prépare..

ici les pays qui se réarment ..
certain en porte-avions ce qui est tout à fait évident  dans le sens ou ils doivent protéger et affirmer leur expansion dans le monde..
de nouveaux pactes alliés se signent en douce entre pays..
 
Coopération et vente d' armes ou pour des projets stratégiques militaires.
pour défendre leurs intérêts ainsi que les intérêts des gros investisseurs du monde dans cette expansion...
Russie...chef d' orchestre.
chine
corée du Nord
inde
iran
vietnam
syrie.
etc
 
voir les liens si dessous...
 
 Le réarmement des forces armées vietnamiennes avec l'aide active de la Russie, suscite l'intérêt non seulement des pays occidentaux, mais aussi des pays voisins du Vietnam.
La Chine est notamment inquiète face à ce processus et a exprimé sa préoccupation à la Russie lors des discussions bilatérales entre les deux pays.
Toutefois il s'agit de mesures indispensables pour le Vietnam,
qui désire moderniser ses forces armées et les aligner sur les nouvelles technologies.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_10_26/Les-livraisons-darmes-russes-au-Vietnam-et-les-interets-de-la-Chine-0839/
 
 
 Le montant du programme fédéral de développement socio-économique de la zone arctique de Russie d'ici 2020 avoisinera 62 milliards de dollars, a annoncé le ministre du Développement régional Igor Sliouniaïev.
 

Ces dépenses doivent être financées en partie par des sociétés privées. Le ministre n'a pas précisé de quelles sociétés s'agissait-il, mais à l'heure actuelle seuls Gazprom et Rosnef sont habilités à explorer les gisements situés sur le plateau continental de Russie.
Le ministère est disposé à soumettre le projet de programme au gouvernement d'ici le 1er novembre. Pour l'heure, le document est examiné par des organes fédéraux du pouvoir.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2013_10_18/La-Russie-investira-dans-lArctique-62-milliards-de-dollars-3900/

La superficie totale du secteur russe en Arctique, y compris l'espace maritime, est supérieure à 6 millions de kilomètres carrés.

Selon les estimations, c'est là que sont concentrées les principales réserves d'hydrocarbures et d'autres ressources minérales.
Leur extraction assure déjà près de 20% du PIB de la Fédération de Russie et 22% des exportations russes.

Toutefois, la population de la région dépasse à peine 1 million de personnes,
dont 136.000 sont les représentants des peuples indigènes du Grand Nord.
Il existe actuellement une possibilité d'étendre considérablement la zone arctique contrôlée par la Russie.
Il suffit de prouver que 1,2 millions de kilomètres carrés des fonds marins situés entre les îles de Nouvelle-Sibérie et le pôle Nord (les dorsales de Mendeleïev et de Lomonossov) constituent l'extension du plateau continental de la Fédération de Russie.


La Russie pourra alors rattacher à sa zone économique exclusive des fonds marins riches en gisements de pétrole et de gaz
(jusqu'à 5 milliards de tonnes d'hydrocarbures).

Toutefois, il est nécessaire que la souveraineté de la Fédération de Russie sur cette zone soit reconnue du point de vue du droit international.
Dès 2001, la Russie a déposé la requête appropriée auprès du Tribunal international du droit de la mer, cependant les experts de l'ONU ont estimé que le dossier russe était incomplet.
Les chercheurs russes se sont vus obligés de procéder à une exploration supplémentaire du fond de l'océan Arctique.


En août 2007, deux bathyscaphes habités de la série Mir ont effectué une plongée record sur le pôle Nord en atteignant la profondeur de plus de 4.000 mètres et ont planté le drapeau russe sur le fond.

Deux députés du parti Russie unie au parlement russe ont participé à cette immersion risquée, et les médias ont déclaré que les échantillons d'eaux et de roches prélevés lors de la plongée, permettraient à la Russie de réintroduire prochainement sa requête à l'ONU en vue d'annexion des nouvelles étendues arctiques.


Le journal Krasnaïa Zvezda précise que par le passé la Russie s'est déjà vue obligée de défendre ses droits en Arctique.
Dans les années 1920, le pays a été confronté aux revendications norvégiennes concernant la terre François-Joseph.
Les Norvégiens ont tenté de hisser les premiers leur drapeau dans l'archipel, mais, par inadvertance, les organisateurs ont expédié des goélettes inadaptées à la navigation dans les glaces, et les navires ont été écrasés par des banquises.

En 1930, le drapeau soviétique y a été hissé le premier, par les membres de l'expédition dirigée par Otto Schmidt.

Auparavant, en 1924, le Commissariat du peuple aux Affaires étrangères de l'URSS avait rendu public un mémorandum qui énumérait les îles de l'Arctique orientale découvertes en 1913 et 1914 par des explorateurs polaires russes et déclarait leur appartenance à l'URSS.

Deux ans plus tard, l'Etat soviétique a déclaré que les frontières du secteur national arctique de l'URSS passaient le long des méridiens depuis les points extrêmes des frontières terrestres du pays jusqu'au pôle Nord. En commentant les résultats de l'expédition Arctique 2007, les fonctionnaires du ministère russe des Ressources naturelles et de l'Ecologie ont déclaré qu'elle avait « permis à la Russie de formuler la requête relative à la dorsale de Lomonossov » et que « le dossier relatif à la requête de rattachement de la dorsale de Lomonossov à la zone économique exclusive de la Russie [était] complet. » On déclarait également que, d'après l'examen préalable du modèle de l'écorce terrestre, la structure de l'écorce de la dorsale de Lomonossov était similaire aux échantillons mondiaux de l'écorce terrestre et que, par conséquent, elle faisait partie du plateau continental russe adjacent.

Par ailleurs, on faisait part des délais définitifs d'achèvement des travaux de recherches :
toutes les preuves de l'appartenance de la dorsale de Lomonossov au plateau continental russe devait être réunies d'ici le 1er décembre 2007.

Toutefois, il s'est avéré lors de la réunion susmentionnée du Collège maritime que la préparation du nouveau dossier prendrait nettement plus de temps.
Selon le directeur de l'Institut russe de recherches océanologiques,
« il est prématuré de faire des prévisions concernant les délais d'achèvement des recherches. »
C'est seulement en 2012, au plus tôt, que la Russie sera à même de saisir le Tribunal international du droit de la mer en matière de sa requête sur le rattachement des fonds marins situés entre les îles de Nouvelle-Sibérie et le pôle Nord à son plateau continental.
Les difficultés liées à l'introduction de la requête auprès l'ONU s'expliquent en grande partie par la complexité du problème scientifique que les géologues russes sont appelés à résoudre.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2011/11/27/61117327/
 
 
Par La Voix de la Russie |
Le gouvernement russe reconnaît que l'Arctique se transforme en zone de conflits potentiels.


Soucieux d'assurer ses intérêts économiques et géopolitiques dans la région, Moscou a l'intention de perfectionner la structure et l'approvisionnement matériel et technique de ses forces armées.
Un volet considérable du programme de développement de la région jusqu'en 2020, est consacré à cette problématique.
 

L'importance économique et géopolitique de l'Arctique croît exponentiellement.
Cette région recèle d'énormes ressources minérales,
d'immenses potentialités militaires stratégiques et possibilités de transport.


Pour les principaux états riverains de l'Arctique (Russie, USA, Canada, Norvège et Danemark),
la possession de l'Arctique est en train de devenir le gage de la prospérité future.
Les leaders de ces pays déclarent que l'Arctique doit devenir un territoire de dialogue et de coopération économique et scientifique.


Pourtant, pour que les partenaires de ce dialogue puissent parler « d'égal à égal »,
ils doivent se fixer sur ce territoire,
à la fois économiquement et militairement.
Vladimir Evséev, directeur du Centre d'études sociales et politiques a évoqué les causes qui poussent les Etats à s'intéresser de plus en plus à cette région :
« Confrontée à l'épuisement des réserves des minerais fossiles sur le continent, la Russie est obligée de procéder à la mise en valeur du plateau continental et notamment de plusieurs grands gisements de gaz naturel.


En outre, l'Arctique se libère progressivement des glaces et devient plus accessible à la navigation.


Par conséquent, la Voie maritime du Nord devient de plus en plus sollicitée en sa qualité de route maritime la plus courte reliant l'Europe à l'Asie qui est de surcroît exempte de piraterie.


La Russie est vitalement intéressée au développement de cette route de commerce qui passe en majeure partie en territoire russe. »
Konstantin Sivkov, premier vice-président de l'Académie des problèmes géopolitiques, développe ce thème :



« Les autres états revendiqueront de plus en plus le contrôle de la région. Il suffit de se rappeler que les États-Unis avaient déjà annoncé que la Route maritime du Nord était une route internationale et que la Russie ne devait pas en revendiquer l'usage exclusif.
Par conséquent, Moscou devra y défendre ses intérêts militairement et stratégiquement plus que politiquement et diplomatiquement.


C'est que la diplomatie n'est efficace que lorsqu'elle se fonde sur la puissance économique et militaire. »
Pour prévenir les risques éventuels, les autorités russes se préparent à perfectionner le contrôle de l'espace aérien et maritime et à garantir la dissuasion stratégique. T

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_11_06/L-Arctique-cesse-d-etre-une-province-6433/

 





En 2012, la Russie et l'Irak ont signé un paquet de contrats pour 4,3 milliards de dollars dans le cadre de la coopération militaro-technique. Il s'agit notamment de la fourniture de 10 hélicoptères Mi-28N (Havoc) armés.
Evoquant les termes du contrat, M. al-Moussawi a souligné que ce dernier concernait essentiellement les armes destinées à la lutte contre les terroristes.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2013_10_17/La-Russie-commence-la-fourniture-darmes-a-lIrak-9553/
la source: la voie de la Russie...


et je passe sur l' expansion de la chine dans les pays d' Afrique avec la ferme intention d' installer des bases militaires avancées...


Egalement en Arctique avec la coopération des Russes qui ont bien l' intention de piller les ressources de gaz ,pétrole, minerais ,or,uranium...
 
...Voir ici sur l' expansion de la chine en Afrique...
 
La Chine en Afrique : avantages ou inconvénients pour le développement ?

par Laurent Delcourt
(avril 2008) imprimer  partager


Depuis quelques années,
on assiste au grand retour de la Chine sur la scène internationale, et tout particulièrement en Afrique, jusque-là « chasse gardée » des Européens et, dans une moindre mesure, des Etasuniens.


Motif d'inquiétude pour les uns, opportunité pour les autres,
la réalité de cette présence chinoise en Afrique doit être ramenée à sa juste mesure.
Au-delà des clichés et idées préconçues, nous chercherons à en montrer ici les avantages, les inconvénients, les opportunités et les limites.



Réalité de la présence économique de la Chine en Afrique



Le dernier Forum sino-africain (2006) a confirmé la place centrale que tient désormais l'Afrique dans les stratégies extérieures du gouvernement chinois avec notamment la création d'un « fonds » de développement pour l'Afrique doté d'un budget de 5 milliards de dollars,
des annulations de dette pour un montant de 1,4 milliard de dollars (concernant environ 31 pays) et
un doublement d'ici 2009 du budget de l'aide.



Si les annonces faites au cours de ce sommet concernaient avant tout la coopération au développement,
la coopération sino-africaine se joue aussi sur le front économique et commercial, avec un accroissement considérable des échanges commerciaux entre les deux continents et des investissements chinois en Afrique en constante augmentation depuis quelques années.


Les chiffres permettent d'en prendre toute la mesure.



Entre 2000 et 2007,
le commerce entre la Chine et l'Afrique a été multiplié par sept pour atteindre 70 milliards de dollars.
On estime par ailleurs que ce montant atteindra 100 milliards de dollars en 2010.
A ce moment, ces montants auront été multipliés par 100 depuis le début des années 1980 et la Chine deviendra le premier partenaire commerciale de l'Afrique
(place tenue actuellement par les Etats-Unis).


C'est dire que les relations commerciales constituent aujourd'hui le principal moteur des relations sino-africaines.
Pour autant, à peine 10 % de l'ensemble des exportations africaines sont destinées à la Chine Il s'agit principalement de matières premières :
70 % pour le pétrole et
15 % pour les ressources minières.


A noter également que le commerce entre l'Afrique et la Chine est déficitaire pour cette dernière, les importations chinoises ne représentant que 2,5 % des importations totales du continent.


Dans ce cas-ci, il s'agit principalement de produits manufacturés :
textile,
chaussures,
appareils électroniques,
équipements de télécommunication et, loin derrière,
voitures.
Passons maintenant aux investissements chinois en Afrique qui ont littéralement décollé eux aussi en même temps que les échanges commerciaux.
Si les données concernant l'évolution de ces investissements sont très lacunaires, on peut toutefois estimer qu'ils s'élèvent actuellement à 11 milliards de dollars, ce qui représente pas moins de 10% de l'ensemble des investissements en Afrique et 15 % des investissements chinois à l'étranger.
Les secteurs concernés sont ceux des matières premières (pétrole et minerais),
les ateliers d'assemblage (bicyclettes bon marché),
le secteur des banques et de la finance  ,
la construction et les travaux d'intérêt public,
un marché que les entreprises installées en Chine commencent à dominer presque totalement.


Au total, près de 1000 entreprises chinoises seraient présentes en Afrique.
Reste enfin l'aide dont on a eu l'occasion de parler un peu plus haut.
A propos de l'aide chinoise à l'Afrique quelques remarques s'imposent. Bien qu'elle ait augmenté fortement ces dernières années, l'aide au développement de la Chine à l'Afrique n'est pas un phénomène récent.


Voilà plus de cinquante ans que la Chine coopère avec l'Afrique en matière de développement.
Autrefois, avant que la Chine ne se replie sur elle une vingtaine d'année durant (1980-2000) pour se concentrer sur son propre développement, le montant de cette aide dépassait de loin l'ensemble des investissements et des montants liés au commerce. Initiée avec des projets en
Algérie,
en Egypte et
au Ghana,
la doctrine sur laquelle reposait cette aide était officiellement celle d'une solidarité Sud-Sud dont les principes ont été formalisés par Zou en Laï  .


Officiellement « désintéressée »,
cette politique visait cependant aussi à contrer l'hégémonisme soviétique et occidental en Afrique, par un renforcement des liens et des alliances.
Contrairement au passé, l'aide de la Chine à l'Afrique est aujourd'hui fortement adossée aux investissements et aux relations commerciales.
Le tout fait en réalité partie intégrante d'un « package » global négocié entre la Chine et les pays africains.


Aussi, est-il difficile d'isoler et de mesurer les montants accordés à titre d'aide au développement et leur répartition
(entre dons, prêts concessionnels, annulations de dette, etc).


Une difficulté accrue du fait de l'opacité des statistiques.
On peut cependant estimer que le montant de cette aide tourne autour de 2 milliards de dollars par an, soit 10 % de l'aide totale reçue par l'Afrique, ce qui ferait de la Chine l'un des principaux bailleurs de fonds du continent, en passe même de devenir le premier, si effectivement les montants doublent comme annoncé au dernier forum sino-africain.


Concrètement, cette aide finance essentiellement (environ 70 %) des travaux d'infrastructure (routes, ponts, voies ferrées, etc.), mais également des bâtiments de prestige, des écoles et centres de formation, des hôpitaux, etc.

Chine/Europe : des logiques d'intervention différentes en Afrique
 
Officiellement, l'Europe déploie sa coopération au nom du « développement » et des « Objectifs du Millénaire ». Depuis les décolonisations, elle s'est donnée comme « mission » d'assister « paternellement » l'Afrique pour qu'elle accède à la modernité (discours altruiste modernisateur). Quand à le Chine, elle déploie sa coopération, comme nous l'avons vu, au nom de la solidarité « Sud-Sud », de la tradition afro-asiatique, de la situation partagée de nations historiquement dominées par l'Occident, qui entretiennent des rapports « amicaux », sur un même pied d'égalité.
Notons cependant, pour commencer, que dans un cas comme dans l'autre, derrière le voile de discours légitimateurs différents (et souvent opposés), les acteurs chinois comme européens sont globalement mus par des intérêts économiques semblables (accès aux ressources naturelles africaines, aux marchés, etc.) et une même logique géopolitique (conserver ou augmenter leur influence dans la région).
Plus intéressantes que les « discours légitimateurs » sont sans doute les logiques d'intervention différentes qui caractérisent d'un côté l'Europe, de l'autre, la Chine.



Aussi, l'aide de l'Union européenne est-elle souvent liée à un ensemble de conditionnalités visant à réformer les économies africaines dans un sens libéral
(Cf. ajustements structurels et DSRP [3] ).
Par exemple, l'intégration des pays africains à l'économie mondiale a été définie comme une des grandes orientations de l'aide européenne. S'agissant de l'Afrique, la signature des accords APE (Accord de partenariat économique) est censée impulser cette intégration.


Outre les conditionnalités « économiques », existent aussi des conditionnalités « politiques ».
Ainsi, depuis les années 1990, l'Europe aide les pays d'Afrique à condition que ceux-ci s'engagent sur la voie de la démocratie et de la bonne gouvernance (synonyme surtout de bonne gestion) et qu'ils collaborent en matière de lutte contre le terrorisme et l'immigration non contrôlée.


En l'absence de progrès en ce domaine, l'Europe se réserve donc théoriquement le droit de couper le robinet du financement.


En Afrique, où l'ajustement libéral a eu des conséquences désastreuses, ces conditionnalités économiques et politiques – dont sont assortis les accords de coopération – sont mal perçues et considérées comme une imposition de type néocolonial.



De son côté, la Chine ne pose pas de conditions à son aide en termes de politiques et d'orientations économiques.


Pas plus qu'elle n'a d'exigence vis-à-vis de ses partenaires en termes de démocratie, de transparence dans l'usage des fonds, de lutte contre la corruption, etc.


Sa politique de coopération se fonde sur la « non-ingérence » dans les affaires intérieures des pays africains .
Ce qui l'amène à investir dans des pays où corruption et violations des droits de l'homme atteignent des proportions endémiques, comme au Zimbabwe et au Soudan.



Avec raison, l'Union européenne et d'autres bailleurs de fond soulignent qu'en collaborant avec ces régimes, la Chine sape les effets des pressions de la communauté internationale qui sont exercées sur eux, fait voler en éclat le consensus des bailleurs à leur sujet, et ce faisant, les conforte.


Toutefois, à la décharge de la Chine,
notons que les autres bailleurs, européens en particulier, n'ont pas non plus, dans leur relation, avec l'Afrique le monopole de la vertu.
Dans les faits, les conditionnalités démocratiques avancées tiennent parfois aussi du double discours quand on sait les relations très complices entretenues par les Européens avec une kyrielle de régimes autoritaires ou à tout le moins douteux
(Togo, Burkina Faso, Nigéria, etc.).


Par ailleurs, étant la « dernière arrivante » en Afrique, la Chine n'a-t-elle pas été forcée d'investir dans des pays « moins recommandables » sur le plan international, les compagnies occidentales monopolisant déjà les marchés dans d'autres pays ?
L'autre critique formulée par les bailleurs de l'OCDE vis-à-vis de la politique chinoise de coopération est la question de l'aide liée .


Contrairement aux bailleurs occidentaux qui ont convenu il y a peu de délier leur aide, cette pratique reste de mise dans les relations entre la Chine et l'Afrique.
En fait, l'aide chinoise est doublement liée. D'une part, les projets financés par la Chine font essentiellement appel à des entreprises et à de la main-d'œuvre chinoises, au détriment de la main-d'œuvre locale (cette dernière exprime d'ailleurs son insatisfaction avec de plus en plus de vigueur) ;


et d'autre part,
les financements de projets d'infrastructure
(routes, ponts, barrages, hôpital, etc.) ou de prestige (stade, palais présidentiel) sont systématiquement « liés » à l'octroi de concessions pétrolières ou minières (exemple récent de la RDC).


Mis à part la question de la main-d'œuvre chinoise, objet d'une forte tension entre population et investisseurs chinois, la problématique de l'aide liée – critiquable dans son principe – n'a toutefois que peu d'impact sur les règles de transparence dans l'attribution des marchés publics, les entreprises chinoises étant régulièrement les moins chères.


De plus, soulignons le fait qu'existe une proximité plus grande entre les manières de faire de Chine et d'Afrique.
Les opérateurs chinois évoluent avec davantage d'aisance dans les environnements les plus difficiles où prédominent les arrangements informels (en termes de procédures, normes, etc.) et là où les investisseurs étrangers sont généralement absents.
L'aide chinoise est ainsi bien plus efficace et pragmatique.



   Impacts réels de la présence chinoise sur le continent africain



Du point de vue du développement strictement économique,
la présence de la Chine en Afrique est avantageuse pour cette dernière sous certains aspects.
La demande chinoise dope les prix des matières premières, ce qui améliore les termes de l'échange et les recettes d'exportation des pays africains, et les nouvelles relations sino-africaines contribuent à réintroduire l'Afrique dans les flux internationaux du commerce formel, dont elle s'est trouvée à l'écart plusieurs décennies durant.



Toutefois, soulignons qu'au niveau de leur structure, ces relations économiques sino-africaines s'apparentent au commerce Nord-Sud (comme le Nord, la Chine entend sécuriser son accès aux matières premières) et par conséquent constitue aussi un lourd handicap.


Concrètement, l'Afrique reste cantonnée presque exclusivement dans un rôle de fournisseur de matières premières
(pétrole, minerais, bois, coton, etc.),
ce qui a pour effet de renforcer sa place défavorable dans la division internationale du travail.
Pensons notamment aux investissements chinois dans l'agriculture
(en particulier dans la production d'agrocarburants)
qui ont tendance à favoriser le développement des monocultures d'exportation.
Notons aussi que l'importation massive de produits chinois provoque le déclin du secteur industriel local, notamment textile, dans les rares pays où il a pu se développer (faillites en
Zambie,
Afrique du Sud,
Cameroun,
Gabon,
Nigeria),


malgré les tarifs préférentiels accordés par la Chine.


Enfin, si les recettes budgétaires des gouvernements peuvent se trouver augmentées grâce aux exportations vers la Chine, se pose la question de la répartition de ces recettes
(pour quelle usage/redistribution étant donné la dégradation de la gouvernance ?) et de la durée (combien de temps cela va durer étant donné que les ressources exportées sont pour une bonne part non renouvelables) ?


Mais l'Europe fait-elle mieux à ce niveau ?
C'est en effet bien elle qui a la responsabilité historique de la place de l'Afrique dans la division internationale du travail, et d'après plusieurs experts de la société civile, la signature prochaine des APE aura des effets délétères sur le maigre tissu industriel africain et la préservation des ressources.
 
En fait,
c'est principalement sur le plan social, politique et environnemental que l'intrusion de la Chine en Afrique pose le plus problème.
En effet, les droits sociaux des travailleurs africains employés par les entreprises chinoises sont régulièrement bafoués (sous-payés, non reconnaissance des syndicats, etc.).


Et les entreprises chinoises ne font preuve que de très peu de responsabilité sociale.
Ainsi, aux îles Maurice, les Chinois n'ont mis que quelques mois à démanteler les usines textiles qu'ils avaient montées pour contourner les quotas imposés à la Chine par l'OMC, une fois que ceux-ci ont été levés.


Sans préoccupation aucune concernant les conditions sociales de leur départ.
L'emploi d'une main-d'œuvre chinoise pose également problème, car ce faisant, la Chine ignore le renforcement des capacités locales.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que l'on assiste actuellement à une multiplication de réactions d'opposition à la présence chinoise de la part des populations d'Afrique :
succession de grèves dans les mines zambiennes exploitées par les Chinois,
enlèvement d'ingénieur chinois au Nigéria,
ce qui signifie désormais que la Chine n'est plus à l'abri des attaques jusque là réservées au Nord.



Si la préoccupation des Chinois pour les normes sociales sont faibles,
il en va de même pour les normes environnementales qui sont systématiquement négligées dans la quête des ressources naturelles et la mise en œuvre des projets d'infrastructure (routes, ponts, voies ferrées, barrages, etc.) : aucun respect des standards internationaux notamment dans la construction du grand barrage de Merowe au Soudan et importation illégale (50 %) de bois tropicaux et d'ivoire.
Sur ces deux plans,
il faut bien admettre que les pratiques des investisseurs européens, bien qu'inégales, sont en voie d'amélioration (montée en force des principes de responsabilité sociale et environnementale,
codes de bonne conduite, etc.), notamment du fait qu'elles sont l'objet de contrôles et pressions de la part des sociétés civiles européennes (campagnes internationales à l'exemple de celle contre IKEA).



La dernière préoccupation enfin concerne, comme on l'a vu plus haut, le renforcement de la démocratie que la Chine néglige totalement. Pire encore, elle sape par ces relations avec des Etats peu recommandables les progrès dans ce sens.



Conclusion



La présence de la Chine en Afrique constitue-t-elle un plus pour le développement de l'Afrique ?
Oui et non !


La politique africaine de la Chine ne doit être ni diabolisée (médias et politiques occidentaux) ni idéalisée (discours tiers-mondiste).


La réponse doit être teintée de nombreuses nuances.
Sous certains aspects, cette politique est préférable aux politiques européennes en matière de coopération avec l'Afrique, sous d'autres, elle est pire.
Si certains en Afrique, à l'instar du président sud-africain Mbeki, dénoncent le néocolonialisme chinois et estime que la Chine dispose d'un agenda caché pour le continent, beaucoup pensent, au contraire, que les relations avec la Chine sont plus avantageuses qu'avec l'Occident :


l'Afrique cesse d'être le pré carré des Occidentaux.
La présence de la Chine en Afrique fait naître entre partenaires du développement une concurrence salutaire.
D'aucuns soulignent par ailleurs que l'aide de la Chine est plus complémentaire que concurrentielle.
Sur le plan symbolique aussi le regard africain est positif dans le sens où les Chinois se caractérisent le plus souvent par l'absence de préjugés par rapport aux Occidentaux.


Reste les critiques selon lesquelles la Chine mine les efforts de l'Occident visant à construire la transparence, les droits humains et le développement des capacités.
Sur ce point, il faut noter les évolutions en cours qui sont loin d'être anodines.


Ainsi la Banque d'investissement chinoise en Afrique,
l'Exim Bank, se montre actuellement de plus en plus soucieuse par rapport aux remboursements, sur les questions de transparence et à la notion de risque pays.
Par ailleurs, un responsable Chinois a déclaré dernièrement que les entreprises chinoises pourraient être sanctionnées en cas d'abus à l'étranger.
A suivre l'évolution en cours, il semblerait donc que la Chine tendent de plus en plus à s'aligner sur les critères de l'OCDE.


Enfin – et c'est loin d'être négligeable
– la Chine est le seul pays à investir massivement dans l'infrastructure et la formation.

Notes
[1] Les Chinois ont notamment fait l'acquisition de près de 20 % du capital de la Standard, première banque africaine et la China Development Bank a scellé une alliance avec l'Union Bank of Africa, l'une des principales banques du Nigeria.
[2] Au nombre de ces principes, retenons : égalité entre les partenaires, bénéfices mutuels, respect de la souveraineté, prêts sans intérêts, allègement des charges, choix de projet renforçant l'économie des bénéficiaires, respect des obligations, etc.
[3] Documents stratégiques pour la réduction de la pauvreté. Ceux-ci ont succédé à la fin des années 1990 aux fameux programmes d'ajustement structurel.
[4] Nul doute cependant que l'aide de la Chine est conditionnée au soutien diplomatique des pays bénéficiaires sur une série de dossiers internationaux, à commencer par la reconnaissance de Taiwan (seuls une poignée de pays africains reconnaissent Taiwan). Les voix africaines au sein de l'ONU, de l'OMC etc. sont importantes pour asseoir les ambitions géopolitiques de la Chine (soutien à l'OMC ; vote contre la candidature du Japon au Conseil de sécurité de l'ONU).
[5] Une aide est dite « liée » lorsque le pays bénéficiaire est obligé d'avoir recours aux biens ou services des entreprises du pays donateur pour mettre en œuvre les projets financés

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.
Autorisation de reproduction ou traduction à demander à cetri (at)cetri.be

Auteur-e-s
 Laurent Delcourt 
Sociologue et historien, chercheur au Centre tricontinental - CETRI (Louvain-la-Neuve).



Pays & Région(s)
 Afrique subsaharienne
 Chine




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 L'activité militaire croissante de la Russie dans la région arctique est la réponse aux agissements des Etats occidentaux.


Moscou doit prendre des mesures pour défendre ses intérêts géopolitiques.
Si la Russie ne renforce pas maintenant sa puissance dans la région, elle aura du mal à suivre les rythmes de la militarisation de l'Arctique par les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN, notent les experts.
 

La cause de «l'agitation arctique» est claire: la fonte des neiges non seulement ouvre l'accès aux immenses réserves d'hydrocarbures et d'autres ressources naturelles, mais aussi à la Voie maritime du Nord, itinéraire le plus courte entre l'Europe et l'Asie. Seulement, la rivalité peut nuire à la mise en valeur de ces richesses, selon Dmitri Souslov,
directeur adjoint du Conseil de politique étrangère et défense.
« Il faut se préparer à l'escalade artificielle des tensions en Arctique et à une certaine course aux armements. C'est une tendance assez déplorable, puisque dans le cas présent, il est question de ressources non explorées dont nous ignorons les volumes. Même si elles y existent, leur mise en valeur est actuellement très chère et non justifiée économiquement. Les parties devraient dépolitiser leurs relations en Arctique, coopérer. »
Malheureusement, le Centre Arctique de recherche et de conception, créé récemment par Rosneft et ExxonMobil est un des exemples peu nombreux de coopération dans la mise en valeur des richesses du nord. La tendance principale pour le moment, c'est le renforcement de la tension près des frontières russes du nord. Sous le prétexte «d'opérations humanitaires», les troupes de l'OTAN réalisent des tâches militaires : minage des plans d'eau maritimes, contrôle de l'espace aérien et débarquement de troupes parachutées sur le littoral. Donc, avant que le face-à-face arctique ne se transforme en dialogue arctique, la Russie devra fortifier ses positions dans la région, estime Mikhaïl Khodarenok, chef du Conseil social auprès de la commission militaire et industrielle du gouvernement russe.
Actuellement, les pays assez éloignés de l'Arctique, comme la Chine, manifestent un grand intérêt pour cette région.


La Chine se positionne comme un « pays pré-arctique ».
Le Conseil arctique accueille de nouveaux « observateurs » qui insistent sur l'attribution à cette région du statut international


– à l'instar de l'Antarctique.


Mais le territoire le plus long baigné de mers arctiques fait partie de la Russie.
Moscou a des intérêts commerciaux, économiques, énergétiques, militaires et politiques en Arctique
– même en comparaison avec les autres pays « arctiques » -
le Danemark,
le Canada
les Etats-Unis.


Et elle n'a pas l'intention de sacrifier ses intérêts. 

Andreï Smirnov
Lire la suite: 


Lors des événements avec la Syrie.
 
Les USA qui préconisait une attaque pour mettre fin au pouvoir de M-Assad sous prétexte que celui-ci  avait utilisé des gaz de combats...
Les Anglais se sont écarté d' une intervention..
c' est sur quand on voit cela en boucle sur les chaines TV, cela rappel un peu l' intervention contre les barbus, donc pourquoi aller maintenant les soutenir...
car Assad est devenu allié de la russie...
en le faisant destituer il serait possible de remettre en place un pro usa...
pour cela ,il faut interpeller l' opinion mondiale,

 oui avec cette question de l' utilisation de gaz de combat...
mais qui c' est servi des gaz ,

 la ,de nos jour la question ne se pose méme plus car les barbus s' en sont hélas de nouveaux servi, 

et bizarrement aucun média n' a crié au scandale...
 
 
 La Voix de la Russie |

 Les rebelles syriens auraient utilisé des armes chimiques lors d'un combat avec une milice d'autodéfense kurde en Syrie,

 rapporte mercredi la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin.
 
Les affrontements se sont produits à proximité de la ville d'Hassaké dans le nord-est de la Syrie, non loin de la frontière turque.

 Après la chute d'un obus lancé par les anti-Assad,

 une fumée jaune âcre s'est dégagée sur place.

 L'attaque a provoqué de graves symptômes d'intoxication chez plusieurs personnes, a fait savoir à la chaîne une source kurde à Hassaké.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2013_10_30/Syrie-les-rebelles-auraient-utilise-des-armes-chimiques-pres-de-la-Turquie-3297/

Nous pouvons par-contre réalisé la montée en puissance des russe et de tous ses alliés...

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2420263/Syrian-civil-war-rebels-behead-Assads-thugs-children-really-sides.html
 
Les USA ont battus le rappel de ses alliés pour une intervention..
 
seul la france a répondue présent...
 
l' Europe a dit non.
 
oui , vu l' importante armada Russe déployée devant les cotes syriennes , un très grand risque , car une bavure pouvait très vite dégénérée par une intervention Russe et de ses Alliés...

- Les ANGLAIS  ont fait demi-tour , bien que la reine a annoncé la troisième guerre mondiale 
 
seul , le français n' avait toujours pas vu la menace , et heureusement le porte avion devait rentrer en maintenance ..ouf..
 
mais de toute cette histoire ,il faut retenir que les USA ne sont plus en mesure de jouer les policiers du monde..

ils sont en faillite tout comme nous.
 
et que l' europe est sous équipée militairement et bien sur à vite démontrer la division entre pays dans le cas d' une intervention...
 
Donc moralitée:
 
nous ne pouvons plus trop compter sur une aide américaine pour défendre le pays , juste une intervention 3 ou 4 ans après comme en 1944 et bien sur ,si vous avez de quoi payer cette intervention en OR...
 
vous ne pouvez pas compter non plus ,sur une intervention commune de nos alliés en europe, car il y aura toujours des désistements...voir le lien si dessous...
 
De Gaule , avait créé une France forte, militairement ,industriellement et économiquement...
 
de nos jours ,la france n' est même plus son reflet, mais une épave...
 
oui , souvenez-vous des gars de 14.18  et des gars de 39.45...
 
à vous de juger sur la réalitée des faits...
 
oui , vous pouvez continuer à faire l' autruche, vivre votre petite vie tranquille, suivre votre match de foot
faire semblant de ne pas savoir...
 
mais le jour J , se sera à vous de vous défendre, et là , je crois qu' il faudra s' attendre à beaucoup de larmes et de morts...
 
Par La Voix de la Russie | L'Allemagne n'envisage pas de participer à d'éventuelles actions militaires contre la Syrie, a déclaré la chancelière Angela Merkel en marge du sommet du G20.
 

« Cependant, en ce qui concerne l'aide humanitaire et le soutien politique dans le règlement du conflit, l'Allemagne pourra s'impliquer », a indiqué la chancelière.
 « Il faut mettre la fin à cette guerre », a déclaré la chef du gouvernement allemand, en soulignant qu'il était possible de régler le conflit par des moyens politiques.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2013_09_05/Merkel-lAllemagne-ne-participera-pas-aux-operations-en-Syrie-6173/
 
pour la france :
 
La parution du livre blanc ne devrait finalement intervenir que fin mars début avril. Les causes seraient des rebondissements et des voltes faces sur le futur buget de la Défense...
 
 
On n'imaginait bien évidemment pas que dans le contexte actuel, une augmentation du buget de la Défense serait annoncée mais certains espéraient tout de même que l'opération Serval et la montée de l'islamisme à nos portes inciteraient le pouvoir à ne pas négliger les moyens octroyés à ce dernier rempart.
Or, il apparait que celui-ci serait réduit à 1,3 % du PIB, soit 2,5 points de moins qu'en 2012 où il était à 1,55%.
L'armée de Terre pourrait être la première touchée. La preuve en est que le général Thorette, ancien chef d'Etat-major de l'armée de Terre avait démissioné courant décembre après avoir découvert un document d'une quinzaine de pages, rédigé par Guéhénno, dont deux pages sont consacrées aux capacités de l'armée de Terre.
Cela démontre la gravité des orientations de ce livre blanc qui braderait l'armée francaise.


La rédaction du livre se ferait sans les principaux intéressés :
En effet, l'amiral Guillaud, chef d'Etat-major des armées, aurait été tenu à l'écart des commissions de préparation... Comment imaginer de définir la stratégie d'une entreprise sans consulter son directeur général ?


La diminution du budget de la Défense aura des répercussions dramatiques :
D'abord financièrement, cette amputation rejaillirait sur l'ensemble des groupes industriels de Défense, l'armée étant le premier investisseur de l'Etat. Cela provoquerait une réaction en chaîne sur l'ensemble des sous-traitants de la Défense.
Ensuite politiquement ; en efffet, Londres redoute la diminution de la capacité militaire francaise pour différentes raisons. La France et la Grande-Bretagne sont les deux seuls pays européens à investir encore de manière conséquente dans leurs budgets de défense. «Si l'un des deux décroche, la pression se fera automatiquement ressentir l'autre», regrette Andrew Murrison, ministre de la défense britannique.


Une perspective d'autant plus inquiétante qu'outre-Atlantique, le second mandat de Barack Obama devrait accentuer la réorientation stratégique vers l'Asie-Pacifique.
 
 
Par La Voix de la Russie | La très récente visite de Laurent Fabius, Ministre français des Affaires étrangères, en Angola, a clairement montré le désir de l'Hexagone d'étendre son influence au-delà de l'Afrique francophone et de jouer la concurrence dans un pays déjà très convoité par bon nombre d'autres partenaires.
 

« La France veut sa part du miracle angolais »,

 tel était le titre d'un article paru le 1er novembre sur le site de France 24.

 En effet, la première visite en dix ans d'un Ministre français des Affaires étrangères dans ce pays n'a rien d'anodin, 

bien au contraire.

 L'Angola est effectivement pour beaucoup un eldorado à exploiter à tout prix. 

Ce pays lusophone du Sud-Ouest de l'Afrique vit un véritable boom économique depuis plusieurs années.
Plusieurs grands patrons des principales entreprises françaises ont accompagné M. Fabius à Luanda, la capitale angolaise.

 Parmi elles, on peut citer Total, Airbus, Air France, Alstom, Bolloré, Veolia, BNP Paribas... 

Du beau monde en gros.

 La France ne cache pas que l'arrivée d'une délégation aussi importante en Angola est liée ouvertement à ses intérêts économiques et commerciaux dans ce pays.

 D'ailleurs, comme le note si bien le site du ministère français de l'Economie et des Finances, « peu de pays dans le monde ont un potentiel aussi important que l'Angola, où, malgré la concurrence,

 il existe d'importantes possibilités pour les entreprises françaises en dépit des difficultés d'approche du marché ».


Le pétrole reste pour le moment le principal intérêt.

 L'Angola en est désormais le deuxième producteur du continent africain (derrière l'Algérie et devant le Nigeria). 

C'est donc sans surprise que dans le total de 10 milliards d'euros d'investissements directs français en Angola en 2012,

 plus de 90% sont représentés par Total. 


Mis à part l'or noir, 

l'Angola compte également d'autres ressources en quantités importantes :

 gaz, 

diamants, 

or, 

bauxite, 

uranium, 

industrie de la pêche, ... 

Sans oublier d'autres domaines avec lesquels veut renouer le pays, comme l'agriculture, naguère prospère.


L'Angola est devenu en outre un eldorado pour les travailleurs étrangers, 

et point important, pour les travailleurs européens, Portugais en premier lieu.

 En effet, plus de 150 000 travailleurs portugais y travaillent officiellement, sans compter les citoyens portugais en situation irrégulière, reconduits de temps à autre à la frontière.

 L'Angola est par ailleurs devenu l'un des principaux pays investisseurs étrangers d'un Portugal en crise, faisant que celui-ci n'a jamais autant dépendu de son ancienne colonie.

En dehors des énormes opportunités d'affaires qu'offre l'Angola, pour la France il s'agit aussi vraisemblablement de tenter de jouer sur le terrain de la Chine. 

Car en effet, l'Empire du milieu est le premier partenaire économique et commercial de l'Angola.

 Forte de sa présence via ses milliards d'investissements,

 la Chine est également représentée à travers ses nombreux concitoyens présents dans le pays (plus de 250 000 selon les sources occidentales). 

Pour la France, dont la présence est de plus en plus contestée au sein de ses anciennes colonies francophones et avec le système de la Françafrique de plus en plus remis en cause, 

l'Angola représente une occasion d'étendre encore plus son influence.
Qu'en sera-t-il en réalité ?

 Difficile à dire. Malgré les atouts que la France possède dans un certain nombre de domaines, l'approche adoptée sera probablement décisive.

 Car si la Chine, qui ne compte nullement lâcher ses intérêts en Afrique en général et en Angola en particulier, et qui a depuis longtemps fait du continent africain l'une de ses priorités en matière de politique extérieure, a très souvent su trouver la bonne approche avec ses partenaires africains,

 la France elle, habituée à bien souvent simplement dicter ses désirs dans ses anciennes possessions, aura beaucoup de mal à faire de même en Angola. 

Il faut quand même bien le rappeler, l'Angola fait partie de ces pays sur le continent africain ayant toujours su défendre avec ardeur leur souveraineté.
L'histoire relativement récente de l'Angola (longue guerre d'indépendance contre le Portugal, puis très longue et dévastatrice guerre civile) lui ont appris à défendre coûte que coûte ses intérêts, où que ce soit et avec qui que ce soit. 

La France saura-t-elle éviter avec l'Angola les erreurs commises (et qu'elle commet encore) avec bon nombre d'autres pays africains et s'y imposer ? 

Telle est la question. On en saura beaucoup plus dans un avenir proche. N

Mikhail Gamandiy-EgorovRédaction en ligne
Lire la suite: 
http://french.ruvr.ru/2013_11_06/La-France-a-l-assaut-de-l-Angola-7258/


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En 2023 , les français se font évincé de l' Afrique..

Les Chinois et les Russes imposent sans aucun partage..

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