
- orages électromagnétiques,


 - activité solaire...


Dans ce dernier cas, l'astronome Wolf avait, dès 1853, émis l'hypothèse que les taches solaires sur le Soleil pouvaient jouer un rôle sur l'apparition de séismes sur Terre.
 
L'idée d'une relation entre l'activité solaire et les tremblements de terre est de plus en plus étudiée
mais restait controversée, comme en témoigne cette étude 2013.


Pourtant, une analyse de 20 ans de données (1996-2016)
sur la densité et la vitesse des protons émis par le Soleil
- enregistrés par le satellite SOHO
- et la sismicité mondiale montre qu'il existe une forte corrélation entre les deux.
 
En effet, les scientifiques ont noté une tendance dans certains tremblements de terre majeurs :


ils ont tendance à se produire en groupes, et ne sont pas répartis géographiquement aléatoirement.
Cela laisse penser qu'il existe un phénomène commun qui les déclenche.
 
Le satellite SOHO
 (Solar and Heliospheric Observatory) de la NASA-ESA suit en permanence les soubresauts de l'activité solaire.


Ses données ont été croisées avec le catalogue mondial ISC-GEM des tremblements de terre géré par Centre Séismologique International.


Cette étude, publiée dans Nature, affirme "établir définitivement l'existence d'une corrélation entre l'activité solaire et la sismicité globale".


Ainsi, les séismes de magnitude supérieure à 5,6 (à partir des séismes dits modérés),
sont corrélés avec la densité de protons qui frappent la Terre, avec un décalage d'une journée.
Selon les scientifiques, cette corrélation est très élevée, avec une marge d'erreur extrêmement faible qui diminue avec la puissance des séismes.

L'activité du Soleil peut-elle déclencher des séismes sur Terre ?
Lorsque les protons du Soleil atteignent un pic,
il y a également un sursaut de tremblements de terre au-dessus de
M 5,6.... pendant les 24 heures suivantes.


"Ce test statistique de l'hypothèse est très significatif",
a expliqué le co-auteur Giuseppe De Natale, directeur de recherche à l'Institut national de géophysique et de volcanologie à Rome, en Italie.


Comment l'activité solaire peut déclencher des séismes sur Terre ?


L'explication de ce lien n'est pas encore clairement déterminée. Régulièrement, des éruptions solaires entrainent des éjections de masse coronale qui peuvent heurter la Terre très rapidement.


Les chercheurs proposent alors un mécanisme appelé effet piézoélectrique inverse :
lorsque les protons chargés positivement du Soleil frappent la bulle magnétique terrestre,
ils génèrent des courants électromagnétiques qui se propagent à travers le monde.
Les impulsions créées par ces courants parviennent à déformer les roches de quartz dans la croûte, ce qui favorise le déclenchement des tremblements de terre.


Une telle nouvelle constitue une avancée majeure dans la prévision des séismes les plus puissants,
notamment ceux attendus le long de failles actives où l'enjeu humain est considérable, comme le fameux "Big One" tant redouté en Californie.
source:


Référence
Marchitelli, V., Harabaglia, P., Troise, C. et al. On the correlation between solar activity and large earthquakes worldwide. Sci Rep 10, 11495 (2020).

Auteur

 Christophe Magdelaine / notre-planete.info

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