
Une question que bien souvent nous ne savons répondre, donc voici :la réponse ::
Pourquoi le ciel est-il bleu ?
Réponse de Patrick Bouchareine (professeur à l'école supérieure d'optique) :
- "Le ciel est bleu parce que l'atmosphère est diffusante, et que les lois de la diffusion par des particules plus petites que la longueur d'onde (il s'agit des molécules) , lois qui ont été établies par Lord Rayleigh, précisent que cette diffusion est d'autant plus efficace que la longueur d'onde est petite
(l'intensité de la lumière diffusée est proportionnelle à la quatrième puissance
de la fréquence, c'est-à-dire de l'inverse de la longueur d'onde).
a lumière qui nous parvient du Soleil est approximativement un faisceau de rayons parallèles. Dans la traversée de l'atmosphère ces rayons sont diffusés dans toutes les directions, c'est pourquoi dès que le Soleil se lève , le ciel devient lumineux et nous ne pouvons plus voir les étoiles.
Cette lumière diffusée est plus riche en courtes longueurs d'onde (radiations bleues et violettes) et c'est ce qui donne cette couleur caractéristique.
Corrélativement le Soleil bas, sur l'horizon paraît plus
rouge, parce que la lumière non diffusée s'appauvrit en radiations bleues et violettes après un long parcours dans l'atmosphère.
En montagne le ciel est beaucoup plus sombre, parce que le
nombre de molécules diffusantes est plus faible. Au-dessus de 3 000 m le bleu vire
progressivement au noir, jusqu'à voir "les étoiles de midi" au-dessus de 4 000 m.
Par temps brumeux, le ciel est plus blanc parce que les particules diffusantes, de petites gouttes d'eau, sont beaucoup plus grosses.
Composition de l'atmosphère terrestre :
Texte d'Isabelle Catala (INRA) :
L'atmosphère est l'enveloppe gazeuse qui entoure notre planète.
La troposphère qui s'étend
entre 6 et 17 km au-dessus de la surface de la Terre constitue 80% de l'atmosphère et contientla quasi-totalité de l'eau de l'atmosphère.
C'est à ce niveau que se déroule la circulation de
l'air.
La stratosphère qui s'étend jusqu'à 50 km d'altitude est extrêmement sèche.
L'atmosphère se compose :
de 78,08% d'azote,
20,95% d'oxygène,
0,93% d'argon et
0,03% de
dioxyde de carbone (gaz carbonique) et présente
des traces d'hélium, d'hydrogène, de néon,
de krypton,
de xénon,
d'ozone et
de méthane.
L'atmosphère joue un rôle décisif dans l'équilibre terrestre.
Elle maintient une température clémente indispensable à la vie sur Terre en absorbant les rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil et en piégeant la lumière émise dans les grandes longueur d'ondes, les rayons infrarouges (chaleur) émis par la Terre.
Les nuages, la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le
méthane et l'ozone jouent un rôle primordial dans ce phénomène de piégeage du rayonnement infrarouge.
Ils sont transparents à la lumière solaire mais diminuent la transparence de
l'atmosphère à la lumière émise ou réfléchie (rayonnement infrarouge) par la Terre.
L'effet de serre provoqué par les gaz présents dans l'atmosphère évite la perte d'énergie thermique que la Terre rayonne vers l'espace et maintient ainsi une température clémente sur Terre.
L'équilibre de l'atmosphère est fragile,
le modifier pourrait provoquer des changements climatiques néfastes à l'équilibre de notre planète...
- Au premier ordre, ce mécanisme explique la température qui règne actuellement sur la terre.
D'autres mécanismes plus compliqués doivent encore être pris en compte si on veut affiner le modèle.
Par exemple, si l'atmosphère restait toujours parfaitement immobile, l'effet de serre conduirait à des températures moyennes de l'ordre de 60°C à la surface de la terre .!!!
En fait, il existe au sein de l'atmosphère et du système terrestre des mécanismes de régulations comme des brassages d'air à grande échelle entre les basses couches et les hautes couches ou l'évaporation qui permettent d'amener la température moyenne autour de 15°C à la surface...
Les températures et le climat que nous observons actuellement sont le fruit d'un équilibre délicat, dont les moindres variations peuvent produire des effets non-négligeables.
Les modulations de l'énergie reçue par la terre :
• Modulation de l'énergie reçue du soleil
Il existe deux sources majeures de modulation de l'insolation:
1/ Celle liée à la modification de la position moyenne de la surface de la terre par rapport au
soleil, comme le phénomène de précession des équinoxes (échelle = 21000 ans).
2/ celle liée à la variation de la luminosité solaire (échelle 11 à 80 ans).
Par exemple, entre les années 1650 et 1700 on a observé une disparition des taches solaires (correspondant à une activité moindre).
En Europe, cela correspond au “mini” âge glaciaire reporté dans les livres (on patinait
sur les canaux en Hollande).
• Modification de l'albédo.
On peut faire varier la quantité d'énergie reçue par le système terre en faisant varier sa capacité à réfléchir l'énergie solaire (un objet noir chauffe plus rapidement qu'un objet blanc).
Deux grands types de processus entrent en jeu :
1/ les aérosols ou les nuages, c'est-à-dire la suspension dans l'air de gouttelettes ou de poussières.
Ces aérosols en suspension empêchent la lumière de passer.
Les plus importants sont les nuages
(goutelettes d'eau).
Ils peuvent être naturels (volcans, écume de la mer, tempête de sable) ou
d'origine anthropique (pollution).
L'échelle de temps va de quelques jours (tous les aérosols sauf les volcaniques) à quelques mois voir quelques années pour les aérosols volcaniques.
2/ - les surfaces “nues”: neige (80 % de réfléchissement) ou désert 35 %.
Par comparaison, une forêt ne réfléchit que 15 % de la lumière du soleil.
• Modification des circulations atmosphériques et océaniques
Les circulations sont des mouvements à grande échelle dans l'océan ou dans l'atmosphère, qui produisent des “brassages” de température et de matériaux à la surface du globe.
Par exemple, le Gulf stream, qui nous permet d'obtenir des températures hivernales autour de 0 °C, alors qu'au Canada ou a New York , à des latitudes équivalentes, nous avons des températures autour de –20°C!
• Modification de la composition de l'atmosphère
L'augmentation de la concentration dans l'atmosphère des gaz a effet de serre, conduit, comme l'augmentation de la taille de la vitre de la serre, a une plus grande efficacité de l'effet de serre, et donc à une élévation de la température moyenne de la terre.
Par des phénomènes de rétroactions subtils sur les autres composantes (par exemple génération de plus de nuages, plus de neige ou changement des courants océaniques qui sont très sensibles aux variations de température),
cela peut induire des changements climatiques importants...
Quels sont les gaz à effet de serre?
Les deux principaux sont :
- la vapeur d'eau: produit 55 pour cent de l'effet de serre.
- le gaz carbonique: produit 39 pour cent de l'effet de serre.
-Puis viennent les gaz d'origine “naturelle” comme :
- le méthane qui est le produit d'une putréfaction sans oxygène (au fond de l'eau ou dans la terre,
comme dans les rivières!) ou de la digestion des ruminants.
- les halo- carbures, gaz utilisés comme
réfrigérants dans les climatisations ou dans les bombes aérosols (maintenant interdits) ou dans certains composants d'ordinateurs.
A part la vapeur d'eau, qui s'évacue en quelques jours, les autres gaz à effet de serre ont une durée de vie très longue.
Quels sont les indices de changement climatiques ?
* l' augmentation de la température moyenne
On dispose de thermomètres précis et fiables depuis 1860 :
c'est donc depuis cette époque que l'on sait mesurer l'évolution des températures moyennes avec un bon degré de précision.
On constate que cette température moyenne de l'air au niveau du
sol a augmenté de 0,5 °C environ depuis le début du siècle, et que
les records de chaleur sont tous concentrés dans les années récentes (figure 7 ci contre).
Début 2001, l'augmentation du 20ème siècle est considérée comme faisant 0,6 °C.
* la fonte des neiges
Partout en Europe, on observe un net recul des glaciers.
* l'élévation du niveau de la mer de 10 cm.
---L'élévation du niveau de la mer peut être due à deux phénomènes:
la fonte des glaciers et la dilatation des océans sous l'effet de la chaleur
(l'eau chaude occupe un peu plus de volume que l'eau froide).
A l'heure actuelle on estime que le niveau des mers est monté de 10 cm depuis 1890.
- Quelles sont les conséquences possibles?
Malheureusement, à l'heure actuelle, notre seul outil de prédiction concernant l'avenir et les impacts de l'augmentation des gaz à effet de serre sont les modèles numériques :
on utilise l'ordinateur pour résoudre les équations qui régissent la dynamique de l'océan et de l'atmosphère.
Les limites de la prévision concernent d'une part des limites technologiques :
nos ordinateurs ne sont pas assez puissants pour résoudre les équations en un temps raisonnable et en incluant toutes les échelles de variation des mouvements,
depuis l'échelle d'un continent jusqu à celle du brin d'herbe .
D'autres limites viennent de notre ignorance de certains phénomènes :
par exemple, à l'heure actuelle,
on ne sait pas bien modéliser la naissance des nuages, ni leurs
propriétés physiques. Or les nuages ont une très grande importance dans le cycle du climat, à cause de leur albédo
(ils réfléchissent la lumière du soleil), et de leur rôle dans le cycle de l'eau
(précipitations).
On ne sait pas non plus bien modéliser l'influence des systèmes vivants comme
la végétation ou les espèces vivantes, qui ont aussi leur rôle à jouer dans le cycle du carbone (absorption et émission du dioxyde de carbone).
On a quand même quelques certitudes sur le comportement du climat :
par exemple, on sait que :
- le climat est le fruit d'un équilibre délicat, et que de très petites variations des paramètres de cet équilibre peuvent induire des changements très brutaux.
Au sein de cet ensemble, il existe notamment des phénomènes à effets de seuil : tant que l'on est en dessous du seuil, une petite perturbation supplémentaire engendre un effet supplémentaire faible, mais si cette petite perturbation fait passer un seuil, alors il se passe des choses totalement disproportionnées avec la cause.
Un exemple de système à effet de seuil est l'élastique :
On le tire un peu, il s'allonge.
On le tire plus fort, et il s'allonge encore.
On peut continuer, ainsi, à le tirer de plus en plus fort, et il
s'allongera toujours un peu plus, jusqu'au moment où il cassera.
Ainsi, la dernière "perturbation", c'est à dire le fait de l'avoir tiré un peu plus que la tension que l'on exerçait juste avant, a eu un résultat qui n'était plus proportionnel à l'effet :
l'élastique a cassé au lieu de s'allonger un peu plus.
Notre système climatique comporte de tels phénomènes à effet de seuil. Et nous ne savons pas grand chose des seuils auxquels une des composantes peut "casser".
Il en va ainsi de la circulation océanique, des courants d'altitude, de la trajectoire des dépressions, de l'écoulement des glaciers.
Les scientifiques restent donc très prudents quant à la prévision des conséquences,
mais ils tirent la sonnette d'alarme au sujet de certains événements qui semblent très probables compte tenu des résultats des modèles et de nos connaissances actuelles.
Tempête / sécheresse / inondation
Par exemple, on pense qu'une élévation de la température favorise
la “variabilité” du climat en l'éloignant de son point d'équilibre.
La variabilité est la mesure de la fréquence et de l'intensité
avec lesquelles une valeur s'écarte de la moyenne.
Dans le climat, cette variabilité peut concerner la vitesse des vents ou les précipitations.
- Si la vitesse des vents est un peu plus élevée que la moyenne,= cela est une tempête.
- Si les précipitations sont en dessous des moyennes saisonnières,
cela a fait une sécheresse, ou à l'inverse,
- des précipitations plus élevées que la moyenne font des
inondations.
Les dégâts engendrés par ces variabilités “inhabituelles” sont amplifiés par le fait que notre environnement est “adapté” à un certain seuil de variabilité :
- Par exemple, nos constructions et nos arbres sont adaptés à des vents d'une certaine amplitude, mais
se cassent quand le vent devient trop fort.
D'où les dégâts occasionnés par la tempête de 1999.
- De même, nos rivières et la végétation autour de nous sont adaptées à absorber une certaine quantité de pluie au m^2.
Si les précipitations dépassent ce seuil, plus rien ne peut les absorber et cela crée les inondations.
Ce qui est grave, ce n'est pas le fait que la variabilité augmente,
mais le fait que notre société et notre environnement ne soient pas adeptes à ces nouveaux extrêmes et ne peut pas les absorber, du moins s'ils se produisent sur un laps de temps trop court.
Or selon les modèles un réchauffement de 3° équivaut, pour les zones tempérées, à un déplacement d'aire favorable vers le Nord de 500 km environ.
3° en un siècle - évolution médiane de la fourchette de 1 à 6°C actuellement prévue - engendre donc une vitesse de déplacement bien supérieure aux 200 km maximaux indiqués plus haut.
En outre il est probable que les continents, qui n'ont pas la capacité d'amortissement thermique des océans, connaîtront des augmentations de température plus rapides. De nombreuses espèces naturelles - dont les arbres, et les écosystèmes
forestiers attachés - pourraient donc dépérir en cas de modification climatique brutale.
Il semblerait d'ores et déjà que certaines zones forestières boréales soient menacées.
Elévation du niveau de la mer / Inondations
L'élévation du niveau de la mer peut être due à deux phénomènes:
- la fonte des glaciers et la dilatation des océans sous l'effet de la chaleur (l'eau chaude occupe un peu plus de volume que l'eau froide)
Pour donner un ordre de grandeur, une fonte totale des glaces de terre ferait monter
le niveau total des mers de 80 m (dont 70 dus seulement à la calotte antarctique).
[Attention,
personne n'imagine que ce soit une hypothèse crédible dans un avenir raisonnable. On pense même que le volume de la calotte glaciaire pourrait augmenter car il va y avoir plus de précipitations.]
Quant a l'effet de “dilatation des océans”, c'est un phénomène pernicieux car il se produit sur des échelles de temps très longues:
L'océan met plusieurs dizaines d'années à répercuter un changement de température à sa surface dans ses régions profondes.
Par exemple, même si on arrêtait l'augmentation de la température aujourd'hui, l'océan continuerait à se dilater pendant encore plus de 30 ans...
A l'heure actuelle, on estime que le niveau des mers pourrait s'élever
d'environ 1m d'ici a l'horizon 2100.
Pour les pays développés, cette échelle de temps n'est pas catastrophique:
elle laisse le temps de construire des digues.
Mais pour les pays sous développés
concernés, comme le Bangladesh, cela poserait d'énormes problèmes.
Changement des courants marins (Arrêt du gulf stream, catastrophe écologique)
Les courants marins sont des composantes essentielles du système Terre dans son ensemble, aussi bien du point de vue climatique que biologique:
par exemple, certains scientifiques envisagent
même l'arrêt du Gulf stream, ce qui rendrait les températures moyennes en Europe occidentale beaucoup moins clémentes!!!
Un changement des courants marins pourrait induire des changements biologiques: en effet,
Les planctons, qui sont au bas de la chaîne alimentaire marine, sont nourris par les sels minéraux remontés des profondeurs par les courants verticaux.
Ces courants sont très sensibles aux variations de température et de salinité de l'eau.
Ils pourraient donc être modifiés d'une part par l'élévation de la température de surface, et d'autre part par les variations de salinités induites par la fonte massive des calottes glaciaires.
Si les courants venaient à s'affaiblir fortement, cela pourrait mettre en péril toute la chaîne alimentaire des milieux marins du large.
C'est exactement ce qui se passe à l'échelle locale pour El Niño,
période pendant laquelle des eaux habituellement poissonneuses au large du Pérou
deviennent désertées par la faune, à cause d'une modification du courant thermoclin local.
Impact sur la santé humaine:
Un changement climatique peut déplacer - et rendre plus favorables - les zones propices à la propagation des maladies à parasites transportés par les moustiques :
un réchauffement - dans certaines limites - de la température favorise par exemple le développement rapide - et donc le potentiel épidémique - du paludisme, qui est déjà l'une des premières causes de mortalité de l'homme sur la planète.
Mais les moustiques sont aussi les vecteurs d'autres maladies :
dingue, fièvre jaune... dont les conséquences possibles sur des populations nouvellement concernées (donc n'ayant pas un bon système de défense) pourraient être très importantes.
Il est possible - les études démarrent tout juste - que l'augmentation de la température globale, en chauffant le vaste bouillon de culture que représente notre planète, favorise les mutations plus rapides des micro-organismes et, partant, augmentent la probabilité de voir apparaître des virus ou microbes pathogènes nouveaux.
Que pouvons nous faire ?
La Terre dans son ensemble est capable d'absorber une certaine quantité de carbone par an, via des “puits naturels”.
- Par l'océan via deux effets:
dissolution du C02 dans l'eau, et d'autre part, fixation du carbone sur
les animaux morts, qui sont ensuite entraînés vers le fond par les courants ou la sédimentation.
- Par la biomasse terrestre, via le carbone qui se fixe sur la végétation.
Mais attention, ceci ne crée un puits de carbone que pendant les périodes de croissance du couvert végétal : en régime de croisière les forêts absorbent à peu près (par photosynthèse) ce qu'elles rejettent (par décomposition du bois), exception faite du bois d'œuvre,
On a ainsi calculé que la capacité d'absorption du système était d'environ 3 milliards de tonnes de carbone par an.
A l'heure actuelle, l'homme en rejette 6 milliards de façon directe, en brûlant
les combustibles fossiles (charbon, pétrole) et 1 milliard via la déforestation.
Est-il envisageable de réduire notre émission au niveau de ce que la planète peut absorber ?
Si nous tablons sur 6 milliards d'habitants, la capacité de l'atmosphère nous laisse 0.5 tonnes par habitant et par an.
(Rappel: à l'heure actuelle, un français dépense 1.9 tonnes, et un américain 5.6 tonnes, alors qu'un habitant des pays sous développé est juste en dessous de cette limite, avec 0.4 tonnes.)
Que faire pour se limiter à 0,5 tonnes d'émissions de carbone par an ?
Éviter de voyager en avion, ou ne le faire que pour une période assez importante : un aller et
retour Europe-États Unis libère 0,9 tonnes de carbone.
- Ne plus prendre sa voiture, pour les trajets courts, surtout en ville ou il existe des transports en commun.15 000 km annuels en déplacement urbain engendre
1,5 tonnes de carbone.
- Ne plus surchauffer sa maison et s'assurer quelle possède une bonne isolation thermique.
Chauffer une maison l'hiver coûte à peu près 1,25 tonnes de carbone, un peu moins avec le gaz naturel.
Si on baisse la température moyenne de quelques degrés (en passant de 22 a 19 °C) on peut gagner 0,4 tonnes !
Préférer le poisson et les volailles à la viande de bœuf ?
- Car La production d'une tonne de blé ,engendre environ 110 kg d'équivalent carbone (provenant pour 25% des nitrates issu des engrais
et pour 75% du dioxyde de carbone issu du carburant du tracteur).
- La production d'une tonne de bœuf engendre jusqu'à 6 tonnes d'équivalent carbone (provenant pour partie du méthane engendré par la digestion et pour partie de l'énergie dépensée pour cultiver les céréales et fourrages pour le nourrir, sachant qu'en France l'essentiel de la culture céréalière sert à nourrir des animaux).
- Pour une tonne de viande de volaille, 0,5 à 1 tonne d'équivalent carbone.
- Utiliser et générer moins de déchets (emballages, etc.):
fabriquer 1 kg d'acier ou 1 kg de verre engendre 500 g à 1 kg de carbone,
1 kg d'aluminium engendre 3 kg à 5 kg de carbone.
Produire du plastique, du verre, du carton, de l'acier ou de l'aluminium (pour les canettes de boissons) etc.
consomme beaucoup d'énergie : en France, 4/5 de l'énergie consommée par l'industrie le sont dans la production de matériaux de base
(métaux, plastique, etc).
Tout ce qui permet de ne pas consommer d'emballage
(éviter les produits frais emballés en barquettes plastique, les canettes
jetables, etc.) induit une économie d'énergie.
Nous, européens, pouvons améliorer la quantité moyenne de carbone émise en informant les pays en voie de développement du problème de l'effet de serre, en montrant l'exemple de la nécessité de ne pas dépenser trop d'énergie, en conseillant de faire les bon choix énergétiques
(centrales thermiques ou nucléaires, nouvelles technologies [solaire, géothermique, éoliennes].
Il y aura là des décisions politiques à prendre.
Ceci ne semble pas très réaliste, et pourtant, il faut absolument réussir à diminuer de moitié nos émissions totales, afin que les concentrations en dioxyde de carbone (et la température) se stabilisent.
De plus, si on veut que cette stabilisation se produise à un niveau acceptable, il faut
réagir sans tarder (plus on attend, plus le niveau atteint sera grand).
Des négociations internationales sont en cours pour réaliser cet objectif
(sommet de Rio, protocole de Kyoto ).
Pour l'instant, le but est très modeste:
diminuer de 8 % l'émission en gaz carbonique en 8 ans, en
espérant revenir au niveau des émissions de 1990.
Avec la croissance, qui engendre une augmentation substantielle des émissions,
on sait déjà que l'objectif ne sera pas atteint.
De plus, les grands pays (développés!) traînent les pieds.
On est encore très loin du but!
Clairement, il faudra une prise de conscience politique des problèmes, et une pression des citoyens pour faire bouger les choses.
L'avenir qui s'offre devant nous n'est pas tout rose :
chacun doit comprendre que des sacrifices seront nécessaires.
Il nous faudra accepter de voyager moins,
- de porter un pull dans la maison,
- de changer nos habitudes alimentaires,
- d'habiter plus près du lieu de travail, dans des appartements en ville plutôt qu'à la campagne...
Mais c'est peut-être le prix à payer pour ne pas spolier les générations futures!
Source:
http://iramis.cea.fr/Pisp/berengere.dubrulle/resources/Effet_de_Serre.pdf
http://metatv.org/chemtrails-la-guerre-secrete
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