ce 30 Aout 2024..
L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO), implantée dans le Calvados, a publié, mardi 18 juin, un rapport sur la pollution de la Loire et la Vienne. Cela fait deux ans que les chercheurs surveillent les taux autour de cinq centrales nucléaires et en aval.
Cinq centrales nucléaires du Centre-Val de Loire et des Pays de la Loire seraient la cause d'un taux de radioactivité "anormalement élevé" dans la Loire et la Vienne.
C'est ce qu'affirme l'étude de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO), basée à Hérouville-Saint-Clair, mardi 18 juin.
Des niveaux élevés de tritium dans le bassin de la Loire
Depuis deux ans, des "préleveurs citoyens" effectuent des relevés mensuels à des points bien précis : aux alentours des centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-des-Eaux, Chinon et Civaux, mais aussi à Saumur, à Saint-Mathurin-sur-Loire et à Saint-Saturnin-sur-Loire. Les quatre premières centrales se situent sur la Loire, la dernière, sur la Vienne...
L'ACRO a observé des niveaux élevés de tritium, de l'hydrogène radioactif, dans tout le bassin de la Loire. "Après l'endroit où la Vienne se jette dans la Loire, à partir de Saumur, il y a les rejets cumulés de cinq centrales nucléaires dans l'eau du fleuve", explique Guillaume Rougier, chargé d'étude à l'ACRO. Ils y observent "constamment des niveaux autour de 20 à 30 becquerels par litre (Bq/L)" dans l'eau de la rivière, mais aussi dans l'eau de consommation des communes à proximité. Des taux bien au-dessus de leur seuil d'alerte fixé, par l'association, à 10 Bq/L.
En janvier, ils ont même relevé une concentration de 310 Bq/L à Saumur. Un taux bien plus élevé que les autres observés pendant un an et demi.
Les chercheurs n'ont pas trouvé d'explication à cette concentration très forte, mais ils ont une hypothèse. Peut-être que plusieurs centrales ont effectué des rejets d'eaux de refroidissement contenant du tritium dans une période resserrée. Pour vérifier, l'ACRO demande à EDF de rendre public le calendrier de rejet de ses centrales. Ainsi, l'association pourrait également voir si les périodes de rejet ne correspondent pas aux périodes de pompage pour l'eau de consommation.
Des risques pour les consommateurs
Beaucoup de communes du bassin de la Loire pompent leur eau de consommation dans le fleuve, notamment dans le Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique. C'est pour cela que les chercheurs ont relevé des taux élevés de tritium dans l'eau courante.
"On retrouve encore du tritium dans l'eau du robinet à Nantes."
Les doses observées dépassent rarement les 100 Bq/L, considérés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) comme "un seuil qui, lorsqu'il est dépassé, entraîne une investigation complémentaire pour caractériser la radioactivité de l'eau".
Malgré tout, elles sont ingérées quotidiennement par les habitants de ces communes. Cela pourrait leur causer des problèmes de santé, notamment des cancers. Mais l'ACRO reste prudente. "On ne tient pas non plus à créer un mouvement qui inciterait tout le monde à acheter de l'eau en bouteille", précise Guillaume Rougier. Leur but ici est de présenter les résultats de leur étude, avertir les consommateurs et exiger de la transparence de la part d'EDF.
source:
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ce 30 Aout 2024..
il se dit que :
le taux de cancer explose dans la region Dunkerquoise..
à voir aussi ci dessous:
https://www.francebleu.fr/theme/pollution
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